Le Grand Rabbin Chalom Messas, zal
ner nichmato
"sa néchama est lumière pour nous"

par le Rav Yehoshua Rahamim Dufour (Dipour, en hébreu)
http://www.modia.org

Cette page est complétée au fur et à mesure des témoignages que je reçois.

C'est une page nouvelle de photos familières et intenses,
véridiques et qui enseignent la Torah en direct
.

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Voici des images magnifiques du Rav Chalom Messas, zal. Elles sont exceptionnelles parce qu'elles ont été prises dans un moment de détente de l'étude et de la profession, à un moment où le Rav se laissait aller à sa joie entière. Il y a deux mois, et il était tellement en excellente forme et rien ne laissait imaginer ce départ si rapide.
Elles sont particulièrement expressives.
Elles nous ont été communiquées par la famille Boussidan de Paris, que nous remercions.

Faisons la transition avec les images où le Rav est en activité d'expression de la Torah dans un échange, vous voyez ses dossiers de travail devant lui, la bibliothèque de son bureau, et le arone haqodéche des rouleaux de la Torah.


Le voici s'exprimant, mu par ce qui le porte. Et cette main immense qui a tant donné de bénédictions, tant écrit de décisions enlevant les souffrances, signé tant de recommandations d'ouvrages ou de transmission de la sémikha rabbinique, soutenu; la main immense du berger du troupeau, du père pour chacun.

Nous voyons, ici, parfaitement, l'âge marqué dans la posture du corps, mais la force du geste réalisateur et la détermination du regard et de la parole. Emission de lumière vers le peuple, et il ne s'est pas ménagé pour ce rôle.
Et le bon sourire.


Ici, l'attitude la plus connue de ceux qu'il accueillait avec affection.
La joie de l'accueil était évident. Et l'écoute intensive et totalement bienveillante.


Un vrai contact, sachant se mettre et être en relation égale mais la lumière et la bonté insolites qui émanaient de lui laissaient tout visiteur ou proche en position infiniment respectueuse. La ânava, l'humilité véritable.
Ce contact était à chaque fois une leçon immense de Torah,
qu'il nous faudrait tant d'années pour intégrer quelque peu.
Mais on l'a vécue et comprise, et c'est déjà très important.


Et il savait se confier avec son grand humour toujours très gentil:
"vous vous imaginez, les gens me demandent à moi des bénédictions, qui suis-je pour cela,
mais enfin ils le veulent, cela est bon pour eux, alors je les donne".


Il savait être humain et vivant pour parler des plaisirs quotidiens
avant de replonger très vite dans l'étude et le service de la communauté.
Il n'aura jamais utilisé autrement le temps de ce qui aurait été pour d'autres
des décades de retraite. Il était en service continuel. Bénédiction.


Cette photo montre bien l'un des moments heureux d'une pause.
L'espace de cet instant est minuscule sur le bureau entre les piles
de dossiers qui lui viennent des tribunaux rabbiniques lui demandant
de trancher des questions épineuses et apparemment insolubles.
Cette pile, c'est celle du soir, demain matin après des heures de prières et d'étude
tout aura été réglé et sera immédiatement retransmis aux dayanim.
Ils le disent tous: ce service ultime, personne d'autre ne pourra plus le rendre maintenant.
Orphelins. Tous.


On devait le quitter pour qu'il puisse assumer ces tâches.
Qui oserait abuser de son temps lorsqu'on voit tous ces dossiers à résoudre.
Le Traité Bérakhote nous dit que ces Sages veillent encore davantage sur nous
dans la lumière où ils séjournent maintenant.
Et ces images permettront encore plus de comprendre le ton assuré, lumineux et passionné
de ses écrits. Et de mieux les étudier.


Voir le poème "Père lumière" qui dit mieux que la prose
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