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5e cours de Talmud (complété)
Commentaire des Tossafistes
sur le commentaire de Rachi

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org



Avec joie, j'ai réalisé cette page à la demande d'un jeune de 13 ans qui étudie le Talmud et voulait mieux comprendre les tossafistes. Qu'il soit en exemple pour les autres jeunes et les adultes qui oseront entrer dans ce niveau d'étude de la Torah.
Que ceux qui comprennent ce niveau utilisent cette page pour enseigner aux autres qui n'y parviendraient pas sans eux. 
 
 
Le terme de tossafotes et celui de tossafistes Rabbénou Tam
Qui sont ces "tossafistes" ? Le Roche (R. Achér ben Yé'hiel)
La méthode des tossafistes Le Tour
ou Baâl ha Tourim (R. Yaâqov ben Achér)
Analyse d'un exemple :
La 1e michna, en Baba Qama
Le premier Rachi sur cette michna
Les tossafotes sur ce Rachi
Rappel
1e cours : Etude générale de la première
michna du Traité Baba Qama 
2e cours : Transmission de la Torah et rédaction de notre Michna 
3e cours : Etude détaillée de la michna.
4e cours : Etude des thèmes de Baba Qama
5e cours : Le commentaire des tossafistes sur le commentaire de Rachi
Vérification des connaissances

(veiller à mémoriser les dates et phrases hébraïques)

Le terme de tossafotes et celui de tossafistes

Le terme de tossafotes signifie adjonctions. La ponctuation de leurs commentaires ":" et "." suit toujours le même principe que dans le texte de Rachi ; cela veut dire que l'importance des ":" et "."est l'inverse de celle qui a cours de nos jours dans les langues occidentales.

Ces tossafotes sont des commentaires et éclaircissements donnés pendant plus de deux siècles par les baâléï hattossafote, Sages et savants commentateurs ou talmidéï 'hakhamim ou tossafistes qui sont, pour la plupart, membres des communautés et yéchivotes de France comme l'indiquent leurs noms (tossafistes de... Sens, Dampierre, Évreux, Rouen, Tours, Ramerupt, Coucy, Corbeil, Paris, etc.; ainsi, en hébreu : mi Chéns... veut dire "de Sens").

Nous devons les situer clairement dans l'histoire de la pensée juive, afin de bien comprendre leur fonction qui a été capitale pour l'étude du talmud et de la Torah au point qu'ils sont insérés dans un sigle mnémotechnique GaPaTe signifiant Guémara, Pérouche (commentaire de Rachi) et Tossafotes pour désigner l'ensemble que l'étudiant cherche à intégrer comme base.

Pour les motifs qui seront indiqués ci-dessous, la présentation sera très succinte.

1.  Il y a eu environ 2000 ans de transmission de la Torah, soit selon le comput de l'aire commune actuelle :
- vers  - 1300  le don de la Torah au Sinaï (matane Torah), le Chabbate 6 sivane 2448 ;
- vers  + 200  la rédaction de la michna par R. Yéhouda Hannassi après 460 ans de tannaïm ;
- vers  + 350  le talmud de Jérusalem ;
- vers  + 500  la clôture ou signature du talmud de Babylone 'hatimate hattalmoud (ce talmud s'est étendu depuis les amoraïm Rav et Chmouel vers 220 jusqu'à Rav Achi et Ravina II ben Houna en 500 qui terminent la horaa, enseignement);
- vers  + 700,  les 4 générations de savoraïm ou Rabbanane savoraï (475-600) puis la fin des petits traités du talmud de Babylone.

2.  Ensuite, pendant quatre siècles environ (600-1050), les guéonim, maîtres des générations en contact direct avec les grands maîtres de la transmission, spécialement en Afrique du Nord et en Espagne.

3.  Puis Rachi (1040-1105).

4.  Enfin, les tossafistes formés par Rachi.

Ces deux colonnes de sagesse que sont Rachi et les tossafistes sont représentées en deux colonnes typographiques dans la page du talmud : le texte de Rachi et celui des tossafistes entourent le texte principal constitué de la michna et de la guémara ; ils sont la meilleure aide pour la compréhension minimale et sûre du texte. Ils ne peuvent donc pas être négligés si l'on veut comprendre sans erreur la michna ou la guémara. Ils sont souvent écrits dans un vocabulaire spécial adapté à la langue des textes commentés et leurs auteurs sont différents selon les traités.


Qui sont ces "tossafistes" ?
Les premiers tossafistes étaient des élèves et des membres proches de la famille de Rachi qui éclairaient et précisaient les commentaires de Rachi sans négliger leurs critiques. Ils ont constitué une brillante suite d'Écoles en France et en Allemagne, les baâléï hattossafote dont voici les principales :

Quels sont les tossafistes du 12e siècle ? Sur quel traité du Talmud ont-ils écrit leur commentaire ?

