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Le psaume du mois de Eloul, psaume 27, La clef du salut est dans nos mains! (Cette page comporte des noms saints, Traduction et commentaires
Nous récitons
ce psaume 27 (kaf, zayine est son chiffre en hébreu) chaque
jour du mois de Eloul, deux fois, une le matin et une le soir. Pourquoi ?
Nous allons découvrir ce motif à travers les commentaires. Mais commençons
par découvrir son sujet et sa structure pour comprendre ensuite
ce choix. Première partieLe problème
d’ensemble est exposé dans les 3 premiers versets qui montrent un scénario en 4 temps : a) Le 1e
verset nomme d’abord David et Hachém comme une proximité
dans laquelle Hachém est « ma lumière (ori),
mon salut (icheî), rempart de ma vie (maôz-‘haillaï) ».
b) Ensuite,
aux versets 2-3, cette affirmation de base est située dans un contexte
environnant de - malfaisants
(méréîm) qui ont une tactique précise :
s’approcher pour combattre (biqrov âlaï), détruire
cruellement en dévorant la chair même, l’intimité, - mes
persécuteurs (tsaraï) et mes ennemis (oyévaï)
qui guettent. c) Puis, ce
sont les ennemis qui ont vacillé (kachélou) et sont
tombés (nafalou). d) Cela, tandis
que David ne sombre pas dans la peur mais garde la confiance au milieu
du contexte le plus dangereux. En effet, le problème soulevé
est celui de l’assurance dans la situation de danger et du moyen qui donnera
l’assurance, et non pas la question de la force des adversaires : - qu’une armée
prenne position contre moi ou, même, que la guerre fasse effectivement
rage contre moi, mon coeur n’éprouve aucune crainte, et plus encore
je garde confiance.
Cela tient
à la fois 1) dans ce qu’est Hachém et 2) dans le
fait que David situe son désir là seulement où il
faut. En effet, il y a beaucoup de personnes qui demandent de l’aide mais
placent leur désir tout à fait ailleurs qu’en Hachém
(argent, ambition, corps, sexe, pouvoir, réussite sociale, etc). Seconde partie (le verset 4) « Une
chose, j’ai demandé à Hachém. Et c’est celle-là
que je demande (et aucune autre), c’est de séjourner (chivti)
dans la maison de Hachém tous les jours de ma vie ».
Je doute fort
que, si l’on demandait à beaucoup de personnes qu’elle est l’unique
chose qu’ils demandent si leur voeu peut être exaucé, je
doute qu’ils demandent de vivre ainsi « dans » la présence
de Hachém, en Lui comme dans une maison, à l’image
de Son Temple. Tous les désirs de David sont résumés
en ce seul désir et les autres sont secondaires et ne dépendent
que de celui-là. Voilà la clef de ce psaume. On comprend
déjà un peu comment ce psaume remet les pendules à
l’heure car il nous place dans la seule réalité dont
nous devrions avoir conscience, celle de la Création et l’on
comprend mieux alors cette jonction des deux mots au début :
Vers David-Hachém (léDavid-Hachém), comme
on parlerait de deux amants. David décrit
sa position en 3 termes : séjourner qui est le même
terme que la yeshiva ou l’étude (chivti), avoir le regard
fixé vers (la’hazote), revenir (lévaqér). Troisième partie (verset
5-6) David nous
montre les conséquences positives de cette position : -
alors, Hachém
m’abrite, alors Il me cache dans Son habitation, alors Il me place sur
un Rocher solide et inatteignable. (verset 5). -
c’est en conséquence
de cela que je peux garder cette assurance dans la réalité
telle qu’elle est où il y a de nombreux ennemis qui me veulent
du mal. -
et, au lieu de
tomber dans le piège de leurs querelles, de l’angoisse, de l’échec,
je vais passer mon temps à chanter et célébrer Hachém. On voit que
David se place comme Myriam avait demandé de faire à ses
parents et à ses frères et au peuple et elle le symbolisait
par son tambourin jusqu’au chant final après la traversée
de la Mer Rouge. Quatrième partie (verset
7-12) C’est maintenant
seulement que David commence des demandes et prières pour que Hachém
l’aide à tenir cette position. Il demande : "écoute
(chémâ), ne cache pas Ton visage (al-tastér
panéikha), ne me délaisse pas (al-tate), ne m’abandonne
pas (al-taâzévéni), sois un parent qui oriente
(horéni), dirige-moi (né’héni), ne
me livre pas (al titénéni)". Cinquième partie (verset
13-14) David revient
à la forme de parole du début du psaume qui n’est pas une
prière. -
Louleï :
oh là là ! si je n’avais pas cette confiance envers
la bonté de Hachém sur la terre de vie (sous-entendu :
quel malheur m’arriverait au milieu de tout cela). Et ce mot louléï
est surmonté d'un point au dessus de chaque lettre pour montrer
son importance. Précision importante : ce mot louléï
est composé exactement des lettres de Eloul, ce qui nous indique
clairement que, en ce mois, nous sommes exactement placés en ces
dynamiques.
