
par la prière pour Israël
Site Modia
http://www.modia.org
par le Rav Yehoshua Rahamim Dufour (Dipour, en hébreu).
Psaume 10, 11,
12, 13
Cette feuille comporte des lettres saintes, veuillez la conserver
dans un endroit correct.
Relire l'introduction à cette
action en faveur d'Israël sur la page précédente.
En effet, étudier et dire ces psaumes n'est pas un exercice individuel,
c'est aussi une action transformante envers Israël.
Le psaume 12
Dans les psaumes 10 et
11, le Roi David avait fait le constat terrible des règles
de méchanceté qui régulent la vie de la société.
Puis il avait remis les pendules à l'heure en se confortant
dans la véritable réalité: D.ieu est bon,
hait les méchants
et il interviendra pour remettre de l'ordre. Tout aurait pu être
bien ainsi.
Or, nous assistons à un nouveau cycle où la situation
lamentable du mal dans la société reprend de plus belle.
Au point qu'il crie "au secours" (hochiâ)! Cela
même nous éclaire.
Nous comprenons ainsi pourquoi nous ne lisons pas un seul psaume mais
nous avons besoin de revenir et de revenir encore sur ces thèmes
pour que notre corps, notre coeur, notre tête, nos habitudes
soient vraiment travaillés, et surmontent l'obstacle. Il
ne suffit pas de lire une revue sportive pour que le corps s'améliore,
il ne suffit pas non plus de pratiquer
"une" séance de gymnastique, il faut reprendre et
reprendre encore. Nos Sages disent que chaque matin notre équilibre
est totalement à refaire, voilà pourquoi la prière
de Cha'harite est si longue et construite avec tant de précision,
et que nous devons reprendre tout cela chaque jour. Ils le disent
même
plus fortement: la Chékhina est désarticulée
chaque jour et nous avons à lui redonner sa présence épanouie
dans le monde, par Cha'harite. (Etudier
cela sur ce lien).
Donc, nous allons continuer cette suite de psaumes qui travaillent ainsi
en profondeur plusieurs fois les mêmes thèmes jusqu'à
avancer dans la résolution du problème.
David a une attitude totalement différente de celles de beaucoup
de gens face au mal et au malheur et qui disent: "en restant
obtinés
sur nos positions nous n'aurons jamais la paix. Il faut essayer de
donner notre terre et nous aurons peut-être la paix, on ne
peut pas continuer comme cela, il faut essayer et on arrivera à la
paix".
Ainsi, on abandonne ce que sont nos dimensions de vie sur tous les
plans, en pensant que notre abandon de nos valeurs rendra l'adversaire
meilleur
et pacifique.
Mais une infraction ne peut passer être réalisée
pour accomplir une mitsva. Et aller dans le sens du mal n'amène
pas le bien. Et n'incite jamais l'autre à aller vers le bien. On
ne se permettrai pas de gérer ainsi une entreprise, mais on se le permet
envers l'héritage d'Israël, c'est absurde, criminel.
David, nous l'avons vu, fait autrement: il fait entrer en scène
un autre facteur et acteur: le Créateur; il fait entrer en
scène
une autre dimension, celle de Hachém et son rapport à
tout ce qui existe. Il purifie les données et l'ambiance afin
de voir plus clair.
Mais cela n'est pas facile: il doit réagir dans un sursaut et
il crie "au secours!"
Le psaume est divisé en 4 parties
Ie partie. Le
premier verset
La ménatséa'h âl hachéminite, mizmor
lé David
Au chef des chantres, psaume de David.
Le premier verset donne toujours un axe pour aborder tout le psaume,
comme le nom d'une paracha. 4 notions sont à comprendre ici.
Reportons-nous à ce que nous avons dit à propos des psaumes
6 et 20 qui commencent ainsi
Laménatséa'h bineghinote âl-hachéminite,
mizmor lédavid.
