Retour sur modia.org - Recueils de Poèmes par Rav Yehoshua Rahamim Dufour
Amour d'Esther et du Roi
Après Pourim
Confidences nocturnes
Dans chaque respir
Dans ton amour
Déclaration d’amour du Roi à Esther
Devant la hanoukia
Écoute
Équilibre du Roi
Espoir des rivières
Israël, tu dois être lune
Jetu m'aimes
La beauté nous est révélée
La méditation
La moitié du royaume
Le bonheur, c'est de voir...
Les humains ne comprennent pas
Lumière en guerre
Merci.
Mon amour pour toi
Réassurance dans le couple
Respiration au Sinaï
Restons dans le palais
Réveil d'Adam
Secrets du Roi et de la Reine
Solitude du Roi attendant Esther
Terre d'Israël

Ta création en deux moitiés

Ton silence
Ton vase
Tu n'es pas assez heureux
Tu n'es plus jamais seul
"l'Ami des Aurores"
Recueil  "Auschwitz"
"Combat"

Pyramides

Un jour

"Déchirement"
"Double Eden"
Recueil  "Enfance"
"Etude"
C'est raison de T'aimer
L'imprévu d'aimer
L'éveil au matin
Précaution
"Exil"

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 1e flamme: Réveil
(Confidence de père à fils,  toute la nuit)

Si 
tu es capable chaque matin,
dès avant le lever,
de prendre ta vie en mains
et de dire merci pour la fatigue
et la tristesse qui commencent
et pour les crises et les tuiles d'hier
car elles cassent ta coque de chrysalide
pour ton meilleur essor,
tu trouveras en ressort ta force lucide
pour te renouveler aujourd'hui encore,
alors,  ce matin, tu es un homme.

Si 
tu es capable, dès avant le lever,
de revoir tout ce que tu as reçu,
tout ce que tu as réussi,
tout ce que tu as fait de bien,
tout ce que tu as dit en bonté,
tout ce que l’on a dit de ta qualité,
alors que tu n’es rien
et que tu es venu de rien
et que tu as tout reçu en gratuité
du Ciel, des parents, des amis,
et si tu ne l’oublies jamais
et t’en réjouis calmement ce matin,
avant de te lever,
ce sera pour toi preuve une fois de plus
que ce passé réussi
est garantie d'un égal présent
maintenu et béni
et qu'il continuera aujourd'hui
en avenir heureux également.

Si cela tu le fais,
alors tu es un homme, ce matin,
fort de la vérité de l'être ainsi créé
qui ne triche pas à demi dans la vie endormie
ni dans les songes des tristesses dépassées,
alors tu préfères désormais la vie tout net,
et tu gagnes ce matin encore
sur la première mort
dès le matin.

2e flamme : Retournement
Si
tu sais, dans le souci,
et dans l'embrouillamini
et dans le poids ressenti
et dans la solitude honnie
et dans la tristesse emplie
et dans la brisure infinie
te souvenir alors en raccourci rapide
du scénario bien assuré
depuis les malheurs acceptés
jusqu'à ta renaissance,
et t'envoler de la prison à la sortie,
de la boue sombre au sourire,
de l'ombre triste à l'épanouissement du désir,
tu retournes ainsi l'obstacle en une force
et l'immobile en un tremplin de vie ;
alors tu es un homme ce matin,
l'homme de ton grand rire.
3e flamme : Marche
Si
tu sais, ce matin, dès avant le lever,
ne pas perdre de temps
à déguster les comptes et regrets,
ne pas rester assis parmi les méchants
ni dehors ni dedans,
et ne jamais discuter avec la bêtise,
ne pas chercher à prouver à tout prix
à ceux qui ne se fient qu'aux apparences,
alors, tu avances dans ta vraie transparence
même si elle est niée et incomprise,
et tu donnes uniquement de l'importance
au nouveau petit pas que toi tu vas bâtir,
à ta vérité que, seul, tu connais
même quand elle est incertaine et hésitante
et que tu ne parviens pas à l'expliquer,
alors, ce matin, tu crées déjà cette aurore, 
tu renouvelles ce jour, tu y renais, 
et tu es dans la vérité
d'un nouveau jour et d'une nouvelle aurore 
qui franchissent la nuit une fois encore.
4e flamme : Confiance
Si
tu sais, ce matin, garder foi en l'ami et l'amie
même si lui te dit ou si l'on te dit d'elle
qu'ils t'abandonneraient ou te trahiraient même ;
si tu n'oublies aucune de leurs paroles vraies 
qui sont leur vérité vraie devant lui ou elle, devant toi et devant le Trône de la Gloire,
en vérité de vos mots éternels,
alors, cette fois, ce matin,
tu as compris l'importance
de ce qui est écrit dès le commencement :
il y eut un soir noir, une nuit d'abord,
et il y eut un matin secondement,
matin de renouvellement,
et les deux ne sont qu'un, 
d'abord la nuit, avec le jour qui s'ensuit.
5e flamme : Réunir
Si
de plus, tu le sais, ce matin, 
que tout a été créé demi :
en deux moitiés unies,
ensuite déchirées et dispersées,
et que notre tâche c'est de nous retrouver entier,
chercher, et chercher encore puis découvrir
et compléter toute l'unité retrouvée,
tu auras compris qu'une vie d'homme
est un long ruban d'étapes multiformes,
d'incertaines erreurs et d'inégales marches,

