Les juifs emprisonnés en Iran
Faits et presse
Un dossier unique avec les archives
par Yehoshua Ra'hamim Dufour
Site Modia http://www.modia.org



(pour l'analyse approfondie du contexte : voyez le 1e dossier)
(pour les archives quotidiennes précédentes : le 2e  dossier
et le 3e  dossier))
et voici le 4e dossier


Hommes de paix, nous demandons la bonté à un peuple de qualité
au nom de ses propres valeurs

 sur http://tehran.stanford.edu/Information/gallery.html CLIQUER ICI pour développer l'image


6. Rappel :
Pour connaître la situation globale des droits de l'homme en Iran, visitez cette page.
Notre dossier sur toute l'affaire depuis le début et toutes les données iraniennes pour comprendre.



Ici, nos archives :
- la prière pour ces prisonniers
- la première annonce
- le dossier initial que vous ne trouverez nulle part ailleurs : avec tous les partenaires et les medias locaux que nous suivons, les données politiques, économiques et les leaders en cause, les données géographiques et politiques, les cartes, etc. Les textes juifs de référence pour l'attitude que nous devons avoir envers les prisonniers.
- le second dossier des faits
- le troisième dossier
- notre dossier sur le droit à la justice dans la civilisation musulmane,
- ce dossier.
Cet ensemble peut permettre à toute personne de mener une recherche sérieuse sur ce problème. Nous demandons, évidemment, de respecter le copyright.

Vous trouverez ici certaines données précises que vous ne rencontrerez probablement nulle part ailleurs dans vos journaux.
Le point sur notre analyse :
1.La procédure judicaire, bien qu'elle s'affirme juste, est idéologique, la Cour étant révolutionnaire et non pas un tribunal habituel, un seul juge intervient qui est aussi le procureur de l'Etat et il n'y a pas de jury indépendant.
2. Les pièces ne sont pas communiquées ni aux accusés ni à la défense.
3. La Cour se base sur des aveux sans en apporter les preuves.
4. Les conditions de détention et la position de la Cour par le juge Hossein Ali Amiri qui affirme maintenant que le jeune âge des accusés peut leur faire éviter la peine de mort peuvent inciter les accusés à  formuler tous les aveux souhaités afin d'éviter la peine capitale.
5. Le gouvernement israélien nie toute vérité aux faits présentés et aux aveux.
6. Le procès semble politique, les accusations d'espionnage varient (envers les USA ou envers Israël) suivant les vents politiques.
7. Le procès s'inclut dans la lutte entre les réformateurs et les fondamentalistes au pouvoir.
8. Rien ne vient pour l'instant apporter un caractère probant à tous les aveux.
9. La loi coranique, a rappelé l'avocat, interdit de prendre en considération les aveux passés dans des conditions difficiles d'emprisonnement.
10. Les "aveux" sont manifestement organisés de façon théâtrale et pour répondre aux critiques internationales.
11. Ils sont aussi une éventuelle porte de sortie, une sorte de marchandage dangereux où les accusés gagneraient une certaine clémence contre ces pseudo-aveux. En effet,
hussein ali amiri , le porte parole judiciaire local, a déclaré que l'âge des accusés, leur dossier, leur statut social seraient pris en considération dans les sentences.
12. Plus le procès avance, plus on découvre que les accusés disent exactement la version souhaitée par le juge qui en fait un volet de sa lecture de la politique internationale (cf les nouvelles du 9 mai)
13. Des agences font état de rumeurs apaisantes déclarant qu'il n'y aurait aucune peine de mort dans les cas des accusés.
Examinons la question.
Certes la loi islamique invoquée par ces rumeurs est que la peine de mort ne s'appliquerait que dans le cas de profanation religieuse.
Mais ce principe ne tient pas dans la situation présente puisque la Cour et les autorités judiciaires elles-mêmes ont dit et répété maintes fois que le dossier de trahisan rend la sentence de mort possible.
De plus, les avocats ont fait remarquer aussi que la loi islamique interdit d'accorder toute valeur à des aveux venant de personnes eùprisonnées dans des conditions difficiles ou de longue durée ; et cela n'empêche pas la Cour et les autorités du pays de se baser sur ces aveux contraires à la loi islamique dont ils se font les portes-parole.
Enfin, pour des accusations bien moins lourdes, deux Juifs ont été mis à mort par décision judiciaire il y a quelques années, et les autorités n'ont pas reculées alors devant le fait qu'ils étaient les chefs de la communauté juive, ce qui ne pouvait que créer des difficultés dans les minorités nationales iraniennes ainsi persécutées, ni des difficultés internationales.
On peut faire aussi une  analyse supplémentaire. Dans un cas récent, un Allemand menacé de sentence grave a été libéré. Il faut voir qu'il était citoyen étranger, que des compensations économiques importantes ont été négociées par l'Allemagne en contrepartie, et surtout que la relation de l'Iran à l'Allemagne qui a persécuté les Juifs n'est pas la même que celle de l'Iran actuel aux Juifs.
Est-ce que l'Iran espère les mêmes avantages économiques en cas de réduction de peine envers ces Juifs menacés ? Il est vrai que l'Iran est actuellement dans une crise économique sans précédent et que le soutien du pays aux libéraux risque de s'effriter en raison de l'inefficacité des programmes économiques du gouvernement libéral actuel.
En résumé : le procès est placé dans un contexte de lutte entre les tendances, dans un jeu international de tentative de réinsertion économique de l'Iran sur la scène internationale, les rumeurs orientées dans les deux sens (mort ou non) sont un jeu qui préserve l'avenir, rien à ce jour ne permet de dire que les autorités et la Cour cèdent en quoi que ce soit sur l'essentiel ni que les accusés ne subiront pas le sort des précédents Juifs exécutés. L'ouverture du pays à des journalistes et avocats pour suivre le procès de l'extérieur ne change en RIEN le fait que le dossier n'est pas dévoilé, qu'ils sont accusés et jugés sans que le dossier ne soit connu ni soumis aux avocats, que le tribunal se base sur des aveux inadmissibles selon toutes les traditions judiciaires, y compris islamiques, et que la peine de mort a été répétée maintes fois par les autorités judiciaires comme issue si les accusés sont reconnus coupables.



