Retour sur modia.org - Recueils de Poèmes par Rav Yehoshua Rahamim Dufour
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Après Pourim
Confidences nocturnes
Dans chaque respir
Dans ton amour
Déclaration d’amour du Roi à Esther
Devant la hanoukia
Écoute
Équilibre du Roi
Espoir des rivières
Israël, tu dois être lune
Jetu m'aimes
La beauté nous est révélée
La méditation
La moitié du royaume
Le bonheur, c'est de voir...
Les humains ne comprennent pas
Lumière en guerre
Merci.
Mon amour pour toi
Réassurance dans le couple
Respiration au Sinaï
Restons dans le palais
Réveil d'Adam
Secrets du Roi et de la Reine
Solitude du Roi attendant Esther
Terre d'Israël

Ta création en deux moitiés

Ton silence
Ton vase
Tu n'es pas assez heureux
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"l'Ami des Aurores"
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"Déchirement"
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C'est raison de T'aimer
L'imprévu d'aimer
L'éveil au matin
Précaution
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Moché tombait
(Sur la paracha Qora'h, et 'Houqate)

Injustement attaqué, abandonné,
Moché tomba sur son visage
et pleurait: "c'est fini".
Il entendait le Ciel crier, dire et redire:
"Je veux les anéantir, Je veux les anéantir.
J'en ai assez des mots d'aimer
dits de tout l'être, et aussitôt bafoués,
des promesses éternelles aussi vite oubliées,
et des supplications, suivies du mépris, après les dons.
Je ne peux tolérer le mensonge, et l'affront et l'aplomb.
Ils ne voient pas, dans leur fierté, qu'ils glissent vers la tombe.
Ils croient revivre de mépriser et de tancer si haut
ceux qui les ont portés, aidés,
crédules envers leurs mots de vérité".

Moché se releva, comme une tige fleurie, dressée:
"je croirai au parfum vierge, inaltérable,
il était dans leurs mots quand ils disaient merci, parfois ;
il était dans leurs yeux quand ils étaient ici, avec Toi, avec moi ;
il était sur leurs doigts quand Tu les sauvais de l'effroi.
Et moi, parfum de Toi, je ne les abandonnerai pas.
Je suis pour eux plus que mère et que père.
Et l'amour que je ressens encore vers eux, est bien peu
quand je sais combien Tu les aimes, Tu en es amoureux.
Dessille leurs yeux. Ils sont faits même de Ta sève même.
Tu as seulement oublié de leur donner
le courage dans la fidélité.
Ils crient très fort, très mal, car ils sont faibles.
Et Toi, le seul fort, Tu les abandonnerais à la mort ?"

Des voiles des vêtements de Myriam, puits de la vie d'Israël,
une pluie fine s'est mise à diffuser, légère.
Une rosée montait, et le soleil en fit un arc-en-ciel.
C'était une senteur fraîche du Gane Eden,
elle apaisait les colères, et les stupidités.
Il y aurait encore tant de misères
et de chutes pour Moché, mais lui serait fidèle.

Pourquoi, se disait-il, est-il si difficile pour eux d'aimer ?
et de vivre le bonheur dans la simplicité ?
et d'aimer cette terre où Tu veux, avec eux, habiter ?
Pourquoi refusent-ils, même quand le Ciel
fait éclater devant eux Sa sainteté ?

Moché laissa tomber une larme si grande
et si bleue
qu'elle en a coloré tout le Ciel, 
et l'horizon,
et la mer
et même nos yeux.

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