1. Les premiers
- le Riva (R. Yits'haq ben Achér Hallévi.
- le Rivane (R. Yéhouda ben Natane).
- R. Chémaya, sur le Traité Middote.
- le Ravane (R. Eliêzer ben Natane), sur le Traités Moêd, Nachim, Néziquine.
- R. Méïr ben Chémouél de Ramerupt et ses fils :
      * R. Chélomo ben Méïr, sur Péssa'him et sur Baba Batra.
      * le Rivam.
      * R. Yits'haq ben Méïr.
      * le grand Rabbénou Tam (R. Yaâqov ben Méïr, 1100-1171) qui forma de nombreux élèves.
Rabbénou Tam fut l'élève de son père R. Méïr ben Chémouel, d son frère Chémouel ben Méïr et de Yaâqov ben Chichone, lui-même élève de Rachi.
Il est le petit-fils de Rachi et sa femme Myriam était la soeur de R. Chichone ben Yossef de Falaise.
Il vécut à Ramerupt, partageant sa vie entre l'étude dans sa yeshiva, la présidence du beit dine, un rôle très important de conduite des communautés, des échanges de lettres avec les plus grands talmidéi 'hakhamim du monde qui le consultaient sur des questions de halakha, son activité professionnelle de vigneron et de prêteur d'argent. Il subit les effets terribles du passage de la seconde Croisade le second jour de Chavouôte 1147 ; on trouve la description de ce pogrome (destruction des habitations et de rouleaux de la Torah, meurtres et sauvetage miraculeux du Rav) dans les récits de R. Ephraïm ben Yaâqov de Bonn. Rabbénou Tam quitta ensuite Ramerupt.
Les étudiants venaient à son beit ha middrash du monde entier et répandaient son enseignement ensuite. Il forma de grands Sages comme R. Eliêzer ben Chémouel de Mets, R. 'Hayim ben 'Hananel, R. Moché ben Avraham de Pontoise, R. Yom Tov ben Yits'haq de Joigny, R. Yossef Békhor Chor d'Orléans. On le voit, la partie nord de la France fut le foyer de nombreuses et brillantes communautés, et ces villages et villages n'ont pas connaissance de la grandeur de leur patrimoine juif qui est connu dans le monde entier et elle ne le glorifient pas. Elles ignorent même combien elles y perdent.
Il était aussi célèbre par ses disputes halakhiques et l'autorité qu'il voulait imposer  par là à d'autres communautés, ce qui n'était pas l'usage à l'époque. R. Avraham ben David de Posquières s'opposa vigoureusement à lui sur ce point. Il faut se rappeler que Rachi lui-même avait défendu vigoureusement le principe de  l'autonomie de chaque béit dine  (tribulal rabbinique) sur sa propre ville et ne prétendait nullement régenter les autres.
L'oeuvre connue de lui est principalement ses tossafotes introduits dans les éditions du Talmud de Bavel, ses écrits et controverses de grammairien, son livre de Chéélotes ou téchouvotes (réponses à des consultations halakhiques) intitulé Séfer ha Yachar, un commentaire sur le livre de Yov (Job), de nombreux poèmes dont un remarquable sur l'enseignement des téâmim que j'utilise à ce sujet. Il commence par ces mots : Eloqim li maghén, béyadi tsar miguén, bé hétivi naguén mélakhim oumécharétim (Eloqim me protège, et il éloigne de moi tous les tourments ; je ferai de mon mieux pour enseigner les règles du chant des téâmim au sujet des signes de ponctuation, les mélakhim; et des signes qui les accompagnent, les mécharétim).

2. Les élèves de Rabbénou Tam
- R. Baroukh ben Yits'haq de Régensbourg.
- R. 'Hayim ben 'Hananél HaCohen.
- le grand commentateur de Rachi sur la Torah, le Réém, R. Eliêzer ben Chémouél de Metz.
- R. Yaâqov d'Orléans.
- le Ri Hallavane : R. Yits'haq de Prague.
- le Ri Hazzaqén, neveu de Rabbénou Tam.
- R. Yits'haq ben Chémouél de Dampierre (dcd en 1185), sur Moêd Qatane, qui forma de nombreux élèves.

3. Les élèves de R. Yits'haq ben Chémouél de Dampierre :
- particulièrement les frères :  le Ritsva, R. Yits'haq ben Avraham de Dampierre.
et R. Chimchone mi Chans, ben Abraham de Sens (commentateur sur Zéraîm, Taharote, Erouvine, Roche Hachana, Soucca, Ména'hote, Békhorote, Méguila, etc.).
- R. Baroukh ben Yits'haq de Worms (sur Zéva'him).
- Sir Léone (R. Yéhouda ben Yits'haq de Paris), sur Zéraîm, Bérakhote, Méguila, etc.
et leurs élèves, les tossafistes du 13e siècle.

