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La prière pour les malades et la bénédiction du "gomel"
(Birkate haggomel pour remercier d'être sauvé)

Présentation et étude
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basés sur les livres de nos Sages
Site Modia http://www.modia.org


Table des matières avec liens

Les psaumes recommandés pendant la maladie sont les psaumes 6,... 12,... 20,... 23,... 30...58
Voir le texte de ces psaumes et leur commentaire sur cette page de Modia:
http://www.modia.org/priere/lespsaumes.html
Coutume de changer le nom du malade en état de danger
Règles de la prière pour les malades
Bénédiction pour la guérison
Texte de la prière pour les femmes
Texte de la prière pour les hommes
La bénédiction du Gomel, selon la halakha



Soutien entre lecteurs
Demande de prières pour les malades


Demande de prières pour obtenir la santé et le courage nécessaire
( Reportez-vous à ce lien-ci pour trouver les psaumes correspondant au besoin de votre coeur dans la prière.
Le Talmud nous recommande l'étude de la Torah en cas de maladie et le Middrache Vayiqra Rabba 19,2 et 25,1 précise: "quand la Torah dit qu'elle est arbre de vie, il n'est pas ajouté dans ce verset: un arbre de vie pour ceux qui peinent mais un arbre de vie pour ceux qui s'en rendent maîtres, pour ceux qui la mettent en pratique,pour ceux qui s'y tiennent avec fermeté" ).

N'oublions pas que le soutien concret des malades est un devoir car le malade est le pauvre absolu disent nos textes. Et le faire positivement, non pas comme je l'ai entendu ("tu n'as besoin de rien?). Aller ou ne pas le visiter quand cela fatiguerait. Le Talmud Bérakhote 5a nous rappelle aussi comment se comporter avec ceux qui sont malades et souffrent: pas de baratin ni morale facile mais le coeur concret:
"Ribbi Yo'hanane tomba malade et Ribbi 'Hanina alla le visiter et lui dit:
- Est-ce que ces souffrances envoyées par le Ciel te sont agréables à supporter, et en pensant de plus à la récompense que cela te produira dans le monde à venir?
- Ni cela, ni cela. (dit l'autre, qui est un grand Sage mais souffre et est probablement exaspéré par cette attitude déplacée et insensible).
- Donne-moi ta main.
Ribbi Yo'hanane lui donna la main et fut guéri".
Lui-même vécut la même séquence ensuite en visitant un autre.
Le Talmud tire cette leçon: "on ne se guérit pas par soi-même seulement, un prisonnier ne se libère pas tout seul". Donc, c'est au moins un devoir de bonté que de prier pour les malades. Et ils ne sont pas seuls alors.

Noms de quelques malades pour lesquels une intention est demandée dans la prière (dire le psaume 31, ici et le psaume 71):


Meirav bat Nadra

Je vous demande personnellement une aide et vous demande de la communiquer à vos proches et vos communautes:

Je soutiens moralement depuis près de 20 ans celle qui était alors une étudiante en Israël, brillante et appréciée de tous, et rayonnante envers les autres, et s'orientant vers une profession de service psychologique envers autrui, et chez qui se déclara une maladie génétique mondialement rare qui l'a réduite à une dépendance totale que l'entourage n'a pas pu assumer et même les services sociaux et medicaux que très partiellement.
La situation est arrivée à un degré extrême et pourtant elle est parvenue "par elle-même" au long des années à organiser et à mobiliser des chercheurs dans le monde qui obtiennent maintenant les autorisations pour les traitements d'essais. Mais le progrès médical de la recherche n'avance pas au rythme de la dégradation chez cette Juive exceptionnelle qui garde à la fois sa clarte d'esprit totale, son courage et sa confiance en D.ieu mais une course contre la montre est vraiment engagée cette fois. Cela demande notre prière pour elle, sa force, pour le succès des traitements et sa guérison dont vous serez co-acteurs par votre prière.
Voici son nom pour la recommander et la faire recommander à vos amis, communautés et sites: Meirav bat Nadra
Que la bénédiction vous en revienne:
Rav Yehoshua Rahamim Dipour
Yerouchalayim





                                                                           
Traité Nédarim, page 40: "le malade est le pauvre absolu".


