Retour sur modia.org - Recueils de Poèmes par Rav Yehoshua Rahamim Dufour
Amour d'Esther et du Roi
Après Pourim
Confidences nocturnes
Dans chaque respir
Dans ton amour
Déclaration d’amour du Roi à Esther
Devant la hanoukia
Écoute
Équilibre du Roi
Espoir des rivières
Israël, tu dois être lune
Jetu m'aimes
La beauté nous est révélée
La méditation
La moitié du royaume
Le bonheur, c'est de voir...
Les humains ne comprennent pas
Lumière en guerre
Merci.
Mon amour pour toi
Réassurance dans le couple
Respiration au Sinaï
Restons dans le palais
Réveil d'Adam
Secrets du Roi et de la Reine
Solitude du Roi attendant Esther
Terre d'Israël

Ta création en deux moitiés

Ton silence
Ton vase
Tu n'es pas assez heureux
Tu n'es plus jamais seul
"l'Ami des Aurores"
Recueil  "Auschwitz"
"Combat"

Pyramides

Un jour

"Déchirement"
"Double Eden"
Recueil  "Enfance"
"Etude"
C'est raison de T'aimer
L'imprévu d'aimer
L'éveil au matin
Précaution
"Exil"
 
L'important, c'est la source...
 


Photo de l'auteur, au Kotel (2002)
Israël, ma colombe, dans les creux du rocher.
 

Toi qui as protégé...

Le contexte
Le poème
Sa racine dans le psaume 105

Le poème
(Dans la paracha Bo)

Toi qui as protégé Avraham dans la fournaise brûlante,
protège ses enfants des flammes des terroristes palestiniens.
Toi qui as protégé le peuple du fourbe Qora'h
endormant le peuple et détournant de la Torah
les dirigeants les plus élevés autour de Moche,
protège-nous de tous politiciens ignorants et aveugles
et donne-nous des dirigeants purs et déterminés, 
cherchant dans Ta Torah ce qui doit les guider.  

Toi qui as protégé  Ton peuple des traîtrises
les plus infidèles quand les grands rabbins et chefs
furent envoyés pour témoigner que nous devions aller vivre sur Ta terre,
et qu'ils voulurent tous nous en détourner,
sauf deux seulement, Yehochoua et Caleb, autour de Moché.
Donne-nous par Ta bonté quelques uns, purs, droits et déterminés
qui mobiliseront Ton peuple pour venir vers Toi,
comme ils savent tous que cela est écrit et décidé.

Toi qui as protégé Ton peuple quand il était assassiné,
drogué de richesses, d'esclavage culturel, de lassitude,
de souffrances et d'habitudes étrangères,
drogués de langues et des autres identités très belles,
donne-nous des Myriam, lucides, droites, fières,
qui agissent et n'attendent pas des sauveurs imaginaires.

Toi qui as protégé Ton peuple sous les puissances
des Romains et des Grecs et des perfides d'Ichmael,
et as promis mille fois par tes courageux prophètes
que Toi-même rassemblerait Ton troupeau disperse,
que Tu le sauverais partout où il est égaré,
aujourd'hui protège-nous de puissances aveuglées
qui s'unissent aux nouveaux Hitler pour nous exterminer.

C'est par Ton Nom et par Tes promesses
que Tu dois le réaliser puisque c'est maintenant prouvé
que nous ne comprenons pas, obstinés et bouchés,
ni Tes mots écrits, ni les leçons des drames passés,
ni Tes cadeaux de la Terre ni Tes miracles renouvelés,
puisque nous n'avons pas des prophètes comme Moché,
pas de flamme comme Myriam, Devorah, Yehoudite ou 'Hanna,
pas de lumière comme Akiva ou Meir ou Brouria,
pas de chef pur et modeste comme Yehochoua,
pas de lumières comme le Ari ou le Chla.

