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Le Kotel que j'aime
(page 7, suite de la rencontre)
Scénario, par le Rav Yehoshua Ra'hamim
Dufour
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Dufour
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J'ai fait ce reportage aujoud'hui pour des amis qui sont loin du Kotel
momentanément et qui en souffrent.
Que cette page les aide à patienter et à revenir très
vite goûter ce bonheur dont ils ont la nostalgie dans le coeur.
C'est le cas de beaucoup de lecteurs. C'est donc à vous, pour vous.
D'abord, je suis monté sur le Har ha zéitim, le Mont des
Oliviers d'où on voit tout le paysage. C'est à vous.

Du temps du Temple, les Juifs montaient ici comme moi pour voir le travail
des Cohanim et des Léviim sur la surface du Temple.
Aujourd'hui, voici des occupants qui marchent sur la zone réservée
au travail saint et au Saint des Saints.
Cela nous donne le vertige.
Imaginons quand même, à la place, le Temple.
Et, vers la gauche, nous sommes face au Kotel, c'est là qu'il se
tenait, à gauche du bâtiment.
Et nous savons qu'il est interdit de planter des arbres sur la zone du
Temple. Mais soyons patients.
D'ici, montent toutes nos prières de tous les Juifs du monde entier.
Voici, l'extrémité, bâtie sur les remblais apportés
par Hérode.
Au temps du Temple, il y avait d'autres bâtiments, je
les ai décrits sur 6 autres pages (lien ici).
Et nous avons fait un reportage très long sur toute cette zone
d'en bas, si importante. Ne les manquez pas.
Un regard, il suffit de tourner la tête, et nous voyons toute la
zone par où Yehoshua plein de force, de foi et de courage, est
entré avec les Bné Israel; au loin, nous voyons jusqu'à
la Mer morte, et la Jordanie par où ils sont venus.
Ils approchent et tous les vivants sont là et se lèveront
un jour pour fêter avec nous la vraie vie visible,
quand nous l'aurons méritée ou par cadeau gratuit.

Arrivons au Kotel, ayons toujours un regard tendre pour les restes de
cette arche qui supportait le passage des pélerins
montant prier sur le parvis du Temple. Notre tendresse caresse de près
les pierres en en voyant les détails qui ont franchi les siècles.
Ces herbes fleuries sont peut-être comme nous les descendants des
herbes de ce temps lointain.
Nous arrivons et trouvons des amis qui arrivent de l'étranger.
C'est le lieu mondial de rencontre de tous les Juifs.

Les femmes partent à droite et photographient leur approche du
Kotel avec discrétion. Photos moins fréquentes.
Nous les verrons ensuite.

L'approche du Kotel est toujours émouvante dans sa progression.
On franchit les sphères de l'intensité de la présence,
du lachage de nos médiocrités, de la mise au pied du mur
de la vérité.
Les hommes, nous continuons seuls de notre côté.
J'aime toujours être accueillis par les seuls êtres qui ont
des ailes et sont le symbole de l'amour et du couple,
rien n'est mieux qu'eux pour notre rencontre entre le Ciel et notre lourde
terre.
Ne quittons jamais cette assurance que nous vivons ainsi protégés.
Et puis, c'est la rencontre pure, rien que la pierre des siècles
et l'importance des prières de chacun, sincères.
Plus personne ne triche à ces moments-là.
Un jeune entre ainsi dans la pierre de la rencontre. La pierre est évene,
et le fils est bén. Les deux construisent de même.
Le souci est d'être branchés sur ce qui seul est réel.
Les pères sont dans le même face à face total, rien
ne sépare tout notre être de l'essentiel, des pieds à
la tête.
La kédoucha emplit la tête et les mains qui vont agir et
faire.
En quelle armée, le militaire se soumet ainsi à la pureté
qui régit le Ciel et la terre?
Ceux qui prient entrent jusque dans la pierre du sanctuaire.
Aucune armée ne cherche ses ordres dans le coeur des vérités
comme celle d'Israël.
Ce ne sont pas les soudards rasés qui vont écraser en mercenaires.
La Torah morale est sur leurs bras d'action et sur la pensée de
leur tête.
Ils dialoguent avec le Ciel et lui soumettent ce qu'ils espèrent.
On se rencontre ici d'unités différentes.
Le peuple d'Israël est fraternel, même en ce lieu saint,
c'est notre maison de même.
Il y a ceux qui sont très loins, entrés dans la prière,
mais ils portent les mêmes téfillines
et vivent à la même heure du peuple. Talmid 'hakham,
ou simple fidèle, les gestes sont les mêmes.
Les mains, toujours touchent le Ciel. Le judaïsme est concret, il
aime la matière. Il la sait sainte et en fait prière.
Tous sont à quelques millimètres de La présence qu'ils
aiment.
Dans la discrétion du Kotel, sous la voûte, des anciens disent
les mots d'amour en lisant les psaumes sur le rouleau semblable à
celui de la Torah
écrit dans les mêmes caractères.

Je quitte le Kotel et rentre travailler. Après cette rencontre,
même les palmiers semblent vouloir vivre en duo eux-mêmes
et s'unir ensemble vers le Ciel.
Les fleurs des bougainvilliers de même prennent une expression nouvelle,
les couleurs transparentes, les fibres fines sont le chant des deux fleurs
qui s'aiment.
Non pour elles, mais pour rendre au Créateur le merci de nous donner
l'être.
Les racines deviennent aussi histoire chargée d'amour, de fatigues
et d'espoirs.
Et nous dialoguons avec la petite fleur blanche, c'est un dialogue très
important.
Nous sommes âgés de milliers d'années depuis la Création,
depuis la Torah, nous avons tout reçu pour faire accoucher l'histoire.
Mais cela se joue dans la vie de tous les jours, avec ceux qui sont blessés,
ils sont fleurs et pierre,
terre et ciel, derrière les vêtements usés.
C'est là qu'est le vrai Kotel. Cet homme est coeur autant que les
plus belles fleurs.
Il a la même forme triangulaire de coeur et je ne l'avais pas vu.
Si mon coeur ne le voit plus, je dois retourner au Kotel.
Je serais devenu pierre sans présence, sans dialogue, sans prière,
sans louange, sans don, sans échange.
D'urgence, je devrais tout reprendre dès le début.
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