- Le dernier verset voit David (Israël et chacun de nous en tous les siècles) se parler à soi-même pour s’encourager à la confiance (qavé), mais en la confiance précise envers Hachém, pour être "fort et courageux dans le coeur"
et
ce sont les mots mêmes du 1er Chapitre de Yehoshua dont
on sait par le dernier verset de son livre qu’il a réussi ainsi
à ce que tout le peuple vive toute la Torah pendant qu’il vivait.
Combien on a besoin de tels leaders ! Sur cette base, nous connaissons le psaume, nous pouvons le lire pour
bien décomposer ces parties, mettre en évidence le vocabulaire
afin que notre prière suive ces mouvements avec facilité
et nous pouvons maintenant aborder les commentaires. La méthode
de l’étude juive demande que l’on défriche ainsi d’abord
avec notre intelligence avant d’apprendre d’autrui par les commentaires. Arrière-plan du décor D'abord, le Middrache Rabba sur Bémidbar 11,3 montre que David a connu ces angoisses et cette "crainte" quand le roi Chaoul a vu les Philistins aller contre lui (I Chmouel 28,5). Voilà qui peut nous éclairer aujourd'hui face aux ennemis; c'est le même mot du psaume:"vayare, il a craint". Le Middrache Tan'houma montre que David a encore éprouvé cela quand Âmaleq a attaqué de nuit et dans l'épisode de Goliath (I Chmouel ch. 17). Les trois termes Ibn Ezrâ développe cela et dit qu'il s'agit bien d'une lumière dans les ténèbres de la peur (ori balaïla ché éïne cham or ki hanéféche téfa'hed). Donc la lumière de ori vient du niveau de l'âme, de la néchama qui voit la réalité profonde, tandis que le salut (icheî) concerne l'apparence et le corps. Et "forteresse inexpugnable pour vivre (maôz 'haillaï)" indique l'union de l'âme et du corps en équilibre et en bonne association. Rabbénou Bé'hayé, sur le récit de la Création en Béréchite 1,3, dit que ori, ma lumière, concerne cette même lumière fondamentale (oto haor) dont il est question dans la Création et dont il est dit : va yéhi or, et que soit la lumière. Et, ajoute-t'il, tu dois savoir que c'est par cette parole exacte que commence la Création du monde le 25 du mois de Eloul. Donc, nous passons en ce mois d'Eloul, de l'angoisse psychologique au niveau existentiel global d'obscurité où nous avons besoin d'un aide divine, puis nous sommes capables de situer l'étincelle de lumière que nous recevons jusqu'en sa source qui est le lien dont parle David: la lumière qu'est Hachém et cette force est celle-là même de Son acte créateur de tout. Alors, nos angoisses sont vraiment relativisées. Et le moment où nous pouvons réussir ce joint est le mois de Eloul. Nous comprenons maintenant pourquoi nous lisons ce psaume en préparation pendant tout ce mois de Eloul. Sur le verset 1,31 de Béréchite, le Rav souligne encore et dit que la lumière est yi'houd, unification. David (et nous Israël) prend conscience de son union avec Hachém, à partir des ténèbres qui deviennent éclairés. Cette union est si forte et stable et durable que David, selon son commentaire de Chémote 27,20, y voit même l'assurance du retour de la Chékhina dans le 3e Temple. Car la lumière est, et donc elle sera comme elle était. Le Malbim insiste sur la nécessité de cette prise de conscience car c'est dans l'obscurité que les méchants préparent leurs mauvais coups et la victime potentielle en est réduite à la peur par l'incertitude du mal qui va lui arriver. Aussi, cette lumière qui ne permet pas à la nuit d'être effective, annule la peur. Et Hachém est le yotser or, celui qui fabrique cette lumière. Il la déploie progressivement dans ses effets -nous disent les middrachim (Rabba sur Vayiqra 21,4)- depuis cette phase de la prise de conscience de Sa lumière créatrice et puissante (ori) en Eloul et Roche ha chana, puis sa concrétisation dans la réalité (icheî,salut) à Kippour et sa stabilisation en forteresse (maôz) dans la soucca. L'Egypte Nous vivons cela maintenant, non seulement en liaison avec la Création du monde, mais aussi avec le renouvellement de la Création qui s'est produit lors de la sortie d'Egypte. 