C'est par Toi-même que Tu dois nous sauver,
changer nos coeurs, réveiller nos rabbins et leaders,
ramener à la maison les peureux, les perdus, les riches et les pleutres,
enlever de notre peuple ceux qui ne travaillent
que pour notre malheur, main dans la main avec nos assassins.
Tu connais nos têtes, nos mains et nos coeurs,
trop souvent ils ne voient que dollar, technique, sexe et titre,
donne-nous enfin un coeur qui voie le bonheur
de Ta Torah, la lumière de Ta terre,
de connaître et de reconnaître le privilège de Ton peuple,
et l'amour de Ton sanctuaire,
et le bonheur d'y vivre ensemble,
pour Toi, unis et frères.  

Le contexte

HÉLAS,  et il faut que ça change... 
Voici le contexte dans lequel le poème a surgi (18 janvier 2002).

Hier, face aux menaces précises d'attentats, le Cabinet décide de ne prendre que des mesures de restrictions des mouvements par encerclements des villes d'où partent les terroristes mais de ne pas réagir davantage pour ne faire augmenter la tension.
Le résultat n'a pas tarde. Les radios sur le terrain décrivent que, en dehors des barrages routiers, les arabes passent comme ils le veulent sur les autres terrains.
Angoisse de ce qui va encore se produire dans ces conditions.
Une lectrice m'écrit :
"Au lendemain de l'annonce de la réouverture de la route des tunnels aux
arabes, tout les copains-voisins d'Efrat se regardaient dans le blanc des yeux en se demandant qui sera le prochain sur la déjà longue liste des disparus au combat passif auquel nous prenons part dans les territoires lorsque nous partons ou revenons du travail." 

Hier, Geoula Cohen, l'ex-député de droite-droite a une émission ou elle reçoit une personnalité d'extreme-gauche et ils s'expriment et s'écoutent longuement, réciproquement. Très fructueux. Hier, un représentant de Chalom Akhchav a fait longuement l'éloge d'Arafat, de son discours ou il déclare être contre le terrorisme, puis a contrario il décrit notre attitude immorale de dominer un autre peuple et d'occuper son territoire, etc., etc. On n'arrive pas a croire que l'on ne vit pas un mauvais rêve, et que l'on n'a pas un représentant d'Arafat au micro.
Au parti travailliste, la motion de Belin, le gauche-gauche-gauche partisan de l'Ouganda, et demandant a son parti de quitter le gouvernement a obtenu un revers magistral. Donc, ils restent. Mais... les arguments échangés n'étaient pas le soutien a Sharon. Peres indique qu'il préfère parvenir a sa paix avec Sharon que de ne pas pouvoir y arriver. Ben Eliezer le ministre de la défense et nouveau chef du parti déclare que s'ils ne restent pas, la droite ira en guerre et qu'ils servent donc de frein. La ministre Yitshiq déclare qu'ils ne sont pas d'accord du tout avec la politique actuelle et... qu'ils démissionneront dans quelques mois quand ils auront mis au point une autre proposition et que ce n'est pas encore le cas. Ben Eliezer enlève l'approbation générale en disant que se retirer ce serait tomber dans une opposition pour l'éternité.
En somme, Sharon n'a pas les outils d'une politique avec une telle équipe.
Des lecteurs ne veulent pas entendre ces nouvelles et me disent : "savez-vous mieux que Sharon, pourquoi s'inquiéter, pourquoi être critique, il suffit d'attendre le Machiah qui va bientôt venir". Non seulement nous vivons ces difficultés, avec foi sans cela nous serions ailleurs c'est très simple, avec amour de notre terre et de tous ceux qui essayent de la réaliser, nous souffrons de toutes nos imperfections ici mais surtout de toutes nos victimes dont beaucoup sont le fruit aussi de nos déficiences, et ce n'est vraiment pas agréable de s'entendre reprocher que cette attitude est négative. C'est vrai qu'elle est dérangeante : "Israéliens ne dites pas que votre situation est difficile, c'est très dérangeant, vous abîmez notre beau rêve". - "Mais il ne s'agit pas d'un rêve, il s'agit de ce qu'il nous est demande de vivre, et il FAUT que ces Juifs ici vivent. Même si le Machiah tarde".
Nous aimons autant notre Torah que ceux qui rêvent, nous rêvons autant, regardez si mes photos des fleurs de Jérusalem ou du Kotel ou mes poèmes ou les commentaires n'ont pas autant d'amour que vos rêves. Simplement, je n'accepte pas la mort de ces innocents qui ne sont pas des victimes de la paix, comme on les appelle a gauche. Ce sont des enfants et des vies tués, il faut le sentir comme ses propres enfants, alors c'est diffèrent.

Je vous retransmets simplement les nouvelles effectives car cela est notre responsabilité d'adultes et de Juifs. Hachem ne nous a pas demande la passivité ni de rêver mais d'être présent et de réfléchir pour améliorer (le tiqqoun). 
Et soyez sûrs que ce que je vous rapporte est exact.

Je vous avais donc rapporte que l'arme a fait état de la préparation d'attentats graves. Je ne crée pas les analyses ni les nouvelles. Je vous informe rapidement sur l'essentiel.
A l'attentat de Pisgav Zeev,  les terroristes ont pris le temps de vérifier que leurs victimes étaient bien des juives avant de les abattre. Voila qu'en Israël on est recherche et abattu en tant que Juif. Imaginons le scandale de toutes les organisations juives du monde si cela se produisait en France ou sur une route d'un autre pays.
Ou si dans ces pays, des terroristes allaient dans une fête de Bar-mitsva mitrailler la foule des invites; comme on parlerait d'antisémitisme et de non protection de la part du gouvernement. Or, voila des mois et des mois que cela se passe ici. Et cela continue. Ce que nous entendons chaque jour a la radio, c'est : "à telle heure, enterrement de X. victime de l'attentat hier". 
J'avais oublie ceci : la Cour suprême vient d'autoriser de faire flotter le drapeau palestinien un jour a Tel-Aviv a l'occasion d'une manifestation de gauchistes. Il y a peu de temps cela était a Jérusalem, maintenant ils sont arrives jusqu'à la plage, non pas par eux mais par ceux qui travaillent pour eux au milieu de nous.

Le mauvais film continue. Hier soir, a 'Hadera, une fête de Bar-mitsva au Salon David. Un terroriste du Fatah d'Arafat arrive et mitraille, six morts immédiats et des nombreux blesses. Les invites ne se protègent pas mais foncent sur le terroriste et l'attaquent avec ce qu'ils ont sous la main ; on ne sait pas s'il est mort de cette contre-attaque magnifique ou d'une balle tirée par un policier arrive enfin.
Cela est trop. Mais cela est trop chaque jour. Et cela est trop chaque mois. On s'étonne que le public soit choque que les députes s'occupent d'augmenter le budget pour leurs Volvos.
A-t'on espoir dans la réplique ? Non, plus maintenant, car cela dure depuis des mois. Et aujourd'hui comme hier, le gouvernement a pris la mesure inutile de placer des tanks autour de la maison d'Arafat ou de villages ; ils seront enlevés dans quelques jours ou dans quelques semaines mais les attentats continuent et les morts s'allongent sur la liste sans aucune destruction du dispositif terroriste organisé, sinon de quelques maisons vides a l'avance. Avant de demander aux autres pays d'agir contre ces terroristes, pourquoi ne le faisons nous pas ici alors qu'ils nous tuent ?
Voici ces dernières victimes :
Aharon Ben Yisrael-Alis, 32 ans, de Ra'anana; 
Dina Binayav, 48 ans, d'Ashkelone; 
Edward Bakshayav, 48 ans, de Or Akiva; 
Antoli Bakshayav, 63 ans, de Or Akiva; 
Avi Yazadi, 25 ans, de 'Hadera; 
Boris Melihov, 56 ans, de Sderot. 


Sa racine dans le psaume 105

La racine intérieure d'où crie et espère ce poème est le psaume 105

Il vient après la dernière phrase du psaume 104 qui dit :
"Que les pécheurs disparaissent de la terre, que les méchants ne soient plus ! Mon âme, bénis Hachém, Allélou-ka !"
Le middrache Vayiqra Rabba 4, 7 dit que "David a écrit 120 psaumes mais il n'en a conclu aucun par Allélou-ka, sauf celui-ci quand il a vu la chute du méchant".
Donc, la louange et la paix retrouvée sont présents.


Le psaume 105


- est une louange 
- mais elle se base sur la promesse faite à Avraham, 
- promesse qui a été tenue, 
- comme le déroulement de l'histoire l'a prouvé.
C'est dans ce quadruple mouvement que la prière du poème a surgi du coeur.
Analysons ce psaume.

Il comporte 45 versets, comme la guématria du nom de l'homme (Adam) et qui est à l'image de D.ieu donc le nom s'écrit aussi dans la guématria 45.

La référence à Avraham et aux promesses qui lui ont été faites se trouve au verset 6 et reprise au verset 42 : Il s'est souvenu de Sa sainte promesse à Avraham, Son serviteur". C'est l'axe essentiel du psaume et il l'encadre.
Il va de soi qu'il ne s'agit pas simplement d'une promesse à Avraham, car elle n'a pu avoir lieu et être tenue que parce que Avraham est "Son serviteur", fidèle. Ainsi de nous, nous ne bénéficierons des aides du Ciel qu'en raison de notre fidélité à la Torah.

Avant cette référence à Avraham où l'on est dans l'ordre de la demande et de la réassurance, il y a une étape qui est le fondement de la relation que l'on doit avoir avec Hachém. 10 incitations sont présentées, ou 10 ordres qui concernent la louange et, au coeur de ces 10 nous recevons l'éclairage que celui qui recherche Hachém vit dans la joie.
Louange et joie doivent précéder la demande anxieuse et incertaine. 
Voyons ces 10 demandes qui sont précisées dans les versets 1 à 5. 
Elles forment un groupe de 7 louanges puis l'affirmation sur la joie  et enfin les 3 dernières louanges :
1. hodou laChém (rendez hommage à Hachém)
2. qireou vichmo (proclamez Son nom)
3. hodiou vaâmim âlilotav (publiez parmi les nations Ses hauts faits)
4. chirou-lo (chantez vers Lui)
5. zammérou-lo (célébrez-le)
6. si'hou békhol nifléotav (conversez au sujet de toutes ses merveilles)
7. hithalelou bé chém qodcho (soyez en louanges dans Son saint nom).

Puis vient l'affirmation concernant la joie :
"yisma'h lév mévaqché Hachém" (il se réjouira le coeur de ceux qui recherchent Hachém).

Et 3 prescriptions de louange continuent :
8. dirchou Hachém véouzo (recherchez Hachém et Sa puissance)
9. baqéchou fanav tamid (demandez Sa face toujours)
10. zikhrou nifléotav achér âssa, mofétav ou michpété-fiou (souvenez-vous des merveilles qu'Il a faites, de Ses prodiges et des arrêts sortis de Sa bouche).

Ainsi, toute l'attitude d'amour et de louange du Juif envers Hachém (car c'est cela un Juif, celui qui connaît Hachém et vit en Sa présence) n'est pas seulement une attitude religieuse mais c'est également la conscience de l'action bonne et puissante et merveilleuse de Hachém dans l'histoire. Et, sans ingratitude nous l'en remercions.
On comprend alors que celui qui recherche Hachém vive en joie, quelle que soit l'existence qui lui est donnée. Un tel Juif est descendance d'Avraham.
Il nous est, alors seulement, rappelé l'alliance immuable avec Avraham qui est de nous donner la terre que nous nommons maintenant la terre d'Israël.

