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Dufour

Etudier les psaumes et leurs commentaires
Sur cette page, les psaumes 31, 58, 59 et 83
spécialement recommandés contre les ennemis qui médisent du peuple juif.

Etudes pour découvrir la puissance de leur enseignement sur la Torah et sur la vie.

Traductions et commentaires
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basés sur les livres de nos Sages

Les psaumes recommandés pendant la maladie sont les psaumes 6, 12, 20, 23, 30. 
 Voir le texte de ces psaumes et leur commentaire sur cette page de Modia 
 http://www.modia.org/priere/lespsaumes.html#6


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Rappel : 
- la mitsva de sauver les prisonniers
- nos prisonniers d'Iran, présents à nos coeurs
- nos prisonniers de guerre, présents à chaque instant

 


(Photo de l'auteur)



Le psaume 31
Ce psaume est toujours cité contre le "mauvais oeil". Qu'est-ce que cela veut dire ? Il s'agit des situations où les ennemis mobilisent toutes les forces possibles contre quelqu'un, non seulement les forces militaires mais aussi les forces bien plus mortelles de la médisance, de la jalousie, du souhait de malheur, etc.
Voyez aussi notre commentaire des psaumes 58 et 59.
Ce psaume ne décrit pas une situation précise du Roi David afin que chacun puisse l'utiliser pour ses propres besoins.

Voici maintenant la structure du psaume 31. 
Il est composé de deux parties A et B (versets 2-9 et versets 10-23) qui sont bâties de la même manière :
- d'abord la plainte qui décrit les malheurs (A1: verset 2-7, et B1: versets 10-19).
- puis le souvenir des bontés, la louange (A2: versets 8-9, et B2: versets 20-23).
Enfin, après ces deux parties semblables, le psaume se conclut sur un appel à tous d'aimer Hachém, d'avoir confiance et de se renforcer ainsi (versets 24-25).

Voici maintenant la traduction du texte hébraïque du psaume.  Nous pourrons ainsi dépouiller précisément cette structure, afin de pouvoir prier selon ce rythme qui nous enseigne comment prier dans les circonstances les plus tragiques.

Premier verset qui résume tout
"Au vainqueur (ou "au chef des chantres"), psaume de David".

Première partie (A)
D'abord la plainte qui décrit les malheurs (A1: verset 2-7).

Verset 2
"En Toi, Hachém, je me suis abrité. Je ne serai déçu jamais. Dans Ta justice, retire-moi du danger".
Ce verset situe les deux termes : celui qui prie est quelqu'un de menacé au point qu'il doit vivre protégé et n'a plus d'autre défense et protection que D.ieu Lui-même, et il supplie que D.ieu le sauve et il dit sa confiance contrairement à toutes les déceptions qu'il a eues de la part des humains. Cette "justice tienne" est, en fait, la Chékhina divine qui réside avec nous.

Verset 3
"Tends vers moi Ton oreille, vite sauve-moi. Sois pour moi un rocher, une forteresse, une citadelle où j'aurai le salut".
Ce verset précise et intensifie la demande ; ce ne doit pas être vague mais une relation personnelle, un véritable salut. Et la protection doit être intense et solide. On trouve ici les mots fréquents dans les psaumes : rocher (tsour),  maôz (forteresse), métsouda (citadelle) et salut (hochiâ).
Cela est bien plus que aide, c'est la solution définitive à une menace totale.

Verset 4 
"Car mon rocher et ma citadelle c'est Toi, et pour Ton Nom Tu me guideras et Tu me dirigeras".
Ici, on précise encore ; on ne dit pas : sois un rocher, mais Tu es mon rocher. Ce n'est pas ailleurs, et c'est Toi. Et on se place dans l'ordre de l'amour car cela est demandé en raison d'une relation d'amour. En effet, quand on aime, on ne peut pas refuser car l'aide repose sur l'amour seul. Et cet amour devient le moteur qui mènera la vie et la pilotera.

Verset 5
"Tu me feras sortir de ce filet dans lequel ils m'ont enserré, car Toi Tu est ma forteresse".
Maintenant on précise les tactiques des adversaires qui précédaient cette protection : un piège fourbe dans lequel on est tombé. Au lieu de cela, désormais nous aurons une aura de protection très forte et positive, inébranlable et nous ressentirons la force au lieu de la chute, de la vulnérabilité, et de la menace.

Verset 6
"Dans Ta main, je confierai mon esprit. Tu m'as sauvé, Hachém, D.ieu de vérité".
Celui qui était menacé est arrivé ici à une relation d'amour en toute proximité et me se reposer totalement sur l'Aimé. Il est la vérité totale, comme l'expriment les lettres de ce mot EMET en hébreu (1e lettre, lettre médiane et lettre finale de l'alphabet). Et le nom qui nomme D.ieu est ici celui de la bonté: El. On reste tendu vers le salut et il est atteint.

Verset 7
"J'ai haï ceux qui gardent des relations vaines et moi, c'est vers Hachém que j'ai remis ma confiance".
Nous étions perdus dans un monde où tout est vain et menaçant, et nous avons fait le choix de Celui que nous connaissons par Sa révélation de la Torah, et nous nous plaçons totalement en confiance envers Lui. C'est la fin de la première séquence de la supplication dans le danger et de la construction de la relation de confiance.


