Jérusalem que j'aime:
Nous visitons ensemble le Kotel et ses souterrains, la nuit

Scénario et photos, par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org
© Copyright Dufour

 
 


La montée au Kotel à Pessa'h 2003. Comparez...

 


Ici, les premières photos du Kotel, splendides, au 19e et 20e siècles
Suite de mes photos d'amour de Jérusalem
et encore,
et continuer ici,
et ici

et toutes les autres ici.

Ici, page 3, les photos historiques de la libération du Kotel
Ici, tous les sites sur Jérusalem
Pendant que vous regardez ces images du Kotel, écoutez ce document extraordinaire enregistré pendant la libération du Kotel et du Mont du Temple.

 
Ici, poèmes du Kotel


 PATIENTEZ UN INSTANT PENDANT LE CHARGEMENT DE CES PHOTOS




Pourquoi la nuit? Parce que des Juifs qui connaissent leur tradition ne sont pas tous devant leur Tv
ou en train de dormir mais le Kotel ne désemplit jamais. La nuit arrivent d'urgence des gens qui souffrent
et viennent apporter leurs cris en ce point de la rencontre maximale de la terre et du Ciel.
Il y a aussi ceux qui assurent une sorte de garde auprès de l'endroit où se dressait le Saint des Saints.
Il a tous ceux qui prient, partout dans le monde, à partir de minuit, comme David et font le tiqqoune 'hatsote
en cette heure d'amour entre Hachém et ses tsaddiqim. Lisez la page qui l'explique (lien ici).

Il est minuit, voyez le monde. Que font-ils? Il y a une ambiance particulière de silence, d'unité.
Ils prient ensemble, ils ont en mains la prière sublime de louanges: Nichmate kol 'haï, l'âme de tout vivant te loue.

et une autre vue

Une foule diverse, nous nous sentons peuple, divers et proches; arrêtez de parler des groupes qui s'ignorent.
Ici, nous sommes à quelques centimètres les uns des autres, tous et réciproquement. Une famille.

Côté femmes, la même foule ardente, recueillie et nombreuse. Ceux qui ne pensent que politique et journalisme
ignorent ce qu'est le vrai peuple d'Israël. Regardez, les jeunes sont ici, pas dans les pubs et boîtes. Ils ont besoin de ce contact
et du lien entre eux et le haut, pour le bien de tout le peuple.
Ceux qui disent que c'est la même chose d'être Juif partout dans le monde ou ici se trompent et trompent.
De même ceux qui disent qu'on étudie plus et mieux ailleurs qu'en Israël, ils ignorent ou mentent. Et toutes leurs prières doivent
passer par ici avant de monter. Le Talmud va même jusqu'à dire que la résurrection commencera ici et que le passage des morts
jusqu'à la terre d'Israël leur sera très douloureux. Ici, il y a une présence qu'il n'y a nulle part ailleurs, LA présence.


Il y a ceux qui veulent faire passer leurs demandes au Ciel par l'intermédiaire d'un vieux Sage, et les demandes ne manquent pas.


Par bonté du Ciel, j'ai reçu l'autorisation de venir avec vous, pour vous, dans les profondeurs quand tout est fermé et sans foule.
Je peux filmer pour vous. L'éclairage est minimal, silencieux, doux, chaud
Avançons dans les couloirs construits depuis mille ans par les divers pouvoirs, et nous apercevons une grille.

Nous découvrons quel travail les archéologues juifs ont réalisé pour dégager pendant près de 20 ans
les masses de terre et de décombres écrasés là depuis la destruction du Temple.
Cette poussière elle-même est émouvante, pleine de larmes non seulement des témoins du désastres
mais aussi de tous ceux au long des siècles qui savent que c'est notre haine réciproque qui a causé cet écrasement du plus sacré du monde.


Les divers couloirs aboutissent ainsi sur l'obstruction et en face c'est toujours la direction du Temple et du Saint des Saints.


Ici, c'était la porte par laquelle les pélerins ou les Cohen et Lévi montaient vers le Temple, quelle émotion:
A droite, le mur d'entrée et sur la gauche aussi. Entre les deux, non plus ces milliers de pélerins qui passaient ici
mais nous et cette masse de terre aussi dure que la pierre dont elle est composée.

Un jour, cela sera percé et ceux qui gardent comprendront que ce n'est pas leur place
car ils ne sont pas les Cohanim qui exercent le ministère sacré de la bénédiction.
En voyant ces voûtes, je pense chaque fois aux constructeurs qui étaient ici comme nous il y a des millénaires
et heureux de diriger ainsi le courant du peuple vers le lieu d'amour. Ils ne pensaient pas à vous ni à moi mais nous sommes ici
avec eux, respectueux et reconnaissants. Pourquoi nous, nous avons le privilège d'être ici en dialogue, qu'avons-nous fait pour mériter
cette rencontre, alors que des centaines de générations de vrais Sages ont pleuré pour espérer le vivre. Et c'est vous et moi.


Nous arrivons devant cette pierre immense qui soutient le mur du Kotel.
Elle fait plus de 12 mètres de long sur 4 mètres environ de haut et autant de large.
Cela donne un poids de plus de 500 tonnes! Et les joints sont parfaits entre cette pierre et les autres qui sont un peu moins grandes.
Quelle puissance a accompagné ces hommes qui voulaient montrer que le meilleur d'eux-mêmes serait ici pour toujours.


Nous voyons encore les supports qui ont permis d'apporter et de placer ces pierres par des cordages très complexes.
Nous sommes des nains près de ces pères.

