Les juifs emprisonnés en Iran
Faits et presse
Un dossier unique avec les archives
par Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia http://www.modia.org
(pour l'analyse approfondie du contexte : voyez le premier
dossier)
(pour les archives quotidiennes précédentes
: le second dossier)
et voici le 3e dossier depuis le 23-2-2000
Hommes de paix, nous demandons la bonté à un peuple de
qualité
au nom de ses propres valeurs
sur http://tehran.stanford.edu/Information/gallery.html
CLIQUER
ICI pour développer l'image
6. Rappel :
Pour connaître la situation globale des droits de l'homme
en Iran, visitez
cette page.
Notre dossier sur toute l'affaire
depuis le début et toutes les données iraniennes pour comprendre.
Ici, nos archives :
- la prière pour
ces prisonniers
- la première annonce
- le dossier initial
que vous ne trouverez nulle part ailleurs : avec tous les partenaires et
les medias locaux que nous suivons, les données politiques, économiques
et les leaders en cause, les données géographiques et politiques,
les cartes, etc. Les textes juifs de référence pour l'attitude
que nous devons avoir envers les prisonniers.
- le second dossier des
faits
- le troisième
dossier
- notre dossier sur le
droit à la justice dans la civilisation musulmane,
- ce dossier.
Cet ensemble peut permettre à toute personne de
mener une recherche sérieuse sur ce problème. Nous demandons,
évidemment, de respecter le copyright.
Vous trouverez ici certaines données précises
que vous ne rencontrerez probablement nulle part ailleurs dans vos journaux.
Le point sur notre analyse :
1.La procédure judicaire, bien qu'elle s'affirme
juste, est idéologique, la Cour étant révolutionnaire
et non pas un tribunal habituel, un seul juge intervient qui est aussi
le procureur de l'Etat et il n'y a pas de jury indépendant.
2. Les pièces ne sont pas communiquées
ni aux accusés ni à la défense.
3. La Cour se base sur des aveux sans en apporter les
preuves.
4. Les conditions de détention et la position
de la Cour par le juge Hossein Ali Amiri qui affirme maintenant que le
jeune âge des accusés peut leur faire éviter la peine
de mort peuvent inciter les accusés à formuler tous
les aveux souhaités afin d'éviter la peine capitale.
5. Le gouvernement israélien nie toute vérité
aux faits présentés et aux aveux.
6. Le procès semble politique, les accusations
d'espionnage varient (envers les USA ou envers Israël) suivant les
vents politiques.
7. Le procès s'inclut dans la lutte entre les
réformateurs et les fondamentalistes au pouvoir.
8. Rien ne vient pour l'instant apporter un caractère
probant à tous les aveux.
9. La loi coranique, a rappelé l'avocat, interdit
de prendre en considération les aveux passés dans des conditions
difficiles d'emprisonnement.
10. Les "aveux" sont manifestement organisés de
façon théâtrale et pour répondre aux critiques
internationales.
11. Ils sont aussi une éventuelle porte de sortie,
une sorte de marchandage dangereux où les accusés gagneraient
une certaine clémence contre ces pseudo-aveux. En effet,
hussein ali amiri , le porte parole judiciaire local,
a déclaré que l'âge des accusés, leur dossier,
leur statut social seraient pris en considération dans les sentences.
12. Plus le procès avance, plus on découvre
que les accusés disent exactement la version souhaitée par
le juge qui en fait un volet de sa lecture de la politique internationale
(cf les nouvelles du 9 mai)
14 mai. Deux avocats français
sont les deux seuls membres étrangers d'un barreau à avoir
reçu l'autorisation de venir sur place à Shiraz pour suivre
le procès et ils ont l'intention également de conseiller
les défenseurs des accusés.
Contrairement aux autres, Farzad Kashi n'a pas fait
la confession souhaitée qu'on récité certains des
autres accusés et il demandé sa libération pure et
simple.
10 mai. 5e séance du jugement. Passent en jugement
aujours'hui : Nasser Lévi Haiim et les frères Faramarz and
Farzad Kashi. Juge Sadeq Nourani. Porte-parole : Hossein-Ali Amiri. 5 accusés
ont reconnu à ce jour leur culpabilité : Hamid Teflin, Ramin
Ne'mati-zadeh,
Shahrokh Pak-Nehad, Ramin Farzam et Nasser Levi Haiim
Aujourd'hui, les épouses de deux accusés,
Faramarz and Farzad Kashi, ont pu rencontrer leurs époux et ont
exprimé leur satisfaction sur le bon déroulement du procès,
disant que les autorités judiciaires les ont aidé pour cette
rencontre, demandant aussi aux correspondants étrangers de traiter
le problème avec impartialité et selon l'exactitude des faits.