4. Les tossafistes du 13e siècle
4.1 
- Sir Morel (R. Chémouél ben Chélomo de Falaise), commentateur sur Âvoda Zara.
- les frères E. Chémouél et R. Yits'haq d'Evreux.
- R. Yé'hiél ben Tossef de Paris
et leurs élèves.

4. 2
Les élèves des précédents :
- R. Eliêzer de Touques, dcd en 1291 (commentaires sur Chabbate, Péssa(him, Yébamote, Détouvote, Guittine, Néziquine, 'Houline, Nidda...).
- R. Pérets ben Eliahou de Corbeil, dcd en 1298 ; avec ses élèves, il a écrit sur Béitsa, Taânite, Nédarim, Nazir, Sanhédrine, Mokkote, Âvoda Zara, etc.).
- le Maharam, R. Méïr ben Baroukh de Rottenbourg.

5. Les élèves du Maharam qui furent les grands maîtres du 14e siècle dont :
- le Roche (R. Achér ben Yé'hiel, 1250-1327).
Rabbénou Achér ben Yé'hiél, dit le Roche (1250-1327). était élève du Maharam de Rothenbourg qui l'appelait mori harav. "mon enseignant et mon maître". en Allemagne. Les persécutions chrétiennes le firent fuir en Espagne à Barcelone puis il  s'installa à Tolède, y causant une réunion des plus hautes études ashkénazes et séfarades. Il a écrit un célèbre livre de Halakhotes de Rabbénou Achér à partir du Talmud, sur lequel il a écrit des ajouts (tossafotes). Il clôt l'ère des Tossafistes. 
 Rabbénou Yosséf Caro, auteur du Choulkhane Âroukh, le prend comme base de son trépied de référence, avec le Rif et le Rambam (il adopte une halakha chaque fois que deux de ces trois auteurs sont d'accord). 
L'un des ses huit fils, tous célèbres, Rabbénou Yaâqov ben Achér (1270-1343) arriva avec lui à l'âge de 23 ans en Espagne. Rabbénou Yaâqov ben Achér mourût, comme beaucoup, dans son parcours d'alyah vers la terre d'Israël. 
- le Tour, ou Baâl ha Tourim (R. Yaâqov ben Achér).
Rabbi Yaâqov ben Achér ben Yé'hiel, sépharade (1270-1343) est nommé aussi Baâl hattourim, c'est-à-dire celui qui a rédigé le livre intitulé le Tour.
 Il est le fils de Rabbénou Achér dit le Roche (1250-1327), auteur du grand livre de halakha Hilkhote Achéri sur tout le Talmud et qui était l'élève du célèbre Maharam (voir) de Rottenbourg. 
 Ils fuirent l'Allemagne en raison des massacres (déjà) des croisades et se réfugièrent en Espagne. Toute chose conduit au bien  dans le plan de Dieu car cela permit de réunit toute la science achkénaze et celle du bassin méditerranéen qui avait reçu aussi l'apport des yéchivotes de Babylone. Cela explique la grandeur du judaïsme d'Espagne, jusqu'à son dernier grand maître, le Rav  Qanepanetone qui est la base du Lév Gompers
 Le Tour arriva en Espagne à 33 ans. Il rédigea un premier abrégé du livre de son père puis il l'étendit pour écrire son livre monumental comprenant 1714 chapitres et intitulé Arbaâ Tourim, les 4 piliers. 
 Voir le Lév Gompers où je décris longuement les 4 parties de cette oeuvre : Ora'h 'Hayim, Yoré Déâ, 'Hochéne Michpate et Evéne  haêzér. 
 Il y a corrigé le point de l'oeuvre du Rambam dans Michné Torah qui ne donne pas les références et ne cite pas les opinions diverses. 
Rabbénou Yosséf Caro l'a commenté dans son oeuvre monumentale, le  Béit Yosséf dont le résumé très connu est le Choulkhane Âroukh, qui garde exactement le plan du Tour.
 Il faut souligner deux cohérences majeures de la vie de Rabbénou Yaâqov : il vécut dans une extrême pauvreté pour se consacrer à la Torah dans la pureté et ne pas se détourner dans des charges qui lui auraient apporté de l'argent et des honneurs ; et il partit pour monter vers la terre d'Israël dans les conditions si difficiles de l'époque, comme tant d'autres grands (Rambam, Ramban,  Ram'hal, le Chla, etc.). Il mourut en chemin, comme Moché rabbénou. 


La méthode des tossafistes

La michna est commentée par la guémara, elle-même commentée par Rachi, lui-même commenté par les tossafistes. La lecture et l'étude se font dans ce même ordre.

