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Trésor du sanctuaire par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Bilan pour le jeûne du 10 Tévéte
avec l'enseignement d'Hodaya, zal
I.10 Tévéte (15 décembre)
II. Prise de conscience: Nous tuons l'enfant.
Un papa vient de tuer sa petite fille. Je vous ai placé sur la "liste des liquidations",
Regarder ici ces
tendres fleurs
III. Réagir devant ces problèmes dIsrael. APPEL URGENT.
La famille Qéren continue à donner lexemple dune grande qualité psychologique et morale, les milliers de volontaires ont montré des qualités de dévouement remarquables sous la pluie pour retrouver lenfant. Nous avons analysé dans le Bulletin de Modia le fait que ce fusible ait sauté dans notre société est un symptôme dun mal quil faut traiter. Il y a eu cette année plus de 2400 plaintes pour violences envers des enfants, depuis deux ans huit cas d'infanticides avec douze victimes, cela est un révélateur de la violence envers tous les faibles socialement qui est la plaie de cette société qui se veut à l'image de la brutalité économique americaine et y ajoute la violence relationnelle pour refuser comme base notre norme éducative de la Torah. Les subventions coupées aux organismes d'enfants handicapés, aux plus faibles économiquement et à leurs retraites, aux régions défavorisées, tout cela est insupportable. La Bible nous montre que le peuple juif ne camoufle jamais ses difficultés et cela afin de les corriger, notre morale est très claire. Je le dis aussi dans les émissions radio. Mais cela ne suffit pas. Les éducateurs et psychologues veillent partout à rassurer les enfants et parents sur le cote harig (exceptionnel) de ce cas d'Hodaya. Cela est bien de les rassurer, mais ne change pas les causes du mal général. Il faut changer les coeurs et les actes dans la vie quotidienne. Alors, que nos Grands rabbins dont cest la mission, se lèvent en éducateurs comme le faisaient les prophètes, et lancent le signal de cette téchouva, de ce retour à la normale, et non seulement d'une cérémonie ; ils doivent lancer un mouvement continu sur ces thèmes. Allez-le leur demander jusquà ce quil lancent ce mouvement et l'animent. Et commencez-le dans vos propres communautés, il faut aller plus loin et plus vite que des cours traditionnels sur le seul thème du lachone ha ra, la médisance. Quels axes pour mener une telle action? Et pourquoi cette proposition alors qu'une cérémonie de prière (téfila) et clameur (tséâqa) est organisée déjà ce 10 Tévéte (dimanche 15 décembre) au Kotel? D'abord le thème est général et vague: "en raison de la situation difficile dans le pays et pour le manque de pluie". Une telle formulation ne rejoint pas la sensibilité des préoccupations tragiques ressenties par le peuple. Et cela ne débouche pas sur un appel formulé à la téchouva, mais on demande au Ciel que Lui change et envoie la bénédiction. Oui, il faut que ce jeûne du 10 Tévète soit le commencement d'un changement. Et non pas seulement "une seule cérémonie ponctuelle". En effet, cela doit être renouvelé jusqu'à ce que le résultat soit obtenu, lisez le début du chapitre 3 dans les Hilkhotes taânite, sur les jeûnes dans le grand livre du Rambam, Michné Torah. Il va jusqu'à parler de deux jeûnes par semaine jusqu'au succès. Cela doit nous indiquer quelle intensité de l'investissement personnel nous devons mettre quand Israël est en péril. Il le dit à l'occasion du manque de pluie qui est le signe que la bénédiction peine à descendre à cause de nos fautes. C'est le cas cette année. Et nos prophètes ont toujours insisté sur la nécessité de joindre le jeûne, l'action collective et la clameur de la prière avec le changement du coeur et des actes. Comment? La technique est claire, connue dans notre tradition, efficace, ne nous payons pas de mots et de détours: 1. Organisez une action collective, lisez dans le prophète Yoel 2, 15: "isfou âm, assemblez le peuple, organisez un rendez-vous solennel"... 2. Le changement du coeur. 3. Il faut aussi la remise en
acte de la justice comme condition préliminaire à
l'aide du Ciel et l'arrêt de l'hypocrisie de la pratique religieuse
non accompagnée de la justice; et cela, dans tous les secteurs
de notre vie personnelle et collective. C'est exactement le problème
actuel du peuple d'Israël en Israël comme hors d'Israël
face aux problèmes graves d'Israël. Nous objecterons tout-de-suite: je dois d'abord protéger mes intérêts, mon avancée, mon standing, mon avenir financier, je ne peux pas prendre de risques car sauver des personnes c'est prendre des risques réels (voyez ce que j'ai écrit sur ce thème par rapport à l'aide envers les prisonniers de notre société, lien ici). La réponse de la Torah est claire: votre raisonnement est faux, erroné et vous devez changer totalement votre angle de vision et agir autrement. Et n'en n'attendez pas de récompense, on n'est pas en affaires avec le Ciel. Agissez ainsi parce que la Torah vous le demande. Elle dit: si vous ne le faites pas, vous versez le sang innocent. Le Ciel s'est aperçu avec stupeur, dit le prophète, que nul n'intervenait pour la justice envers nos frères, alors Hachém s'est armé de justice dure (voici le temps dans lequel nous sommes par nos fautes car nous n'écoutons pas les voies du bonheur de la Torah et faisons souffrir nos frères). Il y a un pacte dit Hachém entre Moi et vous: Mes paroles ne doivent pas s'écarter de ta bouche ni de celles de tes enfants. Cela est clairement enseigné. Lire les chapitres 58-59 d'Isaïe. Revenons à Hodaya, victime, point focal, enseignante. S'est concentré sur elle un psychodrame qui résume tout ce mal de la société auquel nous participons par nos actes et notre passivité.
Hodaya, peut-être es-tu prophétesse. Poème après le premier Chabbate Hodaya, peut-être es-tu prophétesse Ta mère souffre de ta vie brisée, comme d'une fleur écrasée qui ne fleurirait jamais. Non! Hodaya, tu nous enseignes comme Ribbi Âqiva après le désastre de la mort de ses 24000 élèves engloutis par la haine. Tu arrêtes le fléau et le désastre, tu éclaires et nous montres combien nous sommes assassins, par là, tu enseignes la vraie Torah. Tu redresses, tu mènes des milliers de nos concitoyens vers le droit véritable, et vers l'amour du prochain. Tu as déjà eu, par là, des milliers d'enfants qui t'écoutent pour vivre dans le bien. Tu éclaires les enseignants et les rabbins. Tu sauves ton peuple comme les Yéhoudite et Myriam. En deux ans, tu as réussi dans la vie plus que nous en cent ans. Et l'amour, tu l'as vécu et tu le répands. Pour Israël, tu resteras toujours arc-en-ciel: tu as réveillé la Chékhina sur la terre. Heureuse quand même la mère et les grands-parents d'une telle lumière dans le monde trop méchant. Il y a longtemps, comme beaucoup, j'ai perdu un enfant, cette peine est toujours là, discrète et certaine, aujourd'hui pour la première fois tu m'as rendu cette lumière car je vois par toi combien les enfants dans leur vie brève peuvent éclairer le monde plus que des sages. Chaque matin, j'entendrai que tu renouvelles le monde par ton "boker tov" lumineux. Tu es Torah et par ta belle voix, nous ne pourrons plus dévier de la seule voie, tu es et tu resteras lumière de 'Hanouka. Heureuse, quand même, celle qui est la source d'un enfant doué d'un si grand rayonnement.
tel 972 2 563 41 37 ou 02-563 41 37
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