Verset 8 Commence la partie de louange et reconnaissance, jusqu'au verset 9.
"Je serai heureux et je me réjouirai dans Ta bonté car Tu as vu ma pauvreté, et Tu as connu les drames de mon âme".
Cette fois, on dépasse enfin le drame et comment ? Par l'union en Celui qui est bonheur et joie. Le vide est devenu contenant pour ce bonheur. La pauvreté prend sens. On atteint des termes que l'on utilise dans les chants de mariage.

Verset 9
"Et Tu ne m'as pas enfermé dans la main de l'ennemi ; Tu as établi mes pieds au large".
Ce que nous vivions était exprimé en termes d'espace enfermé comme une prison, un piège. Cette fois, la cage s'est ouverte et on a retrouvé la liberté d'action.

Nous avons effectué un cycle. Et nous allons en recommencer un autre, identique (Versets 10-19). Cela nous enseigne peut-être que la vie restera un affrontement de grandes difficultés qui se renouvelleront, comme ce fut pour David et tous les Patriarches. Il faut alors tirer les leçons du cycle précédent, dans cette nouvelle épreuve. La première phase (versets 10-19) sera une plainte dans l'angoisse et la seconde phase (versets 20-23) sera à nouveau l'assurance et la louange de remerciement.

Verset 10
"Sois bon envers moi, Hachém, car dans la détresse je suis. J'ai fatigué mes yeux dans la colère, ainsi que mon âme et mon corps et mon ventre".
Situés dans la bonté, nous osons redire l'intensité de la détresse qui déchire et brise tout l'être.

Verset 11
"Car détruite dans la peine est ma vie, et mes années s'écoulent dans les gémissements. L'échec de mes forces vient de mes fautes, et mes membres sont épuisés".
Dans la confiance, nous pouvons dire à Hachém l'étendue de notre détresse réelle. Et notre faiblesse réelle qui explique toute cette situation.

Verset 12
"Pour tous mes persécuteurs, j'ai été considéré comme moins que rien ; et de même intensément pour mes voisins, et je suscitais la peur chez ceux qui me connaissaient. Ce qui me rencontraient dehors s'éloignaient loin de moi".
Ce n'est pas seulement une ruine personnelle, mais nous étions aux prises avec des véritables persécuteurs et, par faiblesse ou par gêne, ou par coopération avec eux, tous même mes proches amis se mettaient à m'éviter et à me fuir. Rien n'est pis que ces trahisons injustes venant de ceux que l'on aime, qui nous aiment et lâchent celui qui est faible.

Verset 13
"J'ai été oublié comme un mort hors des coeurs, et j'ai été comme un instrument abandonné et perdu".
Cette situation a été jusqu'à l'extrême, sans retour, dans une solitude atroce et sans pouvoir trouver d'issue.

Verset 14
"Oui, j'ai entendu les médisances nombreuses, la terreur m'environnant et m'enserrant, quand on se ligue ensemble contre moi, et pour me prendre ma vie ils complotaient".
Cela ne suffisait pas encore, après la faiblesse il a fallu que la persécution se déchaîne par la pire des armes, celle de la médisance, et non pas simplement pour nuire mais pour aller jusqu'à faire mourir. C'est la situation fréquente que vivent les Juifs et tout Israël. En ces heures, nous pouvons avoir l'assurance que nous ne vivons pas cela seuls, mais nos pères l'ont vécu et ont piloté l'histoire à travers ces larmes.

Verset 15. Ici commence la réaction positive en cette seconde partie du psaume.
"Et moi, c'est en Toi que j'ai placé ma confiance ; Hachém, j'ai dit : mon D.ieu, c'est Toi".
Au milieu de tout cela, en un instant je réagis et  je me branche en une seule réalité : Toi. Toi que je connais et qui est mon amour.

Verset 16
"Dans Ta main sont les étapes de ma vie; sauve-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs".
Je ne reste pas à contempler mes malheurs ni mes ennemis mais je vois plus loin et les étapes à venir de mon destin qui est mené par Ta main. Mais, pour cela, Tu dois me délivrer de ces obstacles qui ne sont rien pour Toi.

Verset 17
"Fais luire Ta face sur Ton serviteur, sauve-moi dans Ta bonté".
Au lieu de visage des mes ennemis, donne-moi de prendre de la distance et de me souvenir de la réalité qui est la mienne : je suis situé dans Ta lumière et si je le tiens Ta bonté pourra alors me sauver.

Verset 18
"Hachém, que je ne tombe pas dans la honte quand je T'ai appelé. Que les méchants, eux, sombrent dans la honte, qu'ils soient réduits au silence du Chéol".
Il faut cependant que Tu m'aides et renverse la situation concrète. Place les méchants là où ils ont voulu me mettre et là où se situe leur être.

Verset 19
"Qu'elles deviennent muettes les lèvres de mensonge, qui parlent avec insolence contre le tsaddiq, avec orgueil et mépris".
Fais cesser cette règle du monde.


Verset 20. Maintenant, après tout ce travail dans la prière, va venir dans la lumière la véritable situation du juste qu'est Israël.
"Quelle est immense Ta bonté, que Tu as dispensée à ceux qui Te craignent, que Tu as fais agir pour ceux qui ont confiance en Toi, en face des humains".
Tout cela se stabilise, non pas parce que nous supplions par des prières, mais c'est uniquement parce que nous vivons dans Ta crainte, cela veut dire que nous nous mettons envers Toi dans le véritable et unique rapport : Tu es le créateur du vrai bonheur et nous ne cherchons nulle part ailleurs nos raisons de vivre, et nous vivons selon Tes règles du jeu qui sont les règles de la vraie vie. Comme le dit le psaume 1 ou le psaume 128, celui qui vit ainsi dans ce que l'on nomme "crainte de D.ieu, yireat chamayim" trouve le bonheur. Il faut aller lire ces psaumes pour comprendre ce thème.

