A Jérusalem au mois de juin
les amitiés des couleurs et des fleurs

photos personnelles et scénario du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour

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Nous sommes fin mai, au coeur du mois de Sivane, le monde est fou,
il oublie totalement sa beauté et ne cesse pas de déguster les guerres (familiales, religieuses, politiques, entre Etats),
il ne sait plus s'il est en hiver ou en été, les températures changent chaque jour avec extrémisme.
Chacun est persuadé avoir raison et que l'autre se trompe sur tout.

Dans ce contexte, la nature émerge doucement de sa grossesse cachée et depuis l'obscurité
émergent des beautés qui nous rappellent que LA CRÉATION EST MAINTENANT
DANS TOUTE SA PUISSANCE.
Beaucoup passent dans la rue et ne voient pas ces merveilles offertes sans cesse.
Il est CLAIR que ces fleurs ne feront pas un pas de plus vers nous;
elles sont ici comme le bien en chacun, mais c'est à nous d'aller le voir.
Comme le bien et comme la beauté et la bonté en nous-mêmes.

Je partage avec vous quelques uns de ces regards vers ce bonheur toujours présent avec nous.
Recevons et -comme j'ai mis quelques mots qui réagissaient-, écoutez les vôtres face à ces beautés
offertes devant nous pour nous.

Quel est ce surgissement dans le noir. Je ne comprends pas cette forme:


et cet univers tout vert qui m'incite à fuir alors qu'il me propose si discrètement tant de finesses de formes et couleurs...

l"essentiel pour celle-ci est d'être différente, peu importe sa beauté, elle existe c'est son message :


J'ai probablement mal regardé, car cette fois j'entends la richesse et la beauté :


Cette fois je vois, et c'est un festival de sensibilité qui fait surface dans la nuit (dans la fleur ou dans mon regard ?) :


Aurais-je trouvé la clef du bon regard ? Car toutes laissent leur beauté se communiquer maintenant :


Quel épanouissement, quelle puissance dans une si petite enfance :


Oh ! Elle n'est pas méchante, elle protège seulement sa beauté, sa pureté intérieure, sagesse si grande chez une enfant :



Celle-ci aussi protège la beauté de son coeur, elle a raison et sait le faire en beauté car elle n'est que pure néchama :

Certaines ne craignent pas, sûres de leur perfection descendue en direct de la source Suprême :



La joie serait donc possible sur cette terre ! ? La délicatesse et l'audace ensemble ! ?

Oui, c'est l'assurance que l'épanouissement intérieur total est possible :


Se rapprocher et s'aimer devient une éventualité...


ou bien seulement à distance se respecter ?




Retouner vers l'hiver ? ou rêver ? ou vivre la floraison maintenant ? On nous a dit qu'il faudrait choisir la vie, ouva'harta ba 'hayim...

Après le printemps, l'amour dans le coeur est intense, même dans la solitude, tout est fait pour aimer, tout aime
mais c'est le silence bleu qui attend, qui attend.

Certains choisissent de se replier, blessés des couleurs que personne ne vient respirer.

D'autres espèrent en pudeur et offrande: si j'écris des poèmes en silence, il finira par les entendre...


D'autres se protègent en bande: on se ressemble, choisissez la petite ou la grande, nos coeurs sont à prendre.



La courageuse se présente sous ses divers profils, je suis la même, rien que moi, toujours belle, mais directe et très franche.
Je suis pour la justice et je dérange. Pure mais insolente. Fatigante.

Où trouverais-je mon âme soeur? Tous se ressemblent et quelque peu me ressemblent.Aucune différence.

Enfin un qui me comprend, nous sommes frère et soeur depuis que tout a commencé dans les couleurs;
nous aimons les mêmes confidences. Que personne ne nous dérange.

Je me présente, choisissez-moi, je semble pareille aux autres mais je suis différente: car je me donne entièrement.

Dedans je suis la même que dehors, et de mon coeur jaillit la lueur de mes vêtements,
je suis un seul soleil de douceur, entièrement.

Celui qui m'aimera, lui seul découvrira mon coeur; il est dedans, protégé comme un berceau d'enfant,
plein de graines et de baisers pour chaque siècle, pour chaque instant.

Quand j'aime, les plus beaux couchers de soleil palissent de jalousie, l'univers chante des poésies et
Israël entend le Chir ha chirim. Tout est symphonie, toutes les sources sont réunies à celle qui a créé l'infini.



Ce bonheur a des millions d'années, nous serons amis toute l'éternité, rien ne l'a jamais dérangé.
J'ai entendu un mot "véahavta" qui lui ressemblait, un mot "é'had" que j'espérais.


Rien ne pourra troubler l'amour entre Israël et Celui qui l'a créé, rien ne pourra jamais nous séparer,
nous sommes du même feu, pétris de la même infinie bonté.
Ainsi, un jour de béréchite, les hommes et les femmmes ont été créés.
Les nations, les persécutions, les politiciens marrons ne pourront jamais salir le baiser d'éternité où nous sommes nés.
Le centre de notre bonheur est un instant de couleurs et d'union
qui a nom Chabbate, chant et expansion.
Nous ne quitterons jamais ce baiser aux 4700 lettres embrasées placé au coeur de l'histoire de l'humanité.
Merci de m'avoir appris l'hébreu qui nous l'a révélé.
Nous avons une antenne sans cesse branchée, et du bonheur nous connaissons le secret,

allons-y vite : c'est tout le psaume 91 en bref avec d'autres (LIEN) ou ici plus longuement (LIEN) :



 

 

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