Et, pour bien situer, sans aucun problème, notre question
de coexistence, plaçons-la au niveau de la Création.
Voici les 7 premiers mots de la Torah, transcrits à partir
de l'hébreu, puis de l'iranien, le persan ou farsi signifiant
"Au commencement de... créa Eloqim les cieux et la terre"...
"Béréchite bara Eloqim éte hachamayim vééte haaréts".
"Dar ebtédo ofarid khodâ asmone va zamine râ".
Voici le texte imprimé dans les deux langues:
C'est à ces niveaux qu'il faut se re-trouver, se rencontrer
entre cultures.
Je l'ai repris dans cette calligraphie qui chante aussi
en arabe la lumière essentielle et créatrice:

Et, dans la confiance au retour
à la vie entre l'Iran et nous dans la commune
lumière
reconnue,
je nous dédie ensemble, ce poème de
Roumi, leur poète
officiel et séculaire (Mowlavi Djalal
ouddin Roumi, 1207-1273; Rachi est décédé en
1105) nous disant ce message sur le rapport de la vie
et de
la mort dans la relation.
Je l'ai respectueusement bien saisi, au point
que j'ai pu l'écrire dans une calligraphie
classique:
1. Dar échgh, ké djoz méi-é baghâ,
kordane nist
2. djoz djâne dâdane, dalil-e djâne
bordane nist.
3. Goftam ké : "to râ chénâssam, ânega
miram".
4. Goftâ ké : chénâssâyé ma
râ, mordane nist".
Traduction:
1. En amour, rien ne vaut si ce n'est boire le
vin vital
2. et si l'âme ne donne pas la vie, il
n'est plus rien qui reste.
3. Je dis: "toi, je t'ai connu et de ce temps-là je
vais en mourir (d'amour).
4. Il me dit en ses profondeurs antiques: "me
connaître ne fait jamais mourir".

Amen !
Et ainsi, de Jérusalem, Al Qouds, la Sainte, pour
TOUS, vers tous et en tous la bénédiction
diffuse.
Aucun autre missile n'est dans nos coeurs entre nous.
Nous connaître les uns les autres ne fait jamais mourir.
Nous ne renoncerons jamais à cela.
Après la seconde semaine
de la guerre du Liban, le président iranien
Mahmoud Ahmadinejad a déclaré (je cite
exactement mais en ne retenant que la partie des
phrases liées à notre
propos): "A
mon avis, le Liban est la scène
d'une épreuve historique qui déterminera
l'avenir de l'humanité. Tout le monde doit être
mis à l'épreuve. Tout le monde...
Vous verrez... Ceci est un miroir qui révélera
l'essence véritable de chacun. Ce n'est pas
là une épreuve
ordinaire. Pas du tout. Elle révélera tout
au grand jour"...
C'est exact, mais pour l'instant,
comme le dit Rumi, les partenaires en présence risquent
de voir le jeu de la mort au lieu de voir les dynamiques
de la vie car ils oublient les données anthropologiques,
historiques, religieuses qui les réunissent.
C'est notre orientation, fidèle à ce que dit Rumi
comme notre texte de la Torah ("Choisis la vie")
de rappeler à chacun le meilleur de leur réalité
et de leur commune réalité.
Nous continuerons dans cette voie.
C'est notre rôle humain de Juifs.
Il faut réapprendre à nous tourner
vers l'autre avec la délicatesse d'une main qui respecte
toute la délicatesse de l'autre.
Il faut réapprendre à voir simultanément
les deux délicatesses.
Ce chat n'est peut-être pas persan, je ne sais,
mais cette main est juive, et son enfance
fut en Iran,
avant le retour de tant de générations à Jérusalem,
c'est pour cela que je l'ai placée
ici,
en présage de réconciliation perpétuelle
entre les leaders iraniens et israéliens.
Et, ce jour là, je vous fais une promesse,
nous célébrerons à Jérusalem
les Iraniens d'Iran comme les descendants du plus
grand "juste
des nations" de tous les temps
que nous n'avons pas encore remercié comme
il se doit: le roi Cyrus, Qoréche. Bientôt.