Au chef des chantres, avec les instruments à corde, à
l'octave. Psaume de David.
Enlevons simplement le mot qui n'est pas dans notre psaume 12 (bineghinote,
avec les instruments à corde).
1. D'abord, l'expression La
ménatséa'h
Elle a un sens particulier. Elle est souvent traduite par "au chef des
chantres". En hébreu moderne, ménatséa'h c'est
le chef de chorale ou le chef d'orchestre. Ce mot La ménatséa'h
se trouve à l'ouverture de très nombreux psaumes :
4-6, 8-9, 11-14, 18-22, 31, 36, 39, 42, 44-47, 49, 51-62, 64-70, 75-77,
80-81, 84-85, 88, 109, 139, 140
- A un premier niveau, celui du sens littéral,
lepchate, nous devons trouver le sens
d'un terme là où apparait ce mot pour la première
fois et, presque toujours, Rachi nous y
donne la solution : c'est sur le psaume 3. Ceci est une règle
importante de Rachi. Il y dit que ce mot refère aux membres
de la tribu des Lévi âgés de plus de 20 ans qui
exerçaient
la fonction que nous avons décrite dans la
paracha Nasso, ainsi qu'il est décrit dans Ezra 3, 8. Cette
fonction est de ramener le peuple dans la joie et cette interpellation
du début du psaume a pour rôle que les Léviim se
sentent renforcés dans cette mission importante.
- A un second niveau, celui de l'intériorité,
le mot nétsa'h doit être pris au sens propre qui
signifie "victoire". Et il réfère à un stade
de descente de la bénédiction (ou séfira) qui
se concrétise dans la "victoire" et la réussite (voyez
les Tiqqouné ha Zohar 28b ou Chaaré Ora,
ch. 3-4). Le Ari (lien) explique
que les psaumes faisant allusion à la louange (hodou) indiquent
un stade où le peuple est
encore dans l'exil et que ce netsa'h, cette dynamique de la
victoire les ramène en leur lieu véritable et cela
aux yeux de tous (Chaâr Maamaré Razal). On comprend
alors que ce psaume assure la victoire et, également, que
nous en avons grand besoin actuellement pour deux motifs : nos ennemis
sont déterminés
a nous détruire et à nous renvoyer dans l'exil, et nos
compatriotes ne viennent pas à notre secours ni au secours
de leur terre et restent dans l'exil alors qu'ils pourraient ou devraient
venir. Il nous reste l'aide du psaume. Le Ram'hal dit que la ménatséa'h
assure chélémoute ha tiqoune, la complétude
de la réparation (Pérouche âl ha kétouvim).
On comprend alors l'expression Nétsa'h (D.ieu) Israël
lo yéchaqér, Le Victorieux d'Israël ne mentira
pas (et ne nous abandonnera pas mais réalisera ses promesses
si nous coopérons).
Ce premier verset du psaume 12, qui pourrait sembler
comme une simple
introduction technique hermétique, a une grande importance.
1. Ainsi, le psaume 20 fut composé par David et on le réfère
à plusieurs étapes où il fut gravement malade,
ou en péril. C'est le motif pour lequel ce psaume convient
particulièrement pour les malades ou pour ceux qui traversent
de grandes difficultés. Il a toujours été dit
par les Juifs dans les périodes de grand drame ; on l'utilise
aussi pour ces motifs dans la prière quotidienne dans la partie
des Ta'hanounim ou supplications de demande de pardon.
David fut en péril de mort, et le peuple aussi, quand David
avait recencé le peuple (lisez II Samuel 24, 10 et I Chroniques
21, 16); car cette activité manifeste un manque de confiance
envers le Créateur et Sa sauvegarde et ramène le peuple à
des chiffres et numéros, quand cela n'est pas demandé explicitement
par D.ieu.