3 époques reliées. Nous évoquons aussi ce souvenir double et lié, lors du qiddouche de Chabbate. Pourquoi? En effet, lors de la plaie de l'obscurité, les Egyptiens étaient dans les ténébres tandis que les Hébreux voyaient dans la lumière. Le même phénomène se produisit quand Pharaon lança son armée à la poursuite de Moché et des Hébreux qui étaient dans l'effroi de la menace de mort prochaine. Alors, pour les Egyptiens," il y eut nuée et ténèbres et pour les Hébreux la nuit fut éclairée" (14,20). C'est le Middrache Rabba 14,3 sur Vayiqra 21,1 qui nous met cela en évidence avec notre verset. Le Middrache Rabba 14,3 sur Chémote dit que cela se reproduira dans l'avenir comme Isaïe le présage (60,1-2): "Lève-toi, resplendis, car ta lumière est venue et la gloire de Hachém rayonne sur toi. Oui, tandis que les ténèbres couvrent la terre et une sombre brume les les nations; sur toi, Hachém rayonne, sur toi Sa gloire apparaît". Comment apparaît cette lumière: à une condition. Le Middrache Tan'houma sur Tetsavé,4 montre que Hachém pose une condition: Il veut que nous soyions associés au déclenchement de l'apparition de la lumière. Il nous demande de construire et d'allumer le chandelier (nér) et, alors, il donne la lumière (or) et en fait un objet de diffusion de Sa lumière, un maor. A ce moment, Lui donne et assure pour toujours, comme dit Isaïe 60,19: "véhaya-lékha Hachém léor ôlam, Hachém sera pour toi lumière permanente". Quelle pédagogie, quelle science précise de la psychologie, menée jusqu'à la connaissance de la structure fondamentale et des dynamiques des êtres et de l'univers! Chaque acte de préparer et d'allumer les mêches devrait nous rappeler cette répartition des rôles. Cependant (appelez cela humilité ou détresse, ou conscience de notre manque, ou menace réelle), cela ne se produit que si nous sommes en obscurité. Le Middrache Téhilim sur notre verset est clair et net là-dessus; le prophète Mikha (Michée 7,8) le dit clairement: "ki-échev ba'hochékh Hachém or li, quand je suis installé dans l'obscurité, Hachém est lumière pour moi". Ces deux mots (or li, lumière pour moi) composent un prénom féminin très répandu en Israël, et qui n'a rien à voir avec une certaine ville de France... Il faut savoir où on vit! Cette nécessité de l'obscurité est contraire à la conception contemporaine diffusée dans nos têtes par les publicités où tout serait facile et heureux et acquis par quelques facilités matérielles, c'est la société de consommation qui ne vend que du vent mensonger. Celui qui sait cela adopte une autre philosophie de la vie: il sait qu'il a à sa disposition une vraielumière dans les démarches de sa vie, c'est la lumière de la Torah qui est effectivement lumière.Cela est dit dans le psaume 119,105: "nér léragli dévaréikha, une lumière pour mes pas Tes paroles".
Comme il est dit dans les Proverbes: "békhol dérakhékha daéou", en toutes tes démarches, connais-le. Et le Traité Bérakhote 61b nous compare à un poisson qui ne peut jamais vivre que dans l'eau, notre eau vitale de chaque instant est la lumière de la Torah.Sans cela un Juif est agonisant même s'il ne le sait pas, sur le plan de son être essentiel. Alors, nous comprenons pourquoi David dit qu'il demande "une" seule chose. "Celle-là", c'est ce zote dont il est dit zote haTorah (Dévarim 4,44, allez le lire) comme le dit le Middrache Téhilim. De même qu'il est dit zote ha bérakha, et cela est la bénédiction (Dévarim 33,1). Une chose, a'hate, dit David.
