Les juifs emprisonnés en Iran
Faits et presse
Un dossier unique avec les archives
par Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia http://www.modia.org



(pour l'analyse approfondie du contexte : voyez le premier dossier)
(pour les archives quotidiennes précédentes : le second dossier)
et voici le 3e dossier depuis le 23-2-2000


Hommes de paix, nous demandons la bonté à un peuple de qualité
au nom de ses propres valeurs

 sur http://tehran.stanford.edu/Information/gallery.html CLIQUER ICI pour développer l'image


6. Rappel :
Pour connaître la situation globale des droits de l'homme en Iran,

Ici, nos archives :
- la prière pour ces prisonniers
- la première annonce
- le dossier initial que vous ne trouverez nulle part ailleurs : avec tous les partenaires et les medias locaux que nous suivons, les données politiques, économiques et les leaders en cause, les données géographiques et politiques, les cartes, etc. Les textes juifs de référence pour l'attitude que nous devons avoir envers les prisonniers.
- le second dossier des faits
- le troisième dossier
- notre dossier sur le droit à la justice dans la civilisation musulmane,
- ce dossier.
Cet ensemble peut permettre à toute personne de mener une recherche sérieuse sur ce problème. Nous demandons, évidemment, de respecter le copyright.

Vous trouverez ici certaines données précises que vous ne rencontrerez probablement nulle part ailleurs dans vos journaux.
Le point sur notre analyse :
1.La procédure judicaire, bien qu'elle s'affirme juste, est idéologique, la Cour étant révolutionnaire et non pas un tribunal habituel, un seul juge intervient qui est aussi le procureur de l'Etat et il n'y a pas de jury indépendant.
2. Les pièces ne sont pas communiquées ni aux accusés ni à la défense.
3. La Cour se base sur des aveux sans en apporter les preuves.
4. Les conditions de détention et la position de la Cour par le juge Hossein Ali Amiri qui affirme maintenant que le jeune âge des accusés peut leur faire éviter la peine de mort peuvent inciter les accusés à  formuler tous les aveux souhaités afin d'éviter la peine capitale.
5. Le gouvernement israélien nie toute vérité aux faits présentés et aux aveux.
6. Le procès semble politique, les accusations d'espionnage varient (envers les USA ou envers Israël) suivant les vents politiques.
7. Le procès s'inclut dans la lutte entre les réformateurs et les fondamentalistes au pouvoir.
8. Rien ne vient pour l'instant apporter un caractère probant à tous les aveux.
9. La loi coranique, a rappelé l'avocat, interdit de prendre en considération les aveux passés dans des conditions difficiles d'emprisonnement.
10. Les "aveux" sont manifestement organisés de façon théâtrale et pour répondre aux critiques internationales.
11. Ils sont aussi une éventuelle porte de sortie, une sorte de marchandage dangereux où les accusés gagneraient une certaine clémence contre ces pseudo-aveux. En effet,
hussein ali amiri , le porte parole judiciaire local, a déclaré que l'âge des accusés, leur dossier, leur statut social seraient pris en considération dans les sentences.
12. Plus le procès avance, plus on découvre que les accusés disent exactement la version souhaitée par le juge qui en fait un volet de sa lecture de la politique internationale (cf les nouvelles du 9 mai)



14 mai. Deux avocats français sont les deux seuls membres étrangers d'un barreau à avoir reçu l'autorisation de venir sur place à Shiraz pour suivre le procès et ils ont l'intention également de conseiller les défenseurs des accusés.
Contrairement aux autres, Farzad Kashi n'a pas fait la confession souhaitée qu'on récité certains des autres accusés et il demandé sa libération pure et simple.