  Coutume de changer le nom du malade en état de danger
Après conseil pris auprès de rabbins, on peut changer le nom de la personne gravement malade afin de la soustraire au courant qui l'influençait actuellement et on ajoute alors généralement le nom Hayim au premier nom pour un homme. Pour une femme, on n'ajoute pas les noms Ra'hel, Léa, Tamar ou Bat Chévâ (cf. Livre Kérem Chélomo) mais on ajoute généralement 'Hava (Eve) qui est la mère des vivants ou 'Haya ou  'Hanna qui retrouva la vie par la maternité.
Une prière est dite pour ce rite. Ensuite, quand la personne aura retrouvé la santé, elle devra être nommée uniquement par ce nouveau nom complété, par exemple aussi quand elle est appelée pour la montée à la Torah, et il faudra veiller à ne plus l'appeler par le nom précédent qui ne la concerne plus.

Rappelons aussi que dans la prière de la âmida ou des 18 bénédictions que l'on dit à chacun des trois offices quotidiens, il y a une prière pour les malades "réfaénou" (guéris-nous). Entre les 3 premières bénédictions de la âmida et les 3 dernières bénédictions, les prières correspondent aux besoins des particuliers et on peut alors s'interrompre un instant pour recommander, par exemple, les malades en pensant à leur nom.
 


Voici les règles de la prière pour les malades :
 
 

Règle générale pour tous les cas

Avant tout, il est vital pour la santé des malades de comprendre ceci:
- la visite aux malades est une mitsva qui redonne vie.
- mais on ne doit jamais visiter des malades quand on sait que leur état est trop grave et qu'ils ne supportent pas la fatigue ou les risques d'infection que cela entraîne toujours
- A ce moment-là, seuls les plus proches qui sont nécessaires au traitement doivent avoir accès ; les autres proches ou amis ou connaissances doivent à tout prix comprendre qu'ils mettent en péril la vie du malade par la démonstration de présence.
- les familles sont souvent dans l'incapacité de dire cela aux visiteurs et cette préoccupation de gérer ces visites qui ne devraient pas avoir lieu leur crée une souffance supplémentaire. Les soignants laissent cette gestion délicate aux familles et, finalement, c'est le malade qui en pâtit gravement.
- Le bon sens, la morale et l'affection se rejoignent ici.

 

 
Bénédiction pour la guérison

- on nomme les malades par le nom hébraïque suivi de la filiation à la mère qui est la souce directe de la vie, par exemple David ben Sarah, ou Dévorah bat Léa.
Ben signifie "fils de", et bate signifie "fille de".
- on nomme d'abord tous les malades d'Israël et, ensuite on y inclut le nom ou les noms des malades pour lesquels on prie. - on dit "pour les malades d'Israël" mais ensuite quand on nomme le ou la malade on ne dit plus le mot malade" puisque, justement, on veut le considérer comme en retour vers la santé.
Quand la prière est faire le Chabbate (lien ici), on ajoute une phrase qui fait allusion au Chabbate. De même pour le Yom tov (lien ici) qui est aussi considéré comme une sorte de Chabbate.
 
On peut réciter les différents psaumes.




Voici le texte de la prière pour les femmes :

Mi ché bérakh imoténou ha qédochote vé ha téhorote
Celui qui a béni nos matriarches saintes et pures

Sara vé Rivqa, Ra'hél vé Léa,
Sara et Rivka, Ra'hél et Léa,

Hou yévarékh éte kol 'holé Yisrael ouvikhlalam yévarékh éte
Il bénira tous les malades d'Israël et parmi eux Il bénira
(X bate Y)

véyichlakh la, ha El, réfoua chéléma
et Il lui enverra, le D.ieu de bonté, guérison complète

bé ranav évaréya ou vé chassa guidéya.
dans ses 252 organes et dans ses 365 nerfs.

El na réfa na la.
D.ieu, je T'en prie, guéris-la, je T'en prie.

(Chabbate hi mi lizôq, ou réfoua qérova la vo.)
(C'est Chabbate, s'abstenir de génir, et la guérison est proche à venir.)

