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Lexique du 'Hassidisme
par le Rav Yehoshua Ra'hamim
Dufour
Site Modia : http//:www.modia.org
Introduction
Il est indispensable de bien connaître pour bien aimer.
Il est indispensable d'aimer TOUTES les différentes composantes
du peuple juif qui sont les fonctions du même corps.
Le Chla ou le 'Hida allaient de communautés en communautés
pour les connaître profondément et apprendre d'elles. Ribbi
Yisraël Abou'hatséra également et tous les Sages de
tous les courants venaient le visiter.
Dans cette même intention, avant de présenter le 'hassidisme,
je place le grand maître de l'époque qui représentait
une tendance très différente, le Gaone de Vilna. Justement
parce qu'il fut en conflit avec courant 'hassidique. Dans le corps juif.
Voir la paracha Balaq sur l'importance
d'une parole qui soit de qualité envers tous.
Gaone.
Traduction : éminent. Explication : Gaone, ou écrit
aussi Gaon, signifiant "éminent". Pluriel, guéonim.
Chef des grandes yéshivotes et communautés de Babylone jusqu'au
10e siècle environ, spécialement à Soura et Poumbédita.
Les téchouvote haguéonim sont les consultations
rabbiniques de ces époques et régions.
Par extension, nom donné à quelques rares Sages qui ont
brillé par leurs connaissances en tous les domaines du judaïsme
et dans la sainteté de leur vie, comme le Gaone de Vilna. Références
dans le Tanakh : Psaume 47, 5.
Gaone de Vilna.

Le 19 Tichri, hiloula (décès) du Rav Eliahou ben
Chlomo Zalmane, dit le Gaone de Vilna en Lithuanie (1720-1797).
Ici, sa maison:
et ici son tombeau (il veilla à ce qu'on n'en fasse pas un lieu
de culte)
Né à Pessa'h comme le Rambam, il fut dès l'enfance
et toute sa vie un génie intellectuel, possédant la Torah
à trois ans et demi, capable de soutenir des discussions talmudiques
à six ans et demi, et préparé avec soin pour devenir
un grand maître en Torah. Il ne dormait que trois périodes
d'une demi-heure par nuit consacrant le reste à l'étude
de la Torah. Ses écrits couvrent tout le champ des sciences juives
et il fut en même temps un mystique et un maître en middotes,
dans la science du comportement moral selon la sainteté (qéddoucha)
de la Torah. Il fut le maître de Rabbi 'Hayim de Volojine (1749-1821),
le pédagogue des yeshivotes actuelles. Photo de cette célèbre
yeshiva de Volojine:
Son opposition à la montée du 'hassidisme fut très
importante et constante malgré toutes les tentatives des fondateurs
du 'hassidisme de recevoir une recommandation. L'auteur du Taniak et fondateur
de la dynastie Habad sollicita en 1772 une audience, accompagné
du Rav Ména'hem Mendel de Vitebsk, avec toutes les formes d'obédience
et de reconnaissance du rôle du Gaon, mais il refusa de les recevoir
et resta dans cette position jusqu'au bout, démentant les bruits
qu'il était revenu sur cette opposition dans sa vieillesse. Le
Tséma'h Tsédéq, 3e Rabbi de la lignée de Loubavitch
fut reconnaissant au Gaone de son opposition qui constitua un frein et
évita au mouvement 'hassidique de dévier vers les pratiques
extatiques puis d'autres déviances. Il l'écrivit précisément.
Voir le
commentaire du Gaone de Vilna sur la paracha Béréchite.
Volozhyne.
Rabbi 'Hayim de Volozhyne (1749-1821) est un éminent disciple
du Gaone de Vilna. Il a écrit (Néféche Ha'hayim.
L'âme de la vie), qui procure un sens de l'équilibre des différentes
composantes nécessaires dans la vie juive.
Situation historique
Le 'hassidisme est un mouvement qui a pris naissance en Russie blanche
et en Pologne après les terribles persécutions quand le peuple
était abattu, dans la misère et souvent inculte. Plus de
200.000 juifs avaient péri dans les massacres de Chmielnitzki en
1648-9, par exemple.
Caractéristiques
Des leaders charismatiques se sont levés, ont présenté
un enseignement caractérisé par la continué de l'étude
traditionnelle et de la pratique des mitsvotes mais avec une insistance
primordiale sur le côté chaleureux et affectif ('hassidoute),
l'enthousiasme et la ferveur intérieure et extérieure (hitlahavoute),
l'amour (ahava) de D.ieu, du prochain, des rites et de la création,
un prosélytisme dans la communauté, une vie communautaire
avec un style de vie commun, des techniques de chant (niggoune),
de méditation et d'orientation des intentions dans la prière
(cavanna), etc.
Sur tous ces points il y a des différences entre chaque courant
du 'hassidisme.
Le Rebbe
Ces leaders ont organisé des communautés centrées
autour de leur charisme, de leur orientation et de leur orientation. Leur
rôle va bien au delà du rôle classique du Roch Yeshiva,
du talmid 'hakham, du tsaddiq mais le Rebbe est vu comme
le modèle, le canal de la bérakha (bénédiction).
Les fondateurs sont à l'origine de véritables dynasties de
maîtres dont les fonctions se transmettent héréditairement
de manière monarchique.
La théorie de la dynastie est centrée sur la personnalité
du Rabbi comme tsaddiq, leader de la génération,
personnalité messianique, sur l'importance de la littérature
propre au mouvement en particulier le Tanya, la dévéqoute,
l'amour de tout le peuple juif, et l'appel actif à la téchouva.
