Découvrir Jérusalem
au mois d'avril, début du printemps?
Ce n'est pas du tout la guerre d'Iraq!
mais c'est...
Des extraordinaires expositions
de chefs d'oeuvres mondiaux à Jérusalem
© photos personnelles et scénario
du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Retour à la page d'accueil http://www.modia.org
1. Le tableau impressioniste des plus grandes dimensions
jamais réalisé,
a été découvert à Jérusalem!
Plus de 80 mètres sur 40. Il est exposé au Jardin botanique
de Jérusalem.
J'ai pu le photographier en ses nuances, glissements et vibrations
et vous en transmets l'image immédiatement.
Si nous le voyons pas, c'est de nous qu'il serait dit ('halila vé
'has, surtout pas)
"ils méprisent l'oeuvre de Hachém et n'ont
pas d'yeux pour l'oeuvre de Ses mains" (Isaïe 5,12).
L'auteur en est le Créateur qui aime les couleurs et en jouer
en touches et nuances,
je ne suis que son scribe fidèle.
Et Il connaît toutes les règles que les écoles ne
font que découvrir les unes après les autres.
Hommage soit rendu à ce peintre de talent qui manifeste Ses secrets
et a bien voulu révéler Ses oeuvres.
L'auteur se fait connaître à nous par Sa présence
dans la nature, oeuvre de Ses mains;
et les étendues d'eaux disent dans le psaume 92,4:
"bien plus que les voix des immenses étendues d'eau et de
leurs puissances,
Il est grand Hachém". C'est ce que le Pérek
Chira nous révèle.
2. Seconde grande oeuvre impressionniste exposée: 10mètres
sur 30,
intitulée "Les pruniers en fleurs".
"Bati léghani, a'hoti kalla, Je suis venu dans mon
jardin, Ma soeur, ma fiancée"
(Cantique des Cantiques 4,16).
C'est le printemps, manifestement, ce sera le temps des amours, peut-être,
dans tout l'univers.
Certains parlent de guerre, ils n'ont vraiment pas la tête où
elle devrait être.
Seconde exposition à Jérusalem.
Les plus grands tableaux d'art graphique japonais.
3. Parmi les visiteurs d'un voyage venu de France, l'un disait:
"comme c'est ressemblant" (sic!).
L'autre: "je vois un restaurant un peu plus loin, qu'est-ce qu'on
va manger ce soir" (passons).
Le troisième: "quel talent graphique, quelle composition,
c'est étonnant!
Ce n'est pas en Occident que nous pourrions arriver à une telle
perfection dans l'apparente simplicité!"
15 critiques internationaux ont soupesé sous tous ces angles
pendant deux jours et demi
ce tableau du Grand Maître Batilégani.
4. Celui-ci est du même Maître mais bien des années
après car il est beaucoup plus difficile
de parvenir à l'intense perfection sur un tableau de plus petite
dimension.
Et les nuances des corps des deux pigeons, ainsi que le travail des
fleurs comme ciselées,
manifestent la grande spiritualité de cette Ecole à l'art
consommé.

5. Si la perfection a existé, c'est ici
qu'elle est née. C'est une oeuvre du Maître Yachavti,
célèbre pour son dépouillement. Il aurait passé
13 ans de méditation dans une caverne
avec son fils, méditant sur les textes sacrés, avant de
sortir et de dessiner d'un seul trait
cette oeuvre vénérée depuis. Pureté totale,
solitude, vanité de la condition mais aussi
certitude de celui qui est le point central de toutes les directions.
L'oiseau d'ombre
a été repris par toute son Ecole pour exprimer le défi
constant de l'homme entre
les ténèbres et la lumière. Il était normal
qu'une telle oeuvre fut prêtée à Jérusalem.
Et quelle audace dans la couleur unique du fond dont les nuances infimes
ne sont pas laissées au hasard. Depuis des siècles, ses
disciples méditent sur ce tableau,
et en commentent le symbolisme de la plus petite branche. Rien n'était
insignifiant.
6. Oeuvre du Maître Itoréri.
A la fin de la période précédente, il a eu l'audace
de réintroduire
les couleurs et les lumières tout en gardant la prédominance
des lignes classiques qui
manifestent la même maîtrise du graphisme intégré
à la spiritualité.
Ici, l'oiseau semble être pris en cage, mais le combat spirituel
tient en ceci
que lui seul s'y place. D'ailleurs, il se distance du Maître précédent
en retournant l'oiseau totalement et en découvrant dans l'autre
angle le printemps.
C'est la caractéristique révolutionnaire du Maître
Itoréri.
On dit que par ses forces il parvint ainsi à faire sortir les
bourgeons
qui surgissent sur toutes les branches mortes de l'Ecole précédente.
Comme il est dit: "Ha nitsanim nirou va arets, êt hazzamir
iguiya
vé kol hator nichma bé artsénou.
Les bourgeons apparaissent sur la terre, le temps du chant est arrivé,
et la voix de la tourterelle s'entend sur notre terre" (Cantique
des Cantiques 2,12).

