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La méthode d'étude
par le coeur
par le Rav Yehoshua Rahamim
Dufour
(Dipour, en hébreu)
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Le
Lév
Gompers Comment étudier le Talmud - La
Torah L'étude des 54 sections - Les
poèmes - L'auteur
Dans un judaïsme brisé continuellement par l'assimilation
et les persécutions, le besoin de connaissance est immense et les
réponses sont difficiles à trouver.
Le constat de cette impossibilité d'avancer dans l'étude
juive, l’expérience personnelle des obstacles et des réponses
difficiles à trouver, la perception de l'urgence des besoins de
connaissance m'ont incité à réagir, avec l'aide de
D. pour m'associer aux efforts pédagogiques existants dans la formation
permanente des adultes en ce domaine.
La Bible
nous indique les deux principes pédagogiques à suivre dans ces situations d'urgence :
1. parler au coeur ;
2. déblayer les obstacles qui entravent la connaissance :
dabbérou âl-lév Yérouchalayim.... panou
dérékh Hachém
ki étsaq mayim âl-tsamé... étsaq rou'hi
âl-zarêkha
ouvirkhati âl-tséétsaékha panou dérékh
haâm
parlez au coeur de Jérusalem... déblayez le chemin de
Hachém (Isaïe 40, 2-3)
car je répandrai de l'eau pour l'assoiffé, je répandrai
mon esprit sur ta descendance (Isaïe 44, 3)..
déblayez le chemin du peuple (Isaïe 63, 10). Et, alors, le projet
divin positif se réalisera.
Cette
méthode,
indiquée
par le prophète Isaïe,
consiste à prendre en compte les trois éléments suivants
:
1. Hachém répond toujours à la soif de son
peuple ;
2. il faut que le coeur soit atteint ;
3. les éducateurs ont à supprimer les premiers obstacles
à la connaissance.
Dans cette ligne, le sous-titre français de mon l*livre "Comment étudier
le talmud" devient plus explicite dans sa traduction hébraïque
: Hattalmoud Lalév, qui signifie littéralement en
français : "le talmud au coeur".
Ce sous-titre en hébreu
comporte les lettres du mot lalév, "vers le coeur", qui sont
aussi les abréviations
de léchone
limoudim béîto (la méthode de l'étude où chaque chose arrive
au
moment opportun). Il
y eut
de
nombreux
livres
intitulés lechone
limoudim (la langue de l'étude) et ils portaient le plus souvent
sur l'art de bien comprendre la langue; l'expression (beîto, en
son temps) signifie que, avec l'aide de D., nous apporterons l'éclaircissement
dont a besoin l’étudiant au moment où ce besoin apparaîtra,
ni trop tôt ni trop tard comme il est dit : vénatati guichméikhém
béîtam, je donnerai vos pluies en leur temps (Vayiqra
26, 4).
Pourquoi cette insistance sur le mot lév, coeur ? Quel
est ce coeur auquel il faut s'adresser ?
L'anthropologie juive donne au lév (coeur)
une place privilégiée
dans l'étude.
Le Middrache Rabba analyse et relie
tout ce que la Bible dit du coeur
et de son rôle dans notre vie :
Middrache
Rabba sur Qohéléte (l'Ecclésiaste)1, 16, 1 : c'est le coeur qui entend (I Rois 3, 9), qui parle, qui propulse
et marche (II Rois 5, 26), qui fait tenir debout (Ézéchiel
22, 14) ou tomber (I Samuel 17, 32)..., qui désire (Ps. 21, 3),
médite (Ps. 44, 4), reçoit les mots de la Tora (Deutéronome
6, 6) et les prescriptions (Proverbes 10, 8), les inscrit en soi (Proverbes
3, 3), et il est le lieu du discours intime (I Samuel 1, 13).
Le
Traité du Talmud Berakhote 61
a : le coeur est le lieu et l'organe de l'intelligence qui comprend, discerne
et construit,
en même temps que de l'affection nécessaire pour apprendre.