Le Ari, zal, nous dit que les lettres de a'hate sont les initiales de Eréts (la terre d'Israël), 'hayé haôlam ha ba (la vie du monde qui vient), Torah. Cela veut dire que tout ce mieux possible peut nous être donné, et nous le savons maintenant. C'est cette conscience nettement perçue qui fait que, un jour, des familles décident de lâcher l'équilibre de leur situation pour réaliser concrètement dans leur vie ces 3 points: aller "vivre" en Eréts Yisraël et la Torah dans une vie à développer qui va devenir davantage les 3 lettres de a'hate. Les deux démarches
Alors, sur cette base claire, vous pouvez et devez absolument aller lire le chapitre 43 (versets 1 à 13) d'Isaïe et vous verrez que ce programme de réussite dans notre terre est possible, est prévu et que Hachém y est encore plus engagé que nous. Mais nous devions savoir comment fonctionne cette coopération: le Roi David âlav ha chalom, et nos Sages viennent de nous l'expliquer. Ne nous laissons pas envahir par la politique des journalistes et politiciens pour lire le monde et notre vie, voyons la véritable politique. Voici ce texte: "Or, maintenant, ainsi a parlé Hachém ton Créateur, ô Yaâqov, ton Auteur, ô Yisraël: ne crains RIEN car Je vais te libérer. Je t'ai appelé par ton nom, tu es à Moi. Quand tu passeras par les eaux, Je serai avec toi. Par les torrents, ils ne te submergeront pas. Quand tu marcheras à travers le feu, tu ne seras pas brûlé. A travers la flamme, elle n'aura pas de prise sur toi. C'est que Je suis Hachém, ton D.ieu, le Saint d'Israël, ton défenseur. Je donne l'Egypte pour ta rançon, Couch et Séba en échange de toi. Parce que tu es cher à Mes yeux et digne d'estime, parce que Je t'aime, je livre des hommes à ta place, et des peuples pour racheter ta personne. Ne crains pas, Je suis avec toi! De l'Orient je ramènerai tes enfants, et de l'Occident Je te rassemblerai. Je dirai au Nord: donne. Au Midi: ne les retiens pas. Ramène des pays lointains mes fils, et des confins de la terre mes filles, tous ceux qui se réclament de Mon Nom, tous ceux que, pour Ma gloire, J'ai créés, organisés.... Mon action qui peut l'entraver?" Il faut lire ce texte, ici abrégé. Vous n'avez probablement jamais reçu une telle lettre d'amour. Peut-on rester insensible, et immobile? Ce texte aurait semblé une belle envolée, mais quand les Sages nous le placent dans le lieu de notre psaume 27, alors nous sommes pris au coeur de notre vie. Reprenez lentement cette étude qui comporte beaucoup de points, mais ils sont précis et clairement situés les uns par rapport aux autres. Laissez- les vous interroger en vous-même, en prenant ces mots dans leur force et leur vérité. J'espère que cette étude, faite avec amour, par amour, dans l'obscurité et la lumière simultanément, vous montre combien la Torah étudiée profondément est Vie, combien les psaumes ne sont pas seulement une petite prière mais un condensé de toute la Torah et qu'ils prennent notre vie et nos sentiments et nous redonnent la direction juste. J'ajouterai, enfin, que le Middrache Agadate Béréchite (15) dit que lorsque nous vivrons selon tout cela que nous dit notre verset du début du psaume 27, alors même les nations demanderont de venir sous les ailes de la Chékhina quand Israël réalise la volonté de Ha Qaddoche Baroukh Hou. C'est par là qu'il faut comprendre cette obsession des nations envers nous, et les promesses que quand nous vivrons bien là où nous devons vivre, sur la terre de Vie, alors les ennemis d'Israël disparaîtront et, au contraire, ils viendront nous demander notre science de la Torah et rendre hommage au Créateur. En fait, ils nous harcèlent comme des épines pour que nous vivions notre Torah qui est si indispensable au monde car elle apporte non seulement la morale sociale, mais la bénédiction depuis Sa source, et pour tous et pour toutes les nations. Ne voyons pas la politique à l'envers à partir de la seule information/désinformation/lutte contre la désinformation. Ce programme est entre nos mains. Un dernier enseignement sur ce verset: le Zohar III,12a nous dit: ori véichî Hachém, ma lumière et mon salut c'est Hachém. Il ajoute et éclaire par le verset 20,3 de Chémote: "lo yiyé lékha élohim a'hérim âl panaï, tu n'auras pas d'autres dieux devant Ma face". Réfléchissons, cela va très loin: ne pas avoir d'autre lumière et d'autre salut que Hachém et non pas d'autres puissances à la mode ou que nous glorifions, aucune autre. A chacun de bien préciser pour soi. Pas même des anges, ajoute le Middrache hanéêlam sur la paracha lékh lékha à propos de notre verset. Donc, pas de gourou, pas de spiritualité, pas de clan ni de nouvelle révélation que Hachém et Sa Torah, et transmise par tous nos Sages sans idolâtrie d'un seul. Alors, poursuit le texte, nous serons le tsaddik dont l'a néchama est illuminée de la lumière d'En-haut. C'est ce que doit être Israël, spécialement sur la terre d'Israël. Il y a encore beaucoup de travail à réaliser, par moi, par chacun de nous, ici. Qui ne participerait pas à ce programme de la Torah en ce mois où le Roi David nous l'enseigne? Grandeur de nos Sages qui nous ont apporté ce psaume pour le dire
chaque jour.
Voici la traduction, ligne par ligne: ligne 2
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