Verset 21
"Tu les as cachés dans le secret de Ta face, à l'abri des intrigues des gens, Tu les as abrités dans Ta soucca, hors de l'atteinte de la guerre des langues mauvaises".
Nous retrouvons les mots d'espace qui entoure, mais maintenant c'est Ton espace ; et il est une protection totale contre le pire des maux : la langue qui tue.

Verset 22
"Bénédiction et bonheur est Hachém, car Il m'a abrité dans Sa bonté pour moi, dans Sa ville fortifiée".
C'est un nouvel être dans un nouvel espace que nous vivons quand notre regard a retrouvé ainsi, par la prière bien guidée par le Roi David, notre lieu, notre peau, notre bouclier, notre union, notre force. Et tout cela, par l'amour que Hachém nous manifeste.

Verset 23
"Et moi j'avais dit dans mon trouble : j'ai été exilé loin de Tes yeux. Vraiment, Tu as entendu la voix de mes plaintes, en mes gémissements vers Toi".
Je ne dois plus oublier que Tu es présent à mes douleurs, que Tu les vois et les entends et que mes gémissements Te sont présents et que Tu y réponds réellement.


Verset 24. Nous abordons maintenant la conclusion du psaume après ces deux parties qui ont doublé la plainte suppliante et la louange de confiance.
"Aimez Hachém, tous ses amants épris de Lui. Ses fidèles Il les protège, Hachém. Mais Il paie immensément ceux qui agissent avec orgueil".
Nous avons le choix entre deux modes de vie : la guerre des humains brutaux et orgueilleux, ou bien l'humilité du peuple juif qui reçoit et reconnaît la Torah et va vivre là comme le demande Hachém. Même si cela semble fait rencontrer les persécutions et la misère. Mais c'est vivre dans Sa lumière, dans Sa protection de Celui qui neutralise tous les méchants si nous Lui faisons cette  confiance.

Verset 25
"Renforcez-vous et rendez fermes vos coeurs, vous tous qui espérez en Hachém".
Il ne suffit pas de s'en remettre placidement et passivement à la confiance. Il faut oser aller affronter le danger et la médisance qui s'exerceront envers le peuple juif, et cela comme il a été dit à Yehoshua dans le premier chapitre de son livre (aller le lire) : puisque nous avons reçu la Torah de lumière, la preuve et l'assurance de la protection, nous avons le devoir de nous renforcer. Hachém ne peut pas nous donner à Lui seul la force dont nous sommes capables, il a laissé cette part libre à l'homme qui décide comment il vit. Ayons confiance mais nous avons le pouvoir de nous rendre forts. Alors seulement la paix viendra dans un second temps : ôz vé chalom, force d'abord et paix ensuite.
 



Psaume 59 puis 58 contre les désinformateurs qui veulent condamner Israël par leurs mensonges et leur mauvais oeil, pour le détruire.

Toujours, il y a eu dans la vie juive, des personnes qui ont collaboré entre elles ou avec les ennemis pour détruire le meilleur de notre identité et de notre peuple. 
Ainsi David, justement à cause de son innocence, fut pourchassé par la jalousie de Chaoul (Saul) qui envoya des bandes pour le rechercher et le tuer bien qu'il fut son gendre, marié à Mikhal sa fille. Cela peut donc aller bien loin. Lisez ces épisodes en I Samuel, du chapitre 19 au chapitre 27, pour découvrir, l'intensité, la constance et la cruauté du mauvais oeil de l'ennemi, spécialement quand quelqu'un est pur et avance dans les responsabilités pour le bien des autres. Voilà pourquoi on peut dire ces psaumes spécialement pour ces personnes, surtout si elles semblent en danger physique.

Le psaume 59 commence par laménatséa'h. Nous avons déjà commenté ces premiers mots à propos du psaume 121 (lien ici).
Par là, il est fait état de chants. Le commentaire Méâm véloéz souligne que c'est une réaction juive que de chanter et louer envers le "Tout-puissant" quand la situation est dangereuse en raison de la puissance des ennemis. C'est ce que fait souvent David, ici en particulier.
Ensuite, il est écrit "altach'héte" (ne détruis pas). Cela sous-entend que D.ieu est capable d'agir et d'interdire au puissant d'atteindre ses mauvais desseins, comme il l'a fait envers Lavane.
Et quand il s'agit de Sages qui divaguent (comme Avner et Chaoul), David demande qu'il leur échappe mais qu'ils ne soient pas détruits, mais il prie pour la mort des pervers comme Doeg et A'hitofél.
L'expression "altach'héte" (ne détruis pas) concerne aussi la réaction bien humaine de devenir soi-même cruel au milieu de ceux qui le sont et mériteraient une correction.
Lisez I Samuel 19, 8-12 : vous y verrez ces différents ennemis que David eut à combattre, auxquels il faut ajouter les Filichtines, ennemis constant du peuple juif. (C'est en raison de cela que les Romains  donnèrent le nom de Palestine à la terre d'Israël pour mieux humilier les Juifs. Et aujourd'hui, nos ennemis ont repris ce nom comme emblème!). Pas par hasard.
Le psaume est nommé ensuite mikhtam. Cela veut dire que David s'y considère makh (pauvre, démuni) et tam (simple) face au Créateur malgré qu'il fréquente les grands. Voyez ces commentaires dans le Traité Sota 10b, dans le Middrache Tan'houma Dévarim 3 et dans le Middrache Téhilim  sur le psaume 9.
 