Les tossafistes ne commentent pas tout le texte qui est au centre de la page mais ils reprennent seulement certains points sur un passage particulier : leur commentaire est toujours ouvert par un ou deux mots en caractères gras qui sont la reprise du texte central, là où est le passage qu'ils veulent commenter ; jusqu'aux autres mots suivants, en même caractères gras, se trouve leur commentaire sur ce passage. On nomme ces mots d'ouverture qui sont en caractères gras dibbour hammat'hil, parole de commencement, comme pour Rachi. Souvent, cette indication nous précise qu'ils vont à la fois exprimer leur point de vue sur le texte de la michna ou de la guémara, et davantage encore sur le commentaire de Rachi qui éclairait ce texte.

Il est très fréquent de les voir contester la position de Rachi, qui était leur maître, ou proche parent pour certains d'entre eux. Il s'agit bien entendu de ce que l'on appelle ma'hloqéte lé chém chamaïm (discussion aiguisée dont l'âpreté n'est que pour la gloire du Ciel et pour l'avancée dans la connaissance de la Torah, dans le plus grand respect envers autrui). 

La méthode des tossafistes était celle qui était pratiquée en France et en Allemagne entre le 12e et le 14e siècle : elle consistait d'abord en une étude approfondie de l'enseignement du maître, puis en un prolongement qui était une tentative pour soulever le maximum de questions à partir de là, et aussi pour préciser toutes les différences que l'on pouvait mettre en évidence entre cet enseignement de Rachi envers les commentaires qui pénétraient en Europe (Rabbi 'Hananel, Rav Yits'haq Alfassi...) et envers les différentes versions. Derrière cela, il s'agit de préciser la halakha. Ce caractère de recherche est rendu par les formules fréquentes : véim lomar, et si tu disais que..., ou bien véyéche lomar, et il y aurait à répondre... 
En plus, le volume du talmud peut comprendre aussi des commentaires très importants qui comparent Rachi et les tossafistes ou tentent d'éclaircir les questions nouvelles qui découlent de leurs thèses ; citons particulièrement :
- les 'Hiddouchéï Maharchal, de Rabbi Chlomo Louria (1510-1573), qui sont un abrégé de son livre 'Hokhmate Chlomo,
- les 'Hiddouchéï Maharam, de Rabbi Méïr Milloubline (1558-1616),
- les 'Hiddouchéï Maharcha, de Rabbi Chmouel Édels (1555-1631).

Il importe de savoir que les tossafotes sont composés par des auteurs différents, d’Écoles différentes et d’époques différentes, et qu'il n’y aurait donc aucun sens logique à les comparer strictement, contrairement à ce que l'on peut faire entre les commentaires parallèles de Rachi sur la Torah ou sur le talmud, qui n'ont qu'un seul et même rédacteur512.
On trouve chez le Rav Qanepanetone et chez le Chla les spécificités de style et d'analyse des tossafotes.



Analyse d'un exemple
Prenons les tossafotes du début du traité Baba Qama (page 2a), et suivons à nouveau les différentes étapes de leur raisonnement sur leur premier commentaire pour bien avoir en tête les étapes qui nous mènent aux tossafistes :
a)  la Torah écrite et la Torah orale (revoir ici ce que c'est) 
b) sont commentée par la Michna (revoir ici ce que c'est)
c) la Michna est commentée par la Guémara
d) Rachi commente la Guémara
e) les tossafistes commentent Rachi.

Voici le texte de la 1e michna, en Baba Qama (page 2a) :
arbâa avote néziqine : hacchor véhabbor véhammavê véhahévêr : 
"arbâa avote néziqine (quatre principes de nuisances)… hacchor (le taureau)… véhabbor (et le puits)…véhammavê (ce qui endommage)… véhahévêr (et ce qui incendie)

lo haréi hacchor kéharéi hammavê vé lo haréi hammavê kéharéi hacchor
pas semblable aux caractéristiques du chor ce qui est semblable aux caractéristiques du mav'éh
et n'est pas semblable aux caractéristiques du mav'éh ce qui est semblable aux caractéristiques du chor

vélo zé vazé ché yéche bahén roua'h 'hayim kéharéi haéche chééïn ba rou'ah 'hayim
et ne sont pas l'un et l'autre qui ont en eux le souffle de vie comme ce qui est semblable au feu qui n'a pas en soi le souffle de vie

vélo zé vazé chédarkane léiléikhe ouléhaziq
et pas ceux-là dont la voie est d'aller et de causer des dommages

kéharéi habbor ché éïn darko léiléikhe ouléhaziq
comme ce qui est semblable aux caractéristiques du bor dont la voie n'est pas d'aller et de nuire

hattsad hacchavé chébahén chédarkane léhaziq ouchémiratane âléikha
le côté semblable qui est en eux est que leur voie est de créer des dommages
et les surveiller est un devoir 
et quand il y a dommage, il a obligation (celui qui nuit) de payer les prix du dommage
du meilleur de la terre".
Leur premier dibbour hammat’hil est arbaâ avote néziquine.

