Page d'amour pour Ra'hel, notre mère Sa hiloula est le 11 Mar'héchvane Enterrée à Beth-lé'hem. Sa tombe est régulièrement mitraillée par les Arabes sans aucun respect. Ce jour est aussi la hiloula de Binyamine, Benjamin, fils de Yaâqov et Ra'hel. http://www.modia.org/
Photo de 1904 Photode 1905 Photo de 1995 Photo an 2000 Il ne peut avoir que malheurs pour une
famille Hier, nous avons vendu Joseph une seconde fois, L'émission de télé était belle et digne
qu'on s'en souvienne, Ra'hel depuis des siècles pleure aussi, elle, Vous le pouvez, maintenant le Ciel vous a donné Il vous a donné un Etat et un gouvernement qui vous protège.
Il suffirait que notre armée reçoive l'ordre de le faire,
J'étais là pour vous rassembler, dans l'infini amour
du Ciel.
Ô mère, ce n'est pas nous qui faisons C'est l'heure d'aider tes enfants Yehoshua Ra'hamim Dufour Comprendre qui est Ra'hel Qu'il soit bien clair: la Torah n'est pas un livre historique, Rachi nous le redit maintes fois. C'est un expression réellement basée sur l'histoire mais qui n'en retient que ce qui est enseignement pour tout Juif et pour toutes les époques. Et le récit lui-même est codé pour exprimer de multiples sens à travers les symboles, le choix des mots, des lettres. Et ce texte ne peut pas être compris sans l'accompagnement de l'explication de la Torah orale transmise à Moché Rabbénou et explicitée de siècles en siècles. C'est sous cet angle qu'il faut comprendre ce qu'est ce concept, si l'on peut dire, de Ra'hel. L'expression la plus claire en est que l'on fait le Tiqqoune Ra'hel à minuit. C'est donc un enseignement quotidien, au point d'en faire une prière de supplication au milieu de la nuit, lorsque commence à pointer l'espoir au milieu des difficultés et du noir. Cela caractérise Ra'hel. Elle ne peut pas être comprise sans ses enfants qu'elle espère et pleure dans leur misère. Elle ne peut pas être comprise sans son mari Yaâqov dont elle recherche ardemment la plénitude d'union. Ni sans son complément Léa qui reçoit plus vite qu'elle cette complétude d'amour conjugal et de procréation. Ces dimensions nous permettent de mieux situer ce qu'elle exprime. Ra'hel exprime parfaitement la situation d'Israël, son union conjugale à Hachém, l'amour qu'Il exprime envers elle, et en même temps sa situation incomplète et insatisfaite est celle d'Israël dans ce monde cruel. Israël-Ra'hel reçoit le don d'amour suprême qu'est la Torah et elle Lui est unique en miséricorde, ra'hamim. C'est pour cela que la nation d'IsraËl est tant jalousée et haïe dans le monde car elle a tant reçu, gratuitement du Créateur. Alors on l'accuse de posséder, de dominer, on veut se substituer à elle. Cet état est celui d'une reine face au Roi. Mais cela rend d'autant plus douloureux l'état de manque face à la plénitude connue, reçue et non encore réalisée parfaitement. C'est l'état d'Israël sur notre terre. Mais le destin final sera la gloire finale. Elle est symbolisée par Léa qui, déjà, dans le monde d'En-haut reçoit tout. Mais nous vivons en ce monde d'en-bas. Ra'hel est notre espoir écrit et décrit. Jamais nous ne pourrons douter d'être aimés. Toujours nous serons assurés. Et Ra'hel est là, sur la route de Jérusalem, de siècles en siècles, pour y accueillir ses enfants qui doivent revenir vers Jérusalem.Et qui tardent tant, en disant que c'est le Ciel qui leur fait des misères. Une confidence personnelle: la première fois que mon épouse (zal) et moi sommes venus en Israël, nous faisions un tour général du pays et arrivions sur la tombe de Patriarches et de Ra'hel dans le défilement accéléré de nombreux autres lieux importants. Et la foule y étant très nombreuse ce jour-là, nous furent happés chacun séparément et