Retour sur modia.org - Recueils de Poèmes par Rav Yehoshua Rahamim Dufour
Amour d'Esther et du Roi
Après Pourim
Confidences nocturnes
Dans chaque respir
Dans ton amour
Déclaration d’amour du Roi à Esther
Devant la hanoukia
Écoute
Équilibre du Roi
Espoir des rivières
Israël, tu dois être lune
Jetu m'aimes
La beauté nous est révélée
La méditation
La moitié du royaume
Le bonheur, c'est de voir...
Les humains ne comprennent pas
Lumière en guerre
Merci.
Mon amour pour toi
Réassurance dans le couple
Respiration au Sinaï
Restons dans le palais
Réveil d'Adam
Secrets du Roi et de la Reine
Solitude du Roi attendant Esther
Terre d'Israël

Ta création en deux moitiés

Ton silence
Ton vase
Tu n'es pas assez heureux
Tu n'es plus jamais seul
"l'Ami des Aurores"
Recueil  "Auschwitz"
"Combat"

Pyramides

Un jour

"Déchirement"
"Double Eden"
Recueil  "Enfance"
"Etude"
C'est raison de T'aimer
L'imprévu d'aimer
L'éveil au matin
Précaution
"Exil"

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Pourquoi des poèmes multilingues?
Et quel est cet amour entre Esther et le Roi de Perse?
 

1. Parce qu’en nous subsiste, heureusement, le lien de fils d’Adam et que la séparation des langues n’a jamais rompue totalement. De même que Moché Cordovéro souligne dans Pardès Rimonim que la néchama ne quitte jamais totalement le cadavre jusqu’à la résurrection.

2. Parce que nous sommes tous fils du même Adam, membre d’un seul corps comme le dit Saadi. Et, en nous, chante toujours cette symphonie si nous sommes un “fils d’Adam”, un humain.

3. Parce que ce chant prend encore une signification plus grande quand, en tant que Juif fils direct d’Avraham nous avons intégré le verset 12, 3 de la Genèse (Béréchite, paracha Lekh lekha) qui dit: “et par toi seront heureuses toutes les races de la terre, vénivrékhou vakh kol mishpé’hote ha adama”. Alors ce bonheur de bénédiction chante en nous.

4. Et, si nous écoutons bien, vibrent alors en nous diverses langues antiques, profondes, sensibles, amoureuses, bénédictions, toutes composantes de notre être. Quand elles surgissent alors simultanément, dans des rythmes variables entre elles sur le même thème (parfois l’un dirige, parfois l’autre, parfois ensemble), la perfection grammaticale peut avoir besoin de corrections minimes ou nombreuses, ou d’une retraduction. Mais l’essentiel est la simultanéité.

5. Nous vivons alors au rythme de ce que doit être Jérusalem dans le concert des nations, retrouvant l’unité primitive: les Sages du Sanhédrine au Temple, comprenaient et parlaient les 70 langues sans avoir besoin d’aucun interprète. le Talmud Sanhédrin page 17a dit ceci pour notre enseignement au cours des siècles: "Ribbi Yo'hanane a dit: on ne doit faire siéger dans un Sanhédrine que des hommes de haute stature, de sagesse, de belle apparence, qui ont de l'expérience, qui connaissent tous les tours de la magie, qui connaissent les 70 langues pour que le Sanhédrine ne soit pas contraint de recourir aux services d'un interprète." Voici le texte original: "Eine mochivine be Sanhédri ella baâlé qoma, ou baâlé 'hokhma, ou vaâlé maré, ou vaâlé ziqna ou vaâlé khéchafim vé yodeé bé chivim lachone, ché lo téhé Sanhédri chomaâte mi pi hamétourguémane".

6. Ecouter ainsi la chanson divine qui vibre en nous comme créature constante, c’est donner un chant à cette réalité que tous les êtres humains sont un "seul corps ensemble" à l’image du Créateur.

7. Nous nous retrouvons alors quelque peu au Gan Eden, là où ce sont les odeurs qui transmettent la vérité. Et nous le redit le dernier verset du Cantique des Cantiques: “Fuis mon Bien-Aimé... vers les montagnes des parfums”. Et nos Sages nous disent que le véritable Machia’h (après tant de faux ou de non parfaits qui n'ont pas rénové l'ensemble du monde) sera distingué par son odeur. Et le Rambam nous indique que la sagesse qu’il a acquise par l’odorat subsiste en lui (‘Hokhma ché lamadti bé af, hi ameda li) Talmoud Torah 3,12.