Aux heures où nous souffrons de l'injustice et de la cruauté des nations qui suscitent un ennemi pour nous détruire, en nous enlevant comme ils l'ont fait depuis 20 siècles, tout espace de vie, il est impressionnant de voir que c'est sur ce point qu'est faite l'alliance et qu'est dite la promesse. Et Hachém, par le prophète David, tient à nous le redire.
Il nous prouve alors qu'en chaque étape de l'histoire juive, nos libérations successives n'avaient comme but que de réaliser l'avancée vers cette terre promesse. Ainsi Pessa'h est uniquement à placer dans cet axe.
Toute la Aggada du Sédér de Pessa'h est ici résumée et elle n'est pas seulement un libération de l'esclavage, mais elle est la réalisation concrète permettant d'atteindre la terre et de réaliser ainsi la promesse faite à Avraham.

Après cette justification historique, les 4 derniers versets
- rappellent cette promesse (verset 42),
- rappellent et expliquent la joie du peuple (verset 43 : il fit donc sortir Son peuple dans l'allégresse, Ses élus avec des chants joyeux),
- justifient et affirment le droit des Juifs à la terre promise et cela face aux nations (verset 44 : Il leur octroya des terres occupées par des peuples, ils héritèrent du labeur d'autres nations),
- mais tout cela est pour que le peuple y vive selon la Torah (verset 45 : afin qu'ils observent Ses prescriptions et respectent Ses lois. Allelou-ka).

C'est donc dans cet axe que le poème demande au Ciel de se souvenir encore pour nous de Sa promesse, à l'heure où nos ennemis sont si actifs, où nous mêmes sommes si peu fidèles, afin que Hachém ne mesure pas Son aide à notre imperfection. Car Il est bonté et il a décidé de réaliser Son plan, non pas en fonction de notre faiblesse.
Nous nous appuyons sur Sa force (ouzo) et Ses merveilles et non pas sur nos qualités ou forces, ni sur nos imperfections et impuissances.

Voyons quelques autres enseignements :
- Les dix louanges correspondent aux dix niveaux d'existence du processus de descente de la bénédiction que l'on nomme séfirotes. Nous reconnaissons la force de cette bénédiction qui nous donne la vie.

- Le 'Hida nous transmet l'enseignement de nos Sages selon le quel les 4e et 5e mots du psaume (qireou vichmo) concerne la Chékhina, présence divine, qui  s'unit à Hachém cité dans les deux premiers mots (Hodou laChém) et cette
- Ce psaume a le numéro 105 qui est la guématria de Yémima, fille de Job à la fin heureuse de sa vie quand le Ciel a prouvé que sa confiance a été victorieuse et que le bonheur  promis par Hachém est réalisé.

- La 3e prescription du psaume est celle dite de Modia : faire connaître Ses hauts faits (hodiou).

- Cet ensemble est si important qu'il était repris au Temple par les Lévis qui chantaient (voyaient I Chroniques, chapitre 16) et que le Chabbate à l'office du matin nous chantons les 26 louanges du déploiement historique de cette bonté qui nous a fait Ses promesses et les a tenues (psaume 136).
Ainsi, aujourd'hui et demain il en sera de même. Point final. Confiance.

- Cela ne nous dispense pas de connaître aussi le psaume 106 qui nous montre combien nous sommes capables de gâcher ce plan et de le retarder. Ne tombons pas dans ces erreurs.

Donc, louange, chant, joie, confiance. Et aussi demande. Mais toujours fidélité, et la première est de marcher vers cette terre offerte et promise, comme Avraham et et tous les autres saints cités dans ce psaume.

Voir les textes suivants qui sont centrés sur les mêmes thèmes et les mêmes mots : Isaïe 12, 4 - Jérémie 33, 11 - Psaumes 30 - 97 - 100 - 106 - 118 - 136

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