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Comment prier ?


Comment être dans la prière?
Et comment demander dans la prière pour être exaucé ?

Commentaires et traductions
par le Rav  Yehoshua Ra'hamim Dufour

basés sur les livres de nos Sages



 
 

Plan

Dans la prière, il faut veiller à...
Comment prier avec cavana (intention) ?
Le minyane
Un exemple : les intentions pendant l'allumage des lumières de 'Hanouka.
La sincérité des middotes en liaison avec la prière
Un commentaire de psaume
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En priant, il faut veiller à 

• utiliser les prières rédigées qui sont sûres dans le respect, dans l'usage des noms de Dieu, dans la hiérarchie des besoins et demandes, car seul les Sages qui connaissent ont pu le faire sans se tromper (Bérakhote 33 b). Il est dit : "comment se fait-il qu'Israël prie et n'est pas exaucé, c'est parce qu'il ne sait pas comment demander".

• en conséquence, d'abord, apprendre la liste des bénédictions de remerciement pour l'usage de tout bien, car celui qui jouit des biens de la création sans remercier préalablement est considéré comme un voleur; et un voleur n'a guère de chance d'être éxaucé par celui à qui il a porté préjudice.

• avoir une confiance absolue (Bérakhote 10 a: "même si l'épée est sur ta gorge pour te tuer, demande encore avec confiance" !).

• se souvenir que lorsque toutes les portes sont fermées, les larmes ouvrent et devancent toutes les autres prières.

• ne pas faire de demandes vaines (michna Bérakhote 9:3) ou déraisonnables (début du Traité Taânite).

• ne pas faire de demandes qui ne respectent pas la hiérarchie des valeurs (la prière, mot hitpallel, vient de la racine qui indique le " jugement personnel", le discernement), car il est des hommes qui aiment leur argent plus que leur vie et que leur corps et que leur âme (Bérakhote 61 b).

• demander d'abord pour ses proches (Baba Qama 93 a), et pour la collectivité ce dont on a besoin soi-même (Bérakhote 29 b-30 a), condition pour que cela soit accordé.

• demander à Dieu directement et non à des intermédiaires (Bérakhote de Jérusalem 9, 1).

• demander pour ceux qui sont dans le besoin, car celui qui ne le fait pas alors qu'il connait les besoins d'autrui est un pécheur (Bérakhote 12 b).

• examiner ses fautes, les regretter, et être décidé à modifier le comportement, avant même de présenter sa requête
 

Ce que signifie : "il faut prier avec intention" (cavana):
Il faut prier avec "intention". Celui qui prie avec intention mékhavéne.
Cela veut dire "aller vers":
- se placer en pensée face à la présence de D.
- retirer de sa pensée toute autre préoccupation ou pensée.
- être présent aux mots que l'on dit et à leur sens qui n'est pas seulement intellectuel mais va jusqu'à l'intériorité de ce qui est dit.
- être présent aux sentiments portés par les mots.
- être présent avec tout son être, non seulement la tête mais aussi le corps.
- connaître les intentions que nos Sages ont reçues ou placées dans le texte de la prière (donc étudier ces textes décrivant les cavanotes  de la prière), de façon globale pour un certain texte et de façon précise concernant les différents mots, et les Sages ont écrit des commentaires de la prière qui les transmettent; mais ce n'est pas la connaissance intellectuelle et cérébrale et abstraite d'une linguistique ou mathématique religieuse!
- concevoir la prière comme une action qui atteint sa cible et la réalise.
- concevoir la prière comme une action qui améliore un état du monde en permettant à la bénédiction de mieux y circuler; cette amélioration se produit non seulement en améliorant celui qui prie mais aussi en améliorant le lien du monde visible avec le monde invisible.

Il est interdit de prier sans cavana.