Elles disent avoir trouvé leur époux dans un bon état
psychologique, espèrent que le tribunal pardonnera sur la base des
principes de l'islam et que le bon et sincère comportement des autorités
judiciaires continuera à l'avenir comme il est actuellement.
Il est inutile de commenter cet ensemble dont l'évidence
est flagrante. La réalité n'est pas si belle car ces
deux accusés furent jugés aujourd'hui et ont déclaré
reconaître leur culpabilité pour espionage et trahisaon mais
ont déclaré avec leurs avocats ne pas avoir eu assez de temps
pour préparer leur défense. Il ont repris les arguments précédents
: avoir été capté par des motifs religieux envers
la terre promise et recrutés ainsi par leur rabbin qui se trouve
actuellement en Israel.
Tout cela dans un contexte de grande tension due à
la proclamation prochaine des résultats définitifs des élections
9 mai. Le juge Amiri (confirmant notre analyse inscrite
ci-dessus) a repris comme thèse officielle terme pour terme la déposition
publique des accusés, disant qu'ils ont été dupés
par les services d'espionnage israéliens qui ont exploité
leurs sentiments religieux, et il donne une lecture politique de plus en
plus accentuée : le régime sionisme prévoyant le dévoilement
du réseau aurait mis en oeuvre une action internationale contre
le régime islamique pour assurer la libération du procès.
Il dit que les accusés expriment leur satisfaction pour la régularité
et la droiture avec laquelle le procès se déroule.
Shahrokh Paknahad, l'un des accusés, aurait déclaré
que son activité avait pour but de destabiliser le régime
par le recueil d'informations sur les hôpitaux, les ponts importants,
les cinémas, les centres religieux, les terrains de prière
collectifs, les projets de développement et les centres économiques,
de construire un réseau et d'organiser des attentats. Il va de soi
que l'immensité de la mission et sa non-pertinence montrent l'absurdité
des arguments récités. Cette destabilisation viendrait s'il
en est du fait même de ce procès qui isole, par son injustice,
l'opinion nationale et internationale.
L'avocat a à nouveau protesté contre le
déroulement du procès, arguant cette fois de la nullité
"légale" des témoignages publics des accusés réalisés
par le tribunal en dehors de la présence de leurs avocats.
Cela se déroule dans le contexte de la confirmation
proche des résultats des élections qui ont pratiquement vidé
la Chambre des députés de la présence des fondamentalistes.
Le Gouverneur Général de Téhéran, l'ayatollah
Azarmi, a déclaré que le nouveau décompte des votes
ne changerait pas substantiellement les résultats précédents.
Cela veut dire que les fondamentalistes sont éliminés
de l'action législative prochainement. Mais ils gardent cependant
des structures importantantes comme la justice où se déroule
le procès, la Cour révolutionnaire, la police, etc. L'évolution
de la situation politique influera certainement sur le procès.
8 mai. Ce matin, à huis clos, s'est
ouverte la 4e audience du procès. Le Juge a invoqué les questions
de sécurité nationale pour décrêter le huis
clos. A l'issue de la journée, il a été déclaré
que deux autres juifs iraniens ont reconnu avoir travaillé pour
Israel : Ramin Farzam et Nasser Levi-Haim. Ce dernier a dit aux journalistes
qu'il jurait sur la Torah n'avoir subi aucune pression de la part du tribunal,
qu'il a agi en fonction de sa religion mais que les agents israéliens
l'ont trompé. Un autre accusé, Shahroh Paknahad, a répété
le même discours devant les journalistes.
Voir les points 10 et 11 ci-dessus pour l'interprétation
de ces manoeuvres.
3 mai. 23 heures. Ce matin, à 9 heures,
à huis clos, s'est déroulée la 3e audience du procès
après celle du 13 avril et du 1 mai.
Le juge Sadeq Nourani présidait la séance.
Le porte-parole a résumé la situation pour les journalistes.
