
Etude menée
en commun par beaucoup de communautés en Israël,
sur la forme de vie à mener selon la Torah,
à travers les hommages rendus
au Grand Rabbin Chalom Messas, zal
nichmato ner lanou
"sa néchama est lumière pour nous"
photos et scénario
par le Rav Yehoshua Rahamim Dufour (Dipour, en hébreu)
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1e Hommage: par la communauté des Juifs
orientaux d'Israël, dans la Yeshiva Porat Yossef à Jérusalem,
dirigée par le Rav Moché Tsédaqa
Roch ha Yéchiva, 26 rue du Rav Ouziel (tel. 03-6767163).
La soirée d'étude a commencé par des chants sépharades
en situation de deuil pour demander l'élévation de l'âme
du défunt (îlouï nichmate ha manoa'h).
Le Rav Moché Tsédaqa s'appuie sur l'exemple du Rav Chalom
Messas.
- Nous
pouvons tirer des enseignements majeurs des comportements privilégiés
du Rav Messas, car c'est pour leur importance qu'il les a choisis comme
voie principale.
- Ainsi, celle qui consister à parler avec des mots simples quand
on s'exprime au sujet de la Torah, non pas seulement pour communiquer
avec l'interlocuteur, mais parce que la Torah est pure, vraie, et doit
pouvoir toucher directement. Il disait qu'il a eu des contacts avec
les plus grands dirigeants mais que le vrai contact, celui d'humilité
(anava) c'est avec les livres simples et anciens qui touchent
la vérité.
- Il est dit que, dans le monde d'En-Haut, Avraham notre Père
(avinou), ne séjourne pas dans un lieu de calme et de
repos mais aux portes des lieux difficiles de purification nommés
guéhinom, ainsi du Rav qui avait le souci des membres du peuple
qui étaient en difficulté. Souvent quand on lui parlait
de jouir sa retraite ou de
partir
en vacances, il objectait que des gens en difficultés lui enverraient
des lettres décrivant leurs épreuves et demandant une
décision pour les éclairer.
- En ce
sens, je vois aussi le lieu qu'il a choisi pour sa sépulture.
Elle est juste à l'entrée à droite près
du parking du cimetière populaire de Guivate Chaoul, non pas
dans un lieu d'isolement élitiste. A un mètre de sa tombe
viennent stationner toutes les familles qui sont en deuil ou qui se
retrouvent pour un anniversaire de deuil. Les souffrances sont présentes,
et le besoin de se réconcilier. Il est là, proche. Il
veille. Il est encore dans la vie de tous et dans la vie quotidienne.
Certes, en ce lieu, il avait choisi une place, comme nous le voyons
ici, près de la tombe d'un tsaddiq, le Rav Mansour Ben Chimeone.
Tout est important et saint chez les Sages.
Et était
toujours là, Yossi (à gauche), qui conduisait le Rav dans
ses déplacements, fidélement, et dans un grand respect
affectif réciproque.
Voici la tombe de Ribbi Mansour.
et celle du Rav Meyer Amar de Meknes, le lieu natal, est aussi à
quelques mètres.
Voici déjà les pierres des visiteurs affectueux sur sa
tombe.
dès les premiers jours

