Nous croisons un couple qui part du Kotel, et rêve en le regardant,
ne parvenant pas à le quitter.
Il va me demander gentiment pourquoi je prends des photos, je lui
ai expliqué: pour vous.
Nous arrivons à l'inspection de sécurité. Et
nous découvrons vraiment tout Israël. Beaucoup de jeunes.
Beaucoup de familles entières. On "monte à Jérusalem".
Nous arrivons sur l'esplanade, L'ombre vient dernjière nous
et le dernier soleil de min'ha éclaire le mur occidental,
de l'ouest, ha kotel ha maâravi, qui mérite bien son
nom.
Les drapeaux sont mis en ce jour national car tout le peuple a célébré
le Séder
et nombreux montent à Jérusalem. Les autres visitent
le pays, Erets Israël. Il est rare de ne pas rencontrer
des connaissances de partout sur l'esplanade. Un m'a dit: "quelle
coïncidence extraordinaire de se rencontrer ici".
Mais, en fait, c'est ici qu'il faut venir pour rencontrer ceux que
l'on n'a pas vu depuis des décennies.
La foule est dense à l'entrée de la partie des femmes.
Un zoom nous montre la jeunesse de la population: il a fallu marcher.
Il y a de l'espoir pour Israël.
A l'entrée, on voit la part de la jeunesse et les types différents.
Puis la foule est dense
Et les rangées se pressent contre le mur en ces grands jours
de 'Hol ha moêd Pessa'h.
Près du mur, tout le monde a le coeur dans la même direction.
Les générations différentes ont la même
qualité de présence.
Toute la société est ici. Pas besoin d'organisation,
l'unité se fait et chacun a son espace gratuit.
Les enfants aussi ont l'égalité de compétence
et de dignité, aucune différente. Liberté, égalité,
fraternité, oui,
ici depuis des millénaires, mais pas sur le papier, dans la
présence à la même Présence qui nous crée.
Dans la partie du Kotel couverte par une arche de pierre, des enfants
lisent directement des psaumes sous
le regard de leur père. Qui ne serait pas ému? Cela
est dit dans le Chémâ Israël (Dévarim 6):
"tu les enseigneras".
Ils sont déjà capables de lire dans les rouleaux, et
le vivent au Kotel. Quel capital ils ont déjà reçus!
Le Kotel a un côté très famille. Dès l'enfance,
on en fait partie.
Nous avons prié, nous allons repartir.
Des frères et soeurs encore sont assis et méditent en
regardant le Kotel. Ces familles et ces styles typiques des enfants
d'Israël.
Nous aussi nous regardons le mur, lieu et lien de la présence,
il devient d'or par la caresse du soleil couchant.
Je remonte dans la vieille ville sur un promontoire et dit au revoir
à tout le Kotel.
En ce moment, la partie des femmes a ete réduite à cause
d'un éboulement sur le côté droit qui a entraîné
une zone de protection.
Mais le Kotel ne va pas vraiment se vider, toute la nuit il y a des
présences qui prient.
Au loin, le Har ha Zeitim (Mont des Oliviers), lieu de repos des qédochim
qui attendent là la résurrection,
brille encore sous le soleil doré. Un drapeau sur une maison
de la vieille ville donne sens aussi à ce paysage.
De la droite, au loin, la Jordanie, de là est venu Yehoshua
avec tous les Hébreux, but de notre Séder de Pessa'h.
Je rentre dans la vieille ville et vais retourner vers mon quartier.
Sur la place, un humoriste donne courage aux pélerins
qui ont encore bien des kilomètres de marche et de fatigue
à affronter.
A juste titre, une enfant, bien juive, se demande ce qu'il faut en
penser!
Suite sur ce lien, l'arrivée au Kotel
Voyez aussi, à deux pas d'ici, dans la vieille ville,
les 4 vieilles
synagogues séfarades
qui constituent un seul ensemble. Suite, donc, sur ce lien.
et notre arrivée de même en
belles photos différentes de 2003.