Dans
les psaumes, nous demandons
de recevoir sans cesse le don
d'un tel coeur qui fonctionne comme le Créateur l'a construit et
soit apte à écouter et à connaître ces niveaux
: dans les psaumes, nous demandons que Dieu nous donne un coeur joyeux
(Ps. 13, 6 ; 16, 9 ; 28, 7 ; 84, 3), assuré ( 28, 7), droit (57,
8 ; 108, 2), large ( 119, 32), pur (119, 80), jouissant (119, 111), orienté
(119, 112), reconnaissant (9, 2 ; 111, 1 ; 138, 1)... C'est, certes, le
niveau psychologique (sensible, affectif et relationnel, condition préalable,
qui prédispose à réussir dans l'étude; mais
il y a, simultanément, un niveau supérieur ou plus intime
du coeœur.
Les Tiqqounéï haZohar (13
a), sont un livre
de base de la caballe; ils indiquent que, "véritablement à
l'image de l'arche du sanctuaire, le coeur est un flambeau allumé
; dans le coeur du sanctuaire réside la chékhina,
lieu de la Tora du Sage 'hakham lév, coeur aux 32 sentiers,
lieu de l'âme supplémentaire du Chabbate ; là est le
coeur qui comprend, qui sait, qui voit et qui est sous la tente de la paix
donnée par D-ieu".
En ce
sens, le Gaone de Vilna ouvre
directement son commentaire de la
Tora Iguéréte Éliyahou sur une liste de 32
questions (32 est
la guématria du mot lév, coeur) et non sur des commentaires
ou affirmations.
Il les introduit
par ces mots :
raouï lé hassim lév âl laméd béit
éârote baparacha harichona
" il est pertinent de porter son coeur vers les 32 remarques
qui se présentent dans la première paracha".
La première édition
des Klaléï Chmouel sur
les règles du talmud, en 1622, a été organisée
pour parvenir à tenir également sur 32 pages (cette guématria
du
mot lév, coeur),
même au prix des références.
L’auteur du Séfér Hakkéritoute, qui est
l'une des bases de notre méthode, ouvre également son introduction
sur les "32 sentiers" (nétivote) et il ajoute, faisant explicitement
le lien avec le cœur : "voyez le livre, tout en lui est grâce et
beauté, et livrez-lui votre cœur pour toujours".
Ainsi, l'étude
du talmud se fait par le cœur lév parce
que le coeur est disposé, de par sa nature spirituelle (cf. Béâssara
maamarote dans Chnéi Lou'hote habberite, 6-10) à brancher
ses questions au niveau des 32 voies élevées
de la sagesse qui constituent l'essence du fonctionnement du monde, ainsi
que le disent nos Sages :
laméd béit nétivote 'hokhma, hém ha
kaf béit otiote
vé ha youd séfirote bélima, chébahém
nivra haôlam...
Le middrache
des Otiote
dé Ribbi
Aqiva (Lettres de Ribbi
Aqiva) ajoute encore
un autre sens à tout ce lien de l'étude
et du cœur que nous avons voulu placer dans le sous-titre du livre : Hattalmoud
Lalév. Dans son commentaire sur la lettre laméd, Ribbi
Aqiva montre que la nomination de la lettre "l" par le mot laméd n'est
pas un hasard car ce mot signifie en hébreu "étudier
et acquérir la connaissance" comme le montrent les Maximes des Pères
2, 5 : lo habbayéchane laméd, "le timide n'apprend
pas et n'acquiert pas la conaissance".
Pour rendre cette idée, Ribbi
Aqiva joue sur les lettres du mot laméd, par un notaricone qui
souligne ce lien entre l'étude
et le coeur :
laméd : al tiqra laméd élla lév mévine
daât
c'est-à-dire :
laméd : ne lis pas "laméd" mais "le coeur
comprend l'union qu’est la connaissance". C'est à dire que les lettres du mot
lamed sont les initiales de lév mévine
daât c'est-à-dire "le coeur comprend
l'union qu’est la connaissance"
Ainsi le Talmud en particulier,
qui est le lieu de l'étude de la Torah, et le
coeur sont liés par nature.