Réflexion d'actualité. Le peuple juif est soumis aujourd'hui à grande échelle à l'offensive constante contre Israël par la désinformation internationale des leaders des nations, et par leurs journalistes qui sont injustes contre Israël, cruels et veulent sa perte. Les choses doivent être dites comme elles sont. 
Ensuite, à cause de cela, les populations manipulées contre nous, s'associent à ces attaques en toute bonne foi, non-Juifs et Juifs également.
Il faut bien comprendre que ce problème est une constante de l'histoire envers Israël depuis des millénaires. L'attitude de l'Église puis de l'Islam et maintenant celle de l'Occident et des pays arabes ne font que prendre le relais d'un même problème constant. Relisez le Tanakh, notre livre d'histoire et vous découvrirez ces mêmes dynamiques contre le peuple juif d'âge en âge.
Le Roi David nous a donné les instruments d'analyse et de réponse dans ses psaumes, spécialement les psaumes 59 qui prient contre ces désinformateurs qui accusent faussement Israël et incitent à le comdamner pour mieux le détruire. Nous devons donc étudier ce psaume et le prier. Nous commençons par analyser le psaume 59 car il met plus clairement en évidence les différentes intentions du texte; alors, le psaume 58 sera clair.

Mais, auparavant, il faut faire le ménage en nous-mêmes
- dire le psaume 51 (retour et techouva au bien), 
- le psaume 52 (corriger notre propre médisance et nos propres actions contre Israël), 
- le psaume 53 (corriger nos propres injustices sociales, morales et concernant l'argent). Sans cela, il n'y a pas de sincérité ni d'écoute de nos prières car Israël est menacé simultanément et autant par notre déficiences a l'intérieur que par les ennemis de l'extérieur.
 
 

Pour bien dire avec intention ce psaume 59, en voici les principales dynamiques qui y alternent:
- l'exposé du problème (versets 2-3),
- la description des désinformateurs ennemis (versets 4-5-7-15), 
- l'aide que nous demandons à Hachém contre eux (versets 6-12-13-14),
- notre propre attitude de réaction et de confiance dans cette situation difficile (versets 10-11-17-18).

Voici maintenant la traduction du texte hébraïque du psaume.

Axe essentiel
1. Au chef des chantres. "Ne détruis pas". Hymne de David lorsque Chaoul envoya surveiller et garder sa maison pour le tuer.
2. Sauve-moi de mes ennemis, mon D.ieu , envers ceux qui se lèvent contre moi, sois mon refuge.
3. Sauve-moi des fabriquants de fourberies,  et des hommes de sang sauve-moi.

Description des ennemis et de leur tactique
4. Car, voici, ils cherchent ma vie, ils se groupent contre moi les violents, et ce n'est pas par ma faute ni à cause de mes péchés, Hachém !
5. Sans faute de ma part, ils se ruent, s'assemblent, se lancent en combat contre moi.

Demande d'aide
6. Et Toi Hachém Tsévaote, D.ieu d'Israël, réveille-Toi pour châtier tous ces peuples, n'épargne à jamais aucun de ces traîtres de vilenie.

Description des ennemis et de leur tactique
7. Ils sont revenus chaque soir comme des chiens hurlants et ils font le tour de la ville.
8. Voici, ils ont diffusé par la voix leurs messages, ce sont des épées qu'ils ont sur leurs lèvres, car ils se disent : qui peut les dévoiler ?

Demande d'aide
9. Mais Toi, Hachém, Tu Te ris d'eux, tu railles tous ces peuples.
10. Face à leur force, c'est vers Toi que je trouve ce qui me garde, car D.ieu est mon refuge.
11. D.ieu qui es bonté pour moi, viens vers moi; D.ieu me rend capable de voir en face mes ennemis.
12. Ne les tue pas, de crainte que mon peuple n'oublie tout cela; mets-les en fuite par Ta puissance", fais-les s'écrouler, notre bouclier, Adonoute.

Imprécation contre eux
13. Pécheresse est leur bouche, la parole de leurs lèvres,
qu'ils soient enfermés et victimes de leur propre orgueil,
des mensonges et des parjures qu'ils racontent.

Prière contre eux
14. Anéantis-les par Ta colère, anéantis-les, et qu'ils ne soient plus,
et qu'ils sachent que D.ieu commande sur Yaâqov,
jusqu'aux extrêmités de la terre à tout jamais.

Nouvelle description des ennemis et de leur tactique
15. Et ils sont encore revenus vers le soir, hurlant comme des chiens
et ils ont fait tout le tour de la ville.

16. Ceux-là rôdent pour dévorer ; s'ils n'en sont pas rassasiés, ils se plaignent.

Résumé final correspondant au problème initial des premiers versets
17. Quant à moi, je chanterai Ta force, et je jubilerai dès le matin de Ta bonté,
car Tu as été un refuge pour moi, et un abri le jour où la détresse fondait sur moi.

