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Comment étudier le Talmud 9e Cours Les différentes middotes
selon Hillel
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour Ce cours est placé pour la
hiloula de Moché Rabbénou
"Un véritable cours d'initiation progressive au Talmud sur
le Web".
La guézéra chava La 2e règle est la guézéra chava, qui
signifie : relation de sens entre deux passages qui se distinguent par
des mêmes expressions ou par le même mot (Voir l'analyse
de Chémote 9, 2 dans Pessa'him 77, a.).
On distingue :
De nombreuses similitudes de ce type existent dans la Torah et seules celles qui ont été transmises par la tradition comme porteuses de sens dans leur liaison peuvent être utilisées. La règle est que "un homme peut tirer le qal
va'homér de lui-même mais non la guézéra
chava ; et il ne peut l'utiliser que s'il l'a reçue de son rav
et son rav reçue de son rav jusqu'à Moché missinaï"
:
Une autre règle est : cette expression qui fonde la guézéra chava doit être une expression superflue (moufné) dans les deux contextes (exemple : béguéd ôr, explicité en ce sens dans Baba Qama 25 b, et selon la discussion de Ribbi Âqiva et de Ribbi Yichmâel). La règle en est donnée dans Nidda 22. Se reporter à la page 64 a de Chabbate, qui analyse dans Lévitique 11, 32 et Nombres 31, 20 les deux mots (béguéd, vêtement) et (or, lumière), qui sont superflus et ne servent que de guézéra chava , comme poteaux indicateurs pour faire mettre les deux textes en relation. Le mot superflu est à entendre ici dans le sens où ce mot doit être libre de toute possibilité de pirkha ou réfutation, contestation, et donc ne justifierait pas sa présence puisqu'il n'y a pas de mot inutile dans le talmud. Les avis des Sages sont différents sur ce point. Le Chla, dans Torah ché bé âl pé, concilie les points de vue en montrant que de nombreux cas apparents de guézéra chava dans le talmud n'en sont pas. Selon certains, des guézéra chava abusives ou qui ne résisteront pas à la critique peuvent être introduites par l'expression : ateya mé, elle vient de... Voir Makkote, bas de la page 17 b. La simple comparaison de thèmes dont on tire une conclusion (midda du héiqéche) est une extension très large de la guézéra chava, comme dans Baba Qama page 61 a, sur l'interdiction de la nourriture consacrée et de la nourriture le Chabbate entre Exode 31, 14 et Lévitique 5, 15-16. Dans la hiérarchie des middotes, reposant quand même
sur le texte directement, la force de héiqéche sera
intermédiaire entre le qal va 'homér et la guézéra
chava, et incontestable également. Voir Baba Qama 63 b, 31e
ligne et 106 b, 20e ligne : éïn méchivim âl
hahéiqéche, on ne peut pas contester un héiquéche.
Cette comparaison thématique porte sur deux passages de la Torah
: Exode 21, 37 et 22, 6.
Exercice : Etude de la Torah à travers les commentateurs s'appuyant
sur la guézéra chava :
- Rabénou Bé'hayé sur Vayiqra 18, 10 et Dévarim
27, 1.
- les commentateurs des mitsvotes de la Torah :
Exercice : Analyser ces middotes qui sont clairement apparentes aux pages suivantes de Baba Qama : 1. Sur le mot sadé, champ; pages 6 b, 35 à 41 (quelle
est la base du raisonnement de Ribbi Yichmâel : le mot "champ" est
dit une fois en haut et une fois en bas, en Exode 22,4).
2. Analyser le héiqéche aux pages suivantes de Baba Qama : page 3 a (réguél-chén), 24 a (zakhar,néqéva), 33 a (michpate hazzé-michpate chor), 42 b (icha-iche), 44 b (mita), 67 a... 91 b (hatava vé haraâ). 3. Rechercher dans Baba Qama le héiqéche qui se trouve aux pages 54 b, 62 b, 68 a, 68 b, 77 b, 79 a, 87 a, 102 a, 117 b ; 4. Voir dans Guittine 41 b la différence indiquée entre
la guézéra chava et le héiqéche.
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