7. Oeuvre du Maître Bati. Il succède
au précédent et fait la synthèse des deux époques
en ce sens qu'il a gardé la science du dépouillement du
premier et les thèmes du second
(couleurs, bourgeons et direction). Le graphisme du pentagone dans lequel
est placé
l'oiseau dépasse toute perfection. Nul doute que ces artistes
avaient compris l'art de la Création.
Comme il est dit dans le psaume 18,2 de Cha'harite de Chabbate:
"Ha chamayim méssapérim kévol El ou maâssé
yadav maguid harakiâ.
Les cieux racontent la Gloire de D.ieu et les oeuvres de Sa main le
dit le firmament".
8. Oeuvre de l'époque la plus récente de cette Ecole,
du Maître Déror Kén
caractérisée par l'angoisse existentielle qui se traduit
par la réduction de puissance de l'oiseau
et la distance mise entre le graphisme noir au premier plan et la lumière
distanciée,
comme si l'oiseau ne savait pas encore dans quelle direction se trouve
la lumière
et la cherche là où elle n'est pas. Le Maître répondait
que, l'oeil de l'oiseau,
étant placé latéralement, ce dernier sait bien
où elle est mais seule son obstination
à rester dans les ténèbres et l'impuissance de
l'esclavage, le réduit à cet état
de moineau. Il recherche encore le nid et retarde le temps de l'envol.
C'est tout le thème du psaume 84 que l'on lit à Min'ha,
prière de l'heure de l'angoisse.
Cependant le choix du moineau fragile marque la confiance absolue plus
encore
que les tableaux précédents.Paradoxe étonnant.

9. Oeuvre extraordinaire du même Sage Déror Ken,
à la fin de sa vie.
Il parvint à garder exactement les mêmes structures, et
cependant tout est différent.
Il atteint ce but par le déplacement des volumes où l'oiseau
domine maintenant
tout le paysage et l'ensemble de la scène sans aucune sensation
d'angoisse.
Sa branche règne sur les dimensions horizontales et verticales.
Il peut dire alors, avec ce même psaume 84: "Hier mon âme
soupirait, maintenant
mon âme célèbre le D.ieu vivant. Que tes demeures
sont aimables".
Par sa prière, sa branche tenue par ses petites pattes semble
tenir tous les arbres
et tout l'univers!
10. La dernière salle de l'exposition est réservée
à l'oeuvre magistrale
du Maître Oura Kévodi.
Il est reconnu, sans contestation aucune comme l'aboutissement
des recherches de toutes les Ecoles précédentes. A la
perfection du graphisme,
la maîtrise de l'espace et des couleurs, il a ajouté
la grâce au lieu de la recherche contractée.
La science des courbes est parfaite et l'on ne sait plus si c'est
l'oiseau ou les branches
qui volent dans l'espace. L'oiseau noir est aussi bien le chef d'orchestre
par les gestes
de ses ailes, comme il est dit dans tous les psaumes commençant
par Laménatséa'h,
(Au chef des chantres), ce qui signifie autant "Au victorieux"
que "Au chef d'orchestre".
Par cette unité de la louange de tous les éléments,
ses toiles sont devenues une tapisserie raffinée
où tout exprime la louange, comme il est dit dans le dernier
verset de tous les psaumes (150,6):
"Kol ha néchama téhallel Ya, allelouya,
Que toute âme, que tout ce qui respire louange D.ieu".
Un pointilliste japonais de la perfection.
On ne peut que recommander à tous ceux qui ont pris un avant-goût
de cette exposition
de venir incessamment à Jérusalem découvrir ces
oeuvres et les admirer en réalité.
Je ne vous ai pas parlé de la dimension de ces dernières
oeuvres, elles sont très grandes.
La localisation de cette exposition est simple à trouver, tout
le monde la connaît à Jérusalem
et dans le monde: c'est Chaâr hachamayim, La porte du Ciel.
En passant, signalons : on dit qu'à cet endroit passent toutes
les prières du monde et qu'elles montent
de là vers le Ciel; il n'y avait pas de meilleur endroit pour
placer cette exposition.
A l'entrée de l'exposition, se trouve ce drapeau et ces arbres
fleuris, ce sera donc facile à trouver
de partout dans le monde.
Des vols sont organisés en permanence, attention aux dates limites,
il serait dommage de manquer ce spectacle unique.
Notre souci: "comment réaliser la mitsva donnée à
nous dans le texte du Chémâ Yirael
que nous récitons chaque jour". Comment parler à
nos enfants de la Torah en regardant,
comment voir dans la Torah et dans les mots de la Torah, en étant
assis, dans la maison,
ou en allant, ou en se couchant ou en se levant. Nous
avons déjà fait un exercice dans
cette autre page sur ce lien ci, allez le voir.
Aujourd'hui, nous avons voulu, en nous distrayant, apprendre à
voir l'oeuvre de Ses mains
et trouver les mots de la Torah qui le disent parfaitement.
On peut rire pour enseigner aux enfants, que nous sommes,
on peut rire, surtout quand il faut toujours louanger.
Sarah, notre mère à tous, avait nommé son fils:
"il rira", Yits'haq!
Le spectacle que le Créateur nous donne à comprendre et
louanger
est quand même un peu plus large que les dimensions de notre écran
de TV...
Et on n'étudie bien qu'en se parlant.
Et la nature est un grand livre de Torah.
Voyez aussi la
page sur le ciel astronomique, comme louange constante dans le judaïsme
Suite de l'exposition :
tableaux de fleurs d'amour.