Vékhén yéhi ratsone, vénomar amen.
Et que ce soit la volonté, et que l'on dise : Amen.
 



Voici le texte de la prière pour les hommes :

Mi ché bérakh avoténou ha qédochim vé ha téhorim
Celui qui a béni nos patriarches saints et purs

Avraham, Yits'haq vé Yaâqov, Moché vé Aharone, David ou Chélomo,

Hou yévarékh éte kol 'holé Yisrael ouvikhlalam yévarékh éte
Il bénira tous les malades d'Israël et parmi eux Il bénira
(X bén Y)

véyichlakh lo, ha El, réfoua chéléma
et Il lui enverra, le D.ieu de bonté, guérison complète

bé rama'h évarav ou vé chassa guidéya.
dans ses 248 organes et dans ses 365 nerfs.

El na réfa na lo.
D.ieu, je T'en prie, guéris-la, je T'en prie.

(Chabbate hi mi lizôq, ou réfoua qérova la vo.)
(C'est Chabbate, s'abstenir de gémir, et la guérison est proche à venir.)

Vékhén yéhi ratsone, vénomar amen.
Et que ce soit la volonté, et que l'on dise : Amen.
 



La bénédiction du Gomel, selon la halakha : 
• elle se prononce quand on a échappé à un péril dont les exemples de base sont : la traversée d'un désert, un accident ou une maladie qui auraient pu attenter à la vie, un voyage de plus de 72 minutes de ville à ville, un voyage en bateau ou en avion. Si c'est un voyage quotidien et identique, on ne la dit qu'une fois par mois. 

• la femme la prononce aussi après la naissance du bébé, après les 7 jours. 

• elle peut être dite par une personne, par un groupe ou par une collectivité.

• c'est l'expression de la reconnaissance du don gratuit et renouvelé que D.ieu nous fait de la vie malgré notre manque de droit et de mérite pour cela.

• elle doit se dire devant  un miniane (rassemblement) de 10 hommes ayant accompli leur bar-mitsva.

• la femme la prononce aussi après la naissance du bébé, après les 7 jours, de la même manière depuis l'endroit où se tiennent les femmes. Si elle le préfère, par pudeur, elle peut être représentée par un homme qui la dit pour elle, à condition qu'il ait ainsi l'intention de la représenter et de la dispenser, et si elle le mandate ainsi. Cete pratique vaut également pour les hommes ; ainsi une seule personne peut représenter les autres.

• La bénédiction se dit généralement après la lecture publique de la Torah le Chabbate ou le lundi matin ou le jeudi matin. On la dit généralement après la dernière montée à la Torah, après la bénédiction du lecteur, avant le qadish de "machlim" qui clôture la lecture de la Torah, et avant la lecture de la Haftara (pour le cas du Chabbate).

• On veille à ne pas attendre plus de trois jours pour la dire mais, si on a attendu, on doit cependant le faire ensuite.

• Elle doit être accompagnée de tsédaqa, don de bienfaisance pour les pauvres, pour les oeuvres qui contribuent à la diffusion de la Torah (par exemple Modia), pour les couples pauvres qui vont se marier, pour les besoins de la synagogue.

• La formule est :
- Odé Hachém békhol-lévav. Bé sod yécharim vé êda
- Baroukh ata Hachém Eloqénou mélékh ha ôlam haggomel lé'hayavim tovote ché guémalani kol touv.

 Les assistants répondent : Amen et ajoutent
Ha El ché guémalakh kol touv Hou yighmolékh kol touv sélah

Celui qui a dit le birkate haggomel répond : Amen, kén yéhi ratsone.

Le sens est :
Béni Toi Hachém notre D.ieu qui fais du bien à ceux qui sont pourtant en faute, car tu m'as accordé tout le bien. Amen.
Que D.ieu qui t'as fait tout le bien, te fasse tout le bien éternellement.



La bénédiction du Gomel, étude dans les sources de  la halakha : 
• Elle est indiquée dans le Traité Chabbate 54b, dans Miché Torah du Rambam, partie Bérakhote 10, 8, dans le Choul'hane Aroukh, livre Ora'h 'Hayim 219, 3.

