C'est l'amour, ça,
au réveil,
dans l'arrivée brutale d'un vertige
(- qui suis-je, si faible ?
- quelles tortures, ces promesses et ce manque,
- pourquoi lutter, si c'est pour la souffrance ?
- pourquoi l'amour, si c'est l'absence ?),
c'est l'amour, ça :
Te faire confiance,
vivre selon Ton assurance,
sourire et garder espérance.Amour, c'est silence,
une fidélité dans Ton silence ;
et, dedans, transférence
de Ta vie, différente
de ce monde d'apparence
vulgarité indifférence
trahisons et finances.
T'aimer, ce matin,
c'est protéger la naïveté
de notre baiser
en permanence.
Silence.
Il y a tous les autres ;
entre nous, l'innocence,
un seul soleil immense :
amour, bonheur et puissance.
Buvons notre silence.
- Mon amour,
notre amour est naissance,
veuvage toujours en l'efflorescence,
absence, présence,
poème du silence,
émergence, permanence,
baisers de l'amour-silence.
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