alors, plus jamais tu ne reprocheras à personne
ses détours et ses absences, son insouciance
et son incompréhension décevante,
ni ses colères brusques ou les oublis injustes ;
tu fermeras les comptes suspendus au passé
et tu ne garderas que le bon et le beau, vrais.
Et même si tes amis veillent sur leur liberté
et accusent toute amitié de vouloir posséder
quand ton amour est liberté et toujours liberté ,
n'aies pas peur de ce piège posé
qui tuerait tout amour et toute amitié.
Souviens-toi : pour chacun il est épuisant
de remonter les torrents
pour rassembler le soi double dispersé.
Mais, seulement en marchant,
sans jamais céder ni tricher
nous retrouverons l'unité ; on la reconnaît
dans un reflet, dans un mot envolé,
dans un frôlement rencontré,
par le Ciel arrangé, proposé.
 

Si
ainsi, chaque jour, au matin,
tu comprends la leçon de la nuit
suivie du jour se renouvelant,
et si tu tiens comptes des leçons cependant,
alors tu as découvert dans la nuit
la lumière véritable, celle des étoiles
modestes et incertaines apparemment
mais seules puissantes et dimension véritable
de notre univers d'homme. 
Alors, ce matin, tu es un homme
qui se rassemble par le jour et par la nuit
et tu te réussis : tu te vis.
Tu oseras chanter merci
pour avoir vu cette page nouvelle de ta vie.

Si
tu comprends vraiment,
qu'ils traversent en ce moment même, 
-ceux qui t'aiment et t'ont aimé vraiment-
la même crise d'égarement
pour se renouveler et retrouver la vie lentement,
alors tu seras indulgent envers leurs peurs,
leur découragement, le mal qu'ils t'ont fait
et leurs erreurs, finalement.
Après les heures de tunnel, également,
vous saurez que les mots premiers de l'amitié
étaient vérité, bonheur et restent éternité.
Et, pourtant, parfois, la marche commune
n'a pas continué, saisons différentes.
Tu garderas la vérité de ces moments,
et tu continueras avec force, en ce matin,
ton merci, ton combat, ta marche
d'homme-femme.

6e flamme : La clef d'envol
Lékh lékha,
si tu comprends tout cela, avant de te lever :
il est sûr que déjà l'heure sonne,
de l'union retrouvée en ton nom comple :
seul le "moins" de chaque détresse,
ouvre le "plus" d'une vie autre,
vie de l'être unique et infini
que l'on sera, que l'on se doit d'être.
Et seule, la détresse de la nuit,
donne la clé secrète du sanctuaire
pour y découvrir la lumière préservée
et son trésor qui personne ne possède.
La douleur était brisure, essor, envol et arrivée.
"Monte, puits, que nous buvions
à notre eau commune et retrouvée".
Un jour, nos enfants auront vécus souvent
ces blessures des nuits et des aurores,
et nous pourrons leur apprendre
cette science du renouvellement
en chaque matin, en chaque instant-matin,
et la confiance qui fleurit quand même
en un sourire, en un merci derrière l'oubli.
7e flamme : Parole baiser
Alors, disent nos Sages, tu peux
maintenant, soudainement, te lever
et dire lentement en un baiser :
Modé, tout cela je le reconnais,
Modé ani,  je reconnais que je suis tout cela,
Modé ani léfanéikha,    je le sais devant Toi,
Modé ani léfanéikha mélékh,
je le reconnais car Tu es le Roi de tout l'être
mélékh 'haï,        Roi de notre totale vivance,
mélékh 'haï véqayam,  notre pleine assurance,
ché hé'hézarta,  je reconnais, tu nous as rendu
bi,    la vie première de l'unité de sainte lumière
nichmati, en une seule néchama parfaite, unitaire
bé 'hémla, en Ta tendresse,
rabba émounatékha, si grande est Ta confiance
en notre espérance pourtant légère
comme deux lucioles tremblotantes.

Mon Dieu, au matin,
je n'ai qu'à recevoir Ta vie
faite de la nuit et du jour,
et de la nuit et du jour
et de la nuit et du jour
et de la nuit et du jour encore ;
je n'ai qu'à accepter Ton assurance
et ta persévérance :
avant, au commencement, et maintenant
et dans un instant encore également,
tout ce qui m'aime et tout ce que j'aime,
et la vie en moi, et l'oeil bon,
et les mots reçus pleins de Ta vérité
sont renouvelés de force et de lumière,
tout noir n'est que tunnel.