Voici le texte du premier "Rachi" sur ce texte de la michna :
Son premier commentaire ouvert par le dibbour hammat'hil (reprise du texte) arbaâ avote néziqine; donc :
arbaâ avote néziqine -
avote qéri léhanakhe dékativane béqera béhadia ouvaguémara méfaréche héi nihou toladote

quatre avote (principes) de préjudices à dédommager -
avote désigne ceux-là qui sont cités explicitement dans la Torah et la guémara précisera lesquels sont des toladote (cas dérivés).

Prenons l'habitude de regarder un commentaire de Rachi en l'analysant :
1. Nous voyons que Rachi ne fait pas ici de commentaire allégorique ou symbolique (pas de réméz).
2. Nous sommes intrigués par le fait que son commentaire sur le talmud soit en araméen alors que son commentaire sur la Torah est en hébreu. Quand Rachi étudie la Torah, il écoute et il pense dans la langue de la Torah, en hébreu, exemple parfait d'écoute et de relation intérieure au texte. De même, quand il étudie la guémara, il privilégie l'araméen, même sur l'hébreu de la michna, car la vérité de la michna ne se trouve que dans son explicitation par la guémara, en araméen. Pourtant, le commentaire suivant de Rachi sur la michna, analysé ci-après, est en hébreu car cette phrase veut justement nous expliquer le lien continu qu'il y a entre la michna et l'hébreu de la Torah.
 Rachi nous indique donc ici que la guémara nous précisera ce que sont les dérivées (toladote).
3. Par ce terme de béhadia, (explicitement), Rachi nous indique que, si nous analysons exactement ces quatre concepts, nous découvrirons qu'ils sont là "pour inclure" (léatoyé) et/ou "pour exclure" (léapoqé) de multiples cas avec la plus grande précision possible ; ce sera le travail des Sages du talmud et des commentateurs que de discuter pour faire la différence entre tous ces cas afin de parvenir à de justes réparations des dommages. C'est une méthode générale : sur tout texte étudié, nous devons nous poser la question de savoir s'il nous oriente vers une inclusion  (léatoyé maï) ou vers une extension (léraboyé maï) ou vers une réduction  (lémioûté maï) ou vers une exclusion (léapoqé maï) des applications d'un verset de la Torah.
4. Rachi dit : ouva guémara méfaréche (et dans la guémara on commente ou interprète) ; il faut parvenir à ce réflexe dans le regard et dans l'analyse que toute locution de liaison utilisée par Rachi est un code très précis ; il faut apprendre ces codes pour comprendre ce que Rachi nous apporte car cette expression revient fréquemment.

Voici maintenant le texte du premier commentaire des tossafistes, ou tossafote.

1.  Nous trouvons ces mots de la michna  :
arbaâ avote néziqine
il y a quatre avote (pères, principes) de dommages faits à autrui.

 2. Ensuite vient le commentaire, traduit ici littéralement, que nous expliquerons ensuite : 
éit doukhta, il y a un endroit, délo tané hén, où l'on n'enseigne pas hén kémo haka, eux comme ici.

 3. Maintenant, complétons le sens de leur phrase car ils écrivent toujours en style abrégé, qui élimine de nombreux mots du talmud : "il y a des endroits où l'on n'enseigne pas dans le talmud en mettant le mot  hén après une énumération, et c'est le cas ici" .

 4.Expliquons : les tossafistes savent, et nous l'avons déjà souligné souvent, que la plus petite partie de texte de la michna ou de la guémara a un sens, aussi bien par sa particularité présente que par l'absence d'un détail que l'on trouve habituellement dans ce cas. En l'occurrence, ils soulignent ici le fait que, souvent, quand il y a une énumération, elle est accompagnée du mot hén (eux, ceux-ci). Ainsi, il aurait pu être écrit "quatre principes de dommages, ceux-ci" mais, puisque tel n'est pas le cas, les tossafistes analysent cette omission. Ils passent en revue les différents cas et formes de présentation de listes, là où est employé le mot hén et là où il a été omis, pour essayer de voir s'il y a des caractéristiques spéciales dans chacun des deux cas. Ils veulent ainsi comprendre l'intention et surtout le message de notre michna où le mot hén est omis.

5. Continuons leur commentaire d’un premier cas où le mot  hén est aussi omis :
ouvaguémara gabéï cheloche êsseré avote néziqine
"et dans la guémara à propos des 13 dommages"
 ce qui signifie : "c'est le même cas d’absence du mot hén dans ce traité Baba Qama à propos des treize principes des dommages". 
Ils font allusion à une énumération de treize principes (avote) de dommages éventuels, par Ribbi Ochaya, qui se trouve à la page 4b de Baba Qama ou BQ, à la onzième ligne : 1. chomér ‘hinam, 2. choél, 3. nossé sakhar, 4. sokhér, 5. nézéq, 6. tsaâr, 7. ripouï, 8. chévéte, 9. bochéte, plus les quatre avote de notre michna (voir pp. 274-275 du Lev Gompers les définitions de ces termes et des personnages qui les accomplissent). 
Voici ces dommages :