Le fondateur est Rabbi Chnéour Zalmane de Lyady, auteur du Taniah
(1745-1813); son successeur Dov Baer de Loubavitch (1773-1827). Le Tséma'h
Tsaddoq (1789-1866), est le petit-fils du fondateur de la dynastie des
Loubavitch ou 'Hassidé 'Habad.
Décimées par la Choa, les différentes communautés
ont eu une remarquable renaissance. Les courants contemporains de retour
au judaïsme ('hazara bitéchouva) fournissent d'importantes
forces à certains courants comme les Loubavitch.
Localisation
Certains courants sont défavorables à la montée
actuelle sur la terre d'Israël (Satmar), la majorité sont favorables,
plusieurs courants sont très favorables et engagés. Presque
tous ont des communautés puissantes en nombre et rayonnement en
Israël et dans d'autres pays ; une circulation rapide et continue
existe entre ces centres.
Pays
Le 'hassidisme avait donc commencé en Russie blanche avec Rabbi
Chnéour Zalmane de Lyadi et Dov Beer. Il se développa en
Galicie avec Rabbi Méïr, Rabbi Yisraël de Riskine et Rabbi
Elimélékh de Lizensk.
En Pologne ses promoteurs pricipaux furent le Voyant de Loubline, Rabbi
Lévi de Berditchév et le Kotsér Rebbe. En Hongrie,
commença le courant de Rabbi Moché Teitelbaum et de Rabbi
Tsvi de Dinov.
Nomination
Les communautés sont souvent nommées par le nom de leur
ville d'origine qui désignent également la dynastie.
Dynasties
Les plus connues de ces dynasties sont Alexander, Apta-Koupichnitz,
Belz, Berditchév, Bobov, Chernobyl-Dkever, Dinov-Bluzhov, Dinov-Mounkatch,
Ger ou Gour, Hanipol, 'Houst, Kaliv, Karline-Stoline, Kossov-Viznitz, Liadi,
Loubavitch, Mézéritch, Modzhitz, Nechiz-Novominsk, Prémychlane-Nadverna,
Qotsq, Radomsk, Ropchitz, Salenter, Sanz, Satmar-Sighéte-Oujel,
Vilna, Vorki-Amchinov.
Vie interne
On le voit, il s'agit de toute une société qui a sa presse,
ses publications, ses circuits continus de déplacement, ses immenses
réunions mondiales à l'occasion des mariages ou enterrements
ou nominations du successeur. Chaque groupe a des rites particuliers et
célèbre avec ferveur les anniversaires de son propre courant
dans l'histoire.
On parle couramment des nouvelles l'Alexander Rebbe, du Belzer Rebbe,
du Gerer Rebbe, du Satmarer Rebbe, etc.
Le Belzer Rebbe
Noms actuels
Dans notre génération, voici quelques noms des grands
Rebbe selon les courants.
Leurs nouvelles et actes parcourent la presse spécialisée
ou, souvent, nationales :
Alexander : R. Avraham Ména'hem Danziguér, l'Alexander
Rebbe (Bné Braq).
Belzer: R. Issakhar Dov, le Belzer Rebbe.
Chernobyl : R.David Twersky, le Skever Rebbe.
Gour : R. Pin'has Ména'hem Alter, le Gere Rebbe.
Kalev : R. Ména'hem Mendel Taub, le Kalever Rebbe.
Karline : R. Baroukh Meïr Chochét, le Stoliner Rebbe.
Loubavitch : R. Ména'hem Mendel Schneersohn, le Loubavitcher
Rebbe (1902-1994).
Mézéritch : R. Na'houm Dov Brayer (Jérusalem).
Novominsk : R. Yaâqov Perlow, le Novominsker Rebbe (New York).
Prémichlane-Nadverna : R. Moché Léifer (New York).
Satmar : R. Moché Teitelbaum, le Satmarer Rebbe (New York).
Viznitz : R.Mordékaï, le Viznitzer Rebbe (New York-Bné
Braq).
Vorki : R. Yossef Kaliche, le Amchinover Rebbe.
A lire également :
Avraham Yaakov Finkel. The great Chasidic Masters.. Ed. Aronson. USA
Avraham Yaakov Finkel. Contemporary Sages. Ed. Aronson. USA.
Calendrier
Hassidique. Ed. Beit Loubavitch. Paris.
Principaux noms des Sages 'hassidiques
Alter (Rabbi Israël Alter de Gour).
Le 2 Adar, hiloula de Rabbi Israël Alter de Gour, auteur de Beit
Yisraël (Gour en Pologne. 1894-1977 à Jérusalem. Son
père était le petit-fils du Sfate Eméte, livre
contre la médisance et il fonda la plus grande dynastie 'hassidique,
la dynastie de Gour décimée par les nazis. Rabbi Israël
Alter parvint à s'échapper du guetto de Varsovie et se consacra
à la reconstruction et, actuellement, la yeshiva de Gour à
Jérusalem est le centre de formation et d'animation d'une immense
et puissante collectivité.
Baâl Chém Tov.
Le Rav Yisraël ben Eliêzér (18 Elloul 1698-1760),
nommé le Bécht, est le fondateur du 'Hassidisme, le
grand-père de Dob Baër célèbre pour ses écrits
extatiques sur la prière, et l'arrière grand-père
de Rabbi Na'hmane de Braslav. Il est né à Okop ou Akoup en
Podolie et fut rapidement orphelin, s'appuyant sur ce que son père
lui avait dit avant de mourir : "ne crains personne hormis Haqqaddoche
Baroukh Hou".