quand nous nous sommes retrouvés, nous étions en larmes chacun, profondément bouleversés car nous avions été pris au plus profond de dedans par l'émotion d'être ainsi, chacun, unis à ces ancêtres à travers des siècles dans ce qu'ils exprimaient de nous et de notre histoire. Nous fûmes, dès lors, ancrés en Israël. Léa, Ra'hel, Yaâqov et Israël sont chacun une part intégrante les uns des autres, indissociables. Sous cet angle, l'histoire de Léa, Ra'hel, Yaâqov et Israël, exprime nos combats, nos espoirs, nos assurances et le tout est une histoire d'amour conjugal entre D.ieu et Israël. Il ne ment pas le gardien d'Israël (Nétsa'h Israël lo yéchaqér) et nous verrons la belle fin de cette histoire, malgré les persécutions, malgré la haine constante des nations. Nous pouvons maintenant revenir aux différentes parachotes du livre de Béréchite et nous comprendrons mieux ces histoires. Elles demandent de longues méditations sur le texte et sur nos propres vies individuelles, et sur celle d'Israël pour mieux comprendre ces épisodes qui sont extrêmement riches. Ce ne sont pas des simples histoires de mariage entre deux soeurs complices et rivales. Et ceux qui veulent étudier trouveront chez nos Sages de multiples commentaires qui les feront avancer dans la connaissance de la Torah sur ces points.
Pourquoi péleriner sur la tombe des
tsaddiqim ? La source dans la Torah se trouve en Bémidbar 13, 22 dans
la
paracha Chéla'h lekha. Il faut la lire. On les appelle les méraglim ou explorateurs ou espions. Mais deux sur les 12 ont, au contraire, été fidèles et ont apporté un témoignage vrai, ont demandé au peuple de ne pas avoir peur et de faire confiance à Hachém qui aime et protège son peuple : ce sont Yehoshua et Caleb. Le Traité Sota 34b commente le verset 13, 22 de Bamidbar. On remarque la différence des verbes, l'un au pluriel et l'autre
au singulier. Voici le commentaire qui nous explique cette anomalie. Nous voyons dons par là que C'est exactement le sens précis de la coutume. La phobie qu'ont certains de ces pratiques vient uniquement de l'assimilation au milieu de populations à la religion centrée sur la mort, et d'une contre-réaction à leurs pratiques. Mais Rachi sur 1, 26 nous enseigne qu'on ne doit jamais abandonner notre Torah sous le prétexte des erreurs des autres. Cette pratique est nécessaire dans la période actuelle,
qui est aussi dramatique que celle de Caleb et Yéhoshua, Maïmonide, souvent rationaliste dans ses arguments, souligne dans
son traité Michné Torah, Taânite 4, 18 que cette coutume
accompagne les jeûnes car elle nous rappelle aussi que nous ne sommes
que de passage et devons donc faire une téchouva, pénitence
sérieuse. C'est donc dans une attitude active, et de force que cette pratique existe dans le judaïsme. Il est alors encore plus pénible de constater que nos gouvernants n'assurent même pas la sécurité minimale pour que les Juifs puissent aller prier en sécurité ni sur la tombe de Joseph, ni sur la tombe de Ra'hel, ni sur la tombe des Patriarches et Matriarches à Hévrone, ni sur les tombes des tsaddiqim à Jérusalem même. Combien souffrent de cette situation et, cependant, ne renoncent pas a ssurer la présence du peuple auprès de ces tombes car elles sont le canal de notre bénédiction pour la vie de notre peuple. A l'instant même où je vous écris ces mots, les larmes
montent car j'entends par ma fenêtre les tirs de nos ennemis et
cela depuis des semaines. Mes amis qui habitent un peu plus loin dans
le quartier de Guilo à Jérusalem sont encore maintenant
sous le feu, alors que notre armée pourrait sans difficulté
apporter ce calme si on l'y autorisait. (phrase écrite en 2000)
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