"Il vaut mieux prier un peu avec cavana que beaucoup sans cavana" : ces mots pourraient vous choquer; ils ne sont pas de moi mais ce sont les mots mêmes
du commencement de tout le Choulkhan Aroukh qui définit par là "la règle" de la pratique juive (Choul'hane Âroukh, Ora'h 'Hayim 1, 4 et 60, 4). Ne pas prier ainsi, c'est comme une fondation de maison qui, si elle n'est pas parfaite, fait que tout le batiment ne vaut rien et s'écroulera sûrement. C'est donc la base de la prière et de toute mitsva
Il vaut mieux prier un peu avec cavana que beaucoup sans cavana, mais ce principe ne peut pas être utilisé pour réduire le temps que l'on doit accorder à la prière et le juif a trois prières obligatoires par jour qui comprennent tout une séquence précise. Le fait de prier est déjà en soi une intention. De nombreux textes discutent de la question de savoir s'il faut ou non  reprendre une prière, une bénédiction ou une mitsva qui n'aurait pas été réalisée avec une véritable intention.
Dans son livre grandiose et unique dans sa pédagogie, intitulé Réchite 'Hokhma, le grand Rav Eliahou ben Moché Vidas dit de façon claire et catégorique:
"si le coeur n'est pas en cela, les paroles et les choses faites sont comme un corps sans âme vivante" (Chapitre Yirea  15, 53):

" im halev éino cham, nimtséou haddévarim ké gouf bélo néchama".

Techniquement cela exige de consacrer un moment préalable pour notre mise en condition avant de commencer la prière afin de rejoindre intérieurement ces états (voir Bérakhote 5a) comme ceci:

- exercice de présence à notre corps dans tous ses membres (ce qui nous éloigne totalement du tourbillon des pensées étrangères): c'est"hinéni, me voici, je suis ici", comme disent les prophètes quand D.ieu les interpelle,

- sensation de présence à tout notre être,

- sensation de la respiration qui est néchima/néchama comme le dit le dernier verset de tous les psaumes, de façon à aspirer et recevoir la vie depuis sa source divine et nous expanser à notre tour en don vers cette source en un souffle d'amour (ne pas nommer ce second temps "expiration-acte de mourir! mais souffler),

- de "maintenir" cette conscience pendant la prière.

- de "recevoir", en même temps que nous pratiquons ces mouvements de nous rendre présents.

- de s'y entrainer en ayant "constamment" la représentation intérieure de la présence de D. devant soi pendant la journée comme il est dit chiviti Hachém lé négdi tamid.

- pour cela, on peut aussi dire avant la prière le petit texte traditionnel de préparation intérieure et de réunion et d'union, dénommé lé chém yi'houd,

Ces principes qui viennent d'être exposés sur la cavana se trouvent dans
- Isaïe 29, 13
- Bérakhote  6a, 13a
- Pirqé avote, les Principes des Pères 2, 13
- Michné Torah de Maïmonide (Téfila 4, 15-16), le Guide des perplexes 3, 51
- Le Kouzari 3, 5
- Choul'hane Âroukh, Ora'h 'Hayim 1, 4.

Les premières bénédictions du matin, depuis le Modé ou Moda ani léfanéika... sont justement le moment idéal pour amorcer cette forme de prière car tous les membres de notre être et tous les niveaux de notre être sont ainsi présents dans nos mots et dans l'union à D.ieu: c'est cela prier avec cavanna. Si vous vous entrainez à cela, vous avez compris et réalisé ce qu'est la méditation juive.

Pour vous y former davantage, lisez nos articles sur Modia:
- la médiation juive (lien ici)
- la respiration juive (lien ici)
- les articles sur le corps dans le judaïsme   (lien ici).

- toutes nos pages de photos sont simplement et uniquement un exercice pour être présent et, dans cette présence, rencontrer le don divin qui est bonté, beauté, chant (lien avec la page des photos).

Et approfondissez cette pratique par tous ces autres liens-ci de Modia: liens sur de nombreuses pages. Ce sera pour vous une véritable formation pratique à la prière et à la réussite de "prier avec intention et présence véritable".

Alors, toute la prière devient une respiration qui est : intériorité, présence, relation, amour, union humain-divin. Et nous devenons capable de prier comme le faisaient les Sages et nous l'enseignaient par le chant unique qu'est "Yédid néfech, aimé de mon être". Vous en trouverez la présentation et le commentaire sur cette autre page (lien). Reprenons ces mots:

Présence:
nous comprenons maintenant pourquoi dans les synagogues, il y a souvent ce verset des psaumes devant les yeux de tous: "chiviti Hachém lé négdi tamid, je me suis représenté Hachem toujours face à moi". Ou "Sache devant qui tu te tiens, devant le Roi des rois, Haqqaddoch baroukh Hou".