Notre texte de Baba Qama est ponctué de "personnages" qui articulent le raisonnement parce qu'ils sont pris comme prototypes exemplaires de multiples situations humaines (celui qui prête, le voleur, etc.). Ces prototypes sont définis selon les critères de la halakha et non pas selon une typologie psychologique ou autre. Nous sommes dans le cadre de l'anthropologie juive, et non pas seulement sur la scène du drame humain comme dans les grandes pièces du théâtre. Ce sont ces différents personnages que nous appelons aussi les acteurs. Présentons les principaux personnages liés aux dommages qui apparaissent dans notre guémara, hormis les 4 qui ouvrent le traité (le chor...) :

Le chomér 'hinam, est celui qui reçoit en dépôt pour garder mais sans recevoir de rémunération pour cela (BQ 4 b, 11 b, 45 a et 45 b, 107 b). C'est l'un des 4 types de gardiens. En cas de vol ou de disparition, il ne doit pas rembourser s'il est patent qu'il a gardé comme il le fallait. Voir Exode 22, 8 ; également Chevouôte 49 a et Chevouôte 49 b.

Le choél, ou emprunteur temporaire (BQ 40 a, 40 b, 57 b). C'est l'un des 4 types de gardiens. Voir Exode 22, 13. En cas de vol ou de disparition, il doit rembourser le dépôt, sauf si c'est un animal qui est mort ou si le propriétaire était présent en cas de vol ou de disparition. Voir Maïmonide, Hilkhote Chekhiroute 1, 2.

Le chomér sakhar, est celui qui reçoit en dépôt pour garder en recevant une rémunération pour cela (BQ 11 a et 11 b, 13 b, 57 a et 57 b). C'est l'un des 4 types de gardiens. En cas de vol ou de disparition, il ne doit pas rembourser s'il est patent qu'il a gardé comme il le fallait. Voir Exode 22, 8 et Exode 22,12 ; également Chevouôte 49 a et Chevouôte 49 b. 
Le nossé sakhar signifie "reçoit une rémunération" (BQ 4 b, 13 b), autre nom pour le chomér sakhar. 

Le sokhér, ou emprunteur temporaire d'un outil (BQ 45 b). C'est l'un des 4 types de gardiens. Il doit rembourser le dépôt, sauf en cas de force majeure ou si c'est un animal qui est mort. Voir Maïmonide, Hilkhote Chekhiroute 1, 2.

Ajoutons, car ces concepts proches et différents apparaissent souvent :
Les êdim zomémim sont des prétendus témoins qui ont porté témoignage et qui sont ensuite convaincus par d'autres devant le tribunal qu'ils ne pouvaient pas être témoins du fait invoqué et qu'ils ont fait cela uniquement par médisance et pour porter préjudice à autrui (BQ 13 b, 56 a, 72 b). La peine infligée est celle qu'ils auraient fait attribuer à leur victime par leur faux témoignage (Deutéronome 19, 19- 21). Voir aussi Makkote 5 a.

Le ganave, est un voleur de biens ou d'argent qui le fait sans que les propriétaires ne le voient ou ne le sachent et sans qu'ils ne ressentent de violence physique (BQ 4 b, 28 a, 57 a et 57 b). Voir Exode 22, 6 et Maïmonide, Hilkhote Guénéva 1, 3.

Le gazlane, est un voleur qui agit avec force et violence physique contre les biens (par effraction) ou contre les personnes (BQ 4 b, 57 a, 62 b, 79 b, 104 a). Les rabbins ont ajouté des catégories particulières concernant ceux qui s'adonnent aussi aux jeux de hasard.

Le mémouné, est celui qui a reçu la nomination et l'affectation pour une tâche particulière (BQ 4 b, 15 a, 22 a).

Le modé béqnas, est celui qui avoue de lui-même son forfait ; il dédommagera, ne recevra pas d'amende et ne devra que rembourser, même si les témoins viennent ensuite témoigner contre lui (BQ 14 b).

Le mouâd, est celui dont la démarche habituelle et continue qui le caractérise véritablement est de créer un dommage à autrui. Quand il a produit un dommage, son propriétaire doit réparer en payant du meilleur de ses biens. Un mouâd peut devenir tam, si ses caractéristiques changent, et réciproquement (BQ 2). Voir Maïmonide, Hilkhote Néziqéï Mamone 1, 4.

Le motsi chém râ, est le calomniateur qui se présente sous deux formes : celui qui calomnie autrui en colportant des choses mensongères (BQ 4 b, 5 a et voir aussi Maïmonide, Hilkhote Déôte 7, 2) ; celui qui calomnie une vierge d'Israël en prétendant que son épouse n'était pas vierge au moment du mariage. Voir Deutéronome 22, 19 pour la peine infligée, payer son père ou elle-même si elle est orpheline ; pour les autres cas complexes, voir Maïmonide, Hilkhote Naâra Bétoula 3, 1 et 4.