Il apprit la Torah de l'enseignement reçu dans une relation
mystique au Tana A'hiya de Chilo à partir de l'anniversaire
de ses 26 ans, pendant 10 ans. Il décida ensuite de manifester son
savoir.
Il avait acquis par ailleurs une sérieuse formation talmudique
mais ses adversaires lui reprochaient de ne pas en faire état dans
sa prédication.
Il devint une figure charismatique influente à qui on attribua
de nombreux miracles, extases dans la prière comme élément
central, etc. Il gagna ainsi le titre de Yisraël Baâl Chém
Tov qu'il appréciait et adopta dans sa signature.
Il tenta de monter en Eréts Yisraël mais ne persévéra
pas dans sa tentative.
Le centre de sa théorie est la dévéqoute,
l'adhésion à Dieu par la prière, dont quelques tsaddiqim
sont l'expression la meilleure et dont les membres de tout le peuple bénéficient
et dont il ramène les "étincelles" et les sauve des écorces
négatives (klipotes) qui les enferment. De même, il
insiste fortement sur les techniques d'élévation de la néchama
(âme).
Bien qu'il ne soit pas éloigné dans l'histoire, sa vie
est autant connue par des légendes bien établies que par
des faits et écrits assurés. Un exemple : il écrit
qu'à Roche Hachanna 1746 (5507) lors d'une de ces techniques, il
a eu une vision extraordianire dans laquelle il demande au Roi Machia'h
(messie) quand Il viendra. Celui-ci lui répondit : "lorsque tes
sources se répandront à l'extérieur". Ses disciples
sont mus par de nombreux écrits ou récits de ce type.
Son influence sur tout le judaïsme est considérable.
Il est décédé le 2 Sivane 5420 (1660).Sa tombe
est à Meghbough.
C'est d'abord son fils, Rabbi Tsvi qui lui succéda puis, un
an après, le Maguide de Mézéritch qui décéda
le 7 Sivane 5521 (1761). Rabbi Dov Beer succéda à ce dernier.
Béer (Rabbi Dov Béer)
Rabbi Dov Béer, le maguid de Mézéritch (5533-1772),
enterré à Anapoly, est décédé le 19
Kislév.
Belz ('Hassidisme)
Le 23 Chévate est la Hiloula du Rabbi Yehoshua de Belz ou Belzer,
en Galicie (1825-1894), fils du fondateur de la dynastie des 'hassidim
de Belz, Rabbi Chalom Roqéa'h (1779-1855), qui descend du célèbre
auteur d'études sur la prière, le Roqéa'h d'Amsterdam.
Ce courant a mise en valeur l'importance de l'étude talmudique
dans le 'hassidisme et garde une force considérable dans le milieu
orthodoxe.
Devant l'expansion de la haskala (émancipation par la
culture), Rabbi Yehoshua créa une forte résistance psychologique
à ce courant.
Les autres grands opposants au courant de la haskala au 19e siècle
furent les 'hassidim des dynasties de Vichnitz (Rabbi Ména'hem
Mendel, 1768-1825), de Sanz (Rabbi 'Hayim Halverstam, 1793-1876) et de
Gour (Rabbi Yits'haq Méïr Alter, 1799-1866).
Berditchév.
Le 25 Tichri, hiloula (décès) de Rabbi Lévi
Yit'haq ben Méïr de Berditchév (1740-1810). auteur de
Qédouchate
Lévi. De la 3e génération du 'hassidisme, il fut
l'élève de Dov Baer le magguide de Mézéritch.
Il fut en controverse avec les mitnaguedim qui s'opposaient à
ce nouveau courant dans le judaïsme qu'il développait avec
ardeur. Il insistait sur une piété intense, joyeuse. émotionnelle
et très mystique, qu'il développait dans ses contes et poèmes,
sur l'absence de critique envers les juifs, se contentant de prier pour
eux. Il est aussi connu par les contes 'hassidiques de Martin Buber. Il
est enterré à Berditchev. L'épouse du Rabbi de Loubavitch
était une descendante à la 7e génération de
Rabbi Lévi Yit'haq de Berditchev.
Braslav.
Le 18 Mar'héchvane, hiloula (décès) du Rav
Na'hmane ben Sim'ha de Braslav (1772-1811). Arrière petit-fils
du Baâl Chém Tov (1698-1760), le fondateur des 'hassidim
et fils de Féiga. Il fut considéré comme tsaddiq
dans la lignée messiannique selon la tradition 'hassidique par
ses proches ; sa personnalité et les pratiques qu'il instaurait
(confession) furent l'objet de nombreuses controverses et il théorisa
le conflit et la persécution comme une part essentielle de sa théorie
mystique de la correction du monde (tiqqoune) et de la venue du
machia'h. Il n'a pas laissé de successeur mais des écrits
(Likouté moharane). Sa tombe est l'objet d'un culte et de
pélerinages par ses fidèles à cette date à
Oumane. en Ukraine. Ils diffusent aussi avec un grand prosélytisme
la formule N NH NHM NHMN MEOUMANE qui se trouve à la 7e ligne sur
un billet laissé par lui et donc voici la photocopie. Ce billet
a été oublié puis retrouvé, puis diffusé
par un rabbin qui y a consacré sa vie, enfin un visiteur l'a dérobé.
Il fait aujourd'hui l'objet d'un véritable culte dans ce groupe
'hassidique très prosélyte.
Chernobyl. 'Hassidisme
Le 27 Chévate est la hiloula de Rabbi Ména'hém
Na'houm de Chernobyl, en Ukraine. Il était un disciple du Baâl
Chém Tov et le fondateur de la dynastie des 'hassidim
de Chernobyl décimés par les Nazis.