Comme dit le prophète Jérémie (11,15), mettant ces mots envers nous dans la bouche de D.ieu:
"Mé lididi bévéiti? Que vient faire mon bien-aimé dans ma maison?"


C'est la présence à l'intérieur, l'intériorité, la "pnimioute" en hébreu.

Relation d'amour:
Cette présence est alors relation de bien-aimé à Bien-Aimé, comme dit le Cantique des Cantiques: "Ani lédodi vé Dodi li, je suis vers mon Bien aimé et mon Bien-aimé est vers moi". C'est vraiment une liaison, une "relation-vers" et qui part alors dans une aventure d'amour, ce qui est le dernier verset du Cantique des Cantiques: "
"Béra'h dodi oudémé-lékha litsvi o léôfér haayalim, âl haré vésamim,
Fuis, mon bien-aimé, et semblable au chevreuil ou au faon des biches,sur les montagnes des parfums" .

L'assemblage en unité de ces dynamiques produit l'appellation de "Yédid néfech, ami de mon être intime". C'est le titre et premier verset d'un poème d'amour très célèbre chanté dans toutes les communautés. La source de cette expression est en Jérémie 12, 7 où il décrit -à l'inverse- l'éloignement qui est le plus souvent notre relation à D.ieu par manque de cette activité dont nous parlons ici:
"j'ai abandonné ma maison, délaissé mon domaine, et j'ai donné yédidout nafchi (l'amour de mon être) dans les mains de ses ennemis".

Lisez sur cette page (bientôt en ligne) cette prière de "Yédid néfech"  qui est un poème d'amour au niveau du Cantique des Cantiques, si cela est possible. Elle résume bien ces dynamiques sur lesquelles nous nous exerçons ici. Et maintenant, nous le comprendrons mieux en chantant ce poème le jour du Chabbat.
Ce qui renforce encore tout ce que nous avons compris ci-dessus, c'est que l'auteur du poème d'amour, Ribbi Eliézer Azikri (16e siècle) a écrit un livre "Séfér 'haredim" dans lequel il déploie tout ce que je présente ici et en allant jusqu'à le placer au niveau de chaque organe du corps. Il présente également ainsi toutes les mitsvotes ou prescriptions des actes que la Torah nous dit de réaliser, en les classant selon les différents organes du corps.
Tout cela pour que nous réalisions bien que notre prière et notre lien constant à D.ieu ne sont pas dans les idées ni dans les sphères supra-naturelles mais exactement "en nous".
C'est bien pour cela que les premières bénédictions du matin sont exactement l'entrainement à tout ce que nous avons ici décrit. Et celui ou celle qui ont compris cette page, s'exerceront d'abord très lentement à vivre pleinement chacun de tous les mots de ces premières bénédictions matinales.
Elles donneront ainsi l'axe exact pour toute la journée et pour toutes les prières et pour tous les actes et pour toutes les pensées et pour toutes les relations.
Et, nul doute qu'un équilibre de tout l'être se développe ainsi et se renforce de jour en jour.

Les parents ont à éduquer leurs enfants à cette expérience de la prière. C'est une "existence". L'existence juive. Beaucoup qui ne l'ont pas reçu pensent que cela n'existe pas dans le judaïsme et vont le chercher dans d'autres philosophies ou religions ou technique de "new age"!

 



La prière en "minyane":

Tout ce que nous avons dit ci-dessus ne s'applique pas seulement à l'individu mais aussi au collectif. Le miniane nous en éclaircit le sens.

Ce mot, signifiant "nombre" ou "quorum" est une assemblée de dix Juifs qui "sont bar-mitsva", c'est-à-dire qui ont dépassé l'âge de 13 ans qui est l'âge à partir duquel on doit accomplir les mitsvotes prescrites dans la Torah.
Ce nombre est cité dans la prière d'Avraham pour sauver Sodome (Béréchite 18, 32).
Il est préférable de faire la prière dans un minyane -car la Chékhina y réside davantage- que dans la prière individuelle ou dans la prière à deux ou à trois (voit Bérakhote 6a). De même lisez le psaume 82, 1 : 
mizmor lé Assaf, Eloqim nitsav ba-âdate -El, bé qérév Eloqim yichpote,
"Psaume d'Assaf. D.ieu se tient dans l'assemblée divine, au sein des juges Il juge".

