Un promenade d'une heure à Jérusalem,
29 juin 2003

par Pr Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia : http://www.modia.org


Tout est dans le regard. J'étais intrigué comme chacun des passants par
cette paire de chaussures de sport suspendue très haut au dessus d'un fil électrique très haut.
Farce de jeunes.

Toujours l'obsession du Ciel, ce n'est pas Tel Aviv! c'est plus haut que les antennes et les arbres,
et les corbeaux si hauts, belle fantaisie, nous avons besoin de rire. Qui ira enlever cette plaisanterie?

Il est 17h15, la chaleur est lourde, les nombreux chats en liberté cherchent l'ombre.
Je vais vous les montrer, c'est Jérusalem. Ils nous sont familiers et assurent la sécurité sanitaire.

Le Pérék Chira écrit que le chat dit le verset du psaume 18,38:
"Je poursuis mes ennemis, je les atteins; pas de relâche que je ne les aie détruits".
Mais pas à cette heure, ils sont surpris que je sorte prendre l'air si chaud.





 Ces yeux de pierre précieuse, quelle fantaisie a le Créateur. Il soigne chacun comme un prince.


On pourrait les aimer si facilement mais ils n'ont que faire de notre légèreté,
à côté de leur sagesse nous leur semblons bien légers.
Etes-vous propres comme nous le sommes continuellement? Dehors et dedans?


Mais vous êtes un peu trop dignes, regardez, cette pierre vous ressemble.
Trop parfaite, on la caresse mais que vous dit-elle? Comme vous.


Aimez-vous notre promenade, aimez-vous Jérusalem? Baroukh Hachém!
Les jardins d'enfants des petits ont fermé leurs portes, ce sont les vacances.


Que peuvent-ils faire à la maison sans cet univers de rêve?


Vous voyez la gaieté de Jérusalem. Retrouvons vite sa beauté
Bien sûr un beau fronton de maison. J'habiterai toujours dans Ton sanctuaire.


Jérusalem c'est la perfection du moindre geste:


Mais j'aime les amitiés des fleurs d'ail, rien de plus beau que ce bleu qui se trouve au Ciel.
C'est toi la Chékhina parfaite. Ah quand sera ainsi tout notre peuple dans la Torah si belle.


Et parfois, c'est le Cantique: Viens mon amie, tu es si belle, tu es Jérusalem.
Nous sommes du même bleu sincère.


Pendant que je vous écris cette lettre, dans le jardin sous mes fenêtres, des voisins fêtent un
anniversaire, une cinquantaine d'amis et les buffets, la musique et les lumières.
Par dessus tout en ce moment commencent les jasmins si légers qui entêtent:

Ils sont la joie que l'on espère. Ce sont les annonces premières du Gan Eden sur cette terre.
Ici une rose blanche te dira peut-être combien je te respecte.
Nous sommes tous finalement comme cela dedans.
Et ces enfants qui te ressembleront, je l'espère.


Mais il est des roses ardentes, des explosions violentes, insolentes,
à ces heures il faut t'aimer quand même Israël.
Je te parle mais tu n'en as que faire; tu exploses en ta colère.


Ce que j'aime, c'est la délicatesse légère de ta main posée sur la mienne,
dit la fleur au papillon, elle me dit: "je t'aime". Pourquoi trembles-tu, papillon
quand tu poses tes lèvres?


Tout est chaud, tout est calme, mais rien ne révèle l'amour des naissances incessantes
comme les ibiscus qui sont totalement des chants: Chir El,


Le Ciel a partagé avec nous le bonheur des enfantements. La joie n'est jamais indécente.


Il est parfois des frères et soeurs qui trouvent vraiment l'union des corps et des couleurs
et le bonheur de vivre ensemble.


Plus loin la guerre, les méchants, mais moi j'aime Ton sanctuaire
on y restera toujours des enfants.

Il faut rentrer vite maintenant, quelqu'un vient me demander de l'aider en l'écoutant.
Je suis prêt maintenant. Chémâ Israël. Nous vivons au Gan Eden.

Avez-vous apprécié notre brève promenade? Excusez, 40 minutes seulement.
Les terroristes et leurs complices ne peuvent rien faire avec un peuple
qui a toujours l'espérance, et dedans la communication incessante avec Celui
qui crée la beauté, l'amour et les renaissances.
Hamas, Arafat, droite, gauche, le dollar, ah bon, mais il y a aussi autre chose.