Ribbi Aqiva continue
en nous montrant tout le fonctionnement interne de ce coeur-étudiant
; pour cela, il emploie une longue énumération composée
de cette expression lalév (cf. notre titre hébraïque Hattalmoud
Lalév); pour qu’il parvienne à étudier, ce coeur
-dans l'anthropologie juive- est doté de toutes les qualités
et démarches (middotes) qui caractérisent tous les
membres de notre corps (yeux, oreilles, bouche, parole, écoute,
etc.).
L'intention qui préside à tout cet édifice traditionnel
de l'anthropologie juive n'est pas de nous transmettre des théories
mais que l'homme connaisse son potentiel effectif et parvienne à
le faire fonctionner, comme cela nous est expliqué à la fin
de l'étude de Qohéléte Rabba sur le cœur :
hallév ôssé sidourim chénéémar
léadam maârakhëi lév ; hallév mitgadél...
" le coeur organise des mises en ordre comme il est dit :
l'homme a des organisations de coeur (Proverbes 16, 1) ; le coeur se
fait grandir lui-même" (voir II Chroniques 25, 19).
Tel est mon souhait en
la méthode progressive d'étude
qu’est le Lév Gompers (2e édition en préparation et qui
est ainsi placée progressivement sur le site Modia),
à l'instar de la méthode que nous avons apprise chez
le Chla
ha Qaddoche :
La compréhension du texte en son corps, en son coeur et en son
fonctionnement intériorise en nous, en tous nos membres, pensées,
sentiments et actes, le fonctionnement de la Tora qui a été
donnée pour développer en l'homme la vie. Et cette vie en
l'homme est divine puisqu'il est fait à l'image de D.ieu.
(cet extrait d'étude du premier chapitre du Lév Gompers
sur l'attitude nécessaire pour entrer dans l'étude juive,
se poursuivra, b"h).
Méthode d'étude traditionnelle utilisée dans
le Lév Gompers
- Lire ce texte
précédent.
- Le relire jusqu'à pouvoir se répéter de mémoire
le plan et les grandes lignes du contenu.
- Aller lire les références citées
dans le texte.
- Sortir les principales
questions et être capable d'y répondre
; par exemple, ici :
- quels sont les deux principes pédagogiques à suivre dans
les situations d'urgence où la connaissance se perd ?
- quels sont les trois éléments cités par le prophète
Isaïe qui justifient cette démarche ?
- quels sont les rôles du coeur dans le judaïsme ?
- quel type de coeur demandons-nous à D. de nous accorder ?
- quelle est la définition du coeur selon les Tiqqounéï haZohar
?
- quel est le rapport du coeur aux 32 voies selon Chnéi Lou'hote
habberite?
- quel est le rapport du coeur et de la lettre lamed selon les
Otiote dé Ribbi Aqiva (Lettres de Rabbi Aqiva ?)
- Réviser périodiquement le texte étudié
pour ne pas l'oublier et pour être capable de se le redire avec
clarté avec le plan et le contenu, sans notes.
- Lire le
poème
du coeur dans l'étude: Béssamim, parfums, dernier
mot du Cantique des Cantiques.
Sensibiliser
le coeur
Il faut atteindre le coeur, on appelle cela rejoindre l'intériorité
(la pnimioute). C'est pour cela que je place des photos
sur le site. Non pas pour "faire de la photographie" mais parce
que le
Créateur a placé devant nos yeux cette immense Torah écrite pour
nous montrer -comme dit le Prophète Isaïe- "les oeuvres de Ses
mains". Voici un exemple de cette rencontre de l'intériorité:
(photo de l'auteur)
J'ai
lu il y a quelques années que le Rav Chakh, le plus grand du monde
achkénaze à notre époque,
confiait au Rav Péréts
de Raanana: "il faut comprendre pourquoi tout le judaïsme de
Russie qui était si brillant dans mon enfance, où tout
Juif pratiquait les mitsvotes et étudiait, où les synagogues et
les yeshivotes étaient pleines de Juifs qui tous connaissaient "par coeur"
(!) le Tanakh, la michna, toute la guémara et la halakha, ce monde s'est écroulé non
pas en dix ans ni en un an mais en quelques mois dès le changement des
"idées" avec l'arrivée du communisme. Et non seulement nous ne sommes
restés que quelques uns sur toute une génération
mais nos amis d'étude, de yeshiva et de synagogue, sont devenus
nos plus grands ennemis parce que nous restions "Juifs".
