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Poème "Si tu aimes"
et précaution avant tout poème
Pourquoi les
poèmes dans un site consacré à l'étude de la Torah?
Lien des poèmes et de l'étude
J'ai toujours mis un poème dans mes livres
scientifiques, car il n'est pas de découverte sans l'ouverture à l'inconnu,
sans l'écoute, sans l'ouverture à plus de dimensions que ce que nous
cherchons. Il faut renaître pour découvrir.
Le poème est aussi la jubilation qui passe de la profondeur, à travers
les mots logiques, jusqu'au chant qui ébranle et renouvelle. C'est la
respiration saine de tout l'être qui vit et pense et comprend et invente.
De même, dans la relation religieuse et
dans la relation d'amour, c'est l'écoute de toutes les harmoniques du
mot de l'autre, avec toutes les dimensions de soi qui assure la vérité,
la capacité de comprendre l'intériorité qui nous est offerte. Que l'on
lise la première étude du Lév
Gompers (lien) sur le coeur où je le développe en 60 pages avant
d'étudier le talmud, sur la base des textes les plus traditionnels.
Il faut comprendre que, pour ces motifs,
les psaumes et le Cantique des Cantiques, ou les récits de haggada sont
aussi indispensables à la Torah, et à l'homme de la Tora, que la respiration
au corps de l'homme.
Dans la préface de la seconde édition du
Lév Gompers, j'ai expliqué longuement l'importance de cette dimension
existentielle et poétique dans la formation que j'ai reçue de mes maîtres.
J'y présente leur formation, leurs maîtres et la méthode traditionnelle
qui les a informés en ce sens. Comme il est dit dans le Chéma Yisraël
: tu aimeras Hachém avec tous tes coeurs, avec toute ton identité, avec
toutes tes puissances.
Et le poème éduque, apprend l'écoute, l'éveille,
et il crée devant le mot un étonnement, une saveur, une relation, une
écoute, une recherche, un envol : donc, ce sont des conditions à développer
pour lire dans cette même ligne chacun des mots de la Tora ou des Sages
et être capable ainsi d'entendre les différents niveaux simultanés du
pardés dans l'étude. Les prophètes luttent constamment contre l'étude
qui ne soulèverait pas l'ensemble de l'être et resterait logique; elle
deviendrait vite également froide et abstraite dans la relation à Hachém
et aux hommes qui souffrent. Cela, nous disent-ils, Hachém ne le supporte
pas, et il intervient alors terrible pour que l'homme retrouve Sa Torah
de vie.
Il va de soi que ces poèmes me sont venus
dans la jonction de l'étude et des bonheurs ou des épreuves de l'existence.
Mais ils ne furent jamais une aventure individuelle, ils ont toujours
émergé au coeur de la relation de recherche et de rencontre qu'est le
couple, couple d'amour conjugal, couple parental, couple d'amitié fraternelle,
comme l'est tout le parcours du Tanakh, de la bible. En cela, je n'ai
rien d'original, chacun de nous vit les mêmes défis, les mêmes espoirs,
la même histoire de l'homme et de la femme en un paradis unique à reconstruire.
Voilà pourquoi on ne trouvera jamais de récit trop précis, voilà pourquoi
ces mots peuvent parler à chacun ou être présentés à chacun sans intention
trouble. Simplement comme miroir, éveil et question.
Parfois, la vie a atteint des bonheurs ou
des déchirements ou des surpassements extrêmes. Là encore, le poème
surgit et accompagne l'étude, la prière et les psaumes. Chacun le vit
et le vivra. Nous sommes frères en tout cela. Et c'est alors, seulement,
que nous comprenons de multiples versets de la Torah et des Sages que
nous n'aurions jamais compris sans ces passages.
Le rôle de mes photos de la création placées sur
le site est le même.
Il faut donc, honnêtement, situer tout le
développement de cette découverte de l'étude de la Torah et de l'amour
qui meut le monde et le couple dans la relation personnelle. Nous le
disons dans le Lév Gompers concernant la famille Gompers et notre épouse.
Que Celui qui nous prend et choisit son peuple, et le disperse et le
réunit, l'accompagne dans les délices et les pleurs nous donne de vivre
ainsi chaque heure comme il le fait, dans le renouvellement de ses projets
de la Création-création : mé'haddéche bé khol yom maâsséi véréchite.
Lui seul sait et décide, Lui seul connait la trajectoire imprévisible
de Yaâqov-Yisraël. Lisons tout le psaume 121 que le juif dit chaque
soir. Tout ce que je voudrais dire y est écrit, en poème, avec toutes
les fibres, avec toutes les heures de la vie, avec le chant des deux
moitiés de l'homme. Il suffit d'avoir confiance en Celui qui nous a
fait, yéhoudim, pour vivre en homme bible jusqu'à la réalisation de
toutes ses promesses. Et le dernier verset de tout le livre poétique
des psaumes se termine le dit: kon ha néchama téhallél
Ya, Hallélouya. Ce qui veut dire: que toute l'âme (néchama)
Te loue, halllélouya; et nos Sages disent de lire aussi "que
toute la respiration (néchima) Te loue, hallélouya".
Lisez ici l'étude que j'ai
consacrée à ce sujet.
Le poème ressenti ou la photo ressentie éveillent cette
respiration de l'âme et de tout l'être qu'est la Torah et
le lien à D.ieu.
"Tes ordonnancements sont pour moi des poèmes"
Zémirote hayou li 'houqéikha
(Psaume 119, 54)
"Je veux consacrer mon poème au roi"
Ani maâssaille lémélékh
(Psaume 45, 2)
Si tu aimes...
Si tu aimes
tu seras comme El
qui donne jusqu'aux dimensions du Ciel
et de la douceur des tourterelles
et de la beauté de la mer.
Quand tu aimes
tu es au 7e Ciel,
tu es caresse de miel,
pas de réplique cruelle,
tu partages les biens matériels.
Deux qui s'aiment,
un peuple qui s'aime,
des humains qui s'aiment,
ce n'est pas superficiel,
c'est vrai et sincère.
Deux mains qui se serrent,
aujourd'hui, demain, hier,
on est sûrs, calmes et fiers,
ce fut inventé au Jardin d'Eden,
pas de mais, pas de fiel.
Lisons la fin d'Isaïe et d'Ezéchiel,
notre amour existe et sera éternel,
je le vois dans tes prunelles,
bébé, femme, amant ou vieille.
C'est la seule valeur sur terre.
Cela respire comme bénédiction et "bérékh".
D.ieu est le libérateur, le "goël":
quand les sages sont aussi cruels
envers les pauvres et ignorent leurs frères,
seul Celui qui crée le Ciel et la terre
interviendra pour supprimer tout fiel.
Tout est déjà donné, offert.
Le Temple est rebâti, offert.
La Judée, la Samarie et Jérusalem
Il nous les a rendus, offerts.
Seulement notre coeur n'est pas ouvert.
Si, envers le Créateur si bon de l'univers,
nous étions confiants et fidèles,
les nations ne seraient pas des adversaires
et l'Iran se souviendrait de Cyrus et d'Esther.
Eux se battent pour Jérusalem.
Mais nous préférons Miami ou la Tour Eiffel.
Tout est simple quand on aime,
il n'y a pas de mystère,
chaque mot de la Torah est promesse.
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