10 mai. 5e séance du jugement. Passent en jugement aujours'hui : Nasser Lévi Haiim et les frères Faramarz and Farzad Kashi. Juge Sadeq Nourani. Porte-parole : Hossein-Ali Amiri. 5 accusés ont reconnu à ce jour leur culpabilité : Hamid Teflin, Ramin Ne'mati-zadeh,
Shahrokh Pak-Nehad, Ramin Farzam et Nasser Levi Haiim
Aujourd'hui, les épouses de deux accusés, Faramarz and Farzad Kashi, ont pu rencontrer leurs époux et ont exprimé leur satisfaction sur le bon déroulement du procès, disant que les autorités judiciaires les ont aidé pour cette rencontre, demandant aussi aux correspondants étrangers de traiter le problème avec impartialité et selon l'exactitude des faits. Elles disent avoir trouvé leur époux dans un bon état psychologique, espèrent que le tribunal pardonnera sur la base des principes de l'islam et que le bon et sincère comportement des autorités judiciaires continuera à l'avenir comme il est actuellement.
Il est inutile de commenter cet ensemble dont l'évidence est flagrante.  La réalité n'est pas si belle car ces deux accusés furent jugés aujourd'hui et ont déclaré reconaître leur culpabilité pour espionage et trahisaon mais ont déclaré avec leurs avocats ne pas avoir eu assez de temps pour préparer leur défense. Il ont repris les arguments précédents : avoir été capté par des motifs religieux envers la terre promise et recrutés ainsi par leur rabbin qui se trouve actuellement en Israel.
Tout cela dans un contexte de grande tension due à la proclamation prochaine des résultats définitifs des élections


9 mai. Le juge Amiri (confirmant notre analyse inscrite ci-dessus) a repris comme thèse officielle terme pour terme la déposition publique des accusés, disant qu'ils ont été dupés par les services d'espionnage israéliens qui ont exploité leurs sentiments religieux, et il donne une lecture politique de plus en plus accentuée : le régime sionisme prévoyant le dévoilement du réseau aurait mis en oeuvre une action internationale contre le régime islamique pour assurer la libération du procès. Il dit que les accusés expriment leur satisfaction pour la régularité et la droiture avec laquelle le procès se déroule.
Shahrokh Paknahad, l'un des accusés, aurait déclaré que son activité avait pour but de destabiliser le régime par le recueil d'informations sur les hôpitaux, les ponts importants, les cinémas, les centres religieux, les terrains de prière collectifs, les projets de développement et les centres économiques, de construire un réseau et d'organiser des attentats. Il va de soi que l'immensité de la mission et sa non-pertinence montrent l'absurdité des arguments récités. Cette destabilisation viendrait s'il en est du fait même de ce procès qui isole, par son injustice, l'opinion nationale et internationale.
L'avocat a à nouveau protesté contre le déroulement du procès, arguant cette fois de la nullité "légale" des témoignages publics des accusés réalisés par le tribunal en dehors de la présence de leurs avocats.
Cela se déroule dans le contexte de la confirmation proche des résultats des élections qui ont pratiquement vidé la Chambre des députés de la présence des fondamentalistes. Le Gouverneur Général de Téhéran, l'ayatollah Azarmi, a déclaré que le nouveau décompte des votes ne changerait pas substantiellement les résultats  précédents.
Cela veut dire que les fondamentalistes sont éliminés de l'action législative prochainement. Mais ils gardent cependant des structures importantantes comme la justice où se déroule le procès, la Cour révolutionnaire, la police, etc. L'évolution de la situation politique influera certainement sur le procès.

8 mai. Ce matin, à huis clos, s'est ouverte la 4e audience du procès. Le Juge a invoqué les questions de sécurité nationale pour décrêter le huis clos. A l'issue de la journée, il a été déclaré que deux autres juifs iraniens ont reconnu avoir travaillé pour Israel : Ramin Farzam et Nasser Levi-Haim. Ce dernier a dit aux journalistes qu'il jurait sur la Torah n'avoir subi aucune pression de la part du tribunal, qu'il a agi en fonction de sa religion mais que les agents israéliens l'ont trompé. Un autre accusé, Shahroh Paknahad, a répété le même discours devant les journalistes.
Voir les points 10 et 11 ci-dessus pour l'interprétation de ces manoeuvres.

3 mai. 23 heures. Ce matin, à 9 heures, à huis clos, s'est déroulée la 3e audience du procès après celle du 13 avril et du 1 mai.
Le juge Sadeq Nourani présidait la séance. Le porte-parole a résumé la situation pour les journalistes.
Un second accusé, Ramin Nematizadeh, aurait reconnu avoir transmis à Israël les informations recueillies
pendant le service militaire obligatoire.
Mais un des avocats, Esmail Naseri,  a maintenu devant la cour qu'aucune information n'a été transmise à Israël,
malgré le fait qu'un 3e accusé, Shahrokh Paknahad, enseignant de religion juive âgé de 30 ans, ait reconnu aussi devant les journalistes
avoir organisé en faveur d'Israël un réseau d'espionnage à Isfahan.
Les avocats rappelent que la loi coranique interdit de prendre en considération les aveux passés dans des conditions difficiles d'emprisonnement.