Le tam, est celui dont la démarche habituelle et continue qui le caractérise n'est pas de créer tel dommage à autrui ; il ne l'a causé qu'une ou deux fois (BQ 2 b, 5 a, 7 a, 12 b, 14 a). Quand il a produit un dommage, son propriétaire doit réparer en payant la moitié du dommage et jamais plus, non pas du meilleur de ses biens mais en amende financière, s'il dispose de cette somme, selon la valeur du tam. Si le tam est décédé ou a disparu, le dédommagement ne peut plus être exigible (BQ 2). Si cela devient répétitif, le tam peut passer au statut de mouâd (BQ 18 a).
 

On le voit, par tous ces concepts qui sont présents derrière la phrase du texte, il faut les connaître pour comprendre. Mais le débutant ne peut pas les inventer ; voilà pourquoi on parle de Torah orale, c'est-à dire qu'elle se fait par transmission orale.  Il faut donc recevoir cela en allant étudiant avec un Juif plus avancé et qui a reçu, ou un rabbin, cela est indispensable : on appelle cela s'asseoir avec quelqu'un la yeshiva. Si vous étudiez en groupe ou si vous enseignez, bien entendu vous pouvez utiliser toute cette umentation que j'ai ici rassemblée. Soyez assez aimables pour demander la bénédiction pour celui qui a fait cette étude pour vous. Et pensez à soutenir financièrement Modia de vos dons pour que cette diffusion de la Torah soit possible.

 Les principaux concept de dédommagements sont ceux-ci :

La a'harayoute, est la responsabilité qui s'impose à celui qui a reçu le dépôt de quelque chose pour accomplir une certaine tâche (garder, mener un animal au sacrifice ; BQ 12 a, 14 b, 11 b, 118 a, etc.). Il y a des situations où, en cas de disparition ou vol, il faut rembourser ou remplacer l'animal disparu (BQ 8 et BQ 9).

Le mamone, est ce que l'on paie comme strict dédommagement équivalent au préjudice causé (Maïmonide, Hilkhote Néziqéï Mamone 2, 8), tandis que le qnas est ce que l'on paie en plus ou en moins du dédommagement strict prévu pour le préjudice causé (BQ 38 b, 43 a et 43 b). Le qnas ne peut être infligé que sur déposition de témoins mais, s'il a avoué de lui-même auparavant, son auteur est dispensé de qnas (BQ 3).

Le kofér, est l'amende payée en contrepartie de la dispense de recevoir une peine physique (d'emprisonnement par exemple, ou de coups à recevoir...). L'exemple le plus célèbre est "œil pour œil, dent pour dent", qui consiste à payer le dédommagement correspondant à la valeur de cette partie et de tous les avantages de son usage, et non pas de recevoir une peine physique de crevaison de l'œil. Certaines peines ne relèvent pas du kofér, comme les sanctions de l'assassinat. Voir Nombres 35, 31. Dans BQ on discute du kofér éventuel pour le bœuf qui a tué, selon Exode 21, 29.

La bochéte, est le dédommagement financier que doit payer quelqu'un pour le préjudice moral de honte qu'il a infligé à autrui. Cette valeur subjective est relative et liée à la position sociale des deux personnes qui sont en cause. C'est l'un des 5 dédommagements financiers BQ 4 b (voir Maïmonide, Hilkhote 'Hovél Ouméziq 1 et 2).

Les autres dédommagements sont ceux-ci :
-  le nézéq, la nuisance infligée au bien ou à la personne par le préjudice, par exemple un membre estropié qui entraîne une perte de l'usage et de sa beauté. Voir Lévitique 24, 20.
-  le tsaâr, la souffrance ; on l'évalue d'après la somme que celui qui a reçu le préjudice serait disposé à payer pour en être dispensé (BQ 5 a, 26 b, 83 b, 84 a). Voir Exode 21, 25.
-  le ripouï, est la valeur financière du traitement médical et du temps nécessaire, consécutifs au préjudice, pour recouvrer la santé antérieure selon le témoignage de la victime (BQ 85 a.) Voir Exode 21, 18.
-  la chévéte, est la valeur financière du dédommagement pour le temps pendant lequel la victime n'a pu se rendre à son travail ou l'accomplir normalement suite au préjudice, selon le témoignage de la victime. Voir Deutéronome 22, 29.

Revenons à une précision sur l'auteur de cette liste de dommanges qui nous a contraint à apporter ces précisions. Ribbi Ochaya est, avec Ribbi 'Hiya, au 3e siècle, l'élève de Ribbi Yéhouda Hannassi, Rabbi ; il enregistrait par écrit les traditions que son maître récoltait des Sages des différentes Écoles ; il a ainsi rédigé de nombreuses béraïtotes, c'est-à-dire des traditions non intégrées par Rabbi dans son récit de la michna vers l'an 200, que nous trouvons dans la guémara.