• Puisque Modia est un Beit Middrache d'étude, voici le texte du Talmud pour l'étudier et faire que la bénédiction soit dite avec intention :

Ribbi Yéhouda dit au nom de Rav que quatre groupes doivent rendre grâce à D.ieu : ceux qui voyagent en mer, ceux qui traversent les déserts, ceux qui ont été guéris de maladie, les prisonniers qui ont été délivrés.
Comment le sait-on en ce qui concerne les voyageurs par mer ? Car il est dit :
(Psaume 107, 23...) Ceux qui descendent en mer sur des bateaux... ont vu les oeuvres de D.ieu. Un vent d'orage séleva et les abîmes s'élèvent aux cieux et s'abaissent, ils tremblent et s'agitent comme un homme ivre, ils invoquent D.ieu dans leur angoisse et Il les délivre de leurs inquiétudes, il a changé l'orage en bruissement et ils se réjouissent du calme, Ils rendent grâce à D.ieu et ils racontent Ses merveilles aux hommes.
Comment le sait-on pour ceux qui traversent les déserts ? Car il est dit :
(Psaume 107...) Ils sont égarés dans le désert (4), dans la solitude du chemin, ils n'ont pas trouvé de ville habitée. Ils ont invoqué D.ieu qui les a fait marcher dans un chemin droit (7). Ils rendent grâce à D.ieu (8).
Comment le sait-on pour celui qui a été guéri de maladie ? Car il est dit :
(idem) Les sots doivent souffrir de leur conduite muvaise et de leurs péchés (17). Toute nourriture répugne à leur âme (18). Ils invoquent D.ieu dans leur angoisse (19). Il envoie son ordre et les guérit (20). Qu'ils rendent donc grâce à D.ieu (21).
Comment le sait-on pour le prisonnier délivré de prison ? Car il est dit :
(idem, 10-14) Ceux qui habitent dans les ténèbres et les ombres de la mort parce qu'ils se sont révoltés contre la parole de D.ieu, il ploya avec peine leur coeur? Il ont invoqué Hachém dans leur angoisse, Il les délivre des ténèbres et des ombres de la mort. Qu'ils rendent donc grâce à D.ieu.
Quelle est pour ces cas la formule de bénédiction ? Selon Ribbi Yéhouda on dit : Béni Celui qui accorde des bienfaits.
Abayé dit : on doit le dire devant dix personnes comme il est dit (Psaume 107, 32) : ils l'élèvent en assemblée du peuple.
Mar Zoutra ajoute que deux d'entre eux doivent être des Sages comme il est dit : ils le louent dans le séjour des vieillards.
Mais, demanda Rav Aché, ne faut-il pas conclure que tous doivent être de Sages ? Il n'est pas dit "dans l'assemblée des vieillards" mais "dans l'assemblée du peuple ".
Mais comment sait-on que sur dix la majorité peut être des gens du peuple contre deux Sages ? Cette question n'est pas réglée .
Ribbi Yéhouda tomba malade puis fut guéri. Ribbi 'Hann de Bagdad et les Sages se rendirent auprès de lui et lui dirent : Béni D.ieu de ce qu'Il t'a rendu à nous, au lieu de te livrer à la mort.
Par ces mots, leur dit-il, vous m'avez dispensé de l'action de grâces.
Mais Abbayé ne dit-ilpas qu'il faut rendre grâces devant dix personnes . Ils étaient en effet dix.
Pourtant, ne peut-on pas lui reprocher de ne pas l'avoir récitée lui-même ? Il suffit de répondre "Amen" à la récitation d'autrui.

Cette page nous apprend une règle :
- il faut connaître avec précision la halakha (on doit étudier deux halakhotes chaque jour au moins).
- il faut aller aux sources de la halakha et les étudier.
- cela seul nous réunit à la Torah et nous donne l'intention (cavana) lors de la prière.
- cela nous fait vivre intérieurement en compagnie des Sages.
 

(Etude réalisée en remerciement pour une bonté reçue, après avoir fait le gomel et donné la tsédaqa).


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