Pourquoi tout cela s'est-il ainsi écroulé, demande le Rav Chakh que personne
ne peut suspecter de manque de sympathie envers le monde 'haridi et le
monde de l'étude? Voici sa réponse, claire et simple et terrible: "Simplement
parce que notre judaïsme, ce type de judaïsme-là
n'avait pas d'intériorité, de pnimioute,
le coeur n'était pas relié à toute cette étude."
Nous irons donc sur les traces des psaumes, des prophètes,
du Talmud et de tous ces grands Sages, jusqu'au Rav Chakh qui reprennent
l'enseignement essentiel: "D.ieu veut le coeur". Et la Torah redit sans
cesse avec les prophètes que D.ieu refuse ceux qui ne font de l'étude et
des actes religieux que des automatismes de logique et d'action, non reliés
au coeur des choses et des êtres et il dit alors: "croyez-vous que j'ai
besoin de vos sacrifices, Moi le maître de tout l'univers?"
Donc, sans cesser un instant, nous irons toujours depuis l'extériorité
d'apparence première jusqu'à l'entrée dans le sensible et l'intérieur.
C'est simplement réaliser le "Ecoute vraiment, Israël" précédé et suivi
des mots amour (é'had, un, guématria de ahava, amour) et
des mots: "Tu aimeras. Dieu de tous tes coeurs..." quand nous disons le
Chémâ Israël.
Traduisons
cette démarche d'entrée vers l'intime par ces photos toutes simples
qui sont le résumé constant de toutes les autres qui sont sur le site,
dans la même démarche uniquement.
Voici
une rose au merveilleux parfum, offerte à chacun sur le rosier devant
ma
porte. 
Elle
est la Création, belle et divine d'origine, de l'être présent et de manifestation
et de don, mais le plus souvent ce n'est vu qu'en consommation de surface:
on vend un beau paysage aux vacanciers, on ne voit que l'apparence d'une
belle femme et même cette beauté n'a dans notre regard aucune intériorité,
la femme est ignorée en sa véritable beauté intime et unique, manifestation
de
la
Chékhina, présence divine capable de donner la vie.
Soyons donc attentif à l'intériorité de l'apparence, du pchate (du sens
littéral et logique du texte) et approchons nous attentivement, écoutons:
C'est exactement la même rose, au même endroit, au même instant.
Mais elle semble maintenant chanter, s'ouvrir, accueillir en son
appartement
qui semble si riche. Regardons bien, essuyons nos pieds avant d'entrer
et écoutons le parfum qui monte.

L'intérieur semble se préciser, s'offrir, nous avons enlevé nos chaussures
aux semelles sales, pour respecter et ne pas abimer; nous sommes parmi
les intimes et nous pouvons découvrir cette nouvelle langue si vivante
que nous avions ignorée. Nous pourrions la décrire dans la logique
et la physique du drache; mais nous percevons bien qu'il est
une vie que nulle
formule mathématique ne peut décrire et que seul le langage symbolique
du rémez, de l'allusion, nous permet d'évoquer sans
falsifier, en respect. Certes, nous avons ajusté avec précision notre
regard et notre "objectif de vision et de photographe" mais, précisément,
pour ne pas être "objectif" mais pour entendre la présence subjective
qui se révèle depuis le Créateur jusqu'à nous dans un baiser tendre
et
qui nous emporte bien plus loin encore.

