Par cette bague "zo"
tu m'es consacrée.
Oh, qu'il est beau ce "zo"
fait de ton doigt si beau
sur lequel j'ai posé les secrets
de la couronne embaguée.Voici, nous voyons, le zayin couronné.
Tu as levé ton doigt pour le montrer,
Princesse des neiges d'éternité,
et les 7 portes du ciel
se sont ouvertes pour ta beauté.
J'ai vu ta lumière,
je me souvenais :
nous étions un seul être,
il y a une éternité.
Une hirondelle a traversé le ciel,
n'aie pas peur pour ta liberté.
Les 4 séraphins chantaient
en soulevant le dais.
Zo, ton doigt, avant après,
Zo aux 13 bontés souveraines.
Et moi, si faible,
par ces mots qui t'ai apporté la lumière !
Toi tu illuminais,
les amis et l'univers chantaient :
"Baroukh kévod Hachém
depuis Son lieu de sainteté".
Nul ne sait pourtant nos danses sacrées.
Je te t'aime pas,
je ne t'aimerai jamais,
je ne t'aimerai jamais en général,
ni du mot "aimer", usé et fatigué.
Je ne t'aimerai pas en général qui claironne,
qui commande et qui sonne.
Tu n'aimes pas les mots qui s'évaporent.
Je t'aime et t'aimerai de main vraie,
de doigt vrai, de peau vraie,
de marche, du jeu de nos yeux que tu connais.
Je t'aime surtout de la côte
qui a tant mal encore
quand tu es sortie te promener.
Pourquoi avoir tant tardé ?
Et je t'aime plus encore quand tu viens t'y reposer.
J'aime tes parfums secrets,
invisibles comme tu l'es,
Chékhina, source des sources de la source,
baiser caché, ma vigne est devant moi,
tu le sais, je le sais.
Rien ne vaut une main sur l'autre posée.
Jamais, je n'oublierai aucun de tes mots
et le vent me les apporte pour m'en caresser.
Pourquoi faites-vous cela, parler de la Torah,
pourquoi ces belles fleurs, heureuses et débordantes,
pourquoi ces poèmes qui montent en lisant la michna ?
Pourquoi trouvez-vous donc le temps et les forces
de rire, de chanter et d'espérer encore ?
Nous connaissons, toi et moi, une source cachée,
ses chants, son eau et ses grelots discrets.
Jamais, le soleil aveugle en sa brutalité
ne cachera pour nous les danses enflammées
des milliards d'étoiles de sourires, de baisers secrets,
de mots qui resteront toute l'éternité.
Je connais une maison détruite, abandonnée,
délaissée, occupée, dans l'indifférenceéhontée
de ceux qui font bombance, montrance, petits roitelets.
C'est celle de l'immense fiancée de Celui qui nous a tout donné.
Tout hors Lui n'est que vent et instant,
Lui seul est espérance, amour et fidélité.
Et toi.
Personne ne pourra jamais séparer
ceux qui ont été un seul Adam
et vont se retrouver.
J'habite déjà si près,
à Jérusalem, en ta beauté achevée ;
nous y veillons d'amour
jusqu'à ton arrivée,
Chékhina promise et fiancée.
Par cette bague zo, tu m'es consacrée.
Commençons à danser.