J'aime ma colline ronde
qui se gonfle dans le ciel
et tend le bleu de tes yeux
dans le rire de l'arc-en-ciel.
J'aime nos chemins d'aisselle
où nos chèvres déferlent
sur les pavés de grès
vers la fontaine.
Et j'aime le sommeil
des hanches des monts de Safed
qui s'allongent
à l'horizon du Nom.
Enfants miroirs
de la parole du Saint,
il vous enrôle en essaims
pour féconder son terroir.
Fleurissez, ancolies,
sur les collines du Galil.
Inspirez son désir, aux senteurs de Syrie.
|