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5 heures,
Jérusalem s'éveille,
mon respir sort vers le Kotel.
La rosée perle encore
sur les bords de la Seine.
Aux portes du désert
une grossesse veille.
Les structures de cristal
dessinent le michkane
sous le rocher d'Omar.
Dès ce matin déjà,
les baisers des colombes roucoulent dans le mur
et nos fils montent la garde.
Les plumes des nations caressent ta muraille.
Du ventre sortira
le nouveau chant du monde
même si l'ONU engloutit envers nous
ses psaumes de la mort.
Au Kotel
mon doigt se pose sur ta joue,
un oiseau glisse sur les tuiles au parfum du soleil,
les moineaux vivent
en cachette dans les blés,
le temps d'aimer.
Nos sources coulent dans les yeux,
demain viendra le temps des adieux.
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