2 mai. 22 heures. Devant la télévision iranien, un des suspects a reconnu avoir espionné pour transmettre à Israël des informations de sécurité essentielles en profitant de ses activités politiques, économiques et sociales, avoir été formé pour cela par les services israéliens lors d'un voyage en Israël en 1994, et d'avoir touché 500 dollars par information sur un compte ouvert en Israël pour cela. Ses images ont été retransmises par les télévisions dans le monde entier. Il a aussi ajouté que sa mère, deux soeurs et un frère vivent en Israël (où y a t'il une culpabilité en cela ?). Un de ses autres frères, Omid Tefilin est également parmi les suspects. Le juge a déclaré que le dossier était donc clos et qu'il ne pouvait pas encore faire état de la date du verdict.
Son avocat a rétorqué que les conditions dans lesquelles il a été détenu exigent que ses dires soient prouvés. Trois autres suspects ont déclaré avoir touché de l'argent des services secrets israéliens. Parmi les autres suspects qui n'ont pas pénétré dans la salle d'audience, l'un d'entre eux, Navid Balazadeh, a déclaré que les accusations d'espionnage portées contre lui étaient absolument fausses.
L'avocat a objecté également qu'il est absurde de soutenir qu'il ait pu faire cela et transmettre des informations sensibles alors qu'il n'est qu'un simple cordonnier. Il a été répondu par le juge que de nombreux espions ont eu des emplois modestes tout en accomplissant leurs forfaits et que les pièces en possession de la Cour dans le dossier corroborent le fait.
A l'objection de l'avocat sur l'incompétence du tribunal révolutionnaire où il n'y a pas de jury et où le juge est également le procureur de l'Etat, le juge a répliqué en disant que le tribunal révolutionnaire est une partie intégrante du système judiciaire et que des secteurs des cas peuvent lui être transmis.
Les quatre suspects présents lors de cette séance étaient le principal suspect Hamid Tefilin, Shahrokh Paknahad, Faramarz Kashi et Ramin Nemati.
Le Président Nelson Mandela a fait cette déclaration surprenante de façon répétée : ce procès est une affaire intérieure iranienne exclusivement.
La Secrétaire d'Etat, Madeleine Albright, au contraire a déclaré que ce procès concernait chaque Etat au plus haut point.


1 mai 2000 Le procès est commencé
aujourd'hui dans la ville de Shiraz, province de Fars, ville des prisonniers, à près de 900 kms de Tehéran. Quelques uns des prisonniers sont de Ispahan et de Téhéran. Il y a également, en plus, huit accusés musulmans iraniens et leur procès se déroulera indépendamment à une date ultérieure.
Les autorités judiciaires, par le porte-parole Hossein-Ali Amiri, ont annoncée que ce serait un procès juste, libre et équitable, hors de la politique, impartial, devant la Cour de la Révolution, où les faits seront connus et portés à la connaissance des caméras, montrant si oui ou non l'Iran a été victime d'espionnage.
Il a ajouté que le procès commencera par des questions touchant aux points les plus secrets de la sécurité du pays. En conséquence, le procès se tiendra à huis clos pour des raisons de sécurité.
Rappelons que le procès s'était ouvert formellement le 13 avril hors de la présence des avocats, et le Juge Sadeq Nourani a accédé à la demande de la défense et ajourné le procès car la défense a argué qu'elle n'avait pas eu la possibilité d'examiner le dossier. Le procès est mené par un seul juge à tous les stades de la procédure.
Aujourd'hui, l'avocat Karamnejad a déclaré à la presse que les avocats sont prêts à assurer la défense
Hossein-Ali Amiri a déclaré dans une conférence de presse que dès l'ouverture, quatre des accusés ont été cité comme ayant passé des aveux d'espionnage au bénéfice d'Israël. Mais la défense a argué de la nullité de ces aveux car ils n'avaient pas été  permanents et avaient été exprimés hors de la présence de la défense.
Neuf des accusés ont choisi leurs propres avocats, un s'est vu attribuer un avocat d'office et les autres n'ont aps encore choisi leurs défenseurs. Le porte-parole de la Cour a déclaré que les avocats ont pu visiter leurs clients sans restrictions et hors de la présence d'autres personnes.
En cas de culpabilité reconnus, ils peuvent recevoir la peine de mort.
Les reporters des grands medias (afp, reuters, dpa, kuna, anatolia, ap, etc) sont en route pour suivre le procès.
Accompagnons de nos prières nos frères emprisonnés.

