Jérusalem le bonheur

Scénario, et photos du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
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© Copyright Dufour

Les guerres, les attentats, les interminables informations, les débats sur l'actualité, et les touristes qui s'enfuient au premier bruit comme les pigeons sur la place de Venise.
Non, Jérusalem, c'est autre chose aussi. Je voudrais vous montrer un bien-être quotidien que vous ne connaissez pas.
Le judaïsme, c'est la connaissance rigoureuse, mais c'est en même temps le Cantique des Cantiques.
Pas le Kotel qui est habituel et solennel. Comprenez que le bruit des balles n'atteint pas notre bonheur interne; et notre vie quotidienne continue au rythme de notre coeur, chaque jour de même.

Pour vous l'exprimer, je vous ai déjà parlé par les fleurs, les nénuphars et les oiseaux du Jardin botanique l'année dernière.
Une éducation par la Torah dans le regard. (Liens ici).
Aujourd'hui, au lendemain d'attaques avec le Hamas, je vous propose de m'accompagner au Zoo tanakhique, biblique.
Vous me direz, tout est dans ton regard; eh bien, oui, je vous emmène partager mon regard, promenade d'amis.
Chacune des images de cette page est le début d'une série que nous développerons ensuite dans les autres pages.

Voici l'arche de Noé arrivée à Jérusalem, reconstituée. Devant, quelques jeunes filles, en plein bonheur, sain et sincère,
passent et se placent des fleurs sur la tête et me demandent de les filmer avec leur appareil photo pour garder l'image de ces instants de ciel.

Vous avez déjà découvert ce bonheur lumière


"Yéhi khévod Hachém léôlam, yisma'h Hachém bémaâssav,
Que la Gloire de Hachém soit pour toujours, que Hachém se réjouisse dans Ses oeuvres" (Psaume 104,31).
Vous avez découvert Jérusalem, un accord entre l'espoir, le contact, le visuel dans une qédoucha (sainteté) de lumière.
Dans le Pérek Chira (lien ici), nous avions découvert combien la nature, les éléments, les animaux aussi,
en direct expriment leur chant au Créateur de tous les univers. Nous sommes présents ensemble. En douceur.

Même union, même beauté, tout est dans le regard qui voit ce qui est. C'est cela la réalité.
Il suffit de saisir chaque instant de ce que d'autres ne voient pas quand ils passent enfermés dans leur voiture, radio hurlant,
téléphone sonnant. Regardons, sentons: chaque mouvement des ailes se déploie, l'envol se prend, il suffirait d'en faire autant.
Et cela devant la courbe des cornes si douce, on est au paradis terrestre, si le coeur vit en ces sentiments.
Pourquoi vivrait-on autrement? Y-a t'il au monde des gens capables de vivre en ces musiques.
Voilà comme on doit lire un psaume, suivre ainsi les sentiments de chaque mot avec tout l'être, avec le corps physiquement
et pas seulement avec la tête. Ainsi de toute prière. Cela ne peut se faire que lentement.
Ainsi, on écoute quand on aime. Rien ne se perd.
Si on ne voit pas tout cela, il y a un vrai problème.
Arrêtez votre rythme pour bien voir chaque détail de ces images, les différences dans les mouvements des ailes.

Voici un cheval qui passe. Aviez-vous ou non remarqué le bleu de sa crinière? Sinon, il faut mieux regarder.
Il a pris cela aux cieux et se le garde tout près de la tête. Pour lui, c'est naturel, le ciel.


Autre beauté de privilège et pourtant ordinaire. Quelques flamants roses se prélassent. Font-ils des manières?
Si beaux et si tordus, et si droits, mais nous sommes pareils! Quelle imagination a le Ciel!
Chacun est louange à nulle autre pareille.
"Or zarouâ lattsaddiq, ouléyichré-lev sim'ha.
La lumière germe pour le juste, et pour ceux qui sont droits c'est la joie" (Psaume 97,11).

La preuve, cette élégance de la girafe, ce soin de la beauté. Nous l'avons appris par les vêtements
du Grand-prêtre Aharone: nous avons l'obligation de beauté car nous sommes chacun à notre façon
une image et un reflet de la Beauté suprême qui s'est dispersée un peu en tous les êtres créés.
L'univers est un immence concert où chaque beauté est nécessaire dans l'orchestre.
A nous de l'entendre, de l'aimer, de la respecter. Apprenons à aimer. Ecoute Israël.

Ami, amie, voilà ce que je voulais te dire: comprendre et sentir que chaque instant, chaque mot,
chaque lettre de la Torah, chaque soupir a la beauté incessante et irradiante que nous fait comprendre le paon.
"Lémaâne yézamérékha khavod vélo yidom, Hachém Elohaï léôlam odéka,
De la sorte, je Te chanterai Ta Gloire sans jamais m'endormir, Hachém, mon D.ieu, toujours je ferai Ta louange" (Psaume 30,13).
Tout est beauté ici, nous sommes à Jérusalem. Tu es Jérusalem, et moi aussi.
C'est l'endroit du baiser de la tere et du Ciel, simple, quotidien et infini.

Chacun est on ne peut plus différent, et toujours surprenant, à l'infini.
Mais, toujours, il y a une beauté qui est porte petite mais unique vers cet infini.
Le pélican ainsi.
Je vous surprends? Sachez que vous aussi vous me semblez étrange.
Moi aussi je réfléchis et je vous étudie. Vos envolées sont-elles belles à suivre?
Ah bon, vous ne savez même pas voler, mais alors pourquoi vous prenez-vous
pour des êtres développés?

Vous croyez que vous venez me regarder mais c'est moi qui vous ai saisi dans votre ignorance
et votre suffisance dès que vous êtes passés.
Vivons ensemble, nous avons tellement à nous apprendre. Regardez, prenez une leçon d'amour,
les hommes vous avez tellement du mal à comprendre.

Voici le singe qui vous accueille, leste comme cela vous manque. Il se précipite vers vous de toute sa souplesse.
Il est aérien et terrestre: "Ezri méîm Hachém, ôssé chamayim vaaréts.
Mon aide vient de Hachém, qui fait les cieux et la terre" (Psaume 121,2).
Combien devraient apprendre de lui la gentillesse.


Regardez les éléphants:
Suite page 2, quelques leçons d'amour.

 




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le Pérek Chira (lien ici)