Retour sur modia.org - Recueils de Poèmes par Rav Yehoshua Rahamim Dufour
Amour d'Esther et du Roi
Après Pourim
Confidences nocturnes
Dans chaque respir
Dans ton amour
Déclaration d’amour du Roi à Esther
Devant la hanoukia
Écoute
Équilibre du Roi
Espoir des rivières
Israël, tu dois être lune
Jetu m'aimes
La beauté nous est révélée
La méditation
La moitié du royaume
Le bonheur, c'est de voir...
Les humains ne comprennent pas
Lumière en guerre
Merci.
Mon amour pour toi
Réassurance dans le couple
Respiration au Sinaï
Restons dans le palais
Réveil d'Adam
Secrets du Roi et de la Reine
Solitude du Roi attendant Esther
Terre d'Israël

Ta création en deux moitiés

Ton silence
Ton vase
Tu n'es pas assez heureux
Tu n'es plus jamais seul
"l'Ami des Aurores"
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Un jour

"Déchirement"
"Double Eden"
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"Etude"
C'est raison de T'aimer
L'imprévu d'aimer
L'éveil au matin
Précaution
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Esclavages ramages
 

(Poème sur la paracha Qora'h)

(Vers Péssa'h.
Sur Dévarim 30, 19-20)
Un ami qui m'aime
aime plus encore
sa peur et sa mort,
et ses blessures lointaines.
Elles sont terre ferme,
richesse certaine,
et fidélité aux années.

Il serait prêt, parfois, pour elles,
à m'accuser de l'aimer,
puis à pleurer de son forfait
qui a cassé ses ailes.
Il aime être compliqué,
ne pas dénouer,
geindre et hurler,
être aidé et rejeter.
Même le soleil est suspecté
de chaleur intéressée.

Une colombe blessée
s'est posée sur mon balcon.
Un instant, les fleurs-bonheur l'avaient attirée.
Lui donner graines ou boisson,
c'était la tuer ;
elle tremblait de détresse
pour le montrer.

J'ai posé près de sa tête
un miroir et l'ai quittée.
Dans le silence elle a aimé
cette amie de providence
qui lui ressemblait.
Quand elle a vu se rapprocher mon reflet,
elles étaient deux ensemble,
apprivoisées.

J'ai posé quelques graines
lointaines
près de sa préférée.
Elle s'est rapprochée d'elle
et a mangé, puis a dormi
contre l'aile de son amie,
et s'est envolée.

Crédule et pur Moché
qui va droit vers le buisson ardent.
Heureux es-tu en ta simplicité.

Choisir la vie,
rare est celui qui l'a compris.
Qui donc ne préfère la guerre
et les chaînes,
pour accuser la destinée
et la divinité lointaine ?

Myriam, Aharone et Moché
recevaient chaque mot en sa beauté
comme un trésor de parfaite vérité.
Ils posaient mille questions
mais par respect et affection.
Le Ciel a vu, en sureté,
qu'Il pouvait tout leur dire et tout leur donner
sans craindre les amours compliquées.
En tout lieu, en tous âges,
ils étaient loin des esclavages ramages.
Pharaon, tu trouveras toujours des esclaves.

Les prophètes étaient simplement
ceux qui voyaient le bonheur et sa vérité
qui sont placés sous notre nez.
Et ils savaient pardonner aux capricieux égarés.

C'est un art rare,
bijou de carrare,
la simplicité.
C'est la maison purifiée,
l'ordre rangé dans un coeur libéré,
le "sédér" de Péssa'h.
La vie... de vie,
de vie vraie.

Hachém nous aime
quand même,
nous, ses quatre enfants :
amis, colombes,
Moché,
ou celui qui n'est rien,
nous sommes quatre
en chacun,
et le même Israël

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