Je connais des hommes et des femmes,
belles âmes,
incapables daimer aimer
car elles nont pour pensée
que prison et liberté.
Passent les nuages,
coulent les années,
elles préfèrent se dessécher,
libres comme le vent vide
et fuyant qui ment,
sourire et senvoler
en oiseau apeuré
tout le temps,
et puis, seules,
pleurer tous les ans.
Je connais
ces âmes plates,
emprisonnées,
torturées par trop de pensée.
Jai cru, je crois et je croirai
tout cru
à lamour nu,
sans arrière-pensée,
sans pensée,
même sans sans,
seulement
à lamour-amour
lamour-AA,
pas plus,
pas compliqué,
AA toujours
ou, au plus, AHAVA,
si vous voulez,
mais rien
rien dautre
et rien de plus.
Je garderai
toujours les lèvres
dans cette source.