24 Septembre
La réaction occidentale et juive la plus cinglante a été celle de Jack Rosen, Président du Congrès Juif Américain AJC et de Phil Baum, le Directeur Exécutif, qui ont déclaré aujourd'hui : "si même un seul homme reste en prison pour de telles accusations ne serait-ce qu'une heure, c'est un déni de justice", “If even one man remains in prison on these charges for even one hour, there is a gross miscarriage of justice.'


23 Septembre
1. Les medias iraniens rapportent que les medias américains, specialement le Los Angeles Times, affirment que Kharrazi, le ministre iranien des Affaires Etrangères, a eu des contacts dans le cadre de l'Assemblée des Nations Unies où il aurait évoqué la possibilité de remettre en liberté les condamnés juifs.
Le fait que cela soit rapporté, même pour le démentir, semble un ballon d'essai.
2. Le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères iranien, Hamid-Reza Asefi, réfute les commentaires des autorités américaines et de la Secrétaire d'Etat sur la non-validité de la procédure judiciaire suivie pendant le procès. Il estime, de plus, que c'est une ingérence dans les affaires intérieures de l'Iran.

21 Septembre 15 heures
Le Directeur de la Justice de la Province de Fars, Hossein Ali Amiri déclare que les 10 Juifs iraniens ont reçu une réduction de leurs peines.
La Cour a cassé le jugement antérieur. Les détails ne seront communiqués qu'ultérieurement.
Le verdict concernant les musulmans qui sont impliqués également est encore en cours de discussion.

21 heures
Les peines viennent d'être divulguées officiellement :
    1. Hamid Teflin          9 ans  D'EMPRISONNEMENT
    2. Ramin Farzam        8 ans
    3. Asher Zadmehr        7 ans
    4. Nasser Loyhim        7 ans
    5. Farzad Saleh            6 ans
    6. Javid Bent-Yaghoub  6 ans
    7. Farzad Kashi            6 ans
    8. Shahrokh Paknahad   5 ans
    9. Faramarz Kashi        3 ans
    10. Ramin Nematizadeh 2 ans
Il est indiqué que "la Cour d'Appel a commué les sentences des 10 Juifs iraniens préalablement trouvés coupables d'espionage pour le régime sioniste". Il n'est pas dit pour l'instant en quoi ce chef d'accusation a été modifié ou si ce ne sont que les peines qui ont été modifiées.
N'oublions pas que les avocats ont toujours plaidé que les prétendus aveux n'avaient aucune valeur selon le droit coranique car les accusés étaient dans des conditions anormales de détention et pendant un temps anormal et que les aveux leur avaient été extorqués sous la menace et le chantage. Ajoutons encore que les avocats ont été menacés jusqu'à la fin pour avoir maintenu ce système de défense.
Tout cela montre que ce sont des innocents qui ont été condamnés.
Les peines relativement légères en comparaison de la peine capitale qui les menaçait, ne doivent pas nous faire ignorer l'horreur de l'injustice, de l'humiliation et qu'ils payent pour une faute imaginaire mais qui est belle à nos yeux : l'amour de leur peuple.
Nous devons prendre exemple sur eux pour le don de nous-mêmes, et prier sans cesse pour eux et pour leurs familles afin que ce cauchemar se termine rapidement par leur liberté totale.
Et que nos frères juifs d'Iran rejoignent enfin leur terre en Israel, et que leurs frères des pays riches et occidentaux ne délaissent pas davantage leur pays Israël ui n'est pas seulement un pays de refuges pour menacés mais un pays qui NE PEUT VIVRE ET SURVIVRE QUE SI TOUS LES JUIFS VIENNENT Y HABITER, ET Y AMÉLIORER LE NIVEAU MORAL ET D'IDENTITÉ JUIVE.