La présence de cet ami qui m'accompagne permet de prendre la dimension et de voir les joints parfaits.


Avançons vers la gauche, en nous éloignant ainsi du Kotel que nous connaissons en surface.
Nous sommes profondément sous le sol, et nous voyons en dessous du mur, par des interstices des salles qui dateraient
de plusieurs siècles avant l'ère commune actuelle, et le mur descendre ainsi en pierres parfaites jusqu'à 13 mètres en dessous de notre niveau.
Jamais nos ennemis ne pourront nous détruire.
Voici, à sa gauche, contre cette pierre que nous avons admirée, une autre plus haute encore.



Voici leur jonction.


Nous arrivons maintenant à l'endroit de ce long mur du Kotel qui est le plus proche du Saint des Saints, dit-on.
L'émotion de l'émotion. Prions.



Ici, viennent dire le Tiqqoune 'hatsone quelques privilégiés, avec fidélité. Nous nous associons à leur prière. Elle se dit assis sur le sol.



Des lampes à huiles brûlent ici en permanence comme notre coeur en amour constant et fidèle.


Des générations d'amants ont regardé à travers cette pierre la direction de l'arche aux chérubins qui s'aiment


Et leur coeur a vu que la pierre elle même prenait la forme de la carte de la terre d'Israël. Regardez:

Je découpe du regard cette partie pour que vous le constatiez:

Bien sûr, c'est le coeur qui parle.
Et je vous donne un autre secret venu de mon coeur: à gauche de cette terre, je vois comme un buste de femme
qui serait tout notre peuple-Chékhina aimant la terre:

Voici les deux parties de la pierre en union, c'est mon plus beau poème,
qu'il soit l'annonce que bientôt tous les fiancés juifs du monde viendront vite ici où le Ciel les invite
alors qu'ils tardent sans raison valable à côté de l'amour qui les appelle:

Revenons à la pierre immobile


Ribbi Aqiva avait bien raison de dire que les lettres de limoud (étude) forment les initiales des mots:
lev mévine daâte (le coeur comprend l'union de connaissance).

Nous terminons le tiqqoune 'hatsote.


Nous repartons vers la surface vers le Kotel.
La plus grande modernité et antiquité et éternité sont réunies en harmonie parfaite.


Retour au Kotel lui-même, lieu où les prières si intenses ont marqué les pierres.



Je vais quitter le Kotel, il est près de 3 heures du matin, le temps est frais, coloré d'une rosée comme chaque nuit à Jérusalem,
aussi ceux qui prient sont entrés dans la grande salle sous la voûte. On sent une certaine fidélité d'être ici parmi les quelques uns.

Nous partons, un dernier regard en arrière, quelques femmes maintiennent la garde aussi.

Serez-vous convaincus enfin que notre lien à la terre n'est pas seulement fait de politique et de nouvelles des journalistes
et des conflits brutaux et superficiels? Hier, je vous ai préparé ce cadeau à la veille du nouveau mois du renouveau
comme le dit le mot "mois ('hoddéche)" en hébreu.
J'ai lu dans le dernier numéro de Kountrass dans l'antichambre du dentiste, que le Rav Chakh, le plus grand du monde
achkénaze à notre époque, confiait au Rav Péréts de Raanana: "il faut comprendre pourquoi tout le judaïsme de Russie qui était si brillant
dans mon enfance, où tout juif pratiquait les mitsvotes et étudiait, s'est écroulé en un jour, en une génération
et tous nos amis d'étude et de synagogue sont devenus nos plus grands ennemis parce que nous restions Juifs.
Simplement parce que notre judaïsme n'avait pas d'intériorité, le coeur n'était pas relié à tout cela."
J'essaie sur Modia de vous transmettre ce branchement entre le coeur, la connaissance de la Torah et le peuple. Pour cela, il faut la beauté et les sentiments.
D'où les poèmes et les photos, et le style et tout ce que vous aimez parce que vous êtes ainsi bâtis.
Je l'ai appris de mes maîtres (lien ici et ici et ici), et de tous ceux qui parlent dans notre tradition, depuis Rachi, le Chla, Ribbi Yaâqov Abou'hatséra,
Ribbi Chalom Messas, et tous, tous les Sages aussi bien achkénazes que 'hassidiques ou sépharades ou des autres traditions.
Egalement, ils ont le même message, tous. Il est écrit le mot amour (ahava) avant le Chémâ Yisrael et juste après le mot é'had.
Ce style-là, ce n'est pas moi, c'est nous tous; ainsi nous avons été créés, ainsi seulement il est possible de vivre ensemble, de réussir à vivre.
Et au Kotel, on le vit matériellement tous ensemble, Juifs de tous pays et âges, hommes et femmes. 24 heures sur 24.
Et quand nous sommes là, nous savons que les prières de tous les autres passent par ici.
Il y a longtemps que nous avions inventé l'Internet.
Suite, sur ce lien, l'arrivée de jour au Kotel

Voyez aussi, à deux pas d'ici, dans la vieille ville,
les 4 vieilles synagogues séfarades
qui constituent un seul ensemble. Suite, donc, sur ce lien
.

et notre arrivée de même en belles photos différentes.
 



ICI :
MERVEILLEUSES PHOTOS DU 19E ET DU 20E SIÈCLE AU KOTEL

L'AMOUR DU KOTEL, de génération en génération


ENSUITE ICI ( le KOTEL, la Libération)