Page nouvelle: Jérusalem que j'aime, au mois de mars
Photos de l'auteur, scénario de visite d'Israël, © Copyright Dufour

 

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Ceci est de l'enseignement de Torah, et non pas du tout "de la photographie".
Car la Torah concerne toute l'existence et tout ce qui existe est le mode de relation entre l'homme et D.ieu. Les psaumes (lien ici), par exemple, sont pleins de ce dialogue à travers la création, exactement comme nous sommes en contact et dialogue à travers les lettres de la Torah. Et ce sont elles qui ont créé le réel que nous connaissons.

Ces photos, par cette sensibilité, par ce regard constant, essaient de nous enseigner tout cela que nous enseigne la Torah. Il faut donc étudier avec le coeur (lien ici) et non pas de façon intellectuelle abstraite seulement. C'est ce que ces pages, et les autres pages de photos (lien ici) nous entrainent à pratiquer. Essayer de prendre le temps de regarder la photo, et alors de ressentir, de saisir votre propre regard de relation et de dialogue avec le Créateur. Cela vous aidera à garder la même constance dans l'étude, la prière, la relation aux autres ou au monde. Comme il est dit: "chiviti Hachém lé neghdi tamid, Je me suis représenté Hachém devant moi toujours" (psaume 16,8).
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Poème personnel de présentation 

Je ne sais comment dire l'amour que j'ai pour Jérusalem. Je vais le partager amicalement avec vous en le disant en photos: elles, peuvent traduire la sensibilité de la création. Et puis, l'amour, car tout est dans le regard qui voit le bon et l'intime et le sensible qui n'a pas été vu par d'autres; et le regard qui rencontre.
Essayons de les partager.
Je vais être sincère: un jour, après leurs cinq ans d'études et munis de leur M.A qui en fait des psychothérapeutes, mes étudiants m'ont dit: "soyez sincère et dites-nous pourquoi vous vivez ici et pas ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis, alors que vous pouvez certainement y faire bien plus qu'ici, et alors que nous rêvons tellement de partir là-bas". Je leur ai répondu en vérité.
Inversement, aussi sincèrement, j'ai leur même étonnement quand je vois des amis étudiants la Torah (ou même l'enseignant) et qui me disent d'année en année: "le moment n'est pas venu pour moi de monter en Israël, j'attends encore". Et ils vivent ainsi "ailleurs". J'ai lu sur un site français: nous vous mettons un lien avec le Kotel, un moment d'évasion. Un moment d'évasion de prisonniers ou de gens qui ont leur réalité ailleurs et y reviennent vite après le péché. Je ne les comprends pas: qu'ils soient capables de passer tant d'heures sur la Torah, d'y lire tous les appels sentimentaux ou ordonnants et qu'ils restent sans la vibration qui leur crée une envie de réussir leur vie dans cet amour qu'ils lisent sans cesse, dans ces appels poignants et directs.
J'ai dit à l'un, encore célibataire et qui peine de l'être et qui m'en a souvent fait part: "Je connais quelqu'un qui t'écrit sans cesse des lettres d'amour, mais je ne pense pas qu'elles ont été postées et tu n'as jamais dû les recevoir". - "Comment, me dit-il, et tu l'as connais, tu es sûr?". - "Mais oui, tu les lis, mais tu n'y vibres pas, tu n'y vois pas l'appel qui te dit sans cesse: Ecoute". - silence - "J'ai compris, tu parlais de la Torah et d'Haqadoche baroukh Hou".
Ah! Si seulement mon peuple écoutait Ma voix!" est-il écrit. Alors que c'était impossible, près de 1000 rabbins sont partis vers Israël au Moyen-Âge depuis la France et l'Angleterre, et le Rambam, le Rambane, le Chla, le Ram'hal, etc. Inutile que des plus petits essaient de dissuader les Juifs de monter, ils n'y parviendront pas quand ces piliers de toute étude ont montré le chemin. Qui peut encore soutenir sans pouffer de rire qu'on étudie mieux la Torah hors de la terre de la Chékhina, alors qu'il n'y a jamais eu tant de lieux des meilleurs enseignements!