21 SEPTEMBRE
10 heures Analysons.
1. Rappelons que nous attendons le verdict depuis le 5 septembre. Le retard est dû au désaccord entre les trois juges concernant le cumul ou non des peines.
2. La question est délicate car les juges sont soumis aux pressions externes des rivalités aigües entre les courants libéraux et les courants révolutionnaires islamiques qui ont encore un grand pouvoir dans les Cours de justice.
3. Aujourd'hui ou demain, le verdict tombera pour nos freres Juifs juges en Iran. Redoublons de prieres pour eux.
4. On laisse prevoir un verdict apaisant qui enlevera la majorite des accusations fausses d'espionnage et ne retiendra que l'organisation d'associations illegales.
Les trois peines retenues étaient "création" d'un réseau d'espionnage, "participation" à un réseau d'espionnage", "collaboration avec l'ennemi (Israël".
5. Si les juges parviennent à regrouper en une seule accusation, alors les peines seront à coup sûr modifiées", a déclaré mercredi à la radio, le chef de la justice de Chiraz, Hossein-Ali Amiri.
6. Une autre facteur de tension : le porte-parole de la défense, Me Ismaïl Nasseri, a annoncé à l'AFP que des "menaces", émanant d'un "responsable" de la justice qu'il n'a pas cité
 nommément, avaient été proférées aux avocats, pour les contraindre à admettre que leurs clients étaient bien des "espions".
 "On nous a dit que nous dirions aux suspects de ne pas vous garder comme avocats, et que nous serions arrêtés", a indiqué Me Nasseri.
 "Nous avons juré que nous ne trahirions pas nos clients, et nous ne pouvons reconnaître que nos clients sont des espions", a-t-il ajouté.
 Les avocats ont toujours refusé de reconnaître les "aveux" des accusés, formulés hors de leur présence pendant le procès, en mai et juin, devant les caméras
 de télévision, et dont ils contestent la validité.

 Mercredi, Directeur de la Justice de la Province de Fars, Hossein Ali Amiri  a exhorté les avocats à révéler "qui les a menacés".
 "Les avocats ont travaillé depuis le début de cette affaire sans contrainte et sans limites. Maintenant que nous parvenons à la fin de ce processus, ce qu'ils
 disent n'est pas logique. Ils doivent révéler qui les a menacés. Ils peuvent même porter plainte contre celui qui a proféré les menaces" a déclaré M. Amiri.

le chofar de libération.
Voyez le lien sur


25 août
Voici les premières nouvelles depuis longtemps. Elles ont un caractère très particulier :
Jewish Community-President
  President:Followers of divine religions enjoy equal rights in Iran Tehran, August 24, IRNA -- President Mohammad Khatami said on Thursday
that both Muslims and Jews were found guilty of spying for the Zionist regime by Shiraz court and that religion had no part in the case.
    In a meeting with leaders of the Iranian Jewish community, President Khatami said followers of all religions enjoy equal rights
in Iran in accordance with the Constitution of the Islamic Republic.
    Throughout Iranian history, the Jews, Christians and Zoroastrians have had peaceful coexistence with Muslims and the thinkers belonging
to religious minorities have served the Islamic civilization.
    "During the sacred defence, you, the Jews and other compatriots defended the independence and glory of Iran and today during the
reconstruction era we should work together by relying on common   bonds as Iranians, for the progress and prosperity of the country,
the president said.
    The president lashed out at the racist nature of Zionism and  its goals in the region and said Zionism has nothing to do with the
religion of the Jews, but they are the primary victims of the Zionists' interventionist goals, because unfortunately the Israelis
practice their racist and interventionist goals in the name of religion.
    "What we want in Palestine is that the territory of Palestine  belongs to the followers of different religions who should live
in a brotherly manner and in coexistence," President Khatami made it clear.
    He said the dialogue of civilizations (to be held in 2001) should focus on logical dialog between the divine religions to come
closer to each other.
    Before the president's remarks, Iranian Jewish leader Haroun  Yashayani congratulated the president on the Government Week (August
23-29) and prayed for understanding and friendship between the nations and religions.



30 juillet,

Le Directeur de la Justice de la Province de Fars, Hossein Ali Amiri a declaré Samedi que le dossier des accusés a été transmis à la Branche 9 de la Cour de Shiraz qui traite des appels.
Une session spéciale aura lieu pour cet examen en vertu du fait que les accusés ont été reconnus coupables.
Il n'a pas été précisé sur quels critères se décideront les juges.
L'examen sera rapide et on espère qu'il pourra être terminé le 21 août.
Trois juges examineront le dossier et se prononceront à la majorité.
Ce sont les avocats des condamnés qui ont fait appel.

Rappels :
Comment prier pour nos frères prisonniers
La mitsva de sauver les prisonniers

Voici les sentences que nous découvrons après Chabbate en direct sur les agences de presse IRANIENNES
et non pas sur les autres agences non iraniennes :

  Le Juge de la province de Fars, Hossein-Ali Amiri a condamné 12 accusés et acquité 5 sur la base de preuves insuffisantes.
1. Asher Zadmehr (enseignant) est condamné à 13 ans de prison pour formation de groupe illégal et de réseau d'espionnage et de coopération avec le régime sioniste.
2. Naser Levy Hayyem est condamné à 12 ans de prison pour formation de réseau d'espionnage, de coopération avec le régime sioniste et de recrutement pour le réseau.
3. Farhad Seleh est condamné à 8 ans de prison pour coopération avec le régime sioniste et appartenance au réseau d'espionnage.
4. Javid Bent-e Y'aqoub (marchand de chaussures) est condamné à 9 ans de prison pour appartenance au réseau d'espionnage, coopération avec le régime sioniste et recrutement pour le réseau.
5. Shahrokh Paknahad (enseignant en judaïsme) est condamné à 8 ans de prison pour animation du réseau d'espionnage à Ispahan et coopération avec le régime sioniste.
6. Hamid (Dani) Teflin est condamné à 13 ans de prison pour appartenance au réseau d'espionnage, coopération avec le régime sioniste et recueil d'informations classées.
7. Farzad Kashi (enseignant en judaïsme) est condamné à 8 ans de prison pour appartenance au réseau d'espionnage et coopération avec le régime sioniste hostile.
8. Ramin Farzam (marchand de chaussures) est condamné à 10 ans de prison pour appartenance au réseau d'espionnage et coopération avec le régime sioniste.
9. Faramarz Kashi est condamné à 5 ans de prison pour appartenance au réseau d'espionnage et coopération avec le régime sioniste.
10. Ramin Nematizadeh 4 ans de prison pour appartenance au réseau d'espionnage et coopération avec le régime sioniste.
11. Ali-Akbar Safaie (Musulman) est condamné à 2 ans de prison pour participation à des séances d'espionnage à Téhéran.
12. Mehrab Yusefi (Musulman) est condamné à 2 ans de prison pour coopération et collaboration avec le régime sioniste.