Revenons à son contact avec le peuple. Les gens
et surtout les jeunes n'aiment pas la parole trompeuse ou qui s'éloigne
de la vérité directe quand ils viennent étudier
la Torah. Mais si quelqu'un parle dans la vérité (torate
éméte bé fihou) comme c'était le cas
pour le Rav, alors tous viennent étudier avec lui et dans ses
livres.
Les rabbins se succèdent dont le Rav Chlouch de la ville de Netanya
et parlent de lui dans le même sens.
- Pourquoi dit-on d'un Sage âgé qu'il vient dans les jours
(zaqén ba ba yamim), c'est parce que le Rav a montré
comment chaque jour on doit compléter (léahlim)
la qualité de ce que l'on vit dans la Torah et dans les mitsvotes.
Il avait cette préoccupation et disait: Tu me les as donnés,
les jours, je Te les rendrai remplis et complétés du premier
au dernier. Rien ne le distrayait de ce travail et quand on lui proposait
de partir en vacances, il répondait: "mais pourquoi, quand
j'ai besoin de vacances, je ferme les yeux dans mon bureau et je vais
là-bas en vacances. Eine li zémane, nous n'avons pas de
temps à perdre".
Et même quand il n'avait pas de bon éclairage comme c'était
le cas il y a des dizaines d'années, il continuait dans l'obscurité
et écrivait sur ses genoux.
- Le jour, il étudiait et la nuit il écrivait les réponses
halakhiques pour lesquelles il avait été consulté.
Et le plus souvent, les rabbins et dayanim des cours rabbiniques lui
faisait parvenir une question et le lendemain matin, par souci de la
souffrance des gens en difficulté, il avait déjà
réglé le problème mais il avait travaillé
jusqu'aux premières heures de l'aurore.
- C'est pour cela qu'il est dit de consacrer des temps à la Torah
(îtim la Torah) car il s'agit du temps deu jour et du temps de
la nuit.
- Il travaillait pour que toute la vie concrète soit vécue
dans la Torah, avec concentration, aussi bien en parlant, qu'en mangeant.
- Il soignait aussi bien le chant et revoyais tous les cantiques de
Pessa'h sans exception.
- Et quand il parler à un groupe ou à une foule, il veiller
à s'adresser à une personne, en se représentant
que par attention et respect, il devait se considérer comme relié
ainsi à chacun.
- Pour transmettre la Torah, il insistait sur la chaleur ('hamimoute)
qui doit accompagner les paroles. Car la Torah est chaleur et soleil
(chéméche) et il faut la transmettre comme tel.
C'est pour cela qu'il plaçait ce mot dans ses titres de livre,
en plus de l'analogie avec son nom (méchache).
- L'expérience de tous ceux qui s'approchaient de lui, c'est
que l'intensité de sa présence et de son rayonnement faisaient
qu'on n'avait pas besoin ou envie de parler pour parler.
- Son souci était grand concernant la vérité quand
on parle de Torah, elle est vérité de la vérité
(émét lé amito) et il faut atteindre cela, surtout
pas lui substituer ma propre vérité.
Et quand le Rav David Messas vient donner son témoignage sur
son père, alors il ne s'agit plus de constats externes mais el
coeur est totalement présent, la connaissance est intense et
il se réalise justement ce que les rabbins ont décrits
précédemment: la rencontre de la vérité
exprimée. Les regards et les corps sont tendues chez tous: chacun
est saisi en soi.
Ici, à gauche, le Rav Chlouch, puis le Rav Chélomo Moché
Amar, le Grand Rabbin d'Israël et le Roch yéchiva de Porat
Yossef, le Rav Tsédaqa. Et le Rav Aharone Monsenego.
Dès qu'il a terminé dans un hébreu parfait animé
par le coeur, tous les jeunes étudiants de la yeshiva (les barouké
yéchiva) se précipitent vers lui pour lui parler, lui
poser une question, demander une bénédiction.
Les grands rabbins d'Israël sont ravis d'entendre et de voir la
même Torah que celle du père, non seulement rappeler et
louanger mais être en démonstration. Ils expriment physiquement
leur bonheur envers le Rav David Messas.
Ici, le Grand Rabbin d'Israël, Amar.
et maintenant l'ex Grand Rabbin d'Israël Shapira arrive,
il a tenu spécialement malgré son grand âge à
honorer:
et le Grand Rabbin Ôvadia Yossef vient témoigner de l'immense
grandeur du Rav Messas,
il était aussi son recours unique pour toutes les questions difficiles,
et on savait qu'avec lui, rien que la vérité serait prise
en considération. Tous citent des exemples où il a réalisé,
à la suite d'une étude encore plus poussée, qu'il
avait fait une légère erreur d'appréciation, et
il s'mepressait d'envoyer le correctif aux intéressés
en le justifiant et le diffusait aussi dans les reveues spécialisées,
sans aucune pudeur mal placée. Le Rav Ôvadia a perdu aussi
son égal en halakha et son adversaire affecteux dès qu'il
n'avait pas pris en considération les spécificités
des Juifs du Maghreb ou du Maroc.

Il a terminé et rejoint le Rav David Messas au milieu de la foule
et se montre particulièrement affectueux envers lui (une photo
très difficile à prendre car la pression est puissante
de tous côtés et me déplace).
Regardons ces deux photos, on comprend par là que le Rav Ôvadia
transpose sur le fils l'affection qui l'unissait au père.

Le Rav Bakchi-Dorone manifeste lui aussi au Rav David l'assurance de
son affection respectueuse.
C'est un moment de force étonnante (regardez les mains):

Avec lui, c'est toute la famille qui reçoit ces marques,
tous citent particulièrement la rabbanite Jamila Messas
et formulent pour elle des bénédictions dans sa souffrances
et pour sa santé.
On ne voit pas en photos les femmes de la famille car elles sont dans
la partie des dames.
Les frères de Ribbi David, sont très émus, aux
places d'honneur.