Un second accusé, Ramin Nematizadeh, aurait reconnu
avoir transmis à Israël les informations recueillies
pendant le service militaire obligatoire.
Mais un des avocats, Esmail Naseri, a maintenu
devant la cour qu'aucune information n'a été transmise à
Israël,
malgré le fait qu'un 3e accusé, Shahrokh
Paknahad, enseignant de religion juive âgé de 30 ans, ait
reconnu aussi devant les journalistes
avoir organisé en faveur d'Israël un réseau
d'espionnage à Isfahan.
Les avocats rappelent que la loi coranique interdit de
prendre en considération les aveux passés dans des conditions
difficiles d'emprisonnement.
2 mai. 22 heures. Devant la télévision
iranien, un des suspects a reconnu avoir espionné pour transmettre
à Israël des informations de sécurité essentielles
en profitant de ses activités politiques, économiques et
sociales, avoir été formé pour cela par les services
israéliens lors d'un voyage en Israël en 1994, et d'avoir touché
500 dollars par information sur un compte ouvert en Israël pour cela.
Ses images ont été retransmises par les télévisions
dans le monde entier. Il a aussi ajouté que sa mère, deux
soeurs et un frère vivent en Israël (où y a t'il une
culpabilité en cela ?). Un de ses autres frères, Omid Tefilin
est également parmi les suspects. Le juge a déclaré
que le dossier était donc clos et qu'il ne pouvait pas encore faire
état de la date du verdict.
Son avocat a rétorqué que les conditions
dans lesquelles il a été détenu exigent que ses dires
soient prouvés. Trois autres suspects ont déclaré
avoir touché de l'argent des services secrets israéliens.
Parmi les autres suspects qui n'ont pas pénétré dans
la salle d'audience, l'un d'entre eux, Navid Balazadeh, a déclaré
que les accusations d'espionnage portées contre lui étaient
absolument fausses.
L'avocat a objecté également qu'il est
absurde de soutenir qu'il ait pu faire cela et transmettre des informations
sensibles alors qu'il n'est qu'un simple cordonnier. Il a été
répondu par le juge que de nombreux espions ont eu des emplois modestes
tout en accomplissant leurs forfaits et que les pièces en possession
de la Cour dans le dossier corroborent le fait.
A l'objection de l'avocat sur l'incompétence du
tribunal révolutionnaire où il n'y a pas de jury et où
le juge est également le procureur de l'Etat, le juge a répliqué
en disant que le tribunal révolutionnaire est une partie intégrante
du système judiciaire et que des secteurs des cas peuvent lui être
transmis.
Les quatre suspects présents lors de cette séance
étaient le principal suspect Hamid Tefilin, Shahrokh Paknahad, Faramarz
Kashi et Ramin Nemati.
Le Président Nelson Mandela a fait cette déclaration
surprenante de façon répétée : ce procès
est une affaire intérieure iranienne exclusivement.
La Secrétaire d'Etat, Madeleine Albright, au contraire
a déclaré que ce procès concernait chaque Etat au
plus haut point.
1 mai 2000 Le procès est commencé
aujourd'hui dans la ville de Shiraz, province de Fars,
ville des prisonniers, à près de 900 kms de Tehéran.
Quelques uns des prisonniers sont de Ispahan et de Téhéran.
Il y a également, en plus, huit accusés musulmans iraniens
et leur procès se déroulera indépendamment à
une date ultérieure.
Les autorités judiciaires, par le porte-parole
Hossein-Ali Amiri, ont annoncée que ce serait un procès juste,
libre et équitable, hors de la politique, impartial, devant la Cour
de la Révolution, où les faits seront connus et portés
à la connaissance des caméras, montrant si oui ou non l'Iran
a été victime d'espionnage.
Il a ajouté que le procès commencera par
des questions touchant aux points les plus secrets de la sécurité
du pays. En conséquence, le procès se tiendra à huis
clos pour des raisons de sécurité.
Rappelons que le procès s'était ouvert
formellement le 13 avril hors de la présence des avocats, et le
Juge Sadeq Nourani a accédé à la demande de la défense
et ajourné le procès car la défense a argué
qu'elle n'avait pas eu la possibilité d'examiner le dossier. Le
procès est mené par un seul juge à tous les stades
de la procédure.
