Retour sur modia.org - Recueils de Poèmes par Rav Yehoshua Rahamim Dufour
Amour d'Esther et du Roi
Après Pourim
Confidences nocturnes
Dans chaque respir
Dans ton amour
Déclaration d’amour du Roi à Esther
Devant la hanoukia
Écoute
Équilibre du Roi
Espoir des rivières
Israël, tu dois être lune
Jetu m'aimes
La beauté nous est révélée
La méditation
La moitié du royaume
Le bonheur, c'est de voir...
Les humains ne comprennent pas
Lumière en guerre
Merci.
Mon amour pour toi
Réassurance dans le couple
Respiration au Sinaï
Restons dans le palais
Réveil d'Adam
Secrets du Roi et de la Reine
Solitude du Roi attendant Esther
Terre d'Israël

Ta création en deux moitiés

Ton silence
Ton vase
Tu n'es pas assez heureux
Tu n'es plus jamais seul
"l'Ami des Aurores"
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"Combat"

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Un jour

"Déchirement"
"Double Eden"
Recueil  "Enfance"
"Etude"
C'est raison de T'aimer
L'imprévu d'aimer
L'éveil au matin
Précaution
"Exil"

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Le merci d'un niais
Il était une fois un petit sot
qui ne connaissait pas beaucoup de mots.
Il aurait bien voulu savoir disserter sur l'amitié
comme on le fait dans les livres mais il était très niais.
Il pensait à sa meilleure amie et après avoir beaucoup réfléchi,
il lui dit en son coeur, et tout bas, car il avait toujours peur :
"j'ai un seul mot à te dire avant Roch hachanna,
un seul mais il te dira tout de moi vers toi :

MERCI

En ce mot-là, je t'ai tout dit : merci de tout tout tout ce que tu es, tout,
absolument tout de ce que tu es,
merci que dans le monde il y ait toi,
merci de tout ce que tu as été cette année pour moi,
merci de tout ce que tu m'as donné, merci de tout ce que tu m'as apporté,
merci au créateur de tout ce que, par toi seule, Il peut révéler.
Mon merci est trop petit, comme moi,
et dans mes mains ouvertes il s'est blotti,
je l'ai regardé, il me plaisait, il était vrai, très vrai,
je l'ai embrassé et, très gêné de ce baiser, il s'est envolé ;
sapristi, me suis-dit, c'est indiscret ;
j'ai essayé de la rattraper ; longtemps il est monté, monté
et tu le vois là-bas, regarde par ta fenêtre, c'est vrai,
en haut à gauche vers le Sud, il palpite, un peu rouge et jaune.
Qu'il est doux, qu'il est beau, mon merci si haut,
les astronomes l'ont vu, abasourdis, ils ont dit :
il s'est mis là où il avait été créé dès le yom hachichi, c'est inouï.
Chaque nuit, désormais, il va te dire
que je crains Dieu très fort et que je te crains aussi,
que j'aime Dieu tellement, si c'est permis, et que je t'aime très bien aussi,
que je suis ébahi de Lui et de toi aussi, ah ça oui,
que je suis comme un petit oiseau posé, rien de plus, peureux et très gentil,
un peu sot, très pur et naïf, émerveillé,
empressé comme Rivqa prête à donner
toutes ses forces jusqu'au bout pour une rencontre amenée
près du puits des eaux vives si Dieu le voulait.

Si tu le regardes, mon merci,
en faisant semblant de dormir,
tu verras cette étoile qui descend lentement chaque nuit
en palpitant sans bruit,
et elle se pose doucement
sur ton coeur si gentil, mais oui, surtout quand il a très mal,
ou qu'il se croit seul,
ou quand il s'ennuie sans moi de ne pas rire,
ou sur ta joue ou dans ta main petite.
Il te berce calmement et tu sommeilles ainsi
heureuse jusqu'au matin.
Tout ça, vraiment,
parce que je t'ai dit mon "merci",
avant Roch hachana.

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