Une branche est constituée actuellement par la famille David
Skverer ou Twersky et ses h'assidim, ilôt de calme et de prospérité
aux USA près de New York sous l'égide de Rabbi Yaâqov
Yossef de Skver.
Eiger.
Le Rav Yéhouda Leb Eiger (1816-1888) de Loubline. Il étudia
auprès de R. Alter qui fonda la dynastie de Gour, en Pologne. Sa
haute conduite morale lui valut le titre de Tsaddiq et l'estime
même des opposants au courant 'hassidique. Sa concentration dans
la prière était proverbiale et lui suscita des adversaires.
Il écrivit
Torate Eméte sur les fêtes. Hiloula,
le 22 Chévate (8 février).
Eizik. Rabbi Yits'haq Eizik
Le 7 Adar 1821, ce fut la hiloula de Rabbi Yits'haq Eizik, fils de
R. Moché Yé'hézqel de Kaliv, l'un des principaux diffuseurs
du 'hassidisme en Roumanie et Hongrie.
Ger, ou Gerer. Voir Gour
Gour.
Importante dynastie de 'hassidims.
Elle commence avec R. Yits'haq Méïr Alter (1799-1866) élève
du R. Menakhém Mendel de Kotzk.
Le plus célèbre est R. Yéhouda Arié Léb
Alter de Gour dit le Tséfate Eméte (1847-1905).
Ensuite, R. Avraham Mordekhaï, (1886-1948), R. Yisraël (1894-1977,
le Béit Yisraël, titre de son commentaire de la Torah).
Puis R. Sim'ha Bunam Alter (1896-1992, nommé le Lév
Sim'ha, son amour de chaque membre du peuple lui a valu une popularité
immense) et son frère, l'actuel leader, Rabbi Pin'has Ménakhém
Alter.
R. Avraham Mordekhaï, (1886-1948) nommé le Imré
Eméte selon son commentaire de la Torah est celui qui a donné
au mouvement son ampleur populaire actuelle non seulement en Israël
et aus USA mais dans de nombreux pays ; il est le fondateur de l'Agoudate
Yisrael, le puissant mouvement politique 'haridi des 'hassidim
en Israël. Plusieurs des leaders de Gour comme d'autres courants du
'hassidisme échappèrent miraculeusement à l'extermination
de la Choa et contribuèrent au nouvel essor. C'est un courant qui
est très engagé pour enseigner l'importance d'habiter sur
la terre d'Israël ; dans cette logique, ils luttent politiquement
pour déveloper l'habitat des familles religieuses dans des conditions
minimales.
'Houst et Leifer.
Le 9 Adar 1929, ce fut la hiloula de Rabbi Yisraël Yaâqov
Leifér, de 'Houst, en Tchécoslovaquie. Il est la 6e génération
depuis Rabbi Méïr de Prymichlane, élève du Baâl
Chém Tov, après Rabbi Aharone Léb, Rabbi Yits'haq
de Kaliche, Rabbi Méïr de Prymichlane, Rabbi Issakhar Ber (dit
Reb Bertche), et son père Rabbi Mordékhaï de Nadverna
en Hongrie (décédé en 1894 et dit Reb Mord'hélé)
qui écrivit Maamar Mordékhaï sur la Torah et
fut considéré comme un faiseur de miracles.
Karline ou Karline-Stoline. C'est une dynastie de rabbins 'hassidiques
qui a commencé avec R. Aharone Haggodol de Karline (1736-1772)
qui était le disciple du Maguide de Mézérich. Les
générations suivantes furent : R. Achér puis R. Aharone,
R. Achér, R. YIsraël, R. Yo'hanane de Loutszk, R. Moché
et l'actuel Stoliner Rebbe, qui est R. Baruch Méïr Yaâqov
Halévi Chochéte.
Lipqine.
Le 25 Chévate est la hiloula du Rav Israël Lipqine
de Salenter (1810-1883), fondateur du courant du Moussar (morale,
éthique) en Lithuanie, à Vilna puis à Kovno. Puis,
en plus de son activité, il s'intégra à la vie civile
en Allemagne et voyagea beaucoup. Son ouvrage le plus connu est Iguéréte
hammoussar, la Lettre de la morale, qui reste une base classique de
la formation des jeunes étudiants dans les yeshivotes. Il fut un
grand pédagogue et son fils Yom Tov devint un grand mathématicien
universitaire.
Loubavitch. Voir Baâl Chem Tov. Voir Schneersohn.
Mendel. Rabbi Ména'hem Mendel de Qotsq
Rabbi Ména'hem Mendel de Qotsq (1787-1859). Il fut élève
du Voyant de Loubline, R. Yaâqov Yits'haq Horowitz. Il se distinguait
de la chaleur populaire 'hassidique par une rigueur sévère
qui s'adressait à une élite soucieuse de vérité
sans aller dans le sens des approximations qui plaisent aux masses même
religieuses ; c'est donc un 'hassid proche de la ligne du Gaone
de Vilna, le mitnagued lithuanien opposant au 'hassidisme. Il termina
sa vie dans l'isolement volontaire. Hiloula, le 22 Chévate.
Prémychlane.
Le 2 Adar 1832, ce fut la Hiloula de Rabbi Aharone Leb de Prémychlane,
fils de Rabbi Méïr, l'un des grands animateurs du dévelopspement
du 'hassidisme en Galicie.
Rebbétzine. La femme du rabbin, en yiddish.
Roche Hachanna de la 'hassidoute.
