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Extrait du recueil de Poèmes
Trésor du sanctuaire
par Yehoshua Ra'hamim Dufour
 

Entre toi et moi

 
Souviens-toi des choses qu'il y a 
entre toi et moi,
plus douces et plus sereines
que la brume au matin
sur les champs sans autre présence
que le soleil et ton regard
ensemble.
Pas une menace et rien ne change.

Présence lumineuse, 
secrète et silencieuse
à notre ressemblance.
Et tu as la preuve
dedans dans le coeur :
en tout l'univers
tu n'es plus seule.
Une boule chaude et blanche,
dans les yeux, dans le ventre :
c'est toujours Chabbate
chaque jour et chaque heure 
entre toi et moi.
Ra'hel ne pleurera plus,
'Hanna l'a consolée
comme le font deux soeurs.

Jamais aucun poème,
jamais aucun écrit
ne dira comme je t'aime.
Mais le sait l'infini.
Je le tairai surtout 
au vent, je suis prudent.
Le savent seulement
les oiseaux qui viennent
près de moi quand je t'aime.
Ils tournent et se posent en me regardant.
Jamais ils ne chantent,
ils se taisent, ils te ressemblent.
C'est un baiser si doux,
si long au nom
Chabbate,
il arrête même le temps.
Il disparaît, 
et revient très souvent.

Après ce baiser, après ce regard,
quand notre "faire" s'élance,
il garde le calme du Chabbate,
il dresse une invisible muraille
de paix et de joie
autour de toi, autour de moi,
autour de toi et moi.

Quand Israël vivra léfanéikha,
en face de Toi,
dans le Chabbate chaque matin,
modé ani léfanéikha,
alors, c'est Toi le Roi,
'haï vé qayam, vivant et combattant
qui éloignera les méchants
au dehors, au dedans.

Il suffira d'un instant de confiance,
il suffirait d'écouter un instant
le baiser d'enfance
en chaque mot présence.
Une fois seulement
écouter le chant des amants,
et Ta paix maintenant
unirait le firmament et Ta terre Temple.
Il suffirait d'un instant.
Écoute, Israël, cet instant,
notre unité,
maintenant.

Je t'aime, tu l'entends ?
Et toi, vé ahavta, tu aimeras autant.
C'est doux et simple.
Et c'est muraille ton tallite,
et les tsitsites sont invisibles missiles.
Pourquoi, dis-Moi,
aurai-Je voulu caresser tes mains et ton bras,
et ta tête des baisers de mes courroies,
des téfillines aux mots de Moi ?
Vé érastikh li lé ôlam, Je te fiance à Moi, 
chaque fois, Israël, au Roi.

Écoute seulement ta joie.

 

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