David passa également une longue période en état
de lèpre et en isolement. C'est sa demande d'être purifié
en son âme et de bien revenir à D.ieu et à la Torah
complètement qui l'a guérit. Il demanda que ceux qui
aiment D.ieu et le connaissent se rapprochent de leur roi David (voyez
le psaume
119, 79) et que ses ennemis soient éloignés (ici 6, 11).
David tomba également malade après l'épisode avec
Bat-Chébâ.
David fut également malade par les soucis causés par
les nombreux ennemis intérieurs et extérieurs qui l'ont
poursuivi pendant sa vie. Ce mal, si gravement ressenti et qui voulait
réellement
porter atteinte à sa vie, est exprimé par l'expression
qui parle de "colère" (verset 2) : rien n'est plus dévastateur
que la colère.
On le voit, ce qui détruit l'homme est au même titre et dans
la même dynamique, aussi bien et également:
les ennemis du corps, ceux de l'âme et les véritables
ennemis externes.
Et la solution du retour à la santé ne peut passer
que par un retour préalable à la Torah, à
une vie droite, à la prière pour demander le salut,
à l'humilité et à la confiance. Ce sont
toutes ces qualités, et leur parcours pédagogique,
qui nous sont proposées en ce psaume. Ce sont aussi les
conditions nécessaires à l'heure où Israël
est plongé dans la détresse.
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Dans ce psaume-ci, 12, le danger est tellement grand
que David n'a qu'une expression: "au secours, sauve!" (hochiâ)
et il ajoute avec extrémisme: "c'en est fini" (gamar).
2. Quel est le sens de l'expression curieuse : âl-hachéminite
(au huitième, à l'octave). A quoi cela fait-il allusion
qu'on ait eu le besoin de donner cette indication technique très
particulière ?
- cela réfère à la harpe à 8 cordes nommée
chéminite, selon le nom du chiffre 8 (lisez I Chroniques
15, 21) ; ceci est une illustration mais ne nous fournit pas encore
l'explication.
- on l'utilisait dans le rite de la circoncision (mila) qui
a lieu à 8 jours. Et nous rejoignons la tonalité du
psaume de détresse quand on se souvient que Moché rabbénou
fut sous l'emprise de la mort et n'en fut sauvé qu'en réalisant
la mitsva de la circoncision qu'il n'avait pas encore accomplie. Effectivement,
le 'Hida nous fait remarquer que les lettres hébraïques
initiales (raché tévotes) des mots "mizmor
léDavid
hochia Hachém" forme le mot mila, la circoncision.
- cette mitsva de la mila est la 8e (lisez Rabbénou
Bé'hayé sur Chémote 20, 14), après les 7
de base qui furent données à toute l'humanité,
donc aux non-Juifs, et qui constituent la base de toute humanité.
Nous en avons parlé longuement dans la page du site Modia consacrée
aux Béné
Noa'h, aux fils de Noé. D'où les huit cordes de cet
instrument; on peut dire que c'est nous-même.
Le Middrache Bémidbar Rabba 15, 11 dit que la harpe
avec laquelle jouent les Lévites au Temple sera de 8 cordes ou
de 8 octaves ou de 8 chants (Ibn Ezra) aux temps du Machia'h
(le Messie). Le Rambane développe ce thème dans Torate
haAdam, 124. Donc, ce psaume, dit, chanté, pleuré,
prié dans la détresse nous laisse entrevoir ces temps
du Machia'h que tout Juif espère avec impatience. Avec
le Roi David, nous affirmons, avec optimisme et chant et musique, notre
foi, et par là nous faisons descendre la bénédiction
car elle ne peut se déployer que dans la joie.
Le Rambane
(lien ici) (sur Béréchite 24, 1) parle en ce sens de la
8e des 13 middotes de Hachém et qui règne sur tout,
en reliant le jugement et la bonté. En Vayiqra 23, 40, il le
relie aussi à la complétude de la Fête de Chémini
Âtsérete qui clôture la fête de Souccