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Tuons l'enfant
 

Bilan pour le jeûne du 10 Tévét avec l'enseignement d'Hodaya, zal

I. Comment jeûner le 10 Tévète

II. Prise de conscience: nous tuons l'enfant...

III. Réagir devant ces problèmes d’Israel. APPEL URGENT

IV. Hodaya, peut-être es-tu prophétesse

I.10 Tévéte (15 décembre)


Jeûne du 10 Tévète (Lire ici l'enseignement sur les jeûnes,Taânite âssara véTévéte) Sa base est pour commémorer notre rôle dans le commencement du siège de Jérusalem par Nabukodonozor (lire Jérémie 42, 4...).
Le jeûne, comme l'indique le Rambam, ch 5,1 de Hilkhote Taânite, est la forme que doit prendre notre retour profond et sincère à la façon de vivre selon la Torah envers D. et envers les autres autant que dans le respect des mitsvotes. Ce n'est pas une mesure d'hygiène corporelle . Nous le développerons plus loin.
Les personnes malades, les femmes enceintes sont exempts de ce jeûne qui a lieu entre le lever et le coucher du soleil.
Le médecin ou le malade lui-même décident de cette dispense. En ce cas, on veille cependant à la modération dans la nourriture et à ne pas la prendre sous la forme de repas habituels.
Ce jour est aussi le jour du grand qaddiche pour les personnes assassinées dans la Choa et dont on ne connait pas la date de leur décès (Yom haqqadiche hakklali).
C'est aussi la Hiloula des prophètes Malakhie et Zacharie.

II. Prise de conscience:

Nous tuons l'enfant.

Un papa vient de tuer sa petite fille.
Il l'avait replacée dans l'eau de la naissance
et l'a tenue là jusqu'à sa perte de connaissance
et jusqu'à noyer toute sa vie par étouffement.

Il avait bien préparé le crime, méthodiquement,
efficacement, en trichant, lucidement.
Il était parfois déprimé, le pauvre, découragé de lutter,
et l'effort de vivre, il avait préféré l'arrêter
en stoppant la source de la vie naissante,
mais chez l'autre évidemment.
Et il a étranglé l'espérance, l'innocence,
et d'être aimé l'assurance.

Il ne s'est pas lui-même tué, on préfère la facilité,
c'est plus simple de projeter notre renoncement
sur une enfant qui est encore toute confiance.
Comment peut-on tricher autant
sur les rêves et les espérances,
les beaux mots du matin et les sentiments?

On y arrive très facilement,
et ce n'est pas du tout surprenant.

Nous tuons tout le temps l'enfant d'espérance,
avec cruauté et en gants blancs.
La démocratie, les droits de l'homme, et la religion tout autant,
la Torah, les beaux cadeaux, les mots de sentiments,
les sourires, le pays que nous avons reçu gratuitement,
pour aimer, pour servir, comme instruments,
nous les voyons utilisés constamment
pour haïr, exploiter, avilir, insulter
et faire souffrir les autres injustement.

Nous donnons aux enfants des jeux bruyants
pour qu'ils apprennent systématiquement
comment tuer rapidement et tout le temps
l'autre humain, par derrière et par devant.
Nous ne manquons pas une émission sur les détournements,
et sur le spectacle des larmes et des visages en sang
et les débats en direct où les journalistes brillants déchaînent
la haine entre des hommes de plus en plus méchants.
Le plus menteur et destructeur ,
le plus cynique en politique, il reçevra nos applaudissements.
 
Nous divisons, socialement, miflaga, parti, et en avant,
nous prendrons le pouvoir en vous éliminant,
vous serez nos ennemis, pervers, inutiles, horribles et méchants.

Je vous ai placé sur la "liste des liquidations",
qu'un sang guimpur abreuve nos sillons.
Nous n'entendons même plus ce que nous disons.
Nous martelons à nos enfants:
"la Torah, la morale, c'est bien évidemment,
mais tu es un homme, tu dois réussir en écrasant,
pour mieux jouir, tu dois asservir en prenant.
La seule valeur de ce monde, le seul outil,
la seule clef, c'est l'argent. Tu le prends."
 
Nous avions pourtant reçu l'enfant, un si beau monde naissant,
notre pays et la Torah, sources de tous les enfantements,
naissances des bénédictions incessantes.
Et nous tuons de nos mains ces enfants,
nous les dépeçons tout vivants.
Nous ne leur donnons plus le pain de l'enseignement.
D'un mot méchant, nous tuons un vivant, dix, ou cent.
 
Arrêtons de tuer l'enfant de la Création renaissante
et de pervertir tous les cadeaux du Tout-Puissant.
Sinon les moins solides, ou les moins prudents,
en feront tout autant sans jugement et finiront crûment dans le sang.
Du monde, Israël est l'enfant,
nous devons le sauver de l'étranglement
en ne l'abandonnant pas d'éloignement.
 
Nous devons être sous le ciel une Hodaya de remerciement.
Hodaya, que tu vives par nos renoncements à être toujours méchants.
Aide-nous à sauver la fleur des sentiments.
Tsadéqète Hodaya, tu bâtiras des vies, tu auras beaucoup d'enfants
car nous recevrons chaque matin à nouveau ton enseignement:
aimer des vrais sentiments,
entendre la Torah comme les mots d'un amant.


Regarder ici ces tendres fleurs d'Israël que nous avons reçues en don

III. Réagir devant ces problèmes d’Israel. APPEL URGENT.


- Il faut absolument que le cas de l’assassinat de Hodaya soit le signal d’une reprise en main de la société israélienne sur la voie de la non-violence dans la famille, et dans les relations sociales. Il faudrait que les leaders religieux lancent un appel, décrêtent des prières et décident d’un jeûne collectif pour cette faute continue de notre peuple, et lancent des études éducatives sur ces thèmes. Je demande à tous les responsables de lancer cette idée parmi les rabbins écoutés.

La famille Qéren continue à donner l’exemple d’une grande qualité psychologique et morale, les milliers de volontaires ont montré des qualités de dévouement remarquables sous la pluie pour retrouver l’enfant. Nous avons analysé dans le Bulletin de Modia le fait que ce fusible ait sauté dans notre société est un symptôme d’un mal qu’il faut traiter. Il y a eu cette année plus de 2400 plaintes pour violences envers des enfants, depuis deux ans huit cas d'infanticides avec douze victimes, cela est un révélateur de la violence envers tous les faibles socialement qui est la plaie de cette société qui se veut à l'image de la brutalité économique americaine et y ajoute la violence relationnelle pour refuser comme base notre norme éducative de la Torah. Les subventions coupées aux organismes d'enfants handicapés, aux plus faibles économiquement et à leurs retraites, aux régions défavorisées, tout cela est insupportable. La Bible nous montre que le peuple juif ne camoufle jamais ses difficultés et cela afin de les corriger, notre morale est très claire.

Je le dis aussi dans les émissions radio. Mais cela ne suffit pas. Les éducateurs et psychologues veillent partout à rassurer les enfants et parents sur le cote ‘harig (exceptionnel) de ce cas d'Hodaya. Cela est bien de les rassurer, mais ne change pas les causes du mal général. Il faut changer les coeurs et les actes dans la vie quotidienne.

Alors, que nos Grands rabbins dont c’est la mission, se lèvent en éducateurs comme le faisaient les prophètes, et lancent le signal de cette téchouva, de ce retour à la normale, et non seulement d'une cérémonie ; ils doivent lancer un mouvement continu sur ces thèmes. Allez-le leur demander jusqu’à ce qu’il lancent ce mouvement et l'animent. Et commencez-le dans vos propres communautés, il faut aller plus loin et plus vite que des cours traditionnels sur le seul thème du lachone ha ra, la médisance.

Quels axes pour mener une telle action?

Et pourquoi cette proposition alors qu'une cérémonie de prière (téfila) et clameur (tséâqa) est organisée déjà ce 10 Tévéte (dimanche 15 décembre) au Kotel? D'abord le thème est général et vague: "en raison de la situation difficile dans le pays et pour le manque de pluie". Une telle formulation ne rejoint pas la sensibilité des préoccupations tragiques ressenties par le peuple. Et cela ne débouche pas sur un appel formulé à la téchouva, mais on demande au Ciel que Lui change et envoie la bénédiction.

Oui, il faut que ce jeûne du 10 Tévète soit le commencement d'un changement. Et non pas seulement "une seule cérémonie ponctuelle". En effet, cela doit être renouvelé jusqu'à ce que le résultat soit obtenu, lisez le début du chapitre 3 dans les Hilkhotes taânite, sur les jeûnes dans le grand livre du Rambam, Michné Torah. Il va jusqu'à parler de deux jeûnes par semaine jusqu'au succès. Cela doit nous indiquer quelle intensité de l'investissement personnel nous devons mettre quand Israël est en péril. Il le dit à l'occasion du manque de pluie qui est le signe que la bénédiction peine à descendre à cause de nos fautes. C'est le cas cette année.

Et nos prophètes ont toujours insisté sur la nécessité de joindre le jeûne, l'action collective et la clameur de la prière avec le changement du coeur et des actes. Comment? La technique est claire, connue dans notre tradition, efficace, ne nous payons pas de mots et de détours:

1. Organisez une action collective, lisez dans le prophète Yoel 2, 15: "isfou âm, assemblez le peuple, organisez un rendez-vous solennel"...

2. Le changement du coeur.
Voici ce que dit le prophète Yoël 2, 11... Lisez tout son livre dans le Tanakh, la Bible. "Oui, grand est le jour de Hachém et extrêmement redoutable, qui pourra le supporter? Et, maintenant, il en est temps encore, revenez à Moi de tout votre coeur (chouvou âdaï békhol lévavékhem) et avec des jeûnes, et avec larmes et avec complainte funèbre. Nous ne pouvons pas obtenir quoi que ce soit du Ciel si nous n'avons pas fait un retour sur notre conduite pour en changer les racines, le coeur de nos actes, un changement de cap qui consiste à changer nos critères de réussite et nos objectifs, et nos moyens d'action, c'est cela changer le coeur. Lisez cette fois le début du chapitre 5 dans les Hilkhotes des jeûnes dans le grand livre du Rambam, Michné Torah : "il y a des jours où tout Israël jeûne pour le motif des ennuis qui lui arrivent pour éveiller les coeurs, ouvrir les voies de la téchouva, et ce sera par le souvenir de nos actes mauvais et des actes de nos Pères... kédéi léôrér hallévavote, liftoa'h darkhéi hattéchouva, vé yiyé zé zikarone lé maâssénou ha raîm ou maâssé avoténou...".

3. Il faut aussi la remise en acte de la justice comme condition préliminaire à l'aide du Ciel et l'arrêt de l'hypocrisie de la pratique religieuse non accompagnée de la justice; et cela, dans tous les secteurs de notre vie personnelle et collective. C'est exactement le problème actuel du peuple d'Israël en Israël comme hors d'Israël face aux problèmes graves d'Israël.
Lisez tout le chapitre 58 du prophète Yéchayahou (Isaïe) dont voici un extrait: "Crie... expose à Mon peuple son iniquité... Jour par jour ils s'adressent à Moi et manifestent le désir de connaître Mes voies à la façon d'un peuple pratiquant la justice... Ils me demandent des règles de justice, ils sollicitent la présence de D.ieu. Mais au jour de vos jeûnes, vous continuez à vivre pour vos propres intérêts, vous tyrannisez ceux qui ont des dettes envers vous, vous êtes en querelles (voilà pour nos affrontements politiques) et dissensions (voilà pour nos divisions dans nos communautés), vous frappez d'un point brutal (voilà pour toute la vulgarité de la violence verbale et physique les uns envers les autres).... Ce jeûne-là ne peut pas m'être agréable, mais voici le jeûne qui m'est agréable: briser toutes les chaînes de l'injustice, de l'oppression, partager avec les affamés, recueillir les malheureux, ne pas vous dérober à ceux qui sont dans le besoin, etc". Lisez tout ce texte et appliquons le très concrètement.

Nous objecterons tout-de-suite: je dois d'abord protéger mes intérêts, mon avancée, mon standing, mon avenir financier, je ne peux pas prendre de risques car sauver des personnes c'est prendre des risques réels (voyez ce que j'ai écrit sur ce thème par rapport à l'aide envers les prisonniers de notre société, lien ici). La réponse de la Torah est claire: votre raisonnement est faux, erroné et vous devez changer totalement votre angle de vision et agir autrement. Et n'en n'attendez pas de récompense, on n'est pas en affaires avec le Ciel. Agissez ainsi parce que la Torah vous le demande. Elle dit: si vous ne le faites pas, vous versez le sang innocent. Le Ciel s'est aperçu avec stupeur, dit le prophète, que nul n'intervenait pour la justice envers nos frères, alors Hachém s'est armé de justice dure (voici le temps dans lequel nous sommes par nos fautes car nous n'écoutons pas les voies du bonheur de la Torah et faisons souffrir nos frères). Il y a un pacte dit Hachém entre Moi et vous: Mes paroles ne doivent pas s'écarter de ta bouche ni de celles de tes enfants. Cela est clairement enseigné. Lire les chapitres 58-59 d'Isaïe.

- Revenons à Hodaya, victime, point focal, enseignante.
- S'est concentré sur elle un psychodrame qui résume
- Tout ce mal de la société auquel nous participons par nos actes et notre passivité.

IV.

Hodaya, peut-être es-tu prophétesse.

Poème après le premier Chabbate

Hodaya, peut-être es-tu prophétesse

Ta mère souffre de ta vie brisée,

comme d'une fleur écrasée qui ne fleurirait jamais.

Non! Hodaya, tu nous enseignes

comme Ribbi Âqiva après le désastre de la mort

de ses 24000 élèves engloutis par la haine.

Tu arrêtes le fléau et le désastre,

tu éclaires et nous montres combien nous sommes assassins,

par là, tu enseignes la vraie Torah.

Tu redresses, tu mènes des milliers de nos concitoyens

vers le droit véritable, et vers l'amour du prochain.

Tu as déjà eu, par là, des milliers d'enfants

qui t'écoutent pour vivre dans le bien.

Tu éclaires les enseignants et les rabbins.

Tu sauves ton peuple comme les Yéhoudite et Myriam.

En deux ans, tu as réussi dans la vie plus que nous en cent ans.

Et l'amour, tu l'as vécu et tu le répands.

Pour Israël, tu resteras toujours arc-en-ciel:

tu as réveillé la Chékhina sur la terre.

Heureuse quand même la mère et les grands-parents

d'une telle lumière dans le monde trop méchant.

Il y a longtemps, comme beaucoup, j'ai perdu un enfant,

cette peine est toujours là, discrète et certaine,

aujourd'hui pour la première fois tu m'as rendu cette lumière

car je vois par toi combien les enfants dans leur vie brève

peuvent éclairer le monde plus que des sages.

Chaque matin, j'entendrai que tu renouvelles le monde

par ton "boker tov" lumineux.

Tu es Torah et par ta belle voix,

nous ne pourrons plus dévier de la seule voie,

tu es et tu resteras lumière de 'Hanouka.

Heureuse, quand même, celle qui est la source

d'un enfant doué d'un si grand rayonnement.



Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour (Dipour, en Israël) - Yerouchalayim

Tel 972 2 563 41 37 ou 02-563 41 37

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