L'exemple du minyane vient du groupe des dix chefs de tribus qui furent envoyés par Moché pour aller prendre connaissance de la terre et bien en témoigner (lire Bémidbar 14, 27 et son commentaire dans Bérakhote 21b et dans Méguila 23b) ; ce groupe fut d'abord nommé édâ comme dans le psaume ci-dessus.
On parle de minyane comme d'un quota de 10 quand il est atteint.

Tout Juif a valeur personnelle pour rendre complet et plein le minyane, quel que soit son degré de science ou de sainteté. Et 9 grands Sages, instruits, saints, considérés et riches, etc ne sont rien sans ce dixième, fut-il le plus simple.
Cela doit nous inspirer un immense respect pour tous et avec égalité.
Ce ne sont pas nos critères ni nos jugements qui fixent le caractère saint du peuple juif et la présence de la Chékhina. Si les hommes en avaient décidés, dans leur vanité les choses eussent été autres !

Il y a des prières ou forment religieuses qui nécessitent un minyane :
- dire le qaddiche.
- dire l'appel de prier nommé Barékhou.
- répéter la Âmida avec la qédoucha (Voyez Vayiqra 22, 32).
- lire publiquement la Torah et la Haftarah (Méguila 4, 3).
- faire la bénédiction des Cohanim.
- dire la prière d'aide aux endeuillés (maâmad oumochave).
- les 7 bénédictions du mariage (chévâ bérakhotes).
- l'une des formules de bénédiction avant la prière de la fin du repas (birkate hammazone).
S'il y a un minyane, ces prières peuvent se faire, quel que soit l'endroit ou le type de batiment, sans synagogue, sur un lieu de travail, dans une maison familiale, en avion, etc.
L'importance du minyane et du 10e incitent les Juifs à sentir le devoir de se rendre à la synagogue pour aider la communauté à pouvoir prier. Egalement, à s'y rendre dès le début de la prière.
Il va de soi qu'il ne s'agit pas seulement d'une présence physique et, donc, tout membre d'un minyane doit veiller à ne pas perturber la prière des autres par la parole sur des sujets divers.


Un exemple de cavana
l'intention qui accompagne l'allumage des bougies de la fête de 'Hanouka
Prenons le livre de prières du public juif tunisien dénommé Iche matslia'h, page 598. Il ne s'agit nullement d'un livre réservé à des caballistes. Les intentions nommées dans le texte préalable à dire avant la bénédiction d'allumer sont les suivantes :
• intention de réaliser la mitsva demandée.
• intention de corriger les atteintes qui ont été portées à la racine (choréche) des choses dans le monde d'en-haut (ôlam êliyone).
• l'intention de l'allumage de la lumière de 'hanouka (adlaqate nér 'hanouka) est subdivisée en intention concernant la lampe (nér), intention concernant l'huile (chéméne) et l'action de la placer (assamate hachéméne), intention concernant la mèche (pétila) et l'action de la placer (hassamate happétila), intention concernant l'allumage de la mèche (adlaqate happétila), l'intention concernant la montée de la flamme âliyate hachalhévéte).
• l'intention de comprendre et participer à ce que les Sages ont mis dans les mots qui composent la bénédiction :
- les 3 unions des noms de D. qui sont exprimées dans la guématria du mot nér (lampe),
- le nom saint na'hal composé des 3 initiales de la bénédiction léhadliq nér 'hanouka et qui réfère au sens de la fête où la bonté l'emporte sur le mal (mêmes initales dans le verset notsér 'hésséd laalafim "accorde bonté aux milliers" de créatures); comme nous l'avons exposé en fin du commentaire de la paracha Miqéts. En effet, na'halsignifie en hébreu, le ruisseau ou le torrent et indique le flux total de la bénédiction du descend d'en-haut comme il est dit dans le verset 74, 15 des psaumes, ata vaqaêta maêyane vana'hal "Toi tu as fait la source et le torrent".

A 'Hanouka, nous faisons descendre cette lumière d'En-haut vers notre monde d'en-bas en la prenant du chaméch placé en position supérieure sur le chandelier, la 'hanoukia.
Cette manifestation de la bonté divine étant exprimée par le nom de D. El, il est expliqué dans ce texte préalable que le doublement de ce nom puisqu'il correspond à la bonté dans le monde d'en-haut et dans notre monde, est égal à la guématria des lettres chine ayine qui ont une guématria de 470 dans toutes leurs lettres.  Et ces deux lettres sont comprises dans le texte de la prière, dans le mot âssa de la bénédiction qui dit : ché âssa nissim, "qui as fait des miracles".
Evidemment, ce texte du siddour (livre de la prière) est un abrégé des commentaires du Ari, zal. Cela est donné en abrégé au peuple pour inciter chacun à aller étudier afin de comprendre toute la richesse de ce qui est dit et fait.
Ainsi, la bénédiction de 'Hanouka, dans la version sépharade qui est prise comme référence par le Ari comporte 13 mots en référence aux 13 termes de ra'hamim, de miséricorde de D. et aussi à la guématria du mot ahav, l'amour.

Chaque terme de la seconde bénédiction, comme le mot nissim comporte les mêmes richesses de contenu et d'enseignement. Il va de soi que ce n'est pas le lieu d'ouvrir cet enseignement ; ceci est donné, strictement à partir du siddour public pour donner à comprendre ce qu'est l'intention dans la prière, et pour indiquer comment et auprès de qui étudier. L'évènement historique n'est qu'un lieu et temps de ces dynamiques et il n'est pas le fait célébré. Il est célébré pour nous enseigner et pour nous apporter la bénédiction et le bonheur dans le monde, comme il est dit : assaguévéhou ki yadâ chemi, (psaume 91, 14) "Je le grandirai car il connaît Mon nom".

Ceci est un bref aperçu de ce que vit toute la masse du peuple juif dans la mission qu'il a reçue, et non pas de ce que vivent des cercles ésotériques.



Prière et sincérité des middotes

Enfin pour ceux qui ne sont pas à même de lire dans le Talmud, qu'ils méditent, cette traduction de ce que nos Sages ont dit avec précision sur ce point dans le traité Taânite, page 25 b :

"Nos rabbins ont enseigné en donnant l'exemple de ce qui s'est passé pour Ribbi Eliêzer qui avait promulgué un jeune de 13 jours au peuple et la pluie ne tombait toujours pas. A la fin, le peuple commencer à quitter les lieux et à rentrer chez soi. Il leur dit alors : préparez vos tombes pour vous-mêmes. Tout le peuple éclata en larmes et les pluies commencèrent à tomber."

"Encore un autre épisode instructif de Ribbi Eliézér qui était allé dire devant la téva 24 bénédictions (ce nombre correspond à tous les livres du Tanakh, donc quelqu'un de son niveau mobilise ainsi toute la science et toute la puissance et tous les mérites des lettres de tout le Tanakh). Et il ne fut pas exaucé ! Alla après lui Ribbi Âqiva et il dit : 'Avinou Malkénou éine lanou mélékh élla Ata, Avinou Malkénou lémaânékha ra'hém âlénou (Notre Père, Notre Roi, nous n'avons pas d'autre Roi que Toi, Notre Père, Notre Roi, pour Toi-même aies ra'hamim, fais miséricorde envers nous). Et les pluies tombèrent. Les rabbins commencèrent à se réjouirent à son propos. Une voix céleste sortit et dit : ce n'est pas parce que l'un serait supérieur à l'autre (que la prière a été exaucée), c'est parce que l'un (parvient à) surmonter ses propres caractéristiques (maâvir âl midotav) et l'autre n'y parvient pas."

Chaque terme de ces deux épisodes est plein d'enseignement si nous en faisons une analyse fine.

Je propose que plusieurs lecteurs se mettent d'accord pour analyser ce texte et échangent entre eux ensuite.


Suite de cette page, avec l'exemple du Roi David, dans le texte de sa prière du psaume 142 ; voir le commentaire.

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