Retour sur modia.org - Recueils de Poèmes - Par Rav Yehoshua Rahamim Dufour
Maillon de charme
Jean Constant de Harane
resta gisant
ci-devant manant
couronné d'enfants et d'ans.

Jean Constant de Marrane
mourut
serrant son âme
et léguant sa flamme
au vent.

Jean Constant d'Avram
ferma ses lèvres
avant
le temps
du germe.

Jean Constant du Sinaï
vécut de gloire
maillon de charme
et labeur silencieux
des semailles.

Jean Constant de Moab
vit la terre d'Abraham
et s'éteignit de sable.

Si je t'aime

Si je t'aime,
papillon du vide
mon père transparence
au nom poignard

Si j'aime cette larme
transparente sans parole
pour ces flèches de silence

Si j'aime cette brise
qui irise l'immense
mer d'émoi

Si j'aime ce poids
du regard
quand nos doigts
remuent la terre

Si j'aime ce rire
des âges
dans le pli
de tes lèvres
C'est pour la fleur
de coeur qui nous
promène
dans le jardin

C'est pour la lutte
silencieuse
et millénaire
du secret

pour le relais
du rire
que tu passes
dans nos mains

Dernières paroles
de beauté commune.

Semence immortelle

Les cris intérieurs
des grottes qui geignent
émeuvent le père,
gardien des rares mannes.
Les gardes respirent
dans les roches,
respirs de forges,
boucliers assyriens.
Les fils présentent leurs lances,
espoir des signes
qui fendent le temps.

Vase vide
sur le rivage
pour le destin
des souffles.
J'ai mal à l'amour
J'ai mal à la solitude.
Les gifles d'amour :
la vie, c'est une solitude,
gifle de solitude.
Un fils meurt,
l'autre s'en va.
Après l'hiver,
pas de printemps pour les fils d'homme.

J'aime les arbres
de mon père

Mon cri : mon fils
tu es une semence
immortelle

webmaster Dufour