Voici Jérusalem en mars. L'hiver hésite à se terminer, un jour oui, un jour non.
Et mars, c'est la joie de Adar, et Pourim et bientôt Pessah, et c'est aussi les souvenirs inoubliables: le 15 mars 1944, mon épouse est dépouillée de ses parents livrés aux Nazis allemands par la France que ses parents aimaient trop; et le 27 mars, les gendarmes français les dépouillent de leurs derniers biens avant de les expulser. Mars 1979, le traité de la drôle de paix avec l'Egypte; le 26 mars 2001 un tueur palestinien abat le bébé Chalhévète Téhiya Pass dans les bras de sa maman. Le 21 mars 2002, attentat au centre de Jérusalem, 3 tués et 90 blessés, je l'ai vécu. En mars 2003, les enfants vont en classe avec les masques à gaz à cause des menaces de l'Iraq. Le 30 mars 2003, attentat à Netanya. Le 14 mars 2004, attentat à Achdod, 10 tués. Puis le saccage de la tombe du Juste Yossef par les tueurs à qui on la laisse en abomination. Le 24 mars 2004, un jeune enfant palestinien est envoyé par ses bourreaux d'éducateurs et parents pour se faire exploser au milieu des Israéliens, qui le sauvent. Sanguinaires voisins même envers leurs enfants, sauvage culture.

Pourquoi rappeler cela? Pour croire une fois de plus, comme chaque jour aux nitsanim, aux bourgeons qui renaissent. Et nous avons reçu la création comme preuve de cet amour incessant et renaissant. Nous allons regarder cet amour entre le Ciel et Israël, comme nous le voyons en fin du livre de Chémote qu'on lit en ce moment. Si je l'exprime par les seuls termes d'amour que je connaisse, c'est de cet amour global qu'il s'agit. Tout cela est le même. Toutes ces photos ont été prises en un seul matin autour de ma maison à Jérusalem.

Vois-tu mon amour éclatant, virginal, Israël? dit qui t'aime.
Resteras-tu de pierre, ou rougis-tu de mon indécence? Ouvriras-tu ta fenêtre?



Tout ce que j'ai, toutes mes couleurs, tout mon être, je te l'ai donné, regarde si cela te plait.

Je ferai les plus grandes folies pour toi, je nous bâtirai une maison dans les arbres

Souviens-toi de notre premier baiser et de l'émoi que tu n'as jamais oublié.

Je le sais, nous sommes liés à tout jamais, d'une seule unité.



Plus que les arbres les plus géants est le chant que je pourrais te chanter.

Je ne suis pas géant, notre silence a la douceur des deux oranges. Je suis sûr que l'on se ressemble.

Même quand tu seras triste ou sérieuse, je serai comme toi à te comprendre.

Tu rêves certainement de me voir courir, jouer avec ton fils qui nous ressemble aussi.

Nous serons purs, au milieu de notre famille, simples et sûrs.

Ne rêves-tu pas d'enfants nombreux qui rient?

et des grandes filles déjà très sérieuses?



Et tu es prête à supporter pour eux tous les jours les plus lourds.


Ne restes pas si belle et immobile quand le printemps renaît, sache sourire. Tu as tant à donner et à me dire.


Ne soyons pas comme deux parallèles qui se regardent en Narcisse.

Combien, à ne rien se dire, sont devenus affreux et imbéciles, jusqu'à la fin de leur vie.

Qui ne choisit pas le bonheur, se tord inévitablement de douleur, seul.

Voilà des siècles que tu m'attends, fermée, assoupie, comme la Belle au bois dormant.

Tu ne vis pas, tu resterais loin de moi pendant des siècles.

Mais je sais moi, que ta porte est entre-ouverte, pour qui voit tes fleurs qui renaissent.
Et ton chemin secret est un appel.

Suite du roman d'amour sur ce lien

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