 Teymour Rezaie, Hossein Qabileh, Nejatollah Burukhimnejad, Omid Teflin and Navid Balazadeh sont acquittés des chefs d'accusation pour évidence induffisante des preuves.
La durée de la détention comprendra la prison préventive qui leur a déjà été infligée.
Les condamnés ont droit de faire appel.
Dans une seconde intervention, le juge Hossein-Ali Amiri a ajouté que le verdict comprend aussi des amendes et des peines de flagellation. L'avocat Esmail Naseri, lui, n'a pas fait ention de ces dernières peines.
IL N'Y A DONC PAS DE PEINE DE MORT, BAROUKH HACHEM.
MAIS L'INJUSTICE RESTE ET NOUS DEVONS CONTINUER NOTRE SOUTIEN PAR LA PRIERE ET L'INTERVENTION AUPRES DE NOS REPRESENTANTS POLITIQUES DES DIFFERENTS PAYS POUR QU'ILS PROTESTENT CONTRE CE PROCES INIQUE. ECRIVEZ AUSSI AUX AMBASSADES D'IRAN, AU SECRETAIRE DES NATIONS UNIES, AUX JOURNAUX. TOUT CELA SERA EFFICACE, COMME TOUTES CES ACTIONS ET PETITIONS ONT DEJA PERMIS D'EVITER LES PEINES DE MORT. VOUS LE POUVEZ. IMAGINEZ UN INSTANT ÊTRE À LEUR PLACE.
ET, SURTOUT, LA PRIERE EST EFFICACE ET LES SOUTIENT.



25 juin
- Les phases préalables au verdict sont achevées après 10 réunions du tribunal depuis le 13 avril.
- Le dossier sur lequel va se baser le seul juge comporte 17 volums, 2853 pages, 237 chefs juridiques, 116 enquêtes et réponses.
- Les accusés ont encore été exposés à la presse, sans aucune marque extérieure de torture, mais dans un état évident d'épuisement psychologique anormal dont témoignent autant les photos publiées. Ce ne sont pas des accusés maintenus en état normal ni en état de se défendre mais des êtres que l'on a épuisés, ils sont affaisés, ne parvenant plus à se tenir en position assise normale, tombant sur le côté, la tête ne parvenant plus à se maintenir.
Un procès scandaleux qui n'a même pas la pudeur de camoufler son irrégularité.

Considérations sur le verdict en perspective:
Les prisonniers ne relèveraient pas de la moharebeh (lutte contre D.ieu) et ne seraient donc pas susceptibles de recevoir la peine de mort. D.ieu soit loué. Mais l'injustice du procès reste et les condamnations injustes tomberont le 30 juin.
   Head of Fars Justice Department: Spies Not to Be Executed
Shiraz, June 22, IRNA -- Head of the Fars Justice Department said on
Wednesday according to the laws in the Islamic Republic of Iran, those
accused of spying for Israel would not be sentenced to execution if
they are not proved to be mohareb (person in fight against God).
    In an interview with IRNA on Wednesday, Husseinali Amiri added
that no moharebeh (fight against God) allegations had been lodged
against those involved in the espionage.
    He said however that the sentences that would be issued for the
spies would not be equal and unique as for the severity of punishments
but the sentences would be issued in proportion with the effects left
by the actions carried out by the spies within their espionage ring.
    The verdicts for the accused would be issued at the latest by June
30 and explanations will be given in a press conference in this
respect, he maintained.
    This was a major judicial case and the accused were given the
right to have their appointed-lawyers by their sides during the legal
proceedings, Amiri added.
    He denied the claims by some foreign media that the judge dealing
with the espionage case was after finding out additional evidence to
aggravate the punishments for the accused.
    Currently 10 Jews and two Muslims were remanded in custody in
Shiraz following confessing to the espionage charges against them.
nine of them had already acknowledged the contact with the Israeli
secret service MOSSAD.