Car il est célébré à Pourim
et dans nos livres d'histoires mais il faudra célébrer
cela ensemble, en présence humaine de ses héritiers
et continuateurs, commes nous sommes les héritiers
et continuateurs d'Esther et Mordékhaï.
(photo de l'auteur)
Nous les accueillerons avec
délicatesse, nous bénirons sur cette coupe de Juifs
iraniens qui célèbre le salut que Hachem nous donne,
Nous dirons ici les bénédictions
inscrites sur ce dessin de Juifs iraniens en persan
écrit en caractères hébraïques
qui vous montre que nos destins sont bien unis en
une seule langue, de même que nous avons choisi de
nous unir
à la langue araméenne en adoptant son écriture
sans perdre pour autant notre langue hébraïque,
c'est possible;
voici le début du texte
dans un mélange de persan et d'hébreu, mais écrit en lettres
hébraïques,
coutume courante chez les Juifs iraniens:
déa kardan Yaakov âlav ha salam, mar Gad râ,
bénédiction
qu'a faite Yaâqov, que la paix soit sur lui, envers
Gad.
Leur colère vient peut-être
de notre manque de reconnaissance,
et ils ont raison
en cela car, eux, rendent hommage à nos saints personnages.
Vous ne le saviez pas? Regardez:
- Cette tombe est à Hamadan. C'est un batiment
en briques majoritairement et des pierres, bâti
au 13e siècle dans le style islamique sur le
bâtiment précédent qui remonte
à notre reine. L'intérieur
est en boiseries et il y a d'anciens rouleaux de la
Torah. Esther y est dite épouse de Khashayarch,
nom persan du roi cité dans la méguila.
La ville de Hamadan se trouve à 330 km à l'Ouest
de l'Iran, côté Iraq, au-dessus de Borujerd,
des villes qui avaient des communautés juives
depuis toujours, et dont la plupart sont revenu depuis
peu
sur la terre d'où ils avaient été expulsés, sans rien
perdre de leurs droits.
et voici la carte d'Iran pour situer Hamadan. Je l'ai
symbolisée en colombe de la paix, qui viendra,
par le mérite d'Esther et Mordékhaï:

- Voici des photos de l'approche de la tombe, sa forme
typique, etc.


Cette tombe est un des seuls endroits en Iran où un monument porte
des caractères hébraïques.
- Voici aussi quelques photos
de la tombe du prophète Daniel à Soussa
(Suze). Cela vous fera
comprendre l'importance de la relation entre le
judaïsme
et la Perse puis l'Iran moderne. C'est Cyrus qui autorisa
les Juifs à revenir à Jérusalem
et à y reconstruire le Temple. C'est dire à quel
point ce lien est particulier. Et,
après 1948,
l'Iran n'a pas rompu avec Israël, l'a reconnu
de facto et est entré en grande coopération,
ce qui lui a valu de grands ennuis avec le monde arabe.
Le Shah prétendait réaffirmer la splendeur antique
de l'identité nationale bien avant l'islam, et en revalorisant
les religions nationales antérieures. Il a échoué pour
d'autres raisons, dictatoriales. Et
qui
ne touchent
pas à notre problème réciproque.
Un jour, la lune de miel reviendra. Il y a sens à cela.




image free sur Wikipedia.
Est-ce clair ? Est-ce grandiose
? Sinon, vous êtes insensibles! ;-))
Alors, pourquoi les
Juifs de la diaspora et d'Israël, et les diplomates
professionnels d'Israël surtout
ignorent-ils
ces points
communs qui sont le b-a ba de notre relation et de
notre avenir? Ils devraient former nos politiciens
sur ces dossiers de base. Sans cela, il n'y a pas respect
mais incompréhension. Et on dérape bêtement vers les guerres.
Documentation
La présentation historique
de l'Iran
Ce pays
s'appela la Perse jusqu'au 21 mars 1935 où elle
devint l'Iran.
L'archéologie a montré qu'il y avait la présence humaine
il y a environ 100.000 ans, et que des cultures y existaient il y a environ 15000
ans et il y a 6000 ans, il présentait une agriculture sophistiquée
et
développée et de grands centres urbains.
