Jérusalem que j'aime (page 7)
Les maisons de Jérusalem
Ma yadidote michkénotéikha,
Quelles sont aimables Tes demeures!

Scénario et photos d'amour, par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org
© Copyright Dufour
Cette page comporte des lettres saintes, ne la déposer que dans un lieu respectable.

A l'occasion de la paracha Chéla'h lékha où Moché a envoyé des grands chefs du peuple et grands sages explorer la terre pour voir si elle est bonne et viable, faisons encore un petit tour dans Jérusalem. Nous savons qu'elle est bonne cette terre que Hachém nous donne à nous comme il le dit dans la paracha. Alors regardons-là avec bonheur.
Première photo, hier soir juste avant min'ha, sur les grands arbres autour de chez moi, au sommet viennent se placer à cette heure-là un oiseau à chaque sommet et ils regardent chacun en silence le soleil décliner.
Je ne sais s'ils accompagnent à leur façon la prière de min'ha mais je suis frappé de leur ponctualité, de leur immobilité, de leur direction identique. Je sais alors qu'il ne faut plus tarder car min'ha va se terminer.
Et si j'ai prié min'ha, je peux les voir ainsi jusqu'au moment où le service du soleil est fini et ils s'envolent tous jusqu'à demain! Quel pays spécial.
Certains n'aiment Jérusalem, tout y est si dense dans les deux dimensions du monde.
J'aime. N'est-ce pas beau?



Ce matin, je termine l'étude et je téléphone pour une question très importante et délicate qui me pose problème.
Mission accomplie. Un oiseau vient se poser juste en face de ma fenêtre à je ne sais quelle distance, mais son chant est puissant, roucoulant, strident, plus beau que le plus beau des rossignols. Un cadeau du Ciel. Je vais l'écouter, il ne s'enfuit pas et continue. Je ne parviens pas à le situer pourtant. Je le cherche, cherchez-le avec moi.


Le voici! L'ami ou l'amie.

à droite de l'image, à droite des fenêtres sur la grande image! Merci l'oiseau.
Il me donne envie d'aller marcher quelques instants après la longue étude.
Des oiseaux aux plumages bleu ou jaune ou vert, que je ne connais pas
tant ils sont superbes, pas les petits piaf piaf parisiens sympathiques mais un peu banals

Ils aiment Jérusalem. Comme dit le Pérék Chira, ce chant où tous les animaux louangent
et ont leur texte dans la Torah et le Tanakh, comme dit le psaume 84,4 que nous disons
avant min'ha: "même l'oiseau y a trouvé sa maison et l'hirondelle son nid".
Que nous vivions aussi heureux qu'eux. Tous et toutes, et chacun, et chacune.

A Jérusalem, tout devient lyrique, voici en haut du mur d'une école près de la maison
du ministre, ex-maire de Jérusalem, un gymnaste qui lui aussi a besoin de se sentir
tout près du ciel, c'est une épidémie d'envol céleste. Ici, tout le monde se sent oiseau peut-être.


N'oublions pas que nos pieds sont sur terre. Et le symbole de Jérusalem, c'est le lion de Yéhouda.
Ce ne sont pas des sculptures pour sculpter, c'est orienté, c'est enseignement et symbole.

C'est la joie, non pas les lions européens guerriers.
Des dizaines sont ainsi dispersés dans la gaité.
Celui qui dira que le judaïsme est tristouillet, vit sous des cieux embrumés loin d'ici, le pauvret.


Mais celui qui étudie nos textes sacrés et est toujours étonné et émerveillé
n'est pas surpris du tout de la complexité de ces lions peinturlurés.

Ah! Voici le lion qui "modia", qui "fait savoir" ce que l'on doit étudier

Il a la puissance des ancêtres mais aussi leur bienveillance, et les fleurs sont comme les lettres,
on les aime, on les découvre, on les dispose, elles nous aiment. Elles deviennent familières.

