Les noirs tunnels
gaspillent notre temps.
Les fluides filent sous le regard des chats
vers les seins-phares qui polissent la nuit.
C'est d'un baiser que tu espères
entre les herses.
Tu entends le grand-père qui fend les allumettes
sur la toile de la cuisine. La poussière
du charbon s'enfonce dans nos rêves.
Une étoile s'endort sur la toile cirée.
Il suffira d'attendre.
Quoi ?
Le large dos des chevaux roux berce
les regards des enfants
quand les roues crissent de rire
dans les champs.
La corde des rênes glisse sur nos
jambes.
Où va le temps
d'odeurs en odeurs ?
Où vont les pas de mes chevaux
qui font résonner la terre jusqu'aux
peurs des hommes noirs qui labourent les roches
au fond des galeries agacées
du sommeil de nos champs.
Et par quelle folie des hommes
descendez-vous sous nos tombes ?
Vous mourrez tous de poussière,
dans vos lumières artificielles de terre,
aveugles.
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