Aujourd'hui, l'avocat Karamnejad a déclaré
à la presse que les avocats sont prêts à assurer la
défense
Hossein-Ali Amiri a déclaré dans une conférence
de presse que dès l'ouverture, quatre des accusés ont été
cité comme ayant passé des aveux d'espionnage au bénéfice
d'Israël. Mais la défense a argué de la nullité
de ces aveux car ils n'avaient pas été permanents et
avaient été exprimés hors de la présence de
la défense.
Neuf des accusés ont choisi leurs propres avocats,
un s'est vu attribuer un avocat d'office et les autres n'ont aps encore
choisi leurs défenseurs. Le porte-parole de la Cour a déclaré
que les avocats ont pu visiter leurs clients sans restrictions et hors
de la présence d'autres personnes.
En cas de culpabilité reconnus, ils peuvent recevoir
la peine de mort.
Les reporters des grands medias (afp, reuters, dpa, kuna,
anatolia, ap, etc) sont en route pour suivre le procès.
Accompagnons de nos prières nos frères
emprisonnés.
27 avril 2000
Des rumeurs dans les agences de presse occidentales font
état de l'ouverture du procès des 13 juifs mardi prochain.
Le procès aurait lieu a huis clos. Aucune confirmation n'apparait
dans les medias iraniens.
18 avril 2000
TEHRAN-- Esmaeel Nasseri, spokesman of the defense attorneys
for 13 Jewish Iranians facing espionage charges, said in Shiraz, Fars Province,
Tuesday that their attorneys are not yet prepared to defend their clients
in court scheduled for today. He said the charges filed against the accused
Jews together with the records of their interrogation had been supplied
to their defense attorneys. Further, he commented that the admission by
the Jews of their guilt as reflected on their files along with other facts
therein was evidence of their involvement in espionage, adding though that
he would not be able to "judge confidently" until after the defense attorneys
meet their clients privately. Nasseri said that the Islamic Revolution
Court of Shiraz Province that would hear the charges against the Jews (and
others) had fully cooperated wit the defense attorneys. Meanwhile, the
Justice Department of Fars Province said Tuesday that the court-appointed
attorneys as well as the personal councils of the group had studied the
cases of the accused on Tuesday. The attorneys of the group have also been
informed that they are free to meet with their clients. Twenty one Iranians,
among them 13 Jews, were arrested on charges of espionage last year and
await trial. Some of the accuse, however, have been released on bail,
IRNA reported.
10 mars 2000
Des rumeurs circulent, faisant état d'un certain
recul : l'un des incarcérés serait quand même sous
l'objet d'une inculpation en fonction des définitions multiples
de l'espionnage dans la législation iranienne actuelle. Mais les
agences officielles et les médias n'ont pas encore diffusé
cette "nouvelle".
4 mars 2000
Enfin des bonnes nouvelles ! Baroukh Hachem !
L'Agence de presse iranienne Irna vient de diffuser la
nouvelle suivante
que je vous traduis et transmets immédiatement
:
"Espoir pour l'acquittement des 13 Juifs inculpés
d'espionnage.
Le député Majlis (à l'Assemblée
nationale iranienne) pour la minorité juive, Manouchehr Elyasi,
nous a déclaré ce mardi que "J'espère
que le procès des 13 Juifs suspectés d'espionnage pour Israel
se terminera par leur acquittement parce que ce dossier
portera des fruits
aussi bien sur le destin de la comunauté juive
que pour le peuple iranien".
Répondant aux journalistes, il a dit : "Mon opinion
est que les suspects n'ont rien à voir avec l'espionnage".
En réponse à la question de savoir s'ils
avaient oui ou non des activités politiques, il dit que la plupart
des suspects
sont des enseignants et l'un d'eux est un instructeur
de l'Université Chiraz tandis qu'un autre est un
employé du gouvernement travaillant dans l'industrie
électronique.
Tous les suspects sont des enseignants religieux donnant
des cours de religion juive,
a t'il précisé.
Il serait très étrange pour moi qu'ils
puissent être engagés dans des activités politiques,dit-il.
Louant la sincère coopération dans cette
affaire avec les officiels de haut rang, il déclara :
"pendant l'an dernier, nous avons eu diverses rencontes
avec le Président Khatami, le Ministre de l'Intérieur et
le Ministre de l'Information qui ont été très efficaces
et maintenant nous saisissons l'opportunité qui nous est accordée
pour solliciter à nouveau leur assistance afin
de mener cette affaire à bonne fin."