C'est bien nous cela: l'étude certes mais nous sommes écorce tourmentée,
sentiments en tous sens, des bras pour la guerre ou pour embrasser
on ne peut rien cacher. La Torah ce n'est pas un musée
c'est dans nos tripes et dans nos rides et blessures que nous l'avons déchiffrée.


N'aie pas peur, approche de l'étude, tu ne vas pas te brûler, sa force est bonté


Tu deviendras fort, sensible mais droit, jusqu'au trône du Roi. Il te reçoit.


Où que tu ailles, tu me retrouveras pour te présenter la Torah.
Pas de fuite possible pour les fils de Yéhouda.



Jérusalem est spéciale et digne mais elle intègre aussi les souvenirs
Voici un petit jardin qui rappelle les lointaines fontaines du Maroc.


Jérusalem je te dirai d'amour, pour toi, quelques uns de mes poèmes:

Jérusalem
Femme qui a été créée

Femme qui a été créée avec moi
en un seul être, en une seule néchama ;
femme que La Bonté me découvre d’âge en âge
en phases alternées de lumière,
de brisure et d’aurores renouvelées ;

accompagne-moi aujourd’hui encore,
aide-moi à percevoir ta gloire et ta beauté.

Que chacune de mes pensées soit dans notre unité,
que mon regard ne quitte pas ta seule beauté
et ne s’égare jamais en plaisirs mélangés.
Que chaque acte et chaque sentiment,
je ne les vive qu’en ta présence.

Que je garde la confiance
en ton invisible fidélité,
en notre silencieuse fécondité.

Que l’unité de nos lumières
fasse advenir la femme en toute vérité
et l’homme hors de toute vulgarité.

Que s’unisse en notre sanctuaire
Haqqaddoche baroukh Hou et Sa Chékhina
pour Sa joie et Sa florescence,
aujourd’hui, en cet instant,
et pour tous les temps.
Amen Séla.


Jérusalem

Silence de tes lèvres

Une
plante belle
luxuriante
aux rondes
torsades
de vigne
s'élance
grappue
sur tes murailles
plaquées de soleil.
Oh, tes portes
Jérusalem,
les pouls de nos pas
palpite
au silence
de tes lèvres.


Jérusalem

Célestite rare

Jérusalem,
c'est l'éclat d'un regard
enveloppé de brumes,
tes formes toutes perles
de porcelaine chaude
habillée de douceur
modeste pour les charmes.
Une haleine en senteurs
de clématite rose
pour quelque larme bleue
de célestite rare.


Jérusalem

Turban

Les versets du Cantique des Cantiques
virevoltent dans tes cheveux,
Jérusalem,
et couronnent ta tête
d'un turban lumineux
Je l'avais déjà vu dedans tes yeux.


Jérusalem

L'immense couleur

Jérusalem, ton vent
s'engouffre dans mes failles
Tes lumières
s'infiltrent
dans mes ruelles
Tes anges passent
et dansent
l'immense
couleur
d'un baiser divin
au coeur.

Ne touchez pas à cet enfant.


Jérusalem

Ferveur des âges

Hommes et femmes
s'avancent ensemble,
Mur de glaives.
Les monts croisent les vallées,
nos pas découpent les rocs,
des frissons courent sur les champs,
une brise glacée secoue Jérusalem.
Homme et femmes
s'avancent ensemble,
ferveur des âges.
Les bouffées du passé remontent des gorges
et notre glèbe muraille celle
que notre coeur aime.
Nous, Jérusalem fidèle.


Jérusalem

Les colombes le savent

J'ai vu !
Un fleuve
jaillit
de Jérusalem.
Les colombes le savent,
elles !

Elles vont dire
aux quatre vents du monde :
si seulement
le bonheur
vous venait
de Yérouchalaïm,
les eaux des lèvres
dévaleraient
de rire dans
les coeurs,
des torrents bondiraient
comme les cerfs
dans les regards.
Si seulement...


 

A bientôt, ensemble, à Jérusalem.

 


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