13 juin. Aucune nouvelle depuis le 29 mai où la Cour venait d'accepter que les avocats questionnent simultanément tous les accusés dans une confrontation contradictoire.
Etrange voyage en Iran de Rabbins des Nétouré Karta pour s'associer à la défense des 13 Juifs accusés. En fait ils ne leur auraient pas rendu visite ni examiné leurs dossiers. Ce sont les membres d'un groupe hassidique antisioniste engagé,  coopérant parfois avec l'OLP, et opposé radicalement à l'Etat d'Israel.
Voici le compte rendu iranien de leur passage.
   Judaism, Zionism, poles apart: daily
Tehran, June 13, IRNA -- The visit of the anti-Zionist Rabbis to Iran
should be seen as a first step towards awakening of world public
conscience towards the disturbance of peace by Israel, highlighted the
English-language daily `Kayhan International' Tuesday.
    Drawing a distinct comparison between Judaism and Zionism, the
paper praised Rabbi David Yisroel Weiss for emphasizing this very
important point in his talks with the Iranian media this week.
    The spokesman for Neturei Karata International, a New
York-based group of Jews, who is visiting Iran as part of a 5-man
delegatin, made it clear that there are hundreds of thousands of
Jews worldwide who consider the Zionist state of Israel as a
non-entity whose very existence is a violation of the basic tenets
of Judaism, noted the paper.
    ``Weiss was not saying anything new,'' it pointed out.
    In fact, ``he was only repeating certain obvious facts wihich
the Muslim world has been rather slow to grasp,'' it added.
    It moreover shows the ``inability in our political and diplomatic
circles to focus on the reality of the Hassidic and other Jewish
sects which have strongly opposed Zionism since the day this satanic
cult started taking shape in Europe in the closing years of the 19th
century,'' pointed out the article in its opinion column.
    ``Nonetheless, Officials at the IRIB deserve Kudos for taking
the hint from Kayhan International (May 2, 2000) and arranging this
timely visit to Iran, of the Neturei Karata delegation,'' commended
the paper.
    In fact, the ``arrival of the Rabbis in their traditional robes
and the headlines that they have made, should not be relegated to
the background as those influenced by the U.S.-Zionist propaganda
horns are trying to do,'' pointed out the daily.
    One of the first aspects of this visit is that it has ``busted
the myth that Judaism and Zioniism are synonymous with each other,''
praised the paper.
    The visit has furthermore highlighted the freedom and respect
that all in the Islamic Republic of Iran attach to the beliefs and
religious rites of others, it added.
    ``Apart from the fact that the parlilamentary representative of
our own peaceful Jewish minority was present at Mehrabad Airport in
the early hours last Wednesday to receive the visitors, Weiss'
comments that any punishment in case of conviction for the 13
Iranian Jews who are facing charges of spying for the Zionist regime
will deter the gullible from falling prey to the Israeli bait,
belied the propaganda of certain segments of the Western media that
the espionage trial in Shiraz is politically motivated and has
religious connotations,'' exalted the daily.
    ``Weiss also elaborated on the activities of his group over the
past 50 years to awaken Jewish conscience against Zionism,'' it
noted.
    Although his remarks are commendable, it will be appreciated if
Weiss and his group ``feel free to come out more rationally on the
beast in the Book of Daniel that Israel is,'' advised the paper.
    ``The Zionists and their backers in the West are extra-careful
against victimizing Neturei Karata and other anti Zionist Jews for
obvious reasons,'' noted the daily.
    In fact, ``Israel which has skillfully exploited Judaism fears
an open dissension in Jewish ranks which certainly spell the end of
the blasphemous state (in the words of the Hassidics) created on
Palestinian soil,'' magnified the article.
    It is here that both the Jews and the Muslims, as ``believers in
monotheism and the Law of God which the expected Messiah or the
Mahdi will promulgate, could cooperate in confronting half-a-century
of Zionist terrorism,'' believed the paper in conclusion.
FH/RR
END
::irna  13/06/2000  14:59


24 mai.  La 9e séance du procès s'est tenue aujourd'hui  et elle a été consacrée, à la demande des avocats, à des remarques exposées par leurs clients qui ont ensuite pu rencontrer leur famille, les journalistes étaient présents.
   L'Iraq a démenti les accusations d'espionnages des Juifs à son profit, comme étant une "machination stupide".
Des accusés et leurs familles auraient fait volte-face et affirmé publiquement que leurs aveux étaient sans valeurs et mensongers.


21 mai. Ubu et Kafka dans le procès : maintenant la Cour accuse (toujours sans preuves) d'avoir simultanément espionné pour le compte d'Israël et de l'Iraq. N'oublions pas également qu'ils étaient accusés, au début du procès, d'espionnage envers les USA !

18 mai. La Cour examine maintenant le cas de Javid Bente Y'aqoub dans sa 7e session. La 8e se tiendra le 24 mai.
    Des informations des agences officielles iraniennes tendent de  dévaloriser et de compromettre Pierre Dunac and Stephane Zerbib, les deux avocats de l'association Avocats sans Frontières depuis que ces derniers ont demandé à rencontrer les accusés.
Il leur a été répondu qu'il ne sera accédé à leur demande que s'ils acceptent la présence de journalistes et non pas en tête à tête.
Devant leur refus, la Cour indique
- que les meilleurs défenseurs des accusés sont leur propres avocats,
- que Pierre Dunac and Stephane Zerbib ne sont pas entrés en Iran au nom de leur mission mais comme simple touristes,
- que les propres avocats des accusés font remarquer que ces deux avocats français ne sont pas experts en pénologie et ne peuvent pas réagir activement envers les questions en cours.