8. Le Traité Sanhédrine (pages 38 et 39) nous explique longuement pourquoi il était nécessaire que tous les humains descendent d’un seul Adam; en autres motifs, pour que les diverses familles humaines n’entrent pas en rivalité l’une avec l’autre, et aussi pour proclamer la grandeur du "Roi des rois des rois" et (j’ajoute: comme dans une symphonie pour les notes de musique et les instruments), le même Talmud dit: "Il a formé tous les hommes du même sceau d’Adam mais il n’en est aucun qui ressemble à l’autre". Complémentarité vitale, sainte et indestructible. Le poème peut se placer à ces niveaux comme les chants des Lévi au Temple vers lequel venaient toutes les nations.
Et Ribbi Méïr ajoutait: c’est du monde entier qu’a été ramassée la poussière dont Adam a été créé. Et Ribbi A’ha a développé ce thème. Et les Sages ont expliqué ainsi, dit le Talmud, le verset 8,5 des Psaumes de David: “Qu’est-ce qu’un être humain pour que Tu T’en souviennes, et le fils de l’homme pour que Tu penses à Lui ?
Et Ribbi Yéhouda a dit au nom de Rab: Adam, le premier homme s’étendait du bout du monde à l’autre, comme il est dit dans Dévarim, Deutéronome 4,32. Et Ribbi Elazar dit qu’il s’étendait jusqu’au Ciel. Et Rav Yéhouda dit qu’il parlait d’autres langues dont l’araméen.

9. Ainsi, un amour complet nous unit, tous les humains. Et nos langues ne sont pas seulement divisions, pas plus que nos autres diversités de traits ou de caractéristiques diverses, elles sont présence de La sainteté divine indestructible et complémentaire. C’est le chant de la Création et il est en nous, en nous tous et en chacun de nous tous.
Notre sagesse juive nous dit alors: “Ecoute Israël”. Ecoutons et laissons les chants divers et complémentaires s’éveiller en nous dans les harmoniques de la vague qui les porte, spécialement dans les langues antiques.
C’est ainsi que chantent ces poèmes.
C’est ainsi aussi que nous pouvons écouter et comprendre l’autre. Et surtout l’aimer.
C’est ainsi qu’il y a spécialement des unions divines entre les êtres.

10. Des unions, comme disait le Roi à Esther (et parlant de tous les plans de l’être): "la moitié du royaume est à toi”. Tout est dit là.
Et c’est pour bien saisir et entendre cet échange si important que j’ai appris le farsi car cet échange entre le Roi et Esther a eu lieu en farsi et n’a pas eu lieu dans l’hébreu rapporté par la Bible. Cette écoute m’a permis d’entendre ainsi le chant profond et poétique unique, en cette langue, comme je ne l’ai rencontré autant dans aucune autre langue dont je lis les beaux poèmes avec attention et affection.
Ce n’est pas sans raison que les dernières phrases capitales de la Bible (le Tanakh), sont celles du Roi de Perse (j’ai voulu les lire aussi en farsi) et il ordonne au nom du Créateur à toutes les nations de respecter le peuple juif. Et, au nom du Créateur, il ordonne de plus à tous les Juifs de monter à Jérusalem.
Hélas, on fait “comme si” et on n’applique pas ce dernier mot de toute la Bible. Définitif pourtant.

Qui veut comprendre tout cela, qui resplendissait au Temple de Jérusalem, doit entrer dans l’amour mondial qu’il y a eu entre Esther et le Roi.
C’est pour cela qu’une plaque était placée dans le Temple de Jérusalem près de l’une des portes, remerciant le peuple de Perse et son Roi pour tout cela.

11. Toute sagesse nous apprend donc que cet amour reviendra entre la Perse (l’Iran) et le peuple Juif. Et dans l’épanouissement de Jérusalem. Aucune autre nation au monde n’a ainsi réussi dans l’union divine avec Israël et dans le rôle divin d’avenir. Aucune. Notre espoir est vivant, total. Et ce qui le renforce, c’est la puissance avec laquelle ce peuple unique a su résister jusqu’à ce jour à l’invasion d’une autre culture qui a prétendu lui imposer sa langue, sa religion, ses modèles et qui n’a pas réussi, derrière les apparences superficielles. Toute la littérature iranienne en témoigne et elle est connue par coeur par tout le peuple dans un attachement multimillénaire qui rejoint celui du peuple juif à sa vie divine. Pour le bien de tous les peuples.
Le Traité Qidouchine du Talmud, page 49b nous le décrit longuement en décrivant la répartition non proportionnée des dons entre les peuples et entre eux et Israël où chacun a des avantages et des faiblesses même Israël:
"Assara qabine guévoura yardou léôlam, tichâ natélou parsim et é'had kol ha ôlam koulo, Dix mesures de bravoure descendirent sur le monde, la Perse en reçut neuf, la dixième fut pour le reste du monde".

12. Nos poèmes multilingues sont tout cela, vivants, intérieurs et extérieurs. Et je retrouve aussi ces vagues dans la captation picturale d’artistes juifs israéliens, spécialement qui portent aussi ces passages des générations en Perse et Iran. Les images puissantes et profondes et sensibles de Roee Suffrin sont sur le site.

13. Le dire en poème sera mieux encore:

Si tu aimes...


Si tu aimes
tu seras comme El
qui donne jusqu'aux dimensions du Ciel
et de la douceur des tourterelles
et de la beauté de la mer.

Quand tu aimes
tu es au 7e Ciel,
tu es caresse de miel,
pas de réplique cruelle,
tu partages les biens matériels.

Deux qui s'aiment,
un peuple qui s'aime,
des humains qui s'aiment,
ce n'est pas superficiel,
c'est vrai et sincère.

Deux mains qui se serrent,
aujourd'hui, demain, hier,
on est sûrs, calmes et fiers,
ce fut inventé au Jardin d'Eden,
pas de mais, pas de fiel.

Lisons la fin d'Isaïe et d'Ezéchiel,
notre amour existe et sera éternel,
je le vois dans tes prunelles,
bébé, femme, amant ou vieille.
C'est la seule valeur sur terre.
Cela respire comme bénédiction et "bérékh".

D.ieu est le libérateur, le "goël":
quand les sages sont aussi cruels
envers les pauvres et ignorent leurs frères,
seul Celui qui crée le Ciel et la terre
interviendra pour supprimer tout fiel.

Tout est déjà donné, offert.
Le Temple est rebâti, offert.
La Judée, la Samarie et Jérusalem
Il nous les a rendus, offerts.
Seulement notre coeur n'est pas ouvert.

Si, envers le Créateur si bon de l'univers,
nous étions confiants et fidèles,
les nations ne seraient pas des adversaires
et l'Iran se souviendrait de Cyrus et d'Esther.
Eux se battent pour Jérusalem.

Mais nous préférons Miami ou la Tour Eiffel.
Tout est simple quand on aime,
il n'y a pas de mystère,
chaque mot de la Torah est promesse.

14. Voici les liens qui rendront sensibles à toutes ces dimensions: depuis l’antiquité, depuis l’enseignement de nos Sages, depuis la pratique juive des fêtes, depuis l’actualité iranienne.
Nous construisons ainsi, universellement, en étant conscients, l’épanouissement de l’Adam complexe et multiple que nous sommes tous ensemble.

Explicitez-le davantage par l'étude:
pourim-histoire - /etudes/pourim - pourim-cadeau - iran-vie - iran - iran-israel - /infos/upupa - etre-lune

15. Cette écoute vibrante des résonnances n’est pas réservée à cette seule onde iranienne. Nous plaçons sur le site des dessins vibrants en arabe qui chantent le Créateur du Ciel et de la terre et le retour prochain des Juifs de l’exil comme l’annonce explicitement la Sourate du Voyage nocturne : hajj
L'espoir d'avenir

J'ai lu le Coran et ses commentaires, en arabe; et je pense souvent au verset 104 de la sourate 17 du Voyage nocturne du Coran où il est dit: "Nous avons dit après lui (Moché) aux fils d'Israël: habitez la terre (phase de la dispersion des Juifs, ndlr) et lorsque la vie finale (le monde à venir, ndlr) arrivera à son terme prédestiné, nous vous ferons venir en groupes hétérogènes". "Waqulna min baAAdihi libanee isra-eela oskunoo al-arda fa-itha jaa waAAdu al-akhirati ji/na bikum lafeefan".

Et je vous montre maintenant le commentaire du Dr Salah Ed-Dine Kechrif publié en 1984 à Beyrouth sur ce dernier mot :

"le mot -en groupes hétérogènes- veut dire une masse de gens d'espèces diverses où se cotoient les bons et les mauvais et les races les plus variées. Dans ce verset vraiment prophétique puisqu'il est bien dit 'après Moïse', le lieu de fixation des fils d'Israël n'est pas précisé. Il est simplement désigné par 'la terre'. Cela peut dire aussi bien signifier toute le terre et c'est la diaspora qui a fait que pas un seul pays au monde n'ait pas sa minorité juive. Cela peut désigner aussi l'Etat actuel d'Israël qui annonce en même temps, toujours d'après ce verset, que la fin du monde n'est plus très lointaine. Sans être nous-même prophète, tout porte à croire que cette terre n'a plus bien longtemps à vivre. N'est-il pas remarquable que cet Etat d'Israël soit peuplé de tous les spécimens de la race humaine et que le verset nous parle de 'groupes hétérogènes'. Or, au temps de Moïse, les Juifs formaient une race homogène."
(Fin de la citation du Dr Salah Ed-Dine Kechrif, sans en avoir modifié un seul mot. Ces lignes ne sont pas écrites par un Juif qui voit l'arrivée du Machia'h pour demain matin, mais c'est tout comme).
Un jour la paix existera entre tous ces peuples dans le respect total et réciproque. Non pas par la politique ni par les armes mais par la connaissance et le respect et la fraternité dans la conscience du Création unique où chacun à son rôle spécifique et irremplaçable et sa valeur essentielle au même titre.

En ce sens, je présente ici quelques desssins que j'ai réalisés:
le premier en arabe dit la phrase célèbre de la Sourate 24, 35 La lumière: D.ieu est la lumière du Ciel et de la terre (Allaou nourou ssamaouati oualardi).

et ici, en farsi d'Iran, le verset du Cantique des Cantiques: "ha nitsanim niréou ba aréts, êt ha zamir higuiya, vé kol ha tor nimtsa bé artsénou", " les bourgeons sont vus sur la Terre (d'Israël), et le temps du chant est arrivé".

 






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