Debout maintenant :
merci pour Ta vie, elle est de Toi, elle est Toi,
merci pour Tes renouvellements,
merci pour chaque instant, où tu nous supplies 
d'en faire l'achèvement de Ton Adam,
car Tu attends chaque jour notre rencontre
dans la marche d'amitié en ce petit jardin d'Eden.
Merci pour ton invention du sourire, 
et du chant unique ensemble, et de la danse,
et du vol des oiseaux, et des mots d'amitié,
et pour l'invention des caresses et des regards,
et pour Tes secrets d'union si légers et discrets,
et pour Ton humour en ces silences prolongés.

Ne pense pas qu'ils détourneront mon espérance :
quand l'amour a traversé trop de déchirures,
et tes quatre morts sans raisons suffisantes,
et quatre forfaitures de rencontres avilissantes 
et les promesses non tenues
et la solitude injuste,
alors s'il est un amour survivant
aussi beau qu'au premier instant,
il puisera sa source uniquement
dans le meilleur du désert d'amitié, 
très loin, éloigné des prières conventionnelles,
et des accords de bienseyance,
source des derniers versets du Chir haChirim.

Ben Avraham et Ben Sara, vraiment,
je connais bien Ton humour grinçant
dans Tes renouvellements trop s'attardant,
mais je ne doute pas de Ta présence :
j'ai reçu dès l'enfance Ton secret  :
l'union véritable s'atteindra seulement
quand, toutes frontières enfin franchies,
l'union paraîtra inaccessible aux amis de Yov,
comme entre Toi et Ta chékhina si longuement.
Dans l'inaccessible, seulement,
naîtra le bonheur
la pure et infinie présence,
deux êtres en un seul être pleinement,
comme entre Toi et Ta chékhina si longuement.
J'avais juré alors, enfant, de toujours garder
dans la main la beauté de la fleur.
Je l'ai gardée. Je sais encore qu'il est des gens
qui sont des fleurs entièrement, et purement.
Tu veux seulement, pour te donner pleinement,
atteindre le coeur des pelures du coeur
et déchirer l'une après l'autre les écorces
même si cela fait si mal au corps.
Tant de nous meurt en chaque instant
et monte en Ton palais 
pour ouvrir la source des lumières de bonté
et ici bas, alors, une lueur de sanctuaire
s'éveillera qui, cette fois, aura la lumière
de l'Eden de la terre et du ciel,
Chamayim vaaréts.

Tu as inventé notre nuit et notre matin
pour renouveler Ton amour avec Adam.
Et ce matin, encore, Tu nous demandes
de recevoir et d'accepter Ton baiser de silence
et les chants des temps et des espaces
qui T'unissent par leurs louanges :
amen, hallelouya ; Tu nous as appris leur sens.

Je veux bien marcher ce matin, avec Toi
dans ce Gane Eden qui m'étonne.

Mais j'ai le droit, ou je le prends,
de te dire : nous ici-bas encore, tous aussi pauvres,
je n'accepte pas cet excès que Tu mets parfois
pour rendre invisible et trop subtile Ta joie.

Tu risques trop grand :
si Eve avait trop peur d'un mot ou des silences.
Ou si Adam se trompait encore en essayant.
Tu le paierais trop cher
de croire au courage,
peu oseront dire en chaque instant :
carmi chéli léfanaï
ma vigne est devant moi maintenant,
mécharim ahévoukha
on a raison de T'aimer, évidemment.

Que Tu te trompes ou non imprudemment,
je Te dis seulement 
Hinéni, me voici,
je marche maintenant ;
je marche avec Toi, en ce maintenant.

Exister, en Ton existence, en cet instant,
c'est déjà mariage complet.
Par ma danse je casse les quatre chapes
de fatigue, de tristesse, de crainte et de détresse,
et je me revêts de ta peau de beauté et d'espoir.

Nous allons jouer maintenant à l'homme des quatre dons :
âz kannamère, jaguar puissant,
qal kannéchère, aigle léger,
rats katsévi, antilope filante
véguibor kaari, et lion inébranlable.
Nous serons les quatre au même instant.
Et je sentirai toujours sous mes pieds
Ta bonne terre au nom d'homme
unie à Ton hé (adama),
et l'air parfumé des parfums, béssamim baisés
en Ta Jérusalem aimée,
et par le bleu je monte je monte
jusque dedans Ton ciel et j'entends
devant Ton trône invisible
tout le temps quand je marche et quand je vis
ce chant de bénédiction,
maintenant :

Baroukh qui descend
kévod Hachem, je suis émerveillé de respect,
miméqomo, il n'est rien de plus beau
que ce baiser d'unité.

Tu nous a appris à vivre et à marcher
un et une, unifiés, Adam,
dans Ton éternité,
maintenant.

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