18. Ma force, vers Toi je chanterai vigoureusement,
car D.ieu est ma forteresse, le D.ieu de ma bonté.


Psaume 58
Note. Les Rabbins ont demandé spécialement de dire ce psaume pour le rétablissement rapide et complet, grâce à D.ieu, du Grand Rabbin de France (Yossef 'Hayim ben Sim'ha). Que tout mauvais oeil et toute mauvaise influence ne puisse avoir aucun pouvoir sur sa santé mais seulement la bonté du Ciel. Car le peuple juif a ici besoin de son enseignement.
En ce psaume, l'assurance laisse la colère s'exprimer devant l'ignominie des perfides.
Et elle affirme la victoire du tsaddiq, le juste libéré par D.ieu.

Axe
1. Au chef des chantres. "Ne détruis pas". Hymne, mikhtam de David.

Description de la malfaisance
2. En vérité, puissants, est-ce dans la justice que vous parlez,
avec droiture que vous jugez les humains ?

3. Mais non, dans votre coeur, c'est la perfidie que vous pratiquez, 
dans le pays, c'est la violence de nos mains que vous propagez.

4. Les pervers ont cherché à commettre le mal dès la matrice maternelle,
dès le ventre de leur mère, ainsi ceux qui profèrent le mensonge.

5. Du venin sont-ils semblables au venin du serpent,
comme l'aspic sourd à tout dans son action.

6. qui n'entend pas la voix des magiciens,
ni des manipulateurs les plus habiles.

Demande à D.ieu
7. D.ieu, détruis leurs dents dans leur bouche, 
les crocs des lionceaux, fracasse-les, Hachém.

Effet demandé de cette prière
8. Qu'ils se liquéfient comme de l'eau et s'écoulent.
Leur envoyant sa flèche, ils seront abattus,

9. comme une limace qui s'affaisse en allant,
un avorton de femme qui n'a pas vu la lumière du soleil.

10. Avant même que vos casseroles ne soient pleines d'herbes à brûler,
qu'elles soient vertes ou déjà détruites et consumées.

La victoire.
11. Il se réjouira le juste car il a vu la vengeance;
ses pas, il les baignera dans le sang du méchant.

12. Et ils diront les hommes : "c'est sûr qu'il y a un fruit pour le juste,
certes, il y a D.ieu qui juge sur la terre".



Commentaire du 'Hida

Qui est le 'Hida ?
Le 11 Adar, est la hiloula de Ribbi 'Hayim Yossef David Azoulaï (le 'Hida), (1724-1806), sépharade, qui naquit à Jérusalem. 'Hida, ce sont les initiales de 'Hayim Yosséf David Azoulaï (1724-1806). Il est l'arrière petit-fils de Ribbi Avraham Azoulaï de Féz (1570-1643) qui vint à 'Hévrone. Il étudia auprès de Ribbi 'Hayim ben Âttar (s'y reporter). Sa personnalité est très particulière et brillante en de nombreux domaines. Il fut au même titre le grand talmid 'hakham de sa génération, estimé et vénéré par tous, commentateur de nos sources, responsable communautaire et impliqué dans des disputes locales, caballiste, décideur dans la halakha, bibliophile, quêteur dans le monde pour les communautés de la terre d'Israël et la Yéchiva de 'Hévrone (Hébron), grand voyageur, enquêteur sur les communautés de la dispersion et sur le monde non juif, anthropologue sur les coutumes juives dans les diverses communautés autour du bassin méditerranéen, et écrivain sur ses voyages. Son passage à la cour de Versailles est resté célèbre. Ses livres les plus connus sont Birkhé Yosséf (qui est un commentaire sur le Choulkhane Âroukh de Ribbi Yosséf Caro), ses enquêtes de voyages (Zikhrone maâssiyote vé nissim), son répertoire des noms de sages (Chém haguédolim), son commentaire des psaumes (Téhilote Yosséf). J'étudie sans cesse ses commentaires. Il est enterré à Jérusalem.

Son commentaire sur ce psaume intègre les Sages de la qaballe mais il rejoint aussi par là les commentaires du Talmud et de la littérature du moussar, de la morale.

Il porte surtout sur le verset 2 :
Haoumnam, élém tsédéq tédabéroune, 
En vérité, puissants violents, est-ce dans la justice que vous parlez,

mécharim tichpétou béné adam
avec droiture que vous jugez les humains ?

Ce commentaire se base sur le fait que les mêmes lettres hébraïques alef, lamed, mém, signifient à la fois violent (alam) ou muet, silencieux (élém).
La phrase peut donc se lire aussi : "en vérité, muets, dans la justice vous parlerez".

Il faut comprendre alors que le sens véritable du verset est dans un rapport entre les deux.
C'est ce que nous allons voir.
Le Ari fait remarquer que le milouï du mot élém (muet) a la même guématria que tsédéq (194). En effet, ce sont les lettres (alef)lamed-pé,(lamed) mém-dalét, (mem) mem.
Donc, la nature même du juste, le tsaddiq et de celui qui se comporte selon la justice est qu'il sait être muet et silencieux. 
Les livres de morale juive insistent longuement sur cette qualité mais nous avons ici la clef. Sans cela, on croit trop facilement qu'il s'agit simplement de morale populaire.
Et s'il est mis pourtant : élém tsédéq tédabéroune, "en vérité, muets, dans la justice vous parlerez",
cela veut dire que celui qui sait être muet et évite les paroles vaines, les paroles orgueilleuses, les paroles méchantes et celles de la médisance, du lachone ha râ, alors celui-là peut parler du vrai parole. Ainsi, ce psaume ne parle pas seulement des hommes violents et des désinformateurs perfides qui veulent notre mort, mais de chacun de nous qui peut devenir ce même type de personnage. Ce psaume nous explique la dynamique qui fabrique ce type nocif de personnages, eux comme nous, éventuellement ; en tous cas, chacun de ceux qui utilisent une fonction publique pour agir mal contre autrui. Et cela est l'apanage de chacun dans sa vie sociale.