Ce que je ressens, c'est l'expérience incroyable d'une fusion
totale entre cette communauté rabbinique d'Israël et celle
du Maroc et de France représentée par Ribbi David, une
fusion ici autour d'un Sage, d'une famille, d'un successeur. C'est
une unité, et cela vient de l'union qu'il y avait entre chacune
de ces personnes et la vérité en Torah du Rav Chalom Messas,
mais aussi parce que cela est donné en présence vivante
ici par le Rav David Messas. Je n'ai jamais vu ainsi cette proximité
et union et cette reconnaissance de ces grands maîtres d'Israël
envers un rabbin venant ainsi de la diaspora.
Je comprends alors ce que représente cette lignée pour
eux, et pourquoi les deux Grands Rabbins d'Israël: le Rav Ôvadia
et le Rav askénaze Goren avaient demandé au Rav Chalom
de devenir le Grand Rabbin de la 1e ville d'Israël et le Premier
Président des tribunaux rabbiniques de la capitale du peuple
juif, et de la résidence de la Chékhina. C'est
historique, une énorme avancée vers l'unité qui,
seule, peut ne pas retarder la venue de l'unité messiannique,
amen.
Je voudrais en ce moment que tous les Juifs de France, éducateurs
et rabbins, sentent cette expérience d'unité-fusion, et
cette place donnée à Jérusalem à la tradition
du judaïsme marocain à travers Ribbi David et son enseignement.
Que cette page puisse un peu rendre cette ambiance. Pour vous y faire
participer à cette vie d'une immense famille, et au rôle
unique et très particulier, que la Providence à donné
à la famille Messas pour cela, je me rendrai encore dans les
autres communautés qui vont aussi demander à la famille
Messas, autour du Rav David et de la Rabbanite, de venir apporter cet
enseignement.
Voici un autre hommage: par
la communauté juive d'Israël, originaire de Tunisie,
en la Yeshiva Kissé Ra'hamim de Bné Braq, dirigée
par le Rav Mazouz
Roch ha Yéchiva, 26 rue du Rav Ouziel (tel. 03-6767163).
Nous arrivons quand les exposés des rabbins ont
commencé. Les jeunes étudiants de la yéchiva sont
présents pour découvrir ce qu'est un Sage dans la Torah
dans une si longue vie.

Quand la famille et le Rav David entrent, toute l'assemblée se
lève et les place aux sièges d'honneur. Dans la chaleur
précise des Juifs tunisiens, le Rav Mazouz demande à Ribbi
David d'allumer un lumière de l'huile d'olive en honneur de la
néchama de son père. Le Rav David est ému:
Symbole magnifique; toute l'huile de la tâche que le Rav a accomplie
pour Sa Torah,
et la lumière tellement pure qui lui ressemble, comme les fleurs
du haut de cette page.
Et le rayonnement transparent qui le caractérisait.

Le Rav Mazouz affirme la grandeur et la beauté du judaïsme
d'Afrique du Nord,
l'attention incomparable avec laquelle le Rav Chalom répondait
immédiatement à toutes ses demandes.

Le Rav Amar, nommé récemment à son poste de Grand
Rabbin d'Israël, arrive car il veut être présent avec
toutes les communautés et leur parler aussi de l'importance de
la Torah vécue par le Rav Chalom Messas. Il parle avec une telle
chaleur et émotion qu'il doit s'arrêter sous les larmes
qui montent à ses yeux en se remémorant l'immense affection
du Rav Chalom envers les étudiants de la Torah. Il décrit
avec précision qui sont les grands Rabbins connus de tout le
monde juif et qui exerçaient dans les communautés d'Afrique
du Nord, quelle ferveur il y avait, quel niveau d'étude dans
le moindre village, avant que la colonisation fraçaise ne vienne
briser cette vie de très haut niveau dans la Torah.
Je précise, qu'aujourd'hui encore, le Maroc est le seul pays
au monde (hormis Israël) où les Juifs y vivent dans le cadre
complet de la législation juive pour tout ce qui concerne le
statut personnel. Nous découvrons la science, la chaleur, l'humour
et surtout la Torah sainte et concrète du Rav Amar qui s'est
nourrie de la fréquentation du Rav Messas depuis toujours.
(à gauche, le Rav Mazouz. Voir
ici la page consacrée aux communautés tunisiennes).
La parole est donnée ensuite au Rav David qui témoigne
de l'intérieur de sa vie,
de la haute sainteté vécue dans la Torah par son père,
de façon concrète. Cette approche emplit de joie les auditeurs
et le Rav Mazouz:

