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Extrait du recueil de Poèmes
L'ami des aurores
par Yehoshua Ra'hamim Dufour
 

Attentats
 
 

Parfois le bras devient
le bras déchiqueté, sanglant
d'une jeune de 17 ans
pleurant dans son corsage blanc
qui se teint lentement de sang.

Parfois le coeur pleure
d'un enfant voyant
sa mère devenir pierre 
et s'affaisser en silence
et la suivre de même
éternellement.

Et le ventre se déchire de douleurs
d'entendre des frères insouciants
dire au monde que nous en sommes 
les responsables 
car nous occupons notre terre.
Nous ne mourrons pas assez vite 
pour ces dévoyés sanguinaires
qui ne vont jamais consoler
nos familles endeuillés.

Une mère en pleurs m'a dit :
j'étais près de la bombe ce midi
mais mes amis de l'extérieur,
aucun ne s'est enquis
si je suis encore en vie.
Je dois vivre cela seule ici
et, pourtant, c'est pour eux
que je garde ce pays.

Un nouveau plan de nos ennemis :
nous réserver 4% de notre terre,
pourquoi pas 4 cm cubes d'air,
ou nous tasser tout bonnement
dans quelques crématoires recyclés
que leur trouveront bien leurs conseillers
d'Europe qui ont déjà su coopérer.

Au fait, rien de nouveau sous le soleil,
nous serons capables de persévérer,
obstinés de fidélité.
Ton peuple sera mon peuple.
Ton D.ieu sera mon D.ieu
et là où tu vivras je vivrai
et là où tu mourras je mourrai.
Le Machia'h grandit certainement
parmi ces enfants
qu'ils voudraient bien chaque fois
tuer.
 
 



 

Attentats et Kotél
 

Je prie au Kotel.
Dix par dix, multiples Juifs
qui s'agitent,
virent et piétinent
en prières qui brisent
les pierres qui arrêtent
l'union du Ciel et  de la terre.

Ils atterrissent et rebâtissent
l'empire du sourire 
de Ma Création
heureuse dans l'union 
où les fleurs sentent bon.

Au Kotel,
les femmes qui pleurent tant de larmes
dispersent les poussières noires,
et Ma lumière s'étale,
guérit leurs malades
et rend à tous l'espoir.

Le Ciel vient s'émouvoir
de tant d'amour matin et soir
et voir enfin 
les ennemis s'enfuir
de désespoir.

J'aime une femme
toute charme
au nom Israël.
Elle tarde, mais Je lui garde
toutes les bagues
du jour où nous avions signé le pacte,
amitié d'un seul être,
éclairé d'une bonté reine.

Kotel d'aurores,
de fidélités 
et de paix assurée.


Une femme au Kotél

Une femme au Kotél crie tout haut sa douleur :

Maître de tous les mondes et de toutes les vies,
pourquoi n'interviens-Tu pas encore
pour délivrer Ton peuple ?
Ne dis pas qu'il n'y a pas dix justes au moins
qui Te plaisent et qui T'aiment
et qui sont fidèles à Ta Torah.
Tu sais bien que nous sommes faibles
et Tu nous as choisis comme tels.
Pourquoi Tu ne nous aiderais pas ?
alors que Tu nous as choisis comme nous sommes,
en sachant très bien que Ta mission est trop lourde pour nous,
que nous n'aurons pas l'intelligence de bien agir,
ni l'intelligence de l'unité,
ni l'intelligence de la confiance,
ni l'intelligence de la droiture constante,
ni l'intelligence de nous réunir.
Prends-nous comme nous sommes, améliore-nous
puisque Tu es notre Créateur.
Ne prends pas prétexte de nos faiblesses
pour laisser nos ennemis nous faire souffrir sans cesse,
ni les nations d'Europe renouveler cette fois encore 
le forfait qu'ils ont accompli déjà une fois en notre vie.

Notre faiblesse ne justifie pas notre souffrance
car Tu dis que Tu es notre père,
notre bouclier, notre force, notre lumière.
Comment peux-t'on supporter,
comment peux-Tu supporter nos enfants sans leur mère,
et ces parents brisés à jamais dans leur enfant déchiqueté ?
Tu es notre père, nous essayons d'être fidèles,
nos ennemis viennent sans cesse nous narguer
et disent que rien ne nous protège,
c'est Ton nom qu'ils assassinent.
Alors, pour Ton honneur, en raison seulement de Tes promesses,
achève maintenant ce que Tu as promis
puisque nous sommes fidèles
et avons tant souffert pour aimer Ta Torah,
et pour croire en Tes promesses.
Nous donnons la tsédaqa, nous partageons nos repas
et nos salaires, nous étudions pour mieux connaître,
nous prions, depuis des siècles, simplement parce que Tu nous aimes,
entends au moins nos larmes et nos vies qui s'achèvent
sous les ricanements des ennemis de Ton peuple qu Tu aimes.
Entend tous les baisers déposés sur ces pierres du Kotel.
Pas une communauté de Ton peuple n'y manque à l'appel.
Achève maintenant.
Je suis une mère et j'ai confiance en Toi.
Relis Ton Chir ha Chirim,
nous sommes Israël que Tu aimes.
Amen.


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Dufour