Selon les officiers judiciaires, les audiences pour le
jugement auront lieu le 13 avril."
13 mars 2000
Les 13 juifs arrêtés n'ayant pas décidé
du choix de leurs avocats, l'association des avocats de la ville de Shiras,
province de Fars, leur a affecté des avocats d'office. Ils se seraient
rencontré aujourd'hui. Les journalistes seraient autorisés
à suivre le procès.
3 mars 2000
La radio iranienne a annoncé hier que le procès
des 13 juifs et des 8 musulmans accusés d'espionnage aura lieu le
13 avril à Shiraz, leur ville. Elle a précisé que
s'ils ne se choisissent pas d'avocats, il leur en sera attribué
d'office.
Prudence toujours, cela n'est aucunement à mettre
en liaison avec une libéralisation qui ferait suite aux élections
mais c'est la suite prévue du processus précédent.
Le jeudi 13 avril sera le 8 nissane, juste avant le "Chabbate
haggadole" qui ouvre la semaine de la grande libération des prisonniers
d'Egypte à Pessa'h.
Le 11 nissane, c'est la hiloula du Rambane, et du Chla
que nos lecteurs connaissent bien,
le 13 nissane, c'est la hiloula de Rabbéinou
Yossef Caro le rédacteur du Choul'hane Aroukh et du 'hassid le Tséma'h
Tsédéq.
Que tous ces mérites soient bénédiction
pour nos prisonniers, pour la terre d'Israel, ses défenseurs et
ses bâtisseurs qui y montent et y vivent.
23 février 2000 Pour bien comprendre dans
quel contexte nouveau sont nos frères emprisonnés,
voici les résultats complets des élections
en Iran avec l'analyse, fournie par le site du Tehran Times
http://www.tehrantimes.com (suivez les événements
sur cet excellent site)
By Zahra Abdi & Hengameh Mashiyati
TEHRAN The latest list of the candidates officially released or leaked
out until
now, shows that the 6th Majlis will have a completely new composition,
with the
reformists having a clear lead over independent and right-wing factions.
A center-right member of the Fifth Majlis Taha Hashemi, who represented
the
religious city of Qom but failed to attract enough votes for the next assembly,
told
the TEHRAN TIMES that the result of the elections was a public yes' vote
to
President Khatami's programs.
He said the best way for the conservatives to receive these results would
be to
evaluate their previous mistakes, while he warned the winners to avoid
making
similar mistakes as those which led to the collapse of the conservatives.
This former deputy also predicted the formation of a coalition among reformist
factions aimed at achieving a majority in the next assembly.
He blamed Rafsanjani's failure on the monopolists who affiliated themselves
with this prominent political figure for their own advantage. Hashemi added
that
such unwise moves led to Mr. Rafsanjani's exclusion from reformists' list
of
candidates and consequently led to his unimpressive results.
Another failed contestant, Ahmad Rassouli-Nejad, former deputy from
Damavand constituency and a prominent right-wing extremist blamed his failure
on what he called extensive rigging' in his constituency.
He bluntly accused his rival of fraudulence and of buying his votes'.
When asked about the general results, Rassouli-Nejad said, A movement which
claimed to solve the economic and social problems of the society through
some
slogans and relations succeeded in major cities with the aid of some press.
Of
course, this trend was weaker in rural areas who voted for their candidates
based on their records.' He added that in Tehran and other major cities,
religious
people and people who had hoped for a healthy election with unbiased officials
didn't take part in the elections. Due to the policies adapted by the Interior
Ministry
in the last days before the elections, those who didn't participate believed
that
popular candidates who reflected the concerns of the people wouldn't be
allowed
in the next Majlis and only those who were appointed by the government
would
succeed'.
On the other side of the spectrum, we asked the opinion of Ms.
Soheila Jelodarzadeh, an IIPP candidate who has succeeded in the elections.
Jelodarzadeh highlighted the righteous demands of young for modernization
in
the political structure of Iran. They want their problems to be solved,
that is why
they have voted for an effective, powerful and modern Parliament' said
Jelodarzadeh.
Returning to the reasons behind the apparent failure of Mr.
Hashemi Rafsanjani, Jelodarzadeh said, Mr. Rafsanjani did what he could
in the
process of reforms. Now the people are looking for new experiences in all
fields'.