27 avril 2000
Des rumeurs dans les agences de presse occidentales font état de l'ouverture du procès des 13 juifs mardi prochain. Le procès aurait lieu a huis clos. Aucune confirmation n'apparait dans les medias iraniens.



18 avril 2000
TEHRAN-- Esmaeel Nasseri, spokesman of the defense attorneys for 13 Jewish Iranians facing espionage charges, said in Shiraz, Fars Province, Tuesday that their attorneys are not yet prepared to defend their clients in court scheduled for today. He said the charges filed against the accused Jews together with the records of their interrogation had been supplied to their defense attorneys. Further, he commented that the admission by the Jews of their guilt as reflected on their files along with other facts therein was evidence of their involvement in espionage, adding though that he would not be able to "judge confidently" until after the defense attorneys meet their clients privately. Nasseri said that the Islamic Revolution Court of Shiraz Province that would hear the charges against the Jews (and others) had fully cooperated wit the defense attorneys. Meanwhile, the Justice Department of Fars Province said Tuesday that the court-appointed attorneys as well as the personal councils of the group had studied the cases of the accused on Tuesday. The attorneys of the group have also been informed that they are free to meet with their clients. Twenty one Iranians, among them 13 Jews, were arrested on charges of espionage last year and await trial. Some of the accuse, however,  have been released on bail, IRNA reported.

10 mars 2000
Des rumeurs circulent, faisant état d'un certain recul : l'un des incarcérés serait quand même sous l'objet d'une inculpation en fonction des définitions multiples de l'espionnage dans la législation iranienne actuelle. Mais les agences officielles et les médias n'ont pas encore diffusé cette "nouvelle".


4 mars 2000

Enfin des bonnes nouvelles ! Baroukh Hachem !

L'Agence de presse iranienne Irna vient de diffuser la nouvelle suivante
que je vous traduis et transmets immédiatement :
"Espoir pour l'acquittement des 13 Juifs inculpés d'espionnage.
Le député Majlis (à l'Assemblée nationale iranienne) pour la minorité juive, Manouchehr Elyasi,
nous a déclaré ce mardi que "J'espère que le procès des 13 Juifs suspectés d'espionnage pour Israel
se terminera par leur acquittement parce que ce dossier portera des fruits
aussi bien sur le destin de la comunauté juive que pour le peuple iranien".
Répondant aux journalistes, il a dit : "Mon opinion est que les suspects n'ont rien à voir avec l'espionnage".
En réponse à la question de savoir s'ils avaient oui ou non des activités politiques, il dit que la plupart des suspects
sont des enseignants et l'un d'eux est un instructeur de l'Université Chiraz tandis qu'un autre est un
employé du gouvernement travaillant dans l'industrie électronique.
Tous les suspects sont des enseignants religieux donnant des cours de religion juive,
a t'il précisé.
Il serait très étrange pour moi qu'ils puissent être engagés dans des activités politiques,dit-il.
Louant la sincère coopération dans cette affaire avec les officiels de haut rang, il déclara :
"pendant l'an dernier, nous avons eu diverses rencontes avec le Président Khatami, le Ministre de l'Intérieur et le Ministre de l'Information qui ont été très efficaces et maintenant nous saisissons l'opportunité qui nous est accordée
pour solliciter à nouveau leur assistance afin de mener cette affaire à bonne fin."
Selon les officiers judiciaires, les audiences pour le jugement auront lieu le 13 avril."


13 mars 2000
Les 13 juifs arrêtés n'ayant pas décidé du choix de leurs avocats, l'association des avocats de la ville de Shiras, province de Fars, leur a affecté des avocats d'office. Ils se seraient rencontré aujourd'hui. Les journalistes seraient autorisés à suivre le procès.

3 mars 2000
La radio iranienne a annoncé hier que le procès des 13 juifs et des 8 musulmans accusés d'espionnage aura lieu le 13 avril à Shiraz, leur ville. Elle a précisé que s'ils ne se choisissent pas d'avocats, il leur en sera attribué d'office.
Prudence toujours, cela n'est aucunement à mettre en liaison avec une libéralisation qui ferait suite aux élections mais c'est la suite prévue du processus précédent.
Le jeudi 13 avril sera le 8 nissane, juste avant le "Chabbate haggadole" qui ouvre la semaine de la grande libération des prisonniers d'Egypte à Pessa'h.
Le 11 nissane, c'est la hiloula du Rambane, et du Chla que nos lecteurs connaissent bien,
le 13 nissane, c'est la hiloula  de Rabbéinou Yossef Caro le rédacteur du Choul'hane Aroukh et du 'hassid le Tséma'h Tsédéq.
Que tous ces mérites soient bénédiction pour nos prisonniers, pour la terre d'Israel, ses défenseurs et ses bâtisseurs qui y montent et y vivent.



