MinuitToi aussi dans la nuit Tu pleures et gémis.
Ils sont nombreux ceux qui ont froid dans un lit.
Tiqqoune 'hatsote, nous Te disons amour, en minuit.
C'est trop facile d'oublier Ton palais détruit.
A minuit, ceux qui t'aiment sans témoins Te supplient,
pour Ton bonheur et notre vie, il faut le reconstruire.
Sinon, jamais ceux qui s'aiment ne seront réunis,
égarés comme Toi, sans lumière d'une bague quiluit.
Le soleil s'est éteint, les radios et le bruit ;
la vérité seule, enfin, dans nos bras, est la vie.
Dans le noir, nos yeux sont uns et unis ;
peu importe que Tu sois loin ou ici,
le silence est Ta présence et je vais m'endormir.
Tu nous demandes le Chémâ au lieu de Te fuir.
Tu as besoin d'amour et de tendresse, Toi aussi.
Tu es tout puissant mais sans nous Tu t'ennuies.
Une caresse dans la nuit
ne fait jamais de bruit.
Un baiser, c'est discret,
il peut ne jamais finir.
Quand tu t'endors
tu me souris.
Nos secrets
sont unis.
Pourquoi nous demander de pleurer
sur Ta chékhina délaissée,
c'est indécent, c'est trop indiscret.
Peux-être voulais-tu, délicatement, nous suggérer
que Tu veilles sur nos amours
et réunis les dispersés
car Tu es tout l'espace et l'éternité,
et l'audace et l'intimité.
Dormons, allons rêver.