La seconde preuve que ce psaume parle bien de cela est démontrée par ceci :
La guématria de Haoumnam et de qol (la voix) est identique : 136. La vérité et la voix sont bien le même problème et sont les deux composantes de la médisance destructrice chez les puissants de la société.
Heureusement, la tradition nous montre que Adam ha richone n'a pas fauté sur ce point, et la part de nous-même qui est reliée à lui, comme tout humain, garde cette capacité d'éviter ces pièges. A ce niveau, nous sommes dans la vraie parole qui est celle de la Torah et celle de l'étude de la Torah.

J'ajoute ceci, modestement : on comprend alors l'importance de ce qui est demandé dans le Chémâ Yisraël aux pères : parles à ses fils "à l'intérieur des paroles de la Torah" vé dibarta bam. Cela suppose donc que le père ait conscience de ce que les Sages viennent de dire, et que le père s'imbibe assez de la Torah pour qu'il puisse formuler ce qu'il dit à son fils dans les mots mêmes de la Torah. Mon père en Torah, Ribbi Moché Yossef Zenou, zal, (lien ici) m'a rapporté un de ces exemples. Il est décédé depuis peu et était né au début du siècle et m'a rapporté que lorsque son grand-père a vu pour la première fois un train venir de l'horizon dans le bruit et la fumée et la vitesse, il a dit en hébreu :
âla âchane béapo, vé éche mipiv tokhél, gué'halim baârou mimménou,
"des vapeurs s'exhalent, signe de sa colère, et de sa bouche sort un feu dévorant, jaillissent de brûlantes étincelles". C'est la phrase du psaume 18, 9. Heureux un père et un fils qui vivent le monde concret dans les mots mêmes qui ont créé ce monde. Ils ne peuvent pas dévier, ni s'égarer vers la parole mensongère ou méchante. C'est cela qui caractérisait ce père et ce maître, et c'est qui est demandé à l'éducation parentale juive.

Reprenons le commentaire de nos Sages.
Et quand il est dit "tsédéq tédabéroune, justice vous parlerez", il s'agit bien des mots de la Torah. Donc, il y a deux attitudes nécessaires :
- un frein : veiller à ne pas porter atteinte à quiconque par la parole,
- une dynamique : orienter notre puissance à l'intérieur des mots de la Torah.

Ces deux attitudes supposent que l'on opte pour une certaine qualité dans l'existence : l'humilité, la ânava. Elle seule permet de dominer le yétsér ha râ, l'instinct qui nous pousse au mal. C'est pour cela qu'il est écrit en tête de ce psaume-ci 58 : "mikhtam" comme je l'ai expliqué plus haut : mikhtam, pauvre et démuni, et en cela il est capable de déjouer le yétsér ha râ et de le dominer, et d'en annuler la puissance. Et il s'arrête lui-même de parler mal, il est alors ilém, muet et il parle dans les mots de la Torah. Et il recherche le compromis dans les conflits qui surgissent entre les humains. C'est pour cela qu'il est dit ensuite : 
"mécharim tichpétou béné adam,
avec droiture que vous jugez les humains".
Voyez la description de ce comportement chez le roi David (Traité Sanhédrine 6b). Il était capable de rendre la justice même contre un pauvre qui n'assumait pas ses responsabilités, mais ensuite il lui donnait de quoi payer, car ce condamné n'aurait eu aucun moyen de retrouver sa dignité sans cette tsédaqa.

Cette attitude porte des fruits et elle repose sur la qualité personnelle du tsaddiq, du juste comme le dit le dernier verset, 12 : "péri latsaddiq, un fruit pour le juste".
Ajoutons :
Et alors, alors seulement, le monde peut arrêter de se dégrader dans la cruauté et la violence comme nous le voyons encore maintenant. Quand il y a un tel père et un tel fils.
Le fils de David a eu pour nom "plénitude, Chélomo". Souhaitons cela à chaque famille juive.
Et que nous parvenions à vivre les enseignements de ce psaume par le mérite de David hammélékh, âlav ha chalom, que la paix soit sur lui.



Le psaume 83: notre situation précise actuellement parmi la coalition des nations

1.Chant. Cantique d'action de Assaf.
2. Eloqim, ne temporise plus à sommeiller, ne garde plus le silence, et ne reste pas calme, Qél.



3. En effet, voici que Tes ennemis s'agitent, et ceux qui Te haïssent lèvent la tête.
4. Contre Ton peuple ils combinent en secret, et ils se concertent contre ceux que Tu protèges.
5. Ils disent: allons et rayons-les parmi les nations, et on ne se souviendra plus du tout du nom d'Israël.
6. Car d'un seul coeur ensemble ils préparent des résolutions, et contre Toi ils font un pacte.
7. Les habitants d'Edom (la civilisation, la culture et la religion occidentales issues de Rome), et les descendants d'Ismaël (la civilisation, la culture et la religion arabe issues d'Ismaël); Moav et les descendants d'Agar.
8. Guéval et Âmone et Âmaleq, les Philistins (!) avec les résidents de Tsour (au Liban).
9. Aussi Achour se joint à eux; ils ont joint la force de leur bras aux fils de Loth. Toujours.



