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Les
3 prières quotidiennes
par
le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
Le traité Bérakhote 26 b dit que les prières se
réfèrent à deux sens principaux qui se conjuguent
:
1. La prière des patriarches Exercice d'étude personnelle : aller vérifier les références données ci-dessous dans la Torah dont, volontairement, je ne décris pas le contenu précis pour inciter à cette recherche. Selon Ribbi Yossé bar 'Hanina (Bérakhote 26 b) : • Avraham a institué la prière du matin cha'harite, comme il est dit en Béréchite 19, 27 (paracha Vayéra) où le verbe âmad (se tenir debout) signifie prière (voir, pour preuve, le psaume 106, 30) ; ainsi, ce terme sera repris pour désigner la âmida, centre principal de la prière. Il donne sa tonalité à cette prière car Avraham
est un découvreur, un constructeur et un homme optimiste ; et tout
ce qui nous est enseigné de sa science aussi bien sur le plan humain
que spirituel (car les deux ne font qu'un) vient moduler le fil long et
les marches de cet office de cha'harite. Il faut se reporter aux
commentaires de Béréchite pour pouvoir bien vivre ces orientations.
Le prière de Cha'harite est la plus longue ; si l'on dit tous les
mots à un rythme normal pour pouvoir les comprendre sans courir
ni traîner, il faut environ une heure. Quatre étapes de montée
nous font monter aux niveaux du Chémâ Yisraël puis de
la qédoucha (sainteté) de cette prière silencieuse
de la âmida, avant de redescendre de niveau vers la vie concrète
en gardant la beauté et la protection de cette sainteté dans
la dernière prière de âlénou.
• Yits'haq a institué la prière de l'après-midi, mine'ha, comme il est dit en Béréchite 24, 63 (paracha 'Hayé Sara) où le verbe lassoua'h signifie prière (voir, pour preuve, le psaume 102, 1). La tonalité de mine'ha est marquée par la fin de
l'après-midi : c'est l'heure de l'angoisse, de la lassitude et de
la fatigue ; Yits'haq a subi de nombreuses épreuves angoissantes
dans l'après-midi de sa vie, y compris le sacrifice d'Avraham et
Yits'haq, la âqéda ; tout ce que la Torah nous enseigne
de Yits'haq à ce sujet vient nourrir cette prière. Il faut
encore se reporter aux commentaires de Béréchite pour pouvoir
bien vivre ces orientations.
• Yaâqov a institué la prière du soir, ârbite, comme il est dit en Béréchite 28, 11 (paracha Vayétsé) où le verbe vayifgâ signifie prière (voir, pour preuve, Jérémie 7, 16). Ârbite peut être ressenti comme le temps de la confiance absolue avant la plongée dans la nuit, mais c'est aussi la plénitude et l'achèvement du jour ; c'est surtout la science du lien du jour et de la nuit. Tout cela caractérise Yaâqov, patriarche de la plénitude,
de la complétude, qui relie Léa et Ra'hel, le haut et le
bas, Yaâqov et Yisraël, la terre d'Israël et celle d'Egypte.
C'est pour cela qu'il est préférable de dire mine'ha
à proximité de l'heure de ârbite, pour relier
les dynamiques de l'angoisse et de la rigueur à celles de la miséricorde
et de ra'hamim. Ce temps le plus favorable pour dire cette prière
est nommé "petite mine'ha".
Chacune de ses prières est imprégnée de tout ce qui est décrit dans la Torah concernant chacun de ces patriarches ; c'est une étude très enrichissante que de le rechercher. A condition de réaliser cette étude sur les patriarches,
les rythmes de notre existence se revêtent de leurs luttes et richesses
dans les différents mots de la prière.
De ce lien aux patriarches qui sont typés, vient également la règle de conduite qui consista à prier toujours au même endroit, non seulement parce que cela facilite la concentration, mais aussi parce que nous voyons dans la vie des patriarches que le lieu et le temps ont une sanctification spéciale (étudier ici Bérakhote 6 b).
2. Les trois prières correspondent aussi aux sacrifices du Temple Selon Ribbi Yéhoshua ben Lévi et Ribbi Yéhouda (Bérakhote 26 b) : • La prière de cha'harite ne peut se faire que jusqu'à la fin de l'heure où cessait le korbane tamid, ausacrifice du matin.Ici, il est indispensable de se reporter systématiquement à nos commentaires de chaque paracha du livre du 3e livre de la Torah (Vayiqra) pour bien comprendre en profondeur le lien qu'il y a entre
Polarisation vers Jérusalem Pour ces motifs du lien au Temple qui est le centre collectif du peuple : 1. on veille à dire ces prières collectivement, comme au Temple, dans un minyane, groupe composé d'au moins 10 hommes âgés de plus de 13 ans.Mais nous ne nous tournons pas seulement physiquement vers Jérusalem ; avant de prier, notre esprit doit se "représenter" la terre d'Israël, puis Jérusalem, puis le mont du Temple, puis le Temple, puis le Saint des Saints, le Qoddéche haqqoddachim. Ainsi, toutes les prières des juifs du monde entier passent continuellement
par Jérusalem, et s'y rassemblent et s'élèvent de
là, et non seulement les prières des Juifs de Jérusalem.
C'est pour ce motif que Jérusalem est nommée pour eux Chaâr
hachamayim, la porte des cieux; comme dans le rêve de Yaâqov.
Le Chla insiste souvent sur ce point, et c'est pour cela qu'il a nommé
son commentaire de la prière : Chaâr hachamayim. Il
a tenu à lui donner ce nom et à écrire là ce
commentaire de la prière après avoir réalisé
son alya à Jérusalem, alors que toutes les communautés
de l'exil voulaient le retenir chez elles. (Tous les grands Sages qui ont
fait leur alyah comme Rambam, Rambam, le Ram'hal, etc. ont eu la même
expérience).
De même qu'il est émouvant pour moi d'écrire ces
mots, depuis Jérusalem, où je sais et ressens que tous ces
prières passent chaque jour sur nous à Jérusalem avant
de monter, ainsi les lecteurs nourris des enseignements du Chla sur Modia,
de paracha en paracha, auront une pensée respectueuse et reconnaissante
envers lui chaque fois qu'ils se tourneront vers Jérusalem ainsi
qu'il nous a enseigné de le faire dans la prière et dans
toute la vie.
3. on veille à allumer un ner tamid, une lumière perpétuelle, dans la synagogue en souvenir de la ménora du Temple.
Références l'étude de la prière Se reporter à la page 466 de la première édition du Lév Gompers pour y trouver le plan du Tour et du Choul'hane Âroukh, dans la partie Ora'h 'Hayim ; les parties les plus centrées sur notre sujet présent de la prière sont les chapitres 75 à 100 environ. ch. 1 à 7 : comportement le matin
Une étude de halakha sur la prière Nous savons que l'ouvrage essentiel qui codifie la pratique du judaïsme
(halakha)
est
intitulé le Choul'hane Âroukh deRabbénou
Yossef Caro ou Qaro ; ce n'est qu'un volumineux résumé
du Beit Yossef, son commentaire sur l'ouvrage de base de toute
la halakha intitulé
Arbaâ Tourim. Il faut lire
la biographie de son auteur, Rabbénou Yaâqov ben Achér
(1270-1343). Etudions une halakha de cette ouvrage.
- vénimchakh âd sof chaloche chaôte, et on continuera (à pourvoir le dire encore) jusqu'à la fin des 3 heures - vé mitsva min ha mouv'har, et c'est réaliser
une mitsva de la plus belle façon
A quelle heure précise dire les 3 prières quotidiennes Il faut d'abord avoir une idée claire des heures dans la conception
juive.
A 'hatsote, minuit
Au réveil
Tallite
Téfillines
L'heure de la prière de Cha'harite
L'heure de la prière de Min'ha
L'heure de la prière de Ârvite
Le Chémâ avant de dormir
Notez bien
En résumé, dans un calendrier juif complet, vous
trouverez les indications suivantes pour chaque jour ou, au moins pour
chaque semaine (prenons un exemple, ) Jérusalem le Lag baOmér,
18 Iyar, 23 Mai 2000) :
On le voit par un tel tableau, le judaïsme développe un
conscience précise du temps et une maîtrise intellectuelle
et scientifique des actes,en même temps qu'une référence
au Créateur de soi, de la collectivité et de tout l'univers.
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Copyright Dufour |