16 au soir
Les dernières dépêchesde ce soir  que je vous présente ici
 en direct des agences iraniennes de presse

vous dévoilent exactement la position de la Justice iranienne
uniquement selon leurs propres termes et sans en enlever aucun.
Nous assurons l'objectivité de notre information vers vous et vous y trouverez :
- affirmation de principes moraux
- affirmation de l'indépendance de la justice
- justification du huis clos
- affirmation de l'information ouverte
- reprise par la Justice d'un discours idéologique sur le réseau et les accusés.
Et nulle part aucune preuve.
La présence des avocats es présentée comme la preuve de l'objectivité du procès.
Mais les avocats déclarent n'avoir vu aucune preuve apportée sur la version de la Cour
ni sur les aveux des accusés, preuves que le tribunal prétend avoir en sa possession.
Yehoshua Ra'hamim
Le Directeur du Département de la Justice de la province de Fars, Hossein-Ali Amiri a dit que Farhad Seleh est passé également aux aveux. La Cour s'occupe maintenant  de Asher Zadmehr lors de cette 6 session présidée par le Juge Sadeq Nourani.
Voici comment cette session est raportée par le Teheran Times :
TEHRAN The sixth trial session for Iranian Jews accused of spying for the Zionist
                                                                       regime was held in Shiraz yesterday behind closed doors.
                                                                       The session started at 09:30 hours local time in branch 3 of the Islamic
                                                                       Revolutionary Court of Shiraz presided by Judge Sadeq Nourani.
                                                                       The testimonies of Asher Zadmehr and Farhad Sele were heard during court
                                                                       session.
                                                                       Six of the accused, namely, Hamid Tefilin, Ramin Nematizadeh, Ramin Farzam,
                                                                       Shahrokh Paknahad, Nasser Levi Haim and Faramarz Kashi have admitted their
                                                                       guilt in previous sessions of the court.
                                                                       But another accused, Farzad Kashi, continues to claim innocence.
                                                                       The session being a closed one, a number of relatives of the accused as well as
                                                                       foreign and domestic journalists and photographers gathered in front of the trial
                                                                       court.
                                                                       Espionage, acts endangering the national security, cooperation with the Zionist
                                                                       Intelligence Service (Mossad) and furnishing information to a foreign country
                                                                       resulting in damage to the state are among the charges for which the accused
                                                                       are being tried.
                                                                       After the session, Zadmehr pleaded guilty and admitted to links with the Zionist
                                                                       regime's Mossad.
                                                                       Zadmehr told reporters that within 14 months since his conviction, the behavior of
                                                                       the judicial interrogators and the head of the court towards the spies had been
                                                                       'highly respectful and humane'.
                                                                       He urged the Supreme Leader of Islamic Revolution Ayatollah Ali Khamenei,
                                                                       President Mohammad Khatami, the Judiciary Chief Ayatollah Mahmoud Hashemi
                                                                       Shahroudi, Head of the Justice Department and Revolution Court in Shiraz and
                                                                       noble Iranian nation to pardon him.
                                                                       He said that it had been emphasized that preparation and transfer of news to the
                                                                       Zionist regime is a help towards the formation of the promised land of Israel.
                                                                       Meanwhile, Seleh said upon leaving the Islamic Revolution Court that his
                                                                       responsibility at the espionage network was to work for the Zionist regime by
                                                                       gathering news and information about country's industrial and military centers
                                                                       and put them at the disposal of the Zionist intelligence network.
                                                                       Seleh said the news and information thus collected were given to officials of the
                                                                       espionage network, thereby sending them to Mossad.
                                                                       He said the espionage network officials' abuse of the religious sentiments was
                                                                       the reason he was recruited to the network.
                                                                       He said that he had taken spying for the Zionist regime only as a good deed.
                                                                       The Zionist regime considers Iran as enemy to its expansionist policy and the
                                                                       measure was aimed at undermining the Islamic Republic system.
                                                                       Meanwhile, British Foreign Secretary Robin Cook has once again postponed his
                                                                       visit to the Islamic Republic.
                                                                       Cook's telephone conversation with his Iranian counterpart Kamal Kharrazi,
                                                                       delaying last week's planned visit, 'focused exclusively on the postponement of
                                                                       his visit to Iran in the light of the situation in Zimbabwe', told Peter Hain of the
                                                                       British Foreign Office told British MPs.
                                                                       However, political circles in Iran believe that this postponement is due to the fact
                                                                       that the trial of the 13 Iranian Jews is being held in Shiraz.
                                                                       Meanwhile, two members of the Lawyers Without Frontiers said in Shiraz
                                                                       yesterday that the media have been free in reporting the news on the trial of the
                                                                       Jews accused of espionage.
                                                                       One of the lawyers Pierre Dunac told reporters, "we have come here without
                                                                       consideration to political, religious, and ethnic issues and only to be informed of
                                                                       the trial." He also reiterated that their primary purpose of coming to Shiraz is to
                                                                       assist the accused and their lawyers.
                                                                       Dunac refrained from making any comment on his prior discussions with the trial
                                                                       judge Nourani and added that he will make his views known after the trial
                                                                       session.
                                                                       Stephane Zerbib, another French lawyer said they have attended trials in many
                                                                       countries.
                                                                       He also termed the trial proceedings as 'fair', adding that he will also express his
                                                                       views after the trial session.
Shiraz, Fars Prov., May 16, IRNA -- Head of Justice Department in Fars
Province Hossein-Ali Amiri said here on Tuesday that wild guesses on
the verdict of the court, dealing with the cases of those accused of
spying for the zionist regime might be too wild to prove true.
    Amiri told IRNA that wild guesses on the accused and order of
their court raised by certain persons or circles are all considered as
prejudgments and against the principles of the independence of the
judicial system.
    He assured those following the proceedings that the judge would
issue verdict based on current and absolute judicial laws and that
they should await the ruling of the judge.
    He said investigation of the case is a domestic issue having
something to do with the country's national sovereignty.
    Those accused of espionage charges are Iranian citizens and
enjoy all legal rights according to the Islamic Republic's
regulations, said Amiri, adding that the court, dealing with their
case, will not succumb to political pressure.
    Since the judge dealing with the case has ruled the proceedings
behind closed doors, no one save attorneys of the accused and related
judicial officials have the right to attend the courtroom and court
sessions, he added.
    Presence of counsels chosen by the accused at the court is the
best guarantee to observation of the accused's rights and to their
fair trials.
    Amiri said the judicial system has not invited any international
or human rights forums to attend the court and will not do so even in
future and that it would not accept their presence there.
    However, he said the door to dissemination of information is and
has been open and to the extent that the practice does not harm
national sovereignty and security the information on the case would be
 publicized.
    Asked whether two members of the organization of sans frontiers
attorneys had been present in Shiraz on an invitation by the judicial
officials, Amiri said the country's judicial officials had given no
invitation to the attorneys.
    He said he could not tell precisely when the court's rulings would
be issued.