10. Fais contre eux ce que Tu as fait contre Midiane, contre Sisra, contre Yavine au torrent de Qichone.
11. Qui furent anéantis à la fontaine de Dor, abattus sur le sol comme du fumier.
12. Fais envers leurs princes comme Tu as fait pour Ôrév et pour Zéev, et pour Tsalmounâ, tous leurs chefs



13. car ils ont dit: "EMPARONS-NOUS DES BELLES DEMEURES DE ELOQIM".


14. Mon D.ieu, fais d'eux comme un tourbillon, comme de la paille dans le vent.
15. Comme le feu embrase une forêt, et comme la flammem embrase les montagnes
16. ainsi pourchasse-les par Ta tempête, et par Ton ouragan fais-les s'enfuir.



17. Emplis leurs visages de honte, et ils en viendront à demander Ton nom, Hachém.
18. Qu'ils aient honte et qu'ils soient terrifiés à jamais, qu'ils se sentent confondus et perdus.
19. Et ils sauront que Toi seul, Ton nom est Hachém; le Très-Haut sur toute la terre.

Commentaires
1.Assaf
Assaf a 11 psaumes attribués à son nom dans le premier verset (50 et 73-83). Il écrivit les psaumes avec le Roi David (Baba Batra 14b) et il est nommé avec lui ( et Néhémie 12,46) et nommé aussi comme voyant, prophète. Il officiait devant l'arche.
C'est un Lévi, partie du peuple se consacrant à l'éducation et au chant dans les offices. Il descend de Gerchone, fils de Lévi. Ses descendants continuent cette fonction même dans le Second Temple.
Ils exercent une fonction positive dans le peuple, optimiste, même quand le Temple brûla et que D.ieu pleurait. En effet, dans Eikha (Lamentations) Rabba, il est écrit: "on aurait du dire Lamentations de Assaf et non pas Cantique de Assaf... Il répondit: non, moi je chante, parce que D.ieu a fait passer Sa colère sur du bois et des pierres et non pas sur les fils d'Israël". Et il chantait avec Heimane et Doutane (Divré ha yamim I 25,1).

2. Prononciation:
Lire: (verset 2) al domi lakh, et non pas aldami.
Lire: (verset 3) hinné, et non pas iné.
Lire: (verset 3) oyévékha, et non pas oïvékha.
Lire: (verset 3) nasséou, et non pas nassou.
Lire: (verset 4) âmékha, et non pas âmkha.
Lire: (verset 5) amérou, et non pas amrou.
Lire: (verset 6) bérit, et non pas brit.
Lire: (verset 7) oholé édom, et non pas ahalé édom.
Lire: (verset 7) véyichméêlim, et non pas véyichmêlim.
Lire: (verset 8) yochévé tsour, et non pas yochvé tsour.
Lire: (verset 9) îmmam, et non pas îmam; zéroâ et non pas zroâ.
Lire: (verset 10) sisséra, et non pas sisra.
Lire: (verset 11) accentuation sur le do de momén et non pas en fin de mot.
Lire: (verset 13) amérou, et non pas amrou.
Lire: (verset 15) accentuation sur le ya de yaâr et non pas en fin de mot (cela dans tous les noms aa).
Lire: (verset 17) mallé, et non pas malé.
Lire: (verset 18) véya'hpérou, et non pas véya'hépérou.
Lire: (verset 19) véyédéou, et non pas véyédou.
Lire: (verset 19) accentuation sur le a de aréts (dans haaréts)et non pas en fin de mot sur réts.

3.
Le mot al- à la place de lo pour dire "ne pas", se trouve devant tout verbe au futur.

4. Il est impressionnant de contater que la coalition contre le pays et le peuple d'Israël existent depuis tant de millénaires et avec la même unanimité et le même enthousiasme (lékhou, allons), at avec un coeur assuré (lév ya'hdav). Et c'est toujours la même pratique de résolutions communes, internationales, officielles qui donnent une apparence de moralité en raison de l'accord collectif de nations différentes.Et cela s'impose alors à Israël.
Nous sommes dans cette situation exactement. La différence, c'est que Assag, l'éducateur du peuple nous indique comment il faut réagir: nous adresser par un psaume au Créateur qui a, Lui, un autre pacte avec nous, et qui a autorité envers les nations; mais, dans la situation présente, le peuple n'est pas sollicité par ses Sages pour une campagne de ce type: certes les Cohen ont organisé des yeshivotes pour se préparer au service du Temple dès qu'il reprendra, mais les Lévi ces éducateurs et chanteurs dont nous avons besoin n'ont pas encore repris conscience de leur rôle collectif et des psaumes qu'ils ont à lancer parmi le peuple pour qu'il cherche ailleur les solutions que dans les petites rivalités des leaders ou partis politiques.
C'est pour cela que nous avons lancé cette campagne que l'on pourrait intituler Assaf (lecture des psaumes 10 à 20 et celui-ci) car nous avons nos textes qui nous disent ce qu'il faut faire en ces circonstances.
La paracha nous a montré que les acteurs réels ne sont pas les acteurs apparents. Le Bush ou le Arafat et le Péres (et ses relais dont le Chef d'Etat actuel) de l'époque qui ont des plans de liquidation de notre héritage se trouvent situés face à un autre pouvoir qui montre son action. Cela nous est montré pour décentrer nos obédiences. Qui reprend ce discours aujourd'hui? Nous le devons. Comme le dit le dernier verset du psaume: il s'agit de reconnaître ce qui agit vraiment sur la terre, cela veut dire : selon quelles lois morales fixées par Qui doivent se comporter les hommes. C'est exactement le psaume 15 placé au milieu du scénario des psaumes 10-20.