Quand la rencontre se termine, encore une fois il est impressionnant
de constater la proximité chaleureuse qui existe entre les grands
de la Torah, contrairement à ce qu'essaient de brosser les médias
qui ne connaissent en rien de l'intérieur cette vie. Regardez
avec précision ces trois visages. Des géants de la Torah
et de l'intelligence du coeur et de l'esprit sur la Torah et sur son
application dans la vie concrète, entraîne cette unité
d'abord entre les hommes, la bonté, la proximité car ils
sont tous dans la même réalité de bonté qui
les dépasse. Et ils sont également passionnés par
leur responsabilité éducative.
Ils sont vraiment ignorants ceux qui classent cela en "religion"
qu'ils opposent à leur vie d'intellectuels ou de psychologues,
philosophes, etc!
Voici un autre hommage: par la communauté
locale de la ville de 'Holone et celle d'Achdod en Israël
Nous sommes dans une ville très typique avec de
très nombreuses synagogues emplies de jeunes et d'adultes qui
étudient chaque jour, en plus de leur activité professionnelle.
Encore une image peu connue d'Israël quand les médias divisent
de façon fausse Israël en religieux de yeschivotes et laïcs
opposés. Une image partie du peuple continue l'étude traditionnelle
comme dans toutes les générations. L'ambiance est détendue,
populaire.
Ici le Rav David parle aux côtés du Rav Yéhiel Abouhatséra
de Ramlé.
A la fin de la rencontre, dans la très gentille
décontraction, les jeunes demandent des bénédictions
et embrassent la main du Rav et de tout ce qu'il représente.
Des gestes séculaires qui doivent aussi replonger le Rav dans
ce qu'il a connu dans son enfance. C'est aussi cela Israël. Ils
ont tellement l'art de mettre du bonheur au coeur même en ces
moments. Baroukh Hachém.
Des natifs du Maroc qui ont bien connu les Messas alors viennent rencontrer
la Rabbanite Jamila Messas.
Elle est très entourée par des jeunes filles, enthousiasmées
par la vie de cette femme,
et sensibles à sa souffrance après une vie de couple de
plus de 70 ans, qui l'embrassent
et elles lui demandent des bénédictions pour leurs projets
de vie et pour les malades,
ce qu'elle donne gentiment. Emotion.
C'est cela aussi la vie en Israël, la proximité immédiate,
une grande famille, sincère.
Elle reçoit et ressent ces baisers d'enfants.
Le sourire revient après les larmes sous cette tendresse.
Des retrouvailles étonnantes après tant d'années.
On se parle en judéo-marocain évidemment.
Ici avec le Rav Cohen. Regardez bien le public qui a sa particularité.
La communauté très gentille a offert aux 7 filles de la
famille Messas un tableau du Papa.
Cette ambiance familiale au niveau d'un très grande salle produit
un effet de bonheur sur les endeuillés.
Une telle famille, 7 frères et 7 soeurs, unis dans la Torah et
l'affection envers les parents,
c'est une famille biblique.
Cela rappelle aussi, à tous ces originaires d'Afrique du Nord,
la vie qu'ils connaissaient là-bas.
Le sourire, dans cette ambiance, revient un peu sur le visage de la
mère de toute cette assemblée très émue.
Plus que tout autre, elle est vue comme représentant le Rav aimé
de tous ces Juifs.
Cette fois, le sourire revient quand le Rav Amar lui parle en judéo-marocain
comme dans son enfance
où il venait voir la maman Messas. Des moments très émouvants
et une prise en charge
de la peine de l'endeuillée par tout un peuple-famille qu'elle
a servi toute sa vie.
Et, en Israël, cela se vit pleinement. Regardez les visages si
attentifs envers elle,
si impressionnés, heureux.
Cette communauté a réussi à donner, par son affection
dans la Torah,
ce sourire. Sans prix. Toute cette mobilisation suffirait rien que pour
ce sourire!

Que le Ciel lui accorde santé et cette affection
de la part de notre grande famille qui aime tant Celui qui est devenue
toute lumière.
Et restera toujours la moitié d'elle.
Je ne peux l'exprimer que par ces fleurs qui lui ressemblent.
Voilà, avec Modia, vous avez passé encore un vrai moment
en Israël,
pas un séjour dans un club comme dans n'importe quel pays,
mais dans la vraie vie du peuple de la Torah.
C'est la majorité du peuple en Israël.
Pour terminer: un être humain comme nous, ne peut pas parvenir
à cette lumière
s'il n'applique pas avec sincérité cet enseignement du
Traité Méguila 6a:
Et, également à notre place de lecteurs membres du peuple
à qui ce père, le Rav Chalom Messas, zal,
transmettait pour tous sa connaissance de la Torah, nous assumerons
aussi ce qui vient d'être dit.
Si D.ieu veut, je placerai sur le site des études de halakha,
des questions de halakha
et les réponses telles qu'elles sont dans ses livres.
J'en avais parlé avec le Rav et je lui avais montré les
exemples qui sont prêts, avec mes notes déjà rédigées.
Voir le poème
"Père lumière" qui dit mieux que la prose
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