Cette
fois-ci, nous comprenons jusqu'aux derniers mots du Chir ha Chirim (le
Cantique des Cantiques ("enfuis-toi, mon Bien-Aimé, vers les montagnes
des parfums"). Oui, nous découvrons la source des parfums, dans ces montagnes
roses et jaunes et le jeu de l'ombre et de la lumière et jusqu'aux traits
sur les pistils. Et la fleur nous donne son secret: au centre, un coeur,
un "LEV". Nous voulons le découvrir, nous nous approchons du "sod", du
secret. Il y a même deux coeurs qui s'entourent l'un l'autre. Avançons
encore.

Les pistils se dressent nombreux et semblent protéger: sous leur tige
est chaque ovaire et les pétales jaunes protègent comme sur un berceau
les enfants qui vont naître. La Création est ici en action; entrons
plus encore dans le coeur de la vie même.
Nous sommes admis maintenant à voir le dialogue intime des pistils tournés
vers leurs amantes. S'il n'est le lien à la Source de la Vie, tout se
fane et disparaît dans le néant. Le secret se vit ici. Et nous pouvons
encore
partager ce moment des intimes naissances:
Nous sommes arrivés dans l'union à la Création; l'intime et le nouveau
naissent ici.
Nous pourrions encore continuer à entrer dans le palais comme la fait
la Reine Esther,
et le Roi lui a dit: "quelle est ta demande, Reine Esther, dis-la; et
serait-elle la moitié de Mon royaume, Je te la donne". Voilà l'amour
de Création, nous y sommes.
Devant ce moment de réunification où la Création renait bien loin des
échecs stupides et bêtement corrompus et méchants de la politique et
des religions assassines, voici l'union divine offerte à chaque existant
et la fleur nous l'apprend, Torah vivante.
J'ai voulu, avec Esther qui a osé et comme elle, entendre ce dialogue
comme il a été dit alors avec le Roi, et j'ai appris pour cela le persan,
le farsi et j'ai
pu
lire
alors et
entendre ce dialogue comme il a été dit à l'instant du baiser retrouvé
qui recréa la vie pour le peuple juif et pour tous (ce qu'il faudra bien
retrouver):
"Tché ast bârayé to, Ey Esther Malké.
O tché ast toqâzâ yé to?
Hatta tâ nimé az podshâyé
va dâdé khahad chod bé to".
Nous disons alors la bénédiction: "Béni es-tu Toi dont c'est comme cela
pour Toi dans Ton monde". C'est le coeur à coeur.
Ainsi tout cela, toute cette démarche, devant le
moindre mot de la Torah ou de la prière, c'est exactement comme cette
rose que je vous
ai présentée. Ainsi, cette Torah nous est transmise par nos maîtres dans
la chaîne ininterrompue de leurs générations et nous pouvons à notre
tour
la transmettre. Nous le ferons chacun.
Vous avez bien compris, tout compris. Nous pouvons ensemble étudier.
Réciproquement.
Tout
cela vient de se jouer sur la terre du Saint, elle est à Lui pour
cela, Sa terre d'Israël.
Et si nous sommes fidèles au regard (ayine) possible
jusqu'à la source (maayane), alors se réalisera ce
qu'Il nous a promis: nul ne pourra nous faire mal et tout y sera
bénédiction pour
TOUS.
Car tous sont à Son image, tous sont Son but, dans la Rose et par
la Rose (Chochana, Israël).
Et Israël et ses textes et ses rites ne sont là que pour rendre fluide
la bénédiction, à tous les peuples de la terre. Et nous ne sommes
que des serviteurs, des fils et filles en fonction de service dans
la Création.
Elle est si belle la rose d'Israël, et quel parfum! Le Chir ha Chirim
l'a bien dit!
A nous de voir, d'entendre et de transmettre à la nouvelle génération
d'enfants. C'est affaire d'éducation, les enseignants en Israël le
savent bien qui se révoltent maintenant.
Nous avons toutes les règles de l'étude et de l'action pour réussir.
Ensemble, comme dans la rose parfumante.
L'essentiel de l'étude est pour l'action et la re-Création.
