Maintenant, nous sommes dans l'assurance: à la
fois nous voyons les ténèbres, et la lumière du
soleil,
et toutes les nuances de la palette secrète. C'est l'intant de
l'alliance, comme lorsque les époux avancent
vers la 'houpa entre la promesse et la réalisation dernière.
Il suffira alors de se souvenir et d'être fidèles.
Vous n'aurez plus que le bleu simple du ciel, et l'aveuglante
lumière matérielle.
Etes-vous prêts? Dans quelques instants vous serez responsables,
forts et fermes.
Les fiançailles s'éloignent, voici la brutale
lumière qui va vous cacher mes secrets visuels,
il vous restera la confiance, l'étude et la prière.
Soleil, tu apparais, mais notre confiance est aussi grande
que tu es fier.
Tu aveugles comme la violence, avec toi tout est blanc ou noir, bon
ou méchant, mort ou vivant.
Tu es impressionnant, de tes règles beaucoup feront des dieux
pour dominer et tuer les innocents.
Mais nous avons, nous, les sciences de ta naissance, tu n'es qu'une
apparence, nous avons reçu mille baisers tous en nuances.

Nous sommes à l'instant du changement. Les deux
dimensions sont encore présentes.
Qui n'a pas vécu l'amour qui précède la naissance,
ne comprend rien et parle sur les seules évidences: puissance,
argent.
L'apparence occupe la scène, c'est la seconde séquence.
Mais dans nos coeurs nous avons la vraie science. Tout se mesure à
l'aune de l'aurore réelle et immense.

Comme dans le concert d'amour de la chambre que nous avons
vécu ainsi longuement,
nous n'avons pas vu tous ces bâtiments,
ainsi maintenant, dans l'aveuglement de la lumière blanche,
nous ne voyons plus la beauté des nuances.
Mais qui a reçu des mots d'amour si fortement, ne peut pas oublier,
nous allons vivre ainsi doublement,
concrètement et éternellement.
Voici le Kotel, et les musulmans, la prière et les antennes matériellement,
Sur chaque terrasse, prosaïquement les lessives, les bonbonnes
de chauffage solaire, et les tuyaux fragiles.
Et les antennes de communication artificielle, et des femmes trouvent
encore le temps d'aller prier au Kotel.
Tout cela est le vrai mélange de la vie matérielle et
éternelle.
Le monde est obsédé d'antennes vers le ciel, mais ils
oublient souvent de recevoir comme nous les ondes essentielles.
Nous sommes près du Kotel, les Juifs ont reconstruit les bâtiments
détruits dès que les Arabes ont pu agir
contre les Juifs.
Je redescends de mon perchoir le plus haut du quartier
et je ressors par les portes anciennes de la Yeshiva de Braslav.
La descente par les ruelles en pente. Le drapeau d'Israël est présent
dans ce que d'autres appellent le quartier arabe.
Jamais on ne parviendra à faire perdre la foi aux nouvelles générations,
notre confiance repose sur Celui qui crée les espaces
et pas sur les seuls mouvements ou gouvernements.
Je passe sous une voute d'une arche du temps du Temple.
Elle soutenait la rampe qui montait de la ville vers le Temple.
Ridicules ceux qui disent que nous sommes de récents occupants.
Nous vivons encore, et beaucoup moins dangereusement.
J'arrive vers le Kotel, dans des immenses tourbillons
de colombes.
C'est le lieu du Cantique des Cantiques, nous l'avons vu depuis la nuit
et l'aurore, ensemble.
Les oiseaux chantent, ils savent eux que l'espace est vivant.
Finalement, dans le grand mariage du Ciel et la terre
auquel nous avons assisté, comme dans le premier verset de la
Torah,
ce qui est en jeu est toujours l'union de 2, les colombes le savent
parfaitement, et nous l'enseignent
comme la signature finale à la paracha que nous avons lue ensemble.
Cette colombe qui nous accompagne à la jonction
du Ciel et de la terre de pierre du Kotel
nous montre que rien n'est détruit. On peut dire: je vis et j'espère.
Je continuerai aujourd'hui
comme nos Pères et Mères.
Nous sommes chaque jour de fragiles et frèles moineaux mais nous
savons Qui nous aime.
Je suis au Kotel: pierre, fleurs, épines, quel cadeau que toutes
ces images données en cadeau
par dizaines et dizaines. Un seul mot: Il est fidèle, je serai
fidèle, nous sommes tous fidèles.

Ne dites pas que je suis seul en cette aventure de lumière,
voici d'autres comme moi, fidèles.

Un frère, différent de moi, et réciproquement,
et de même, attend les autres qui viendront pour être 10
en myniane pour la prière.
Peu importe qui ils sont, nous sommes différents mais de même
fait du Ciel et de la terre, des couleurs de l'espace
et de la matière brute sous le soleil.
En voici un qui s'approche, mais c'est pour demander la
tsédaqa, aucun problème nous sommes frères,
c'est le premier devoir de tout Juif chaque matin avant la prière.

Notre bonheur: nous sommes ensemble, blottis dans un trou d'amour dans
le Kotel.
Nous avons commencé par un verset du psaume, tout cela n'était
qu'une prière.
Nous terminons par le psaume 84: "gam tsipor matsea bayit,
même l'oiseau a trouvé une maison".
Toute la vie se passe dans Ta maison, et nous en connaissons les dimensions
et les couleurs.
chaque maison est Ton temple, chaque Juif est Ta maison, chaque femme
est une maison.
Tout cela, reçu gratuitement. Disons le psaume 100 des remerciements.
Mizmor lé toda, hariou laChém kol-haarets
Chant de reconnaissance, acclamez Hachém toute la
terre.
Îvdou éte-Hachém bésim'ha, boou léfanav
birnana
Servez Hachém par la joie, venez devant Lui avec des
chants d'allégresse.

Déou ki Hachém Hou Elohim. Sachez bien que Hachém
c'est Lui qui est D.ieu
Hou-âssanou vé lo ana'hnou, âmo vétsone
marîto.
C'est Lui qui nous a faits et à Lui nous sommes, Son peuple et
le troupeau qu'il fait paître.

Boou chéârav bétoda, 'hatsérotav bithilla,
hodou-lo barékhou chémo.
Venez dans Ses portails avec reconnaissance, dans Ses parvis avec louange,
Louez-Le, bénissez Son nom.

Ki-tov Hachém léôlam 'hasdo, véâd-dor
va dor émounato.
Car Hachém est bon, éternelle est Sa bonté;
et de génération en génération est Sa bienveillance.
Faites sur ce lien
une magnifique étude de ce psaume et de ses signes de chant (les
téamim)!
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