Le 19 Kislév est le jour de la libération de l'Admour
Hazzaqéne, auteur du livre le Tanya ; il avait été
accusé injustement. Les 'hassidim en font le "Roche Hachanna
de la 'hassidoute" en terminant l'étude du Tanya et
en la recommençant immédiatement.
Satmar.
Nom d'une importante communauté 'hassidique et très active,
essentiellement située aux USA et minoritairement en Israël.
Le leader intellectuel et charismatique en fut Rabbi Yoél
Teitelbaum (1888-1979), dénommé le Satmarer Rebbe ou
Reb Yoiliche. On dit qu'il descend du Maharcha et du Réma (voir
ces noms). Il fit partie du petit nombre de juifs échangés
et libérés des camps de la mort. Il fut un des plus
violents opposants à la constitution de l'Etat d'Israël. Il
est décédé le 26 av. Son successeur, est Rabbi Moché
Teitelbaum.
Schneersohn.
Célèbre dynastie de 'hassidim. En voici les principaux
leaders selon les générations.
Shnéour Zalmane de Lyady, l'Admor ha zaqén,
auteur du Tanya,
livre de base des "Loubavitch". (1745-1813, le 24 Tévét)
|
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Dov Baer de Loubavitch ( 1773-1827)
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Ména'hém Mendel Schneersohn, le Tséma'h
Tsédéq (1789-1866)
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'Hayim Shnéour Zalmane de Lyady (1814-1880)
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Yits'haq Dov Baer de Lyady (1826-1910)
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Lévi Yits'haq (1878-1944)
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Ména'hém Mendel Schneersohn (1902-1994)
|
Rabbi Ména'hém Mendel Schneersohn
Le célèbre Rabbi de Loubavitch (Ména'hém
Mendel ) est né en 1902. Il est la 4e génération après
son homonyme et la 6e génération après le fondateur,
Rabbi Schnéour Zalmane.
Il a diffusé la 'hassidoute de 'Habad dans les différentes
communautés et dans les différentes régions du monde,
par l'intermédiaire de l'insistance sur l'amour d'Israël,
l'envoyé de nombreux émisaires mandatés, et un un
sens incomparable de l'utilisation des médias.
Son décès a été l'occasion de grands mouvements
et dissensions dans le mouvement loubavitch. Trois tendances sont
apparues, entre
- ceux qui continuent la conception juive et 'hassidique active mais classique
du Rabbi, de la vie posthume de tout Sage décédé
et de la venue du Machia'h, et qui estiment préjudiciables au mouvement
Loubavitch les clivages actuels ; ensuite,
- ceux qui affirment que le Rabbi était "le" Machia'h
;
- enfin, ceux qui continuent à dénier sa mort concrète
et le considèrent en Machia'h vivant concrètement mais caché.
Cette dernière tendance messianique radicale est ferme sur ses
positions qu'elle estime être la vérité historique
et définitive ; certains, à l'intérieur et à
l'extérieur du mouvement craignent que cette tendance rejoigne
la liste longue des célèbres déviations qui ont marqué
périodiquement et de façon dangereuse l'histoire du judaïsme.
Ces trois courants ont une même vénération pour tout
ce qui concerne le Rabbi et vivent le temps dans le calendrier précis
des événements qui ont été ceux de cette lignée.
A l'extérieur du mouvement, ceux ceux qui n'appartiennent pas à
cette collectivité précise, on retrouve des sympathies ou
des positions qui correspondent à ces lignes, et en général
l'ensemble apprécie le travail généreux d'aide aux
Juifs (URSS, Pessa'h organisé dans les endroits les plus retirés
du globe là où il y a des Juifs, activité de téchouva,
activité envers la terre d'Israël). La position du mouvement
envers les Juifs d'Ethiopie a été fluctuante mais ce problème
est aujourd'hui totalement tranché dans le sens de la judéité
totale des ces Juifs, hormis les cas de ceux qui se sont convertis volontairement
ou sous contrainte au christianisme mais cela est un problème général
et non particulier. Et les procédures de retour sont classique
comme pour tout Juif au monde.
S'il le souhaite, chacun peut s'informer sur ces trois courants
auprès de leurs adeptes ; nous ne prenons aucune position ; il
s'agit ici d'information.
Pour objectivité, voici des sites francophones de ces tendances
différentes avec leurs orientations:
http://perso.club-internet.fr/afriatl/
http://www.loubavitch.fr
http://yehi.net/
et leur centralité, le site du 770 à New York http://www.770live.com/
De façon générale:
Il n'y a pas à s'étonner de ce que une partie de ses fidèles
disent qu'il n'est pas mort. En effet, c'est un enseignement constant
dans le judaïsme qu'un Sage n'est pas "mort" mais est vivant
et plus vivant lorsqu'il a atteint la plénitude après le
décès. En effet, le judaïsme voit cette vie -ci comme
un hall vers le monde à venir (cf. le Principes des Pères),
et le passage est une montée (ilouï) et une fête
(hiloula) pour ceux qui passent de la sainteté (qodéche)
à la sainteté plus éclatante, et qui font souvent
ce passage par "un baiser" (mitate néchiqa) en
douceur. La connaissance évite toujours les discussions qui divisent
au lieu de s'apprécier.
On dit que Yaaqov avinou lo méte, notre père Yaâqov
n'est pas mort. Et le Sage tunisien est nommé le "Ribbi Taïeb
lo met" (qui n'est pas mort) et cela est écrit sur sa tombe.
Il n'y a donc pas à s'imaginer qu'il y a là quelque chose
qui distingue exceptionnellement un seul des Sages et qui, pour cela,
serait dans une position que certains diraient même plus élevée
que celle de Moché rabénou. Il suffit de connaître
nos traditions pour ramener les choses dans le bon sens.
Le fait que une partie conséquente de ses disciples pensent qu'il
est le Machia'h qui reviendrait ne pose pas non plus de problème
tant que cela reste dans le cadre de l'enseignement de toute la tradition.
En effet, le Roi David est le Machia'h, personne ne niera cela. Et chaque
roi qui recevait l'onction (sens de Machia'h) aurait pu l'être,
c'est pour cela que David l'était éminemment. Cela est totalement
dans le verset 7 du psaume 20 que vous
trouvez sur le site.
Le temps du Machia'h se distinguera seulement, disent nos Sages,
par le fait que les nations n'auront plus de domination sur Israël.
Le Rambam a accordé de nombreuses pages à ces problèmes.
Et, comme disait un Sage du Talmud: si on me dit que le Machia'h
est arrivé et qu'il est à la porte de la ville, je continuerai
à planter l'arbre que je plante car, ainsi, mes petits enfants
verront certainement les fruits de cet arbre. Il savait qu'il est inutile
de discuter de ce faux problème à l'avance car le Machia'h
ne sera pas reconnu avant sa venue mais uniquement après sur la
base des fruits positifs de son action. C'est la seule règle. Cela
est écrit.
D'ici là, notre tradition est très prudente sur cette question
car il y a eu tant d'erreurs et de déceptions, chaque fois, chaque
fois, chaque fois que des grands Sages ont voulu se prononcer sur quelqu'un
et le reconnaître; combien ont annoncé sur toutes les radios
que le Rabbi reviendrait 3 jours après sa mort (comme un autre)
et les déceptions sont dangereuses ensuite. Le mieux est de bénéficier
des exemples et des enseignements de ces Sages, de les respecter car ils
sont effectivement exceptionnels et hors de nos petites dimensions, ils
ont fait un bien inégalable dans le peuple et leur enseignement
les continue. Discuter ensuite sur des questions qui ne sont pas de notre
niveau frise l'orgueil qui est l'une des pires fautes. Et cela ne fait
que diviser, voyons ce qui nous unit.
Quant à la question du "retour" d'un Sage décédé,
c'est une question très complexe et qui ne peut être traitée
que par des Sages du niveau du Ari, zal qui ne sont plus de notre
génération, dit le Rav Yaâqov Hillel dans ses ouvrages,
l'un des plus grands caballistes de Jérusalem. Nul ne voit aujourd'hui
à qui nous sommes reliés dans notre néchama et donc
ce qui revient de passages dans des existences précédentes.
Etudions la Torah, pratiquons-la. Et surtout, nous avons le devoir de
la réaliser selon nos traditions. Il est interdit d'abandonner
nos propres traditions familiales et communautaires pour celle d'un autre
courant, le Rabbi de Loubavitch était le premier à l'enseigner.
Sur cette question, voyez ce que sont les minhaguim, ces coutumes
de chaque communauté (paragraphe
11 de cette page sur la tradition orale).
Même si, bien entendu nous
avons à nous enrichir des enseignements de tous les courants,
et à les
aimer tous. Voir les pages à ce sujet.
Tanya.
Le 20 Kislév, a eu lieu la première impression du livre
de l'Admour Hazzaqéne, le Tanya, base de la 'hassidoute,
en l'honneur du Maguid de Mézéritch.
Tiqqoune
Ce concept n'est pas du tout exclusivement 'hassidique mais il est
très utilisé par la spiritualité 'hassidique, c'est
pourquoi nous l'insérons ici également, en précisant
bien qu'il fait partie du vocabulaire de la majorité des courants
du judaïsme actuellement.
1. c'est la réparation d'un manque ou d'un défaut, qu'ils
soient dans la fabrication ou dans ce qu'est devenu un objet, une personne,
une situation.
2. C'est la technique de réparation établie par nos Sages
et qui consiste dans des programmes précis de textes à étudier,
de prières à dire, à des dates ou heures particulières
ou dans des circonstances précises, après avoir réalisé
des actes précis de purification des intentions (par exemple, miqvé,
tsédaqa, viddouï ; bain de purification, bienfaisance,
aveu des fautes, etc.). Ainsi, le Tiqqoune 'hatsote qui se
dit la nuit à minuit.
3. Un tiqqoune particulier basé également sur des
textes composés par les Sages, est le corpus de textes que l'on
lit pendant la nuit de certaines fêtes
comme le tiqqoune Chavouôte, le Tiqqoune de la nuit
de Hochaâna Rabba (voir ces deux
mots, à la suite de celui-ci).
4. Le "tiqqoune néchama" entre dans ces cadres qui dépassent
le niveau du commun. Il s'agit d'améliorer l'être, non plus
seulement dans ses comportements et dans ses attitudes intérieures,
mais dans la nature de son âme car il y aurait eu des accidents de
parcours, soit dans les vies antérieures, soit dans le processus
de purification après la mort, et l'âme aurait besoin de l'aide
de prières. Les plus grands mystiques juives parlent de cela. Mais,
ici, c'est plus qu'une mise en garde qu'il faut placer ; en effet, qui
peut prétendre qu'il vit à ces niveaux de pureté,
qu'il a reçu le don divin de voir et de comprendre ces niveaux ?
Qui se prononce là-dessus et prétend interpréter ou
donner des conseils en ce domaine est un dangereux charlatan, hormis les
rares Sages reconnus comme tels par les plus grands tsaddiqim de
la génération. Le judaïsme, qui a une longue expérience
millénaire des conduites des hommes, met en garde contre les tentatives
de s'égarer dans les situations extrêmes. Les fils de Aharone
ont péri dans cette voie ; le roi David pensait pouvoir aisément
affronter ces voyages avec leurs épreuves et il a reçu des
épreuves qu'il lui furent très difficile de supporter. Et
aucun de nous n'avons ces niveaux. Il existe une pathologie de ces
expériences, dont parle la littérature 'hassidique et le
folklore concernant le "dibbouq".
5.En ce sens, dans la conduite populaire, on parle aussi de "tiqqouné
chabbate" (au pluriel) pour désigner la pratique de lire des
ensembles de cantiques ou psaumes qui mettent en valeur la beauté
du Chabbate, et qui ont été organisés par les caballistes,
spécialement le Ari zal.
6 Dans la même ligne, on désigne le "tiqqoune Klali"
mis
en valeur par Rabbi Na'hmane de Braslav pour la purification des pensées.
et du corps.
7. On parle aussi de "tiqqoune ha lachone" quand une lettre supplémentaire
apparait et produit des anomalies dans une forme grammaticale d'un mot.
Voyez l'analyse de ce phénomène par Rachi dans son commentaire
de Béréchite 49, 22 et Chémote 18, 8 et Bamidbar 11,
16 et Isaïe 9, 6 et Job 32, 3. Il y a des raisons très profondes
à ces anomalies, qui transmettent souvent des secrets de la Torah,
ou parfois ce sont des formes qui permettent d'éviter une lecture
qui porterait préjudice à la dignité de la Torah.
8.On parle alors de "tiqqoune sofrim". On parle aussi de tiqqoune
qoreim à propos d'un livre qui donne toutes les précisions
pour ne pas faire d'erreurs dans la lecture de la Torah .
9. Last but not least, les Tiqqouné hazzohar sont l'un
des livres du Zohar qui, en 70 chapitres, commentent uniquement le premier
mot de la Torah et décrivent les nombreuses correspondances qui
existent entre les lettres ou les versets de la Torah, aux niveaux les
plus élevés. Ce livre est écrit en araméen.
Il est la base de la plupart des commentaires de la cabale qui sont développés
ultérieurement
10. Une expression courante, qui joue sur tous ses niveaux, mais en
revenant sur le plan de l'organisation sociale, est le "tiqqoune haôlam"
; c'est souvent une décision d'un Sage reconnu par la génération
entière qui décide d'une mesure qui change les usages, mais
justement parce que cela remet dans le bon ordre des choses. On en parle
ainsi pour ce qui vient améliorer les choses dans la paix.
11. Enfin, tout cet ensemble s'insère dans une conception générale
présente dans le judaïsme le plus authentique que le peuple
juif est engagé dans un "tiqqoune" du monde où agissent
des forces positives et négatives depuius la faute d'Adam. La réparation
a commencé avec les patriarches, elle s'est poursuivie sur le plan
familial puis national ; il y a eu des rechutes comme les phases de destruction
du Temple ; il y a aussi une certitude que le processus de réparation
n'échouera pas et qu'il y aura des phases propices au retour au
projet divin. On trouve là le concept de téchouva
(retour), celui de Machia'h qui est très complexe et est
analysé avec précision à la fin du Traité Sanhédrine
et par le Rambam. Il y a toujours eu des individus qui exploitent ces espérances
pour abuser des personnes de qualité qui n'ont pas de formation
suffisante dans le discernement. C'est tout le problème constant
des faux-messies. En résumé, à la fois, la réalité
du
tiqqoune est authentiquement juive, et le processus est très
complexe à mobiliser et à discerner. C'est cependant une
des bases de la émouna juive, confiance et foi ; c'est pour
cela que le Rambam l'a introduit dans ses iqarim, principes de base.
Tsaddiq
Traduction : Juste. C'est un homme qui accomplit le bien dans le concret,
en essayant d'aller jusqu'au bout, en se différenciant de la violence
de la génération, avec intention d'amour, crainte du
ciel, et qui ne se glorifie pas de ses qualités. Il porte ainsi
le monde et le sauve, parce qu'il le fait fonctionner comme il prévu
dans la Création et fait agir la bénédiction. C'est
celui qui a totalement confiance en D.ieu. Voir aussi : Noa'h.
Références dans le Tanakh : Dévarim 4, 5 et 16, 19.
Psaume 15.Proverbes 14, 26.A lire également : Rachi sur Chémote
23, 8.
Tsimtsoum.
Rétraction. constriction ; c'est une phase dans la Création
du monde, selon la caballe.
Vizhnitz.
Petite ville en Ukraine qui fut le commencement d'une dynastie de 'hassidim
sous l'impulsion de R. 'Hayim Méîr Hagér, nommé
le Imré 'Hayim (1888-1972). Animateur d'une importante communauté,
il émigra en Israël pendant le nazisme et le siège de
leur communauté se trouve à Bné Brak près de
Ramat Gane en Israël dans le quartier Vizhnitz (qiriate Vizhnitz).
Les rabbis actuels sont en Israël R. Moché Yehoshua de
Vizhnitz et, aux USA, R. 'Hayim Méïr dit Reb Motélé.
Hommage au 'hassidisme en quelques photos
Je ne suis pas un 'hassid de Pologne, ni un descendant de 'hassid de Pologne
ou de Galicie (contrairement à mon collègue Freud), mais
j'aime tous les courants du judaïsme car chacun ouvre une porte du
Ciel (comme dit le Ari, zal dans son Introduction à Péri
Ets 'Hayim). Et je connais beaucoup d'amis appartenant à ces familles.
Habillés comme moi, ou autrement, ou comme ces amis-ci qui viennent
chez moi comme je vais chez eux aussi,
 
avec qui je me sens autant à l'aise pour parler de tout qu'avec
mes amis à kippa sérouga ou avec mes étudiantes 'hilonim
et pas toujours habillées selon les convenances de la Torah
qu'elles ignorent car personne ne leur a ouvert le coeur à ces
douceurs. Cela s'apprend, avec volonté, pour arriver au même
contact vrai et réciproque, et aller dire bonjour à un ami
à Méa Chéarim autant qu'à un ami informaticien
laïc.
Nul ne peut nier que le 'hassidisme a eu l'art de ranimer la flamme de
Juifs endormis, partout dans le monde. Ici, au Maroc,
où on voit le Rav Chalom Messas en costume local avec les envoyés
du Rabbi qu'il appréciait mais ne leur permettait jamais d'entraîner
à abandonner des coutumes des ancêtres, ce qu'ils n'auraient
jamais osé faire dans la région de son obédience.
D'ailleurs, le Rabbi, lui-même insistait sur le devoir absolu pour
les non-hassidimes de ne jamais abandonner les coutumes des pères.
C'est cela la fraternité.
Et voici une rencontre entre deux grands Sages de la Torah:
Ces 'hassidim, aujourd'hui sont intégrés parmi les autres
communautés, et le monde juif a toujours eu ses particularités
incompréhensibles pour d'autres; en cela, on représente
l'altérité à améliorer.
Mais je veux rendre hommage en ce jour, ou plutôt en cette nuit
du monde, à ceux qui réaniment des fleurs que d'autres ignoraient
parmi nous. C'est pour cela que je suis allé dans la nuit de Jérusalem,
en ce 3 Tamouz, vous faire connaître de splendides fleurs que l'on
ne voit que la nuit et qui s'éteignent chaque matin. Ainsi de beaucoup
d'âmes, elles ne sont visibles que pour ceux qui savent voir dans
le noir.
Il fait nuit noire, un immense cactus se remplit de ses bourgeons comme
il est dit dans le chapitre 2 du Cantique des Cantiques: ha nitsnamim
nireou ba arets, êt ha zamir higuiya, les bourgeons sont visibles
sur la terre d'Israël, le temps des chants est arrivé:
La nuit est noire, seul mon flash éclaire ces espoirs invisibles
pour ceux qui, partout, sont devant leur TV à cette heure-ci.
N'est-ce pas beau de voir que deux fleurs dans la nuit se parlent au lieu
d'être solitaires chacune pour soi seule?
Cette nuit, il y a eu un miracle, c'est bien la bat Israël qui court
dans la nuit noire du Cantique et qui rencontre à qui parler.
Elles se disent: "de nuit comme de jour, louons le Créateur".
Laissons ces grands échanger, l'important c'est l'enfant qui va
rivaliser. A leur exemple, il va espérer.
Hommage aux hassidim actifs partout dans le monde.
Ils n'ont pas peur de certains Juifs hargneux, se défendant de
toutes leurs griffes qui piquent,
ils sont là main tendue si vous avez besoin d'eux.
C'est bien le rôle des Juifs: tout le monde fabrique de belles lanternes
magiques, mais nous témoignons de quelques fleurs essentielles
dans un monde noir et qui pique. Tant qu'il y a aura des Juifs entêtés,
le monde espérera et ne pourra se détruire.
Comme cette fleur nocturne, il suffit de vivre et d'être une Torah
qui respire.

Regardez bien l'image suivante, dans quelque temps j'espère vivre
pour vous le montrer toute en fleurs.
Ainsi de tous nos amis qui ne sont pas encore venus vivre sur la terre
de vie qu'ils ont reçue en héritage et qu'ils laissent en
otage à d'autres qui en font leur partage. Sachons une bonne fois
que aucune nuit n'empêchera pas les Juifs de fleurir.
N'est-ce pas la nuit que nous
allons au Kotel (lien ici)? N'est-ce pas la nuit que nous disons le
tiqqoune 'hatsote (lien ici)?
N'est-ce pas la nuit que nous
admirons les éclipses (lien ici)? N'est-ce pas la nuit que
nous admirons
la renaissance en couleur du jour dès l'aurore (lien ici) ?
Découvrez sur Modia tous ces liens sur Jérusalem de nuit.
Mais quand donc dorment les Juifs? ;-))
Voilà des millénaires que nous illuminons et les jours et
les nuits.
C'est pour cela que tant d'autres nous envient, essayent de nous voler
la Torah et la rebaptisent, comme on peut se substituer aux fleurs que
le Créateur a choisies! Infantile bêtise.

Je rentre chez moi, il est près de minuit, mon flash illumine le
mur, ici encore les fleurs vivaient la nuit.
Avec vous, j'ai rendu hommage à nos frères 'hassidim qui
réaniment nos nuits.
Souvent, dans leur imagination débordante, ils m'ont surpris. J'en
suis sûr, vous aussi.
Mais, comme les Lévi au temps du Temple,
ils apportent une musique.

Bientôt, je vous montrerai, si D.ieu veut, l'explosion de
cette moisson de fleurs de nuit.
Pour découvrir la musique
'hassidique, cliquez ici http://www.modia.org/musique.html.
Sur Modia, on aime autant les Juifs 'hassidiques, éthiopiens, achkénazes,
iraniens, sépharades, j'en passe et des meilleurs,
la preuve ici: http://www.modia.org/infos/israel/comunot.html
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