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Le Kotel que j'aime

Scénario de visite et rencontre,
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour

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© Copyright Dufour

En plus:


Ici, belles photos de la lumière du Kotel actuellement
Ici, les premières photos du Kotel, splendides, au 19e et 20e siècles
Ici, les photos historiques de la libération du Kotel
Ici, tous les sites sur Jérusalem
Pendant que vous regardez ces images du Kotel, écoutez ce document extraordinaire enregistré pendant la libération du Kotel et du Mont du Temple.
Ici, poèmes du Kotel


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L'AMOUR DU KOTEL, aujourd'hui

Poème de présentation
 

Tout Juif devrait monter au Temple de Jérusalem pour les 3 grandes fêtes annuelles.
Je vous offre au moins ce tour visuel ensemble, en essayant de ressentir ce réel.
Cela est écrit en Chémote 23, 14-17, allez le lire: "chaloche régalim,
Trois montées en pélerinage". A Pessa'h, Chavouôte et à Souccote.
Et on doit y venir avec des dons pour exprimer notre reconnaissance (Dévarim 16,16-17).
A strictement parler, puisque le Temple ne fonctionne plus, l'obligation ne s'impose plus
mais on sait que nous sommes incités à garder nos coutumes,
en souvenir du Temple qui vit en nous
et qui sera vite reconstruit.
Aussi nombreux se retrouvent au Kotel en ces jours.Voyez ce lien.

Tout Juif aimerait venir devant le Kotel
et y ressentir et y reconnaître
la Présence de la Chékhina invisible et muette
et y revivre en mémoire fidèle
les échos des chants du Sanctuaire
et les sacrifices des fêtes
et l'effondrement des pierres
et caresser l'écorce qui reste
marquée des pleurs de millénaires,
et y revoir toutes nos soeurs et tous nos frères
présents malgré les dangers et malgré la misère,
incessants amants qui embrassent sans cesse
les mêmes plaies, et les mêmes douceurs de ces pierres.

Tout Juif aimerait y venir en duo de rêve,
uni à l'aimée comme le ciel et terre
et cet amour, à ses enfants le transmettre
et que nul d'entre eux ne brise la chaîne.
Dans les couleurs qui se succèdent
nous savons que d'ici naissent les arcs-en-ciel.

Ici, les grands et les petits, tous y viennent,
aucun n'est plus grand que son frère.
La dimension de l'homme est le temps de ces pierres.
Nous passerons, chacun respiration légère et brève,
mais le rocher qui a créé le monde est caché sous ces pierres
et les empires dominants et les religions fières
n'ont jamais pu et ne pourront jamais
nous dominer, nous tromper et nous enlever
le baiser incessant que nous donne le Ciel.

Tout Juif voudrait dire ici merci
d'être un maillon de cette chaîne.



L'arrivée au Kotel
Les types humains d'un peuple divers au Kotel
La vie du parvis du Kotel
Les oiseaux du Kotel
Les vues générale sur le Kotel
Ici, poèmes du Kotel


Après être franchi l'une des portes de la vieille ville, nous longeons de l'intérieur les remparts.
Entre les créneaux, nous apercevons à droite le village de Silwane, avec la source. Ce village somporte de nombreuses caves avec des traces de la vie juive du temps du Temple. Sur la gauche et sur le haut, le cimetière des Sages de Har ha Zéitim, le le Mont des Oliviers. Nous sommes déjà dans le jeu de la pierre et de la lumière, des couleurs d'en bas et d'En-Haut.


Comme nous, les défenseurs ont surveillé les alentours depuis des millénaires, depuis les créneaux des remparts différents.

Penchons-nous un instant, veillons à ne pas être pris de vertige, les traces, en bas
Nous voyons les traces de siècles d'habitations.

Il est immense au dessus de nous ce ciel bleu vers lequel montent depuis ici les pierres
de tous les Juifs du monde qui se tournent vers cet endroit de tous côtés de la planète pour prier.
Un avion d'Israël trace dans ce bleu des lettres hébraïques, gigantesque tableau.

Sur la droite du village, par ici est arrivé Yehoshua, le fidèle et humble serviteur de Moché, qui passait toutes ses années dans l'étude avant d'être prêt à conduite le peuple. Il est passé ici. Et les femmes qui étaient sorties d'Egypte.


Les chantres d'Israël l'on dit: "sur tes remparts, je mettrai des gardiens".
Toujours nos fidèles oiseaux de Jérusalem. Présence céleste et discrète.

