Jérusalem que j'aime

La beauté intime de Jérusalem en Chevate et à Tou bi Chevate (26 janvier 2013)

Ma yadidote michkénotéikha,(Psaume 84,2) Quelles sont aimables Tes demeures!

Scénario et photos d'amour, par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour

A partir de ce jour, le nom de la ville est "Hachém est là".
(chém haîr miyom Hachém chammah. Ezékiél 48, 35) C'est la vallée où on voit (Isaïe 22,1).

Attention! Ceci n'est pas du tourisme, ni une conception sur la nature, mais une étude de la Torah, pour "ressentir" ce qu'est la terre d'Israël; Torah vivante et vécue sur la terre de LA présence divine. Et on doit l'étudier avec le coeur. Un bon exercice.

Le poème qui l'explicite en méditation intérieure se trouve ici (lien).


Dans le monde les politiciens sont pris de folie de plus en plus, en de nombreux pays. Ils utilisent sans scrupule la Création et les idéologies et l'éducation et les religions pour dominer les autres, les rendre pauvres, détruire leurs identités et leurs cultures. Ils corrompent et la nouvelle démocratie de corruption et les didactures cyniques ou fanatiques sont entrées dans la même compétition.
Israël n'est pas différent du reste du monde, sinon en ceci qu'elle a un message ineffaçable et qui a des milliers d'années d'existence avant toute autre idéologie de la modernité: améliorer le monde, à commencer par soi: on reconnaît donc qu'on est un laboratoire où les microbes sont encore plus agissants qu'ailleurs mais aussi les contre-poisons. Ne nous étonnons donc pas des abominations: c'est le travail thérapeutique qui est en gestation.

Mais la Torah, en ce moi(s) de février, en ce moi(s) deChévate nous a conseillé d'aller reprendre la vraie dimension de la réalité, le véritable et "bon" ordre des choses en sortant regarder la nature et y découvrir la voie de la bénédiction, la méditer, l'intégrer. La Torah est un rouleau écrit, mais la nature est aussi cette immense Torah du Jardin d'Eden. Chémâ Israël, écoute Israël, et le Zohar ajoute: viens et vois. Je vous invite dans cette sortie que je viens de faire en ce sens.

Avant de sortir, je me branche avec vous en ma maison sur la nature qui y est donc présente en cette fleur (starguézér en hébreu). Ecoutons et voyons ses couleurs, sa texture, ressentons, laissons nous pénétrer pour éveiller nos antennes.

Nous sommes prêts. Entrons dans la nature, nous allons au Jardin Botanique ensemble.
Nous sortons de l'hiver. Les arbres sont encore froids, ils gardent les blessures des branches coupées dans le passé, et les autres branches sont comme des bras tendus d'espérance. L'herbe déjà recommence et voici la renaissance qui avance: quelques taches de couleur, des anémones, des coquelicots sont les premiers d'un printemps qui s'élance.


Les pluies ont empli la terre et la petite cascade jaillit du ventre. L'eau est souveraine, c'est la vie, rien sans elle,
elle est forte et donne et caresse. Où est la source véritable de cette vie? Myriam était la source d'eau vive.
Ah, que le Ciel nous redonne à nouveau celle qui a sauvé le peuple en Egypte. La plupart des Juifs sont encore égarés depuis dans des déserts qui les séduisent et ne sont pas arrivés à Jérusalem même s'ils en enseignent les livres.
Que Myriam les amène là où ils disent qu'ils ont à vivre.

Tout sera possible, les orangers et citronniers déjà nous montrent les fruits comme si nous étions arrivés au paradis.
La joie est-elle donc possible? Ta Création pourrait donc revivre?

A Jérusalem comme partout en Galilée et dans le monde entier, ces mêmes fleurs qui se protègent auprès des rochers.
Nous sommes comme elles, fragiles -tous-, discrets derrière nos arrogances et méchancetés et nous avons tous besoin
que Tu sois notre Rocher. Apprenons d'elles à ne pas être des armées ne rêvant que de détruire l'humanité.

Attention, il ne s'agit pas d'être toujours des enfants à l'heure de la têtée, il ne faut pas attaquer non plus mais il faut savoir se défendre, et se préparer en beauté à le faire s'il y a nécessité. Il suffira que l'adversaire se blesse lui-même s'il veut nous menacer. Nous n'abandonnerons pas la beauté ni la vérité. Nous ne deviendrons pas des monstres d'inhumanité.
Nous n'avons rien à conquérir, nous avons ici que ce Tu nous as donné, cela nous suffit. Tout ce dont on nous accuse n'est que délire des autres projeté. Nous sommes prêts. Qui oserait s'approcher, Tu nous as blindés et nous le faisons avec un certain humour car dedans nous sommes tendres et nous n'allons pas nous déplacer pour conquérir ni embêter.

Et s'il faut parfois être cactus, jamais nous ne perdrons Ta beauté.
Nous resterons des voiliers dans l'humanité, nous respirons au large, nous nous guidons selon Tes étoiles, nous savons lire les âges, nous avons des milliers d'années, les moustiques qui passent ne sont que des tigres de papier.
Qu'il est beau et doux ce voyage toujours pleins d'imprévus rencontrés.

Mieux encore, nous sommes mobiles et libres toute la journée,

nous ne quittons jamais Ta beauté, pas de vêtements sales et délabrés, bon chic bon genre, du style dans la simplicité,
mais quelle élégance Tu nous a transférée. Aucune raideur, nous glissons ensemble d'âge en âge en douceur, bien sûr avec un petit tremblement qui se voit aux plumes arrière qui se redressent en antenne gentiment.
Et la nature nous comprend, elle suit notre vibration de même. Notre sol est une eau de caresse, c'est cela Israël et Jérusalem. David le disait dans ses poèmes: pourquoi resterais-je à vivre ailleurs dans les tentes de Kédar quand ici c'est tout le bonheur; et qui veut est invité en notre demeure. La vérité est écrite, et claire et simple. Il suffit d'un peu de coeur et de courage car Tu es notre aide. Et nous sommes ensemble, une famille forte; d'ici on est universels.



LIRE ICI LE POEME QUI EXPLICITE CETTE RELATION:
et cette méditation est exercice intérieur et délice.

Ici, le rite de cette fête chez les Juifs d'Afrique du Nord,
téléchargeable sur le site du Rav Zecharia Zermati (voir son site)