23 février 2000 Pour bien comprendre dans quel contexte nouveau sont nos frères emprisonnés,
voici les résultats complets des élections en Iran avec l'analyse, fournie par le site du Tehran Times
http://www.tehrantimes.com (suivez les événements sur cet excellent site)
By Zahra Abdi & Hengameh Mashiyati
                                                                        TEHRAN The latest list of the candidates officially released or leaked out until
                                                                                  now, shows that the 6th Majlis will have a completely new composition, with the
                                                                                  reformists having a clear lead over independent and right-wing factions.
                                                                                  A center-right member of the Fifth Majlis Taha Hashemi, who represented the
                                                                                  religious city of Qom but failed to attract enough votes for the next assembly, told
                                                                                  the TEHRAN TIMES that the result of the elections was a public yes' vote to
                                                                                  President Khatami's programs.
                                                                                  He said the best way for the conservatives to receive these results would be to
                                                                                  evaluate their previous mistakes, while he warned the winners to avoid making
                                                                                  similar mistakes as those which led to the collapse of the conservatives.
                                                                                  This former deputy also predicted the formation of a coalition among reformist
                                                                                  factions aimed at achieving a majority in the next assembly.
                                                                                  He blamed Rafsanjani's failure on the monopolists who affiliated themselves
                                                                                  with this prominent political figure for their own advantage. Hashemi added that
                                                                                  such unwise moves led to Mr. Rafsanjani's exclusion from reformists' list of
                                                                                  candidates and consequently led to his unimpressive results.
                                                                                  Another failed contestant, Ahmad Rassouli-Nejad, former deputy from
                                                                                  Damavand constituency and a prominent right-wing extremist blamed his failure
                                                                                  on what he called extensive rigging' in his constituency.
                                                                                  He bluntly accused his rival of fraudulence and of buying his votes'.
                                                                                  When asked about the general results, Rassouli-Nejad said, A movement which
                                                                                  claimed to solve the economic and social problems of the society through some
                                                                                  slogans and relations succeeded in major cities with the aid of some press. Of
                                                                                  course, this trend was weaker in rural areas who voted for their candidates
                                                                                  based on their records.' He added that in Tehran and other major cities, religious
                                                                                  people and people who had hoped for a healthy election with unbiased officials
                                                                                  didn't take part in the elections. Due to the policies adapted by the Interior Ministry
                                                                                  in the last days before the elections, those who didn't participate believed that
                                                                                  popular candidates who reflected the concerns of the people wouldn't be allowed
                                                                                  in the next Majlis and only those who were appointed by the government would
                                                                                  succeed'.
                                                                                  On the other side of the spectrum, we asked the opinion of Ms.
                                                                                  Soheila Jelodarzadeh, an IIPP candidate who has succeeded in the elections.
                                                                                  Jelodarzadeh highlighted the righteous demands of young for modernization in
                                                                                  the political structure of Iran. They want their problems to be solved, that is why
                                                                                  they have voted for an effective, powerful and modern Parliament' said
                                                                                  Jelodarzadeh.
                                                                                  Returning to the reasons behind the apparent failure of Mr.
                                                                                  Hashemi Rafsanjani, Jelodarzadeh said, Mr. Rafsanjani did what he could in the
                                                                                  process of reforms. Now the people are looking for new experiences in all fields'.
                                                                                  By naming political and economic reform as the main objectives of the new
                                                                                  assembly, she added, Right now, we have about 2.2 million unemployed people
                                                                                  and the figure is rising by a million each year.
                                                                                  The next Parliament should focus its attention on supporting the manufacturing
                                                                                  and distribution sector in order to create enough jobs for young people.' Alireza
                                                                                  Mahjoub, another unsuccessful expressed his sympathy for Rafsanjani and
                                                                                  blamed his poor results on the extensive negative propaganda against him.