4 mai. Deux avocats français de l'association Avocats sans frontières sont les deux seuls membres étrangers d'un barreau à avoir reçu l'autorisation de venir sur place à Shiraz pour suivre le procès et ils ont l'intention également de conseiller les défenseurs des accusés.
Contrairement aux autres, Farzad Kashi n'a pas fait la confession souhaitée qu'on récité certains des autres accusés et il demandé sa libération pure et simple.


10 mai. 5e séance du jugement. Passent en jugement aujours'hui : Nasser Lévi Haiim et les frères Faramarz and Farzad Kashi. Juge Sadeq Nourani. Porte-parole : Hossein-Ali Amiri. 5 accusés ont reconnu à ce jour leur culpabilité : Hamid Teflin, Ramin Ne'mati-zadeh,
Shahrokh Pak-Nehad, Ramin Farzam et Nasser Levi Haiim
Aujourd'hui, les épouses de deux accusés, Faramarz and Farzad Kashi, ont pu rencontrer leurs époux et ont exprimé leur satisfaction sur le bon déroulement du procès, disant que les autorités judiciaires les ont aidé pour cette rencontre, demandant aussi aux correspondants étrangers de traiter le problème avec impartialité et selon l'exactitude des faits. Elles disent avoir trouvé leur époux dans un bon état psychologique, espèrent que le tribunal pardonnera sur la base des principes de l'islam et que le bon et sincère comportement des autorités judiciaires continuera à l'avenir comme il est actuellement.
Il est inutile de commenter cet ensemble dont l'évidence est flagrante.  La réalité n'est pas si belle car ces deux accusés furent jugés aujourd'hui et ont déclaré reconaître leur culpabilité pour espionage et trahisaon mais ont déclaré avec leurs avocats ne pas avoir eu assez de temps pour préparer leur défense. Il ont repris les arguments précédents : avoir été capté par des motifs religieux envers la terre promise et recrutés ainsi par leur rabbin qui se trouve actuellement en Israel.
Tout cela dans un contexte de grande tension due à la proclamation prochaine des résultats définitifs des élections


9 mai. Le juge Amiri (confirmant notre analyse inscrite ci-dessus) a repris comme thèse officielle terme pour terme la déposition publique des accusés, disant qu'ils ont été dupés par les services d'espionnage israéliens qui ont exploité leurs sentiments religieux, et il donne une lecture politique de plus en plus accentuée : le régime sionisme prévoyant le dévoilement du réseau aurait mis en oeuvre une action internationale contre le régime islamique pour assurer la libération du procès. Il dit que les accusés expriment leur satisfaction pour la régularité et la droiture avec laquelle le procès se déroule.
Shahrokh Paknahad, l'un des accusés, aurait déclaré que son activité avait pour but de destabiliser le régime par le recueil d'informations sur les hôpitaux, les ponts importants, les cinémas, les centres religieux, les terrains de prière collectifs, les projets de développement et les centres économiques, de construire un réseau et d'organiser des attentats. Il va de soi que l'immensité de la mission et sa non-pertinence montrent l'absurdité des arguments récités. Cette destabilisation viendrait s'il en est du fait même de ce procès qui isole, par son injustice, l'opinion nationale et internationale.
L'avocat a à nouveau protesté contre le déroulement du procès, arguant cette fois de la nullité "légale" des témoignages publics des accusés réalisés par le tribunal en dehors de la présence de leurs avocats.
Cela se déroule dans le contexte de la confirmation proche des résultats des élections qui ont pratiquement vidé la Chambre des députés de la présence des fondamentalistes. Le Gouverneur Général de Téhéran, l'ayatollah Azarmi, a déclaré que le nouveau décompte des votes ne changerait pas substantiellement les résultats  précédents.
Cela veut dire que les fondamentalistes sont éliminés de l'action législative prochainement. Mais ils gardent cependant des structures importantantes comme la justice où se déroule le procès, la Cour révolutionnaire, la police, etc. L'évolution de la situation politique influera certainement sur le procès.

8 mai. Ce matin, à huis clos, s'est ouverte la 4e audience du procès. Le Juge a invoqué les questions de sécurité nationale pour décrêter le huis clos. A l'issue de la journée, il a été déclaré que deux autres juifs iraniens ont reconnu avoir travaillé pour Israel : Ramin Farzam et Nasser Levi-Haim. Ce dernier a dit aux journalistes qu'il jurait sur la Torah n'avoir subi aucune pression de la part du tribunal, qu'il a agi en fonction de sa religion mais que les agents israéliens l'ont trompé. Un autre accusé, Shahroh Paknahad, a répété le même discours devant les journalistes.
Voir les points 10 et 11 ci-dessus pour l'interprétation de ces manoeuvres.