By naming political and economic reform as the main objectives of the new
assembly, she added, Right now, we have about 2.2 million unemployed people
and the figure is rising by a million each year.
The next Parliament should focus its attention on supporting the manufacturing
and distribution sector in order to create enough jobs for young people.'
Alireza
Mahjoub, another unsuccessful expressed his sympathy for Rafsanjani and
blamed his poor results on the extensive negative propaganda against him.
Mahjoub claimed that Iranians tend to blame all economic problems in the
course of history on politicians who step down from power.
Fatemeh Haqiqatjoo, another IIPP successful candidate said that economic
restructuring is the backbone of political development.
Haqiqatjoo added, Today, we are faced with numerous obstacles in the path
of
economic and political development. On May 23, 1997, Mr.
Khatami placed reforms at the top of his programs and the nation approved
with
their votes. In these elections, political reforms were once again the
main topic
promised by the winners and it was re-approved in this national epic. But
we
must remember that our wise nation voted for political reforms twice as
a
legitimate means of solving their economic and social problems, therefore,
the
6th Assembly can't remain impartial toward economic issues.' Haqiqatjoo
added, Organizing the Judiciary is another objective in the next Parliament.
Reformist MPs should dissolve the feudal system dominating the Judiciary
by
proposing suitable bills while observing the legitimate political and social
rights
of all citizens'.
Predicting the structure of possible coalitions in the new Parliament,
Haqiqatjoo
said that all reformists will be united on safeguarding legitimate rights,
but some
coalitions may be formed on economic policies favored by different factions
associated with leftists, rightists and the moderates.
Elaheh Koulaei, another successful IIPP candidate said, Setting the ground
for
social and economic justice while strengthening the foundations of the
civil
society is the main objective. This goal can be reached through supporting
political parties and social organizations while enhancing public accountability.
Attending to cultural issues and amending cultural measures with respect
to
social backgrounds would be another priority. Providing the necessities
of a
dynamic foreign policy is also on IIPP's program.' She blamed Rafsanjani's
ill
success on his failure to meet public demands in his years of office.
Koulaei welcomed the notion of coalitions as far as they serve public interests,
but she ruled out the possibility of any coalition obstructing the course
of reforms
due to the great majority of reformists in the next Parliament.
The following are the latest election results: No., Name, No. of Votes,
Percent 1,
Seyed Mohammadreza Khatami, 1,013,384, 67.88 2, Jamileh Kadivar, 776,821,
56.03 3, Alireza Nouri, 767,332, 51.40 4, Mohsen Armin , 707,027, 47.36
5, Seyed
Hadi Hosseini Khamenei, 699,801, 46.87 6, Mohsen Mirdamadi Najafabadi,
678,453, 45.44 7, Majid Ansari, 671,312, 44.96 8, Ahmad Bourqani Farahani,
651,005, 43.60 9, Behzad Nabavi, 647,491, 43.37 10, Soheila Jelodarzadeh,
632,710, 42.41 11, Davoud Soleimani, 619,031, 41.46 12, Ahmad Pournejati,
612,020, 40.99 13, Ali Shakouri-Rad, 566,677, 41.17 14, Vahideh Alaei Taleqani,
599,572, 40.16 15, Seyed Ali Akbar Mousavi, 597,723, 40.04 16, Elaheh Koulaei
,
595,131, 39.86 17, Mohsen Safaei Farahani, 591,537, 39.62 18, Mohammadreza
Saeidi, 588,130, 39.39 19, Fatemeh Haqiqatjoo, 565,891, 37.90 20, Seyed
Shamseddin Vahhabi, 560,752, 37.56 21, Behrouz Afkhami, 555,634, 37.24
22,
Mohammad Naeimipour, 535,366, 35.86 23, Abolqassem Sarhadizadeh ,
529,158, 35.44 24, Fatemeh Rake'i, 511,117, 34.23 25, Seyed Mahmoud Doaei,
507,547, 33.99 26, Mahdi Karrubi, 498,466, 33.38 27, Rassoul Montajabnia,
439,795, 29.46 28, Alireza Rajaei, 432,274, 28.95 29, Akbar Hashemi Bahremani
(Rafsanjani), 426,162, 28.54 30, Elias Hazrati, 419,208, 28.08 31, Ali
Akbar
Rahmani, 414,357, 27.75 32, Seyed Ali Akbar Mohtashamipour, 406,903, 27.7513