                                                                                  Mahjoub claimed that Iranians tend to blame all economic problems in the
                                                                                  course of history on politicians who step down from power.
                                                                                  Fatemeh Haqiqatjoo, another IIPP successful candidate said that economic
                                                                                  restructuring is the backbone of political development.
                                                                                  Haqiqatjoo added, Today, we are faced with numerous obstacles in the path of
                                                                                  economic and political development. On May 23, 1997, Mr.
                                                                                  Khatami placed reforms at the top of his programs and the nation approved with
                                                                                  their votes. In these elections, political reforms were once again the main topic
                                                                                  promised by the winners and it was re-approved in this national epic. But we
                                                                                  must remember that our wise nation voted for political reforms twice as a
                                                                                  legitimate means of solving their economic and social problems, therefore, the
                                                                                  6th Assembly can't remain impartial toward economic issues.' Haqiqatjoo
                                                                                  added, Organizing the Judiciary is another objective in the next Parliament.
                                                                                  Reformist MPs should dissolve the feudal system dominating the Judiciary by
                                                                                  proposing suitable bills while observing the legitimate political and social rights
                                                                                  of all citizens'.
                                                                                  Predicting the structure of possible coalitions in the new Parliament, Haqiqatjoo
                                                                                  said that all reformists will be united on safeguarding legitimate rights, but some
                                                                                  coalitions may be formed on economic policies favored by different factions
                                                                                  associated with leftists, rightists and the moderates.
                                                                                  Elaheh Koulaei, another successful IIPP candidate said, Setting the ground for
                                                                                  social and economic justice while strengthening the foundations of the civil
                                                                                  society is the main objective. This goal can be reached through supporting
                                                                                  political parties and social organizations while enhancing public accountability.
                                                                                  Attending to cultural issues and amending cultural measures with respect to
                                                                                  social backgrounds would be another priority. Providing the necessities of a
                                                                                  dynamic foreign policy is also on IIPP's program.' She blamed Rafsanjani's ill
                                                                                  success on his failure to meet public demands in his years of office.
                                                                                  Koulaei welcomed the notion of coalitions as far as they serve public interests,
                                                                                  but she ruled out the possibility of any coalition obstructing the course of reforms
                                                                                  due to the great majority of reformists in the next Parliament.
                                                                                  The following are the latest election results: No., Name, No. of Votes, Percent 1,
                                                                                  Seyed Mohammadreza Khatami, 1,013,384, 67.88 2, Jamileh Kadivar, 776,821,
                                                                                  56.03 3, Alireza Nouri, 767,332, 51.40 4, Mohsen Armin , 707,027, 47.36 5, Seyed
                                                                                  Hadi Hosseini Khamenei, 699,801, 46.87 6, Mohsen Mirdamadi Najafabadi,
                                                                                  678,453, 45.44 7, Majid Ansari, 671,312, 44.96 8, Ahmad Bourqani Farahani,
                                                                                  651,005, 43.60 9, Behzad Nabavi, 647,491, 43.37 10, Soheila Jelodarzadeh,
                                                                                  632,710, 42.41 11, Davoud Soleimani, 619,031, 41.46 12, Ahmad Pournejati,
                                                                                  612,020, 40.99 13, Ali Shakouri-Rad, 566,677, 41.17 14, Vahideh Alaei Taleqani,
                                                                                  599,572, 40.16 15, Seyed Ali Akbar Mousavi, 597,723, 40.04 16, Elaheh Koulaei ,
                                                                                  595,131, 39.86 17, Mohsen Safaei Farahani, 591,537, 39.62 18, Mohammadreza
                                                                                  Saeidi, 588,130, 39.39 19, Fatemeh Haqiqatjoo, 565,891, 37.90 20, Seyed
                                                                                  Shamseddin Vahhabi, 560,752, 37.56 21, Behrouz Afkhami, 555,634, 37.24 22,
                                                                                  Mohammad Naeimipour, 535,366, 35.86 23, Abolqassem Sarhadizadeh ,
                                                                                  529,158, 35.44 24, Fatemeh Rake'i, 511,117, 34.23 25, Seyed Mahmoud Doaei,
                                                                                  507,547, 33.99 26, Mahdi Karrubi, 498,466, 33.38 27, Rassoul Montajabnia,
                                                                                  439,795, 29.46 28, Alireza Rajaei, 432,274, 28.95 29, Akbar Hashemi Bahremani
                                                                                  (Rafsanjani), 426,162, 28.54 30, Elias Hazrati, 419,208, 28.08 31, Ali Akbar
                                                                                  Rahmani, 414,357, 27.75 32, Seyed Ali Akbar Mohtashamipour, 406,903, 27.7513