Si
je Te dis, ce matin, dès mon lever
« Modé
ani, je reconnais Ta bonté »,
c’est
que j’ai pris d’abord le temps de t’écouter :
« Je
suis Ton Créateur, du monde le Boré,
pour
que cette largeur puisse vous rappeler
l’immensité
de Ma force et de Ma bonté.
Avant
ton lever, j’ai déjà éveillé
Les
oiseaux qui ont chanté,
Pour
que tu n’oublies pas d’éliminer
De
tes lèvres toute parole laide ou de méchanceté.
Si
j’ai mis le soleil qui se lève et éclaire,
C’est
pour que tu sortes des angoisses et ténèbres,
Et
que ta force se développe et rayonne,
Et
soit plus forte, Israël, que les ombres,
et
les bombes et les tombes, et les vies brisées.
J’ai
même créé l’eau pour t’apaiser, te caresser,
Et
les fleurs pour les cadeaux d’amitié.
Et
J’ai ajouté partout la beauté
Que
personne ne pourra jamais abimer.
Tout
cela, pour te prouver que ‘Mon fils’ tu l’es,
Comme
chacun de ceux que tu aimes, ou que tu
hais.
Et
Je t’ai même donné le don suprême
De
tout gagner ou refuser : la liberté.
Et,
par la lumière de cette journée,
J’ai
inscrit sur le ciel d’immensité
Que
ma lumière va toujours gagner
Sur
les guerres, les mensonges ou la vulgarité.
Et,
pour ceux qui ne voient pas la beauté,
J’ai
mis en eux un cœur capable d’aimer
Et
Je vous ai donné Ma Torah écrite et signée ».
Je
T’ai écouté et je Te dis : ani modé,
je loue et reconnais.
Et
je me lève, joyeux, fort, tranquille, assuré.
Et
je croirai encore à l’amitié, en la bonté.
Chaque
instant sera un matin, désormais.
Chaque
instant, un éveil, un baiser.
J’aime
et j’aimerai.