J'ai essayé de dessiner cette rose nouvelle qui se créait:
.
Elle continuait à vivre, ainsi de l'étude qui avive, toujours plus
puissante et vivante
C'est Israël, c'est l'humanité, homme et femme ensemble, qui reçoit
la double source de vie en toutes ses cellules renaissantes. C'est
la fonction du peuple juif que d'étudier la science de ces
renaissances et d'assurer le flux vivant dans toute l'humanité.
Si nous le faisons, nous ne serons plus menacés, c'est écrit, c'est
assuré, comme la beauté de ces roses. Chacun nous supplierait de
revivifier.
(Dessins de l'auteur)
J'ai
trouvé cette carte postale de 1921. Ces Arabes (les "Palestiniens"
n'étaient pas encore inventés soudain) puisent l'eau sur un puits placé
à juste titre
sur l'emplacement du parvis du Temple. L'eau de vie. Nous, nous n'en
avions rien à faire, quand le général Moché Dayane a reçu le cadeau
du Ciel du Mont du Temple rendu aux Juifs, il n'a trouvé rien de mieux
à faire que d'en donner la clef aux Musulmans stupéfaits.
Il n'en n'avait rien à faire, il ne savait pas, on ne peut pas le lui
reprocher: l'étude n'avait pas été faite avec le coeur; le Rav Chakh
l'a bien expliqué.
Aujourd'hui encore, nous continuons le même péché, en méprisant ceux
qui ignorent et refusent une Torah d'habillement et de ghetto fermé
et qui chantent en hébreu: "vous n'avez pas le monopole de la sainteté".
Il va falloir tous ensemble nous retrouver. Seulement l'étude ensemble
et en intériorité commune va nous sauver et nos cousins qui nous entourent
et sont là pour nous secouer.
Un peu d'intelligence, tout cela nous est clairement expliqué.
J'ai dessiné innocemment cet avenir promis si nous devenons Esther
la rose Chochana-Israël au milieu des peuples de la région qui un jour
reviendront en amis si nous vivons de la source de vie, au lieu de
ne courir que le commerce international de la technique
et des armes, en traitant de "mythes" nos essentielles sources communes.
Si
nous étudions avec le coeur et parlons, comme les gens du Sanhédrine,
les langues de nos cousins et voisins, alors ils viendront autrement.
C'est écrit dans le Cantique des Cantiques: "les bourgeons sont vus
sur la terre (d'Israël), le temps du chant est arrivé et la voix de
la tourterelle (jeu de lettres sur "Torah") est entendue sur notre
terre".
Je l'ai écrit aussi dans le style et la langue de ceux qui respirent
tout près de nous le même parfum des roses divines, en iranien, nos
anciens amis et nos futurs amis quand ils seront délivrés de leur cauchemar.
et
aussi en arabe, selon leur langue et leur textes qui disent ici que
"D.ieu est la lumière des cieux et de la terre" (Allaou
nourou ssamaouati oualardi).

Nous avons étudié ce qu'est le coeur de la Torah. Elle le dit: elle n'est
pas dans les cieux mais elle est sur terre pour que nous vivions. Tous,
toute la Création.
Nous devons étudier avec le coeur, et rencontrer aussi les autres
qui étudient avec le coeur, au delà des apparences
vaines et corrompues. Nous passions à côté de
la rose que le Créateur nous donnait, nous
venons d'étudier la Torah d'Israël (comme a écrit
le Rav Chalom Messas, zatsal, dans son dernier livre en différence
de la Torah du Maroc, selon ses propres termes qui est dans ses précédents
livres).
Cette étude jusqu'au coeur de nous et de la Torah
nous donnera aussi la paix avec nos voisins (lien et
ici). Les seuls discours politiques ou des armes ou des alliances stratégiques
ne sauveront jamais Israël s'il n'étudie pas avec le coeur,
s'il ne vit pas avec le coeur auprès des bourgeons et des roses
d'Israël.
Et que cette étude apporte la guérison à Nitsane, le bourgeon d'Israël.
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