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par Yehoshua Ra'hamim Dufour
Résumons la présentation qu’en donne Rabbénou Moshé 'Hayim Luzzatto dans Dérékh Tevounote, Le chemin de la compréhension. Il définit 7 dynamiques qui se suivent dans le débat talmudique, en ces termes :
1. La méimra (dire), c'est la présentation par l'intermédiaire du propos par un Sage ; elle est souvent introduit par la racine amar et elle comprend : • La chemouâ ou la transmission d’une tradition de connaissances (concernant aussi bien un fait qu’une halakha ou une règle morale) ;2. La chééla, ou question : l’un demande à un autre une connaissance supplémentaire ou un avis positif ou négatif sur un sujet quelconque. La question devient une problématique ibaêya quand elle sollicite une prise de position entre plusieurs éventualités. 3. La téchouva, ou réponse : celui qui est
questionné répond à la demande de l’autre ; la réponse
est souvent introduite par la racine chiv ou chouv ; elle
comprend aussi la péchitoute, ou simplification qui prend
position entre plusieurs éventualités (souvent introduite
par la racine pachate).
4. La sétira, ou contradiction interne : c'est
l'exigence de retirer ce qui a été présenté
car il vient d'être démontré ou il va être démontré
qu'il n’est en rien acceptable ; la dé’hya , par contre,
repousse un point mais n’annule pas forcément toute l’argumentation.
5. La réaya, ou preuve ; c'est la partie importante du débat qui peut prendre une forme positive et une forme négative : 5 a. en positif, la preuve apporte un élément qui démontre la véracité de l’un des propos ou de l’une des thèses en débat ; elle comprend : • la réaya mi tsad hattévâ (preuve naturelle) si elle s’appuie sur des évidences admises et incontestables ; • la réaya mi tsad hahaskama (preuve par accord) si elle s’appuie sur le consensus, l’accord habituel des esprits sur un point ; • la réaya mi tsad hahéiqéche (preuve par comparaison) si elle s’appuie sur la comparaison logique entre des parties du texte ; - c’est le héiqéche mofati quand on compare des prémices (haqdama) et leur suite (tolada) ;5 b. en négatif, la preuve est une réfutation qui repousse un argument en montrant qu’il est faux et mensonger (kozév). Elle le réalise :
6. la qouchiya, ou contestation : c'est la mise en évidence d’un élément inexact, non pertinent, non cohérent dans une proposition. Elle comprend :
(Extrait du Lexique : Luzzatto. Rabbénou Moché 'Hayim Luzzatto. né
à Padoue (1707-1746). fut un prodige d’intelligence. de savoir et
de créativité dès sa jeunesse. tant dans les connaissances
juives que dans les connaissances profanes. Il dut affronter de terribles
persécutions suscitées par la jalousie et la médisance.
et s’exiler à Amsterdam. Plusieurs de ses œuvres sont des classiques
pour la formation de la pensée juive. de la 'hassidoute et
du moussar (la morale) (Méssilate Yécharim.
Dérékh Hachém. Daâte Tévounote).
Sa méthode d’introduction à l’étude du talmud (Dérékh
Tévounote. La voie de la compréhension. 1742) est moins
connue ; il sait y allier. comme dans ses autres œuvres. une expression
claire et la flamme de l’amour de la Torah. utilisant toutes les ressources
de la raison chez l’étudiant dans cette ligne ouverte qui a été
proposée par le Rav Qanepanetone. Le Gaone de Vilna dit de ses œuvres
qu’il n’y manque pas un mot et que aucun n’est superflu.)
Vérification des 42 connaissances Donner les 7 stades de la discussion talmudique. Que veulent dire :
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