Assaf et David nous montrent qu'il devrait y avoir partout dans nos collectivités et communautés actuellement ces cris vers le Ciel, accompagnés de campagne de téchouva. Les Lévis avaient ces rôles d'éveilleurs, de dynamiseurs.
Nous avons vu que dans le psaume 15 il y a 11 moyens moraux pour nous resituer à l'intérieur de la présence divine agissante; ici il y a 11 noms d'ennemis coalisés (Edom, Ismael, Moav, Agarim, Guéval, Ammone, Amaleq, Philistins, Tsour, Achour, descendants de Loth); cela réfère probablement à la procédure des forces neutralisées par les 11 composantes du parfum, pitoum haqétoréte. Nous lisons deux fois chaque jour ce texte par lequel Moché à enseigné à Aharone de passer dans le camp pour arrêter l'épidémie de mort, avec succès, et texte repris dans le sacrifice des parfums chaque jour au Temple. Une occasion pour nous de mieux lire ce texte.
Et il est clair aujourd'hui que cette coalition environnante, appuyée par les forces d'Edom (Edom et US) se trouvent aujourd'hui utiliser le fer de lance anti-Israël qu'est ce peuple artificiel monté pour l'occasion alors qu'il n'était que composante entière des peuples environnants, les Arabes qui ont choisi de se nommer du nom précis de ces ennemis constant des fils d'Israël, les Philistins, du nom de ces ennemis que, dans leur haine des Juifs les Ramains avaient imposé comme nom à la région.
Ils vivent une halluciantion historique contre Israël.
Raison de plus pour lire ce psaume. Leur cas était prévu.
Et, concernant les Ismaélim, c'est le même processus; historiquement, il n'y en n'a plus trace après le II Livre des Chroniques (Divré ha yamim 27, 30) mais le fondateur de l'Islam, après son échec de se faire reconnaître par les Juifs de la péninsule arabique comme le prophète, décida de partir dans une autre direction, il abandonna les prières orientées vers Jérusalem et choisit La Mecque et affirma aux tribus qu'elles descendaient d'Ismael et pouvaient revendiquer l'héritage contre les Juifs. C'est le début de la situation actuelle qui s'est cumulée avec le besoin de l'Eglise romaine et chrétienne de se substituer aux Juifs. C'est la coalition présente, avec ses changements cosmétiques. Cette dernière a donné Auschwitz, expression de cette pathologie et soutenue par les silences de la papauté, évidemment après les échecs des bûchers. Et quand les Juifs en échappèrent, ces nations d'Europe ne voulurent pas accueillir les rescapés ni leur redonner droit de venir sur leur terre ancestrale.Le psaume atteint sont sommet en notre génération. Et il résume tout, sur tous ces plans en disant : "emparons-nous des demeures de D.ieu" (verset 13).
C'est pour cela que ce psaume a toujours été dit dans les périodes de catastrophes, ou dans les grands jeûnes, ou après les pertes de soldats.
Nos dirigeants auraient un peu plus de stabilité s'ils avaient un peu de formation sur l'identité séculaire de leur peuple au lieu de voir seulement la lutte pour le pouvoir, et les avantages à recevoir des puissants.
Pour se justifier, leurs intellectuels obtus disent: "ne regardons pas au loin pour comprendre, tout cela est de la religion et elle relève uniquement de la croyance individuelle". Alors qu'il s'agit de l'anthropologie collective dans laquelle chacun est inséré et formé. Evidemment, si on ne veut pas comprendre l'homme pour suivre seulement des consignes de partis, alors tout va à vault l'eau, et il n'a même plus de projet de société et c'est un monde sans sens ni valeurs, ce qui est effectivement proposé aux jeunes qui expriment cela dans leur malaise, les violences et les drogues d'évasion. C'est ce que Valéry exprimait en disant: "le 20e siècle sera religieux ou ne sera pas". Ce qui veut dire: si l'homme n'est pas pris avec toutes ses dimensions et avec ce qui l'oriente au meilleur de lui-même, il ne fera que se détruire. Notre génération le prouve, et c'est toujours le Juif qui est la victime aiguë de cet enjeu car il est celui qui est le plus relié à Adam, l'homme.

Le 'Hida a une lecture de ces dynamiques qu'il traduit selon les concepts de la cabala puisés chez le Ari. Sans en exposer le détail, il remarque que tout le psaume se joue au niveau de la repentance, de la téchouva. Israël a inclut dans son système normal de valeurs et de comportement cette téchouva, ce retout personnel et collectif aux valeurs divines et sociales. Mais la Torah montre que ces nations n'ont pas intégré cette conduite (effectivement, il n'a pas suffit de détruire à Auschwitz, la pression de menace de destruction n'a pas cédé un jour depuis).


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