6. Les tossafistes poursuivent leur commentaire par un autre cas où le mot  hén est omis :
ouvéarbaâ mé'hosseréï kappara
"et dans les quatre cas où manque l'expiation"
 ce qui signifie : "et également dans le passage de ceux qui n'ont pas d'expiation à faire il n'y a pas le mot hén". Ce second exemple se trouve dans le traité Keritoute 8 b ; il s'agit d'une michna qui, sans ajouter le mot hén (eux, les voici), énumère quatre cas de personnes qui doivent apporter un sacrifice d'expiation (qorbane 'hatate), non pas à cause d’une faute mais simplement pour qu’elles puissent manger des viandes saintes parce que consacrées à D-ieu.

Jusque maintenant, nos tossafistes constituent le dossier des cas où, comme dans notre texte, la michna n'a pas jugé utile de mettre le mot  hén.

7. Ils passent maintenant au cas où le mot hén est placé après une énumération :
7. 1. premier exemple :
éit doukhta, il y a un endroit
déqétané hén, où l'on enseigne hén
kédéqétané arbaâ chomerim hén, comme où il est enseigné quatre gardiens, les voici ;
7. 2. deuxième exemple :
véarbaâ rachéï chanim hén, et quatre débuts d'année, les voici.
 Ici, il s'agit d'une référence qui se trouve dans le traité Chevouôte 49a et verso, où l'on fait la liste des quatre débuts d'année qui s'échelonnent de trimestre en trimestre en fonction des significations différentes qui y sont mises en jeu.

8. 1. Les tossafistes posent alors la question : 
amaï la qaamar arbaâ avote néziqine hén kédéqétanéi arbaâ rachéï chanim hén ?
pourquoi, dans notre michna, il n’y a pas hén après l’énumération des avote (principes), comme dans la liste qui dit justement : quatre débuts d’année les voici ?

8. 2. Ils répondent : 
ché loba élla léhaguide arbaâ avote hallélou, lo réi zé qéréi zé
c’est que la michna n’a pas fait ici une énumération, auquel cas elle aurait mis “hén”, mais elle ne faisait cette liste que pour introduire son message sur la différence existant entre les avote.

8. 3. Ils réfutent :
vé qétsate qaché
cet argument est véritablement un peu difficile à accepter, à deux titres : puisque le tanna de notre michna n’a pas amené ici les treize avote (principes) différents de Ribbi Ochaya et puisque, si c’était pour parler des différences, il n’aurait pas parlé non plus de avote (principes) essentiels ! 

9. Ils concluent alors leur recherche : 
lé khakh, yéche lomar déyéche méqomote dé lo tanéi hén kédé achke’hane béarbaâ mé’hosseréï kappara, âd kane
donc, on doit dire qu’il y a des cas où, après une énumération, on ne met pas le mot hén comme nous l’avions trouvé également concernant les quatre personnes qui apportent un sacrifice d’expiation. Point final.
 Cela signifie qu’il n’y a pas de règle générale sur cette question de la présence ou de l’absence du mot hén.

Conclusions :

- Comme on le voit, les tossafistes parlent en abrégé parce que cette méthode contraint ceux qui étudient à compléter, chercher et penser, mais aussi parce que leurs lecteurs sont déjà censés bien connaître la guémara et la comprendre. 
- Il est donc nécessaire que des compléments soient apportés par un maître ou par un compagnon d'étude plus instruit, et ce procédé contribue à développer la transmission de la tradition
- On comprend maintenant que, par la précision et par les phases nombreuses de raisonnement que nous rencontrons dans cette étude du seul premier "tossafote", cette étude ne fasse pas partie du premier niveau d'approche de ceux qui commencent à s’approcher du talmud ; ils y parviendront dans une seconde étape. Par contre, Rachi constitue l'indispensable éclaircissement et le guide pour les débutants.
- Mais, si nous avons eu l'audace et le coourage de bien travailleette leçon, nous sommes très armés pour nager facilement dans ce Traité Baba Qama.
 
 
 


Vérification des connaissances (phase très très importante ! ).

1.  Que signifient : le terme de “tossafotes” ? de baâléï hattossafote ? de "tossafistes" ?
 Citer des villes de France dont ils sont originaires, comme l'indique leur nom.
 Par qui les tossafistes ont-ils été formés ? A quel siècle ?
 Quelle est la caractéristique de leur vocabulaire et de leur méthode ? 
 Comment se situent-ils par rapport aux commentaires de Rachi ?

2. Apprendre et bien mémoriser les phases de la démonstration de ce premier “tossafote”, en sachant par cœur son texte en araméen. 

2. Apprendre et bien mémoriser les différents dommages, personnages  et les principaux dédommagements.

 


 
 
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