3 mai. 23 heures. Ce matin, à 9 heures, à huis clos, s'est déroulée la 3e audience du procès après celle du 13 avril et du 1 mai.
Le juge Sadeq Nourani présidait la séance. Le porte-parole a résumé la situation pour les journalistes.
Un second accusé, Ramin Nematizadeh, aurait reconnu avoir transmis à Israël les informations recueillies
pendant le service militaire obligatoire.
Mais un des avocats, Esmail Naseri,  a maintenu devant la cour qu'aucune information n'a été transmise à Israël,
malgré le fait qu'un 3e accusé, Shahrokh Paknahad, enseignant de religion juive âgé de 30 ans, ait reconnu aussi devant les journalistes
avoir organisé en faveur d'Israël un réseau d'espionnage à Isfahan.
Les avocats rappelent que la loi coranique interdit de prendre en considération les aveux passés dans des conditions difficiles d'emprisonnement.


2 mai. 22 heures. Devant la télévision iranien, un des suspects a reconnu avoir espionné pour transmettre à Israël des informations de sécurité essentielles en profitant de ses activités politiques, économiques et sociales, avoir été formé pour cela par les services israéliens lors d'un voyage en Israël en 1994, et d'avoir touché 500 dollars par information sur un compte ouvert en Israël pour cela. Ses images ont été retransmises par les télévisions dans le monde entier. Il a aussi ajouté que sa mère, deux soeurs et un frère vivent en Israël (où y a t'il une culpabilité en cela ?). Un de ses autres frères, Omid Tefilin est également parmi les suspects. Le juge a déclaré que le dossier était donc clos et qu'il ne pouvait pas encore faire état de la date du verdict.
Son avocat a rétorqué que les conditions dans lesquelles il a été détenu exigent que ses dires soient prouvés. Trois autres suspects ont déclaré avoir touché de l'argent des services secrets israéliens. Parmi les autres suspects qui n'ont pas pénétré dans la salle d'audience, l'un d'entre eux, Navid Balazadeh, a déclaré que les accusations d'espionnage portées contre lui étaient absolument fausses.
L'avocat a objecté également qu'il est absurde de soutenir qu'il ait pu faire cela et transmettre des informations sensibles alors qu'il n'est qu'un simple cordonnier. Il a été répondu par le juge que de nombreux espions ont eu des emplois modestes tout en accomplissant leurs forfaits et que les pièces en possession de la Cour dans le dossier corroborent le fait.
A l'objection de l'avocat sur l'incompétence du tribunal révolutionnaire où il n'y a pas de jury et où le juge est également le procureur de l'Etat, le juge a répliqué en disant que le tribunal révolutionnaire est une partie intégrante du système judiciaire et que des secteurs des cas peuvent lui être transmis.
Les quatre suspects présents lors de cette séance étaient le principal suspect Hamid Tefilin, Shahrokh Paknahad, Faramarz Kashi et Ramin Nemati.
Le Président Nelson Mandela a fait cette déclaration surprenante de façon répétée : ce procès est une affaire intérieure iranienne exclusivement.
La Secrétaire d'Etat, Madeleine Albright, au contraire a déclaré que ce procès concernait chaque Etat au plus haut point.


1 mai 2000 Le procès est commencé
aujourd'hui dans la ville de Shiraz, province de Fars, ville des prisonniers, à près de 900 kms de Tehéran. Quelques uns des prisonniers sont de Ispahan et de Téhéran. Il y a également, en plus, huit accusés musulmans iraniens et leur procès se déroulera indépendamment à une date ultérieure.
Les autorités judiciaires, par le porte-parole Hossein-Ali Amiri, ont annoncée que ce serait un procès juste, libre et équitable, hors de la politique, impartial, devant la Cour de la Révolution, où les faits seront connus et portés à la connaissance des caméras, montrant si oui ou non l'Iran a été victime d'espionnage.
Il a ajouté que le procès commencera par des questions touchant aux points les plus secrets de la sécurité du pays. En conséquence, le procès se tiendra à huis clos pour des raisons de sécurité.
Rappelons que le procès s'était ouvert formellement le 13 avril hors de la présence des avocats, et le Juge Sadeq Nourani a accédé à la demande de la défense et ajourné le procès car la défense a argué qu'elle n'avait pas eu la possibilité d'examiner le dossier. Le procès est mené par un seul juge à tous les stades de la procédure.
Aujourd'hui, l'avocat Karamnejad a déclaré à la presse que les avocats sont prêts à assurer la défense
Hossein-Ali Amiri a déclaré dans une conférence de presse que dès l'ouverture, quatre des accusés ont été cité comme ayant passé des aveux d'espionnage au bénéfice d'Israël. Mais la défense a argué de la nullité de ces aveux car ils n'avaient pas été  permanents et avaient été exprimés hors de la présence de la défense.
Neuf des accusés ont choisi leurs propres avocats, un s'est vu attribuer un avocat d'office et les autres n'ont aps encore choisi leurs défenseurs. Le porte-parole de la Cour a déclaré que les avocats ont pu visiter leurs clients sans restrictions et hors de la présence d'autres personnes.
En cas de culpabilité reconnus, ils peuvent recevoir la peine de mort.
Les reporters des grands medias (afp, reuters, dpa, kuna, anatolia, ap, etc) sont en route pour suivre le procès.
Accompagnons de nos prières nos frères emprisonnés.