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Demain,
j’aimerai encore
Comme
hier tes cheveux verts
Et
tes bagues de fleur et d’herbes
Et
les baisers que tu donnais aux nuages
En
me tenant la main.
Ils
ne comprenaient rien à notre amour
Et
s’enfuyaient de rage.
Tu
riais avec les oiseaux qui chantaient
Et
tournoyaient autour de nos danses hésitantes.
Peut-être
ai-je rêvé, peut-être as-tu rêvé.
Mais,
pour sûr, nous vivions le même rêve.
Et
nous lui serons fidèles.
Cela
vaut bien la vie monotone
De
ceux qui boivent chaque matin
Leur
même café de cauchemar
Sans
même se regarder
Car
ils ont oublié la clef
De
leurs coeurs en cadenassés.
Tu
es devenue l’un de ces oiseaux si beaux
Mais
volages qui me narguent et prennent le large,
Il
faudra bien que tu te calmes.
Tout
cela parce que tu es trop sûre de notre amour.
Peu
nous importent les chansonnettes,
Nous
savons depuis toujours que nous sommes un seul être.
C’est
ça l’amour toujours, l’amour peut-être.
Tu
joues à la coquette et tu sais que je t’aime.
J’adore
tes petites colères sous les battements de
tes paupières.
Il
n’est pas amour plus sérieux
Que
celui de tes yeux amoureux
Qui
s’évadent et disparaissent.
Tes
doigts n’ont pas quitté les miens
Depuis
notre premier regard.
Je
sens bien que tu caresses ma main
Depuis
des siècles.
Tu
aimes quand je parle de la prière
Et
que tu rêves aux fleurs et aux rivières.
Tes
lèvres embrassent une perle.
Notre
enfant est beau comme un soleil.
La
vie avec toi est un rêve.
Je
te fais mes confidences et tu sommeilles.
Demain,
hier, tu me regardes si loin
Et
tu m’aimes.
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