Bien que la Perse fut
envahie par les Mongols, les Arabes et les Turcs, la Perse a toujours maintenue
son identité propre. Et elle a défendu sa langue jusqu'aujourd'hui
même si les Arabes lui ont imposé les caractères de l'écriture
arabe; et nombreux sont en Iran qui dans le choix de divers signes graphiques
préfèrent encore les signes iraniens non arabes.
Le persan a rayonné sur
toute la région et le persan ou farsi fut à certaines époques
la langue administrative et diplomatique jusqu'en Extrême-orient. La langue
hindi de l'Inde, l'indonésien, le malais, le thaï, par exemple, et
bien d'autres, comportent aujourd'hui de nombreux mots de farsi.
Les quelques grandes dynasties furent celle des Achemenids (-559-330) fondée
par Cyrus qui décrêta le retour des Juifs à Jérusalem
et la reconstruction du Temple. C'est dire l'importance!
Ensuite, une période
grecque (-300-250) puis les Parthes (jusqu'en 226) puis les dynasties Sassanid
(jusqu'en 651).
Seulement après ce passé glorieux toujours présent au présent dans la mémoire
iranienne, déferla
l'invasion de l'Islam jusqu'aux tensions violentes et incessantes
et actuelles entre Sunnites et Chiites.
Le statut des Juifs y fut variable suivant les époques, puis vint le statut protégé
mais humilié du Juif
dhimmi
sous
l'Islam
jusqu'aux phases intermitentes de persécutions, les périodes de conversions
forcées,
les périodes de calme, de statuts de fonctionnaires, de marchands, de
conseillers. Tout cela, c'est la relation de l'Iran aux Juifs.
La langue
de l'Iran
1. C'est celle d'un peuple qui, comme les Juifs,
parle sa même langue depuis des millénaires,
et peut lire ses textes antiques de mille dans la
langue d'aujourd'hui. Cela est rarissime parmi les
peuples, et rapproche des Juifs qui, certes, lisent
et parlent exactement le même hébreu qu'il y a plus
de 3800 ans, paroles d'Avraham.
2. C'est une langue qui, comme l'hébreu, traduit
le génie séculaire de ce peuple. Il
faut en saisir les nuances pour comprendre cette
psychologie. D'abord, l'extrême politesse dans
les mille nuances des formules délicates et
louangeuses considérées comme normales,
cela n'est pas étranger à la culture
classique de ceux qui vivent dans l'hébreu
biblique et dans le langage de Avram
à Saraï. Mais la rudesse directe de l'Israélien
déffricheur qui
s'imagine renouveler son identité en lachant
la courtoisie pour la franchise sans formes posera
des problèmes
relationnels immédiats. Une langue qui ne
connaît pas la différence entre les
genres masculins et féminins dans les conjugaisons,
ne spécifie pas
les articles, mais par contre a une structure de
phrases bien différente de la structure hébraïque.
Une langue, comme l'hébreu, dont la lecture
suppose que l'on connaisse d'abord la langue parlée.
Une langue où on interroge de façon coutumière
les écrits
des poèmes
du divane de Hafiz (14e siècle) en les ouvrant au
hasard pour recevoir les réponses
sur la conduite à tenir (pratique dénommée
fâl). Depuis quelques années, après la mort du Rabbi,
des groupes actifs parmi les Loubavitch ont lancé
cette coutume iranienne en proposant de la réaliser
sur les écrits
du Rabbi pour recevoir des réponses aux questions
pratiques. Il va de soi qu'il est bien utile de connaître
les origines étrangères de telles coutumes pour se
comprendre et pour nuancer ce
qui vient de la
Torah ou des usages
qu'on ramène d'autres univers.
Tout cela pour
dire, que pour se comprendre, il ne suffit
pas de parler d'idées ou de frontières
ou de politique, mais il faut comprendre les modes
de pensée,
les codes et subtilités, les points communs
et les différences,
et les susceptibilités.
3. Le persan (farsi) est une langue (zabâne), comme
la situation des Juifs de Judée écrasés
par les occupants cruels occidentaux (les Romains)
qui
ont
changé le
nom de Judée en celui
de Palestine pour les injurier par le nom de leurs
pires ennemis séculaires, c'est une langue
qui fut contrainte de s'incliner par l'occupation
arabe de
l'islam avançant à la pointe de l'épée,
qui a imposé
l'abandon de l'écriture persane pour faire
adopter l'écriture arabe. Or, cette écriture
des occupants ne répond nullement aux précisions
et nuances et orthographe de la langue persane. Cette
résistance pour préserver le particularisme est une
des diverses composantes entrant dans le rapport
toujours tendu et souvent violent dans les coexistences à La
Mecque entre les anciens envahisseurs et les convertis
de
force, même
si la foi est devenue très majoritairement unique
et identique. Pourtant, les courants bien plus antiques,
zoroastristes
ou manichéistes,
perdurent, et sont infiltrés dans la poésie cultivée
par tous, comme un résistance au changement d'identité
nationale.
4. Depuis lors, depuis 14 siècles, comme chez
les Juifs, une résistance entêtée
agit pour préserver
l'identité du peuple: chez certains, c'est
la résistance
au vocabulaire arabe dominateur qui constitue maintenant
environ
60% de
la langue persane. Depuis la conquête de l'islam,
de multiples grands poètes ont aimé utiliser le maximum
de mots arabes. Mais, l'auteur exemplaire de cette
résistance à l'occupant
arabe à travers le refus de sa langue exterminant
l'identité nationale originale,
c'est Ferdouci (au 10e siècle) qui écrivit
le célèbre
Livre des Rois. En plus de 50000 distiques, il raconte
comme une épopée toute l'histoire antique de l'Iran
avant la conquête islamique dans une langue dont
il élimine tout mot venant de l'arabe conquérant;
et chaque iranien lit cet ouvrage, et il est est
un des bases de la conscience commune nationale depuis
lors et aujourd'hui encore. Un courant a tenté de
reprendre sa ligne intégriste (comme Eliezer
ben Yéhouda
le fit et réussit
pour l'hébreu moderne) mais ce courant resta
minoritaire, malgré les efforts du Shah qui
voulu remettre en valeur la spécificité antique
de l'Iran mais échoua
pour sa direction politique et les déficiences
sociales et persécutives.
Un point commun avec l'hébreu, c'est que la langue
ne comporte pas -contrairement au français- de
nombreuses adjonctions de mots pour faire comprendre
qu'on parle en style interrogatif, ou que l'on place
ici ou là une virgule. En farsi, l'intonation suffit
à rendre tout cela et ls syntaxe est simple, comme
en hébreu. Cela se joue dans le relationnel plus
que dans le formel grammatical: cela ouvre des univers
de mentalités différentes, indispensables à prendre
en compte pour les comprendre et pour communiquer.
5. Le peuple
iranien a cultivé sa résistance avec
une détermination
très agressive en maintenant les divergences,
en ne se pliant nullement à la
prononciation de l'arabe qui devait s'imposer puisqu'on
avait décrêté l'adoption de l'écriture des lettres
arabes; l'iranien ou persan ignore de multiples prononciations
différentes
de nombreuses lettres comme le S ou le T ou le Z
arabes; même s'ils ont dû écrire ces différences
dans l'orthographe, ils n'en tiennent pas compte
dans la prononciation; ils doivent écrire ainsi 4
sortes de Z et les prononcent identiquement; sans
compter que les lettres gutturales typiques de l'arabe
comme
le ayin sont refusées en cette prononciation,
ou le refus de nuancer les différents h aspirés.
Et cela avec un entêtement
très
semblable au caractère
entêté du Juif. On trouve d'ailleurs
cette même résistance chez beaucoup d'Israéliens
actuels qui s'opposent à la prononciation de ces
sons sémitiques et les annulent, s'imaginant qu'ainsi
ils ne se soumettent pas à l'arabe ou la prononciation
des Juifs venant des pays arabes. Ils se trompent
car c'est simplement la prononciation authentique
de l'hébreu qui est une langue sémitique, et ils
ne
font alors
qu'adopter la prononciation de la langue de l'exil
polono-russe, ce qui est encore plus absurde, surtout
quand on l'impose dans l'enseignement.
6.
Mais il faut
ajouter un point important: la présence
de mots d'origine persane dans l'hébreu: comme
le plus beau, le mot pardés, paradis
venant du farsi ancien pairi-daeza.
7. Il faudrait continuer à explorer ces multiples
domaines anthropologiques, culturels inscrits dans
l'identité profonde de tout le peuple.
Ceci est simplement dit pour souligner les dynamiques
intérieures analogues qui permettent une compréhension
profonde. Par exemple le fait que les règles de grammaire
n'ont pas la rigueur cartésienne du français aux
multiples subdivisions; ici, c'est fluctuant, et
tout est possible dans le jeu pour exprimer avec
virtuosité la particularité de la pensée. Comment
voulez-vous comprendre les discours de leurs hommes
politiques en ignorant les règles internes et structurales
de cette pensée? Ce n'est pas la langue de
bois des diplomates du Quai d'Orsay, mais des jonglages
multiples qui permettent une résistance machiavélique
à l'adversaire. Ainsi, il n'y a pas de mot précis
pour dire "trop" (car il n'y a pas de "trop" mais
des adjonctions multiples!). Ignorer ce flou subtil
dans la linguistique, c'est ne pas
pouvoir
gérer
le dialogue
politique,
c'est bien le cas actuellement. Ainsi, ne vous laisser
pas tromper par l'extrêmisme religieux: le
comique populaire aux multiples histoires,
un innocent stupide qui existe comme dans l'humour
juif
ou de nombreux
peuples, se nomme Nasreddine; et son nom signifie
"victoire de la religion", c'est tout dire dans l'auto-critique.
8.
Et cet essai de compréhension réciproque entre l'univers
juif et l'univers persan n'est pas dit pour mettre à distance
l'arabe ou les Arabes car de grands poètes comme
Hafez utilisèrent
abondamment l'arabe dans leur vocabulaire de même
que le Rambam a écrit certains de ses ouvrages
majeurs en arabe.
Et, dans le judaïsme, il y a un sens positif, au
niveau de
l'optique que j'ai soulignée, dans la rencontre
réciproque de toutes langues. De l'arabe également
et éminemment. En ce sens, les Sages du Sanhédrine,
le Tribunal suprême à Jérusalem,
parlaient et comprenaient
directement les 70 langues principales, dans l'orientation
que nous soulignons.
Donc, "Ecoute, Israël", il faut ouvrir tes yeux et
tes oreilles, et regarder l'autre et l'écouter profondément
pour
vraiment le connaître.
(photo de l'auteur)
Il reste cependant une particularité unique
parmi tous les peuples: l'Iran, comme Israël,
a résisté; elle n'a pas cédé et
elle a gagné et gardé sa langue.
Ce sont des expériences uniques et communes. L'Italie, elle,
n'a plus la langue romaine, la Grèce non plus, ni la France, quant
aux USA ils n'ont pas d'antiquité en ces domaines, etc.
Enfin, pour qu'il soit bien
clair que cet essai de compréhension n'est
pas contre une autre civilisation que l'Iran, je
vous place ci-dessous,
un passage d'une étude que j'ai réalisée
sur la conception du rêve dans les sources
culturelles arabes dans la langue originale (comme
je l'ai fait pour le latin, le grec, l'espagnol),
cela fait partie de ma thèse
de
doctorat d'Etat sur la psychothérapie en 1982),
et j'utilise cette approche qui allie la compréhension
de l'individu avec le génie propre de la culture
qui le structure intérieurement, dans
la formation de psychothérapeutes
juifs ou arabes
à partir de leurs sources puisqu'ils s'occupent
de patients vivant dans ces différentes structures
intérieures.
Je ne fais pas de la théorie gratuite, je
pratique l'ethnopsychologie (préférant
ce mot
non pathologique à
ethnopsychiatrie, qui psychiatrise l'autre)
seulement avec des langues que je comprends de l'intérieur.
Donc, cela est clair: pas de problème de rivalité avec
d'autres civilisations.
Conclusion
Ayons la même
espérance
envers tous les peuples, la même volonté de
rencontre et de parcours commun.
Du temps du Temple, tous les peuples venaient à Jérusalem
apporter des sacrifices et présents. Beaucoup
de dirigeants du monde rêvaient
de posséder une maison à Jérusalem.
Nous sommes
tous de la même
Création, venant d'Adam unique à l'image
de D.ieu.
Et chacun avec une spécificité complémentaire.
Le Talmud donne une longue liste de qualités
dont seulement un peuple la possède presque
en exclusivité, à 90% exactement.
Ne l'oublions pas. Apprenons à découvrir
et respecter.

(photo de l'auteur)
C'est la base pour arriver à la
paix. Arrêtons d'imposer nos concepts et philosophies
politiques.
L'intoxication de la politique comme droit tyrannique
et totalitaire sur le monde (y compris la conception
dite des droits de l'homme, typiquement occidentale
et aveugle sur son ignorance du reste) ne mène
qu'aux guerres. C'est une conception duelle qui
divise (les "partis") en deux pôles évidemment
inconciliables.
Une approche plus complexe, anthropologique et
respecteuse et non dominatrice, est nécessaire.
Tu aimeras l'autre avec respect comme tu t'aimes
toi-même.
L'autre (choni) n'est pas "anti", il
est différent
(choné): l'hébreu
le dit en jouant sur les mêmes sonorités.
Il n'y a pas de marchands d'armes en anthropologie
de découverte de l'autre pour vivre avec
en respectant son intégrité. C'est un autre
"commerce", celui de la relation et de
l'intériorité. Pourquoi cela n'entre-t'il pas
dans la formation des diplomates et des politiciens
et des journalistes.
Combien de fois, j'en ai rencontré de tels débarquant
au Proche Orient et ignorant tout de ces dimensions..
Leur article était déjà rédigé depuis Paris ou
une autre capitale et ils prétendaient m'expliquer
ce qui se passe ici, même psychanalytiquement,
ayant pondu leur thèse en dégustant au Café de
Flore à Saint Germain. Véridique.
On peut faire
la même chose ici, au Nord Tel Aviv ou à Césarée,
ou dans une petite école politique qui, toujours n'aura
sa
source
et
ses
admirateurs qu'ailleurs, à l'Occident, pour ressembler
aux
puissants d'ailleurs. Et les
gens en crèveront dans la région par ce système
absurde, irréel et irresponsable.
On s'est comporté ainsi pendant des siècles envers
la femme, et on continue en politique, chacun
envers les autres peuples.
Je termine avec ce texte en
persan.
Ce texte nous prouve que nous avons tout pour réussir
et que nous vivions TOUS (pas seulement en égoïstes)
et c'est dans nos mains si nous appliquons ce texte.
Je l'ai écrit tel qu'il est dans le Tanakh
en farsi, en persan, pour ressentir et réfléchir:
Encadrez ce texte dans votre
maison pour ne pas l'oublier.
Et que soient bénis ceux qui suivent, en tous
pays, l'invitation lancée par Koréche-Cyrus,
et ceux qui bien des siècles après comme nous, entendront
enfin.
Voici la traduction exacte que vous pouvez vérifier
dans votre Bible, à la dernière page:
"
Dans la première année de Koréche,
Cyrus, roi de Perse, à l'époque où devait
s'accomplir la parole de Hachém, annoncée
par le prophète Jérémie, Hachém éveilla
le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit
proclamer, dans tout son royaume, par la voix et aussi
par des missives écrites, ce qui suit:
Ainsi parle Cyrus, roi de Perse, Hachém, D.ieu
du ciel, m'a mis entre les mains tous les royaumes de
la terre, et c'est Lui qui m'a donné mission de
lui bâtir un temple à JERUSALEM QUI EST
EN Judée. S'il est parmi vous quelqu'un qui appartienne à Son
peuple, que Hachém son D.ieu, soit avec lui, pour
qu'il monte."