Nous pouvons leur faire confiance. Ils nous rappellent que veille le Gardien d'Israël.
Et ceux qui étudient la Torah. Et ceux qui portent les armes. Et ceux qui prient pour Israël.

Cela, c'est Jérusalem, des femmes fortes qui prient dehors, dans l'autobus,
profitant de ce bref instant au milieu des tâches quoditiennes. Ici, elle attend
ses enfants qui vont sortir de l'école. Tout est là devant elle, des millénaires,
les remparts ottomans, et les voitures passent sans la distraire.
Merveille des femmes d'Israël.

Chameaux, ou voitures, peu importe, ici le temps est éternel. Rien n'est ébranlé
car nous sommes au pilier du monde.

Voici, maintenant, devant nous tout le saint cimetière des millénaires de Sages.
Ici reposent, le plus grand caballiste après le Ari zal, le Rachach, Rabbénou Chalom Charabi

en bas une route passe, il y a deux autobus, et en dessous tout en bas sur la droite, une tâche noire

c'est la tombe de Ribbi 'Hayim ben Attar, immense Sage du Maroc qui fit son alyah
et dont les commentaires et la vie sont sur le site.
Il y a aussi R. Ovadia miBartenoura, R. Méïr Abou'hatséira (Baba Méïr)
et une page est consacrée à sa famille sur le site et chaque paracha utilise leurs commentaires.
Et aussi le Rav Avraham Yits'haq haCohen Kook, premier Grand Rabbin d'Israël et son fils Yéhouda,
une page leur est consacrée aussi sur le site. Voyez la page d'accueil.
Sur la droite, la tombe de notre maître pour beaucoup de francophones, le Rav André Neher,
voyez aussi sa page. Et en haut à droite, sur la rangée des boules d'olivier devant les cyprès,
la tombe de mon épouse Yémima Dufour-Gompers et le mémorial pour sa famille livrée
par la police de France aux Allemands pour être exterminée à Auschwitz.
Ils n'ont pas pu empêcher le retour à Jérusalem.
Toute galoute a été belle et s'est terminée en désastre dans l'histoire.
Nous le savions mais nous n'apprenons pas. Seul le désastre nous fait réagir quand il est trop tard.
Mais le retour est victoire. Nous n'oublierons plus cette fois.


Voici la vue que nous avons depuis les résidences de ces Sages. N'est-elle pas la plus belle du monde?
Elle emglobe tout Jérusalem ancienne et nouvelle, depuis le Nord à droite, jusqu'au Sud à gauche
et à l'Ouest derrière, jusqu'à la Mer Morte et les collines de Jordanie, tout est visible d'ici.
Et vous le voyez, la colline du Temple est plus petite que les autres qui l'entourent comme une couronne
car la sainteté est modeste. Ce sont les autres religions qui ont besoin de trôner par des clochers
sur les hauts lieux. Rien de cela dans le judaïsme. Le plus grand, le Créateur du monde est modeste, Lui.

Il faut aller regarder cette page pour reprendre conscience de ce qui se passe ici.

Maintenant, nous arrivons au parvis. Un 'hassid le traverse. Il a déjà mis sa ceinture
qui lui rappelle que nous avons deux dimensions, une terrestre et pulsionnelle,
et une plus céleste, et qu'il doit se situer au lieu pertinent pour sa prière.
Comme vous le remarquez, je ne photographie pas les visages, ils n'appartiennent
qu'à cet homme et c'est le lieu de dialogue entre lui et son Créateur, pas question que je m'interpose.

Chaque venue au Kotel est particulière, une autre serait différente de celle d'aujourd'hui
car tout change suivant les Juifs du monde entier qui passent ici.
Toutes les peines et les retrouvailles et les joies se croisent et se tissent ensemble ici.
Voici une jeune mariée qui court de reconnaissance avec son amie.


Pas étonnant que les colombes virent et revirent de contentement


Ici, même les oiseaux se parlent de paroles saintes et de louanges,
et échangent sur tous ces Juifs qui se rassemblent. Rien ne surprend.
Ils savent bien que je les comprends et ne suis d'aucune menace ni dérangement.
On se ressemble.


C'est le jeu de la joie qui exulte et on monte vers le ciel et redescend comme nos prières.
Tout est pur. On s'aime. Les amitiés sont certaines. Aucune menace. Tout est clair.


Comme les Juifs, certains sont blancs, certains sont noirs,
et l'on regarde son frère qui arrive. Sa venue est très importante, autant que le mienne.



Ce sont nos bons guides, il est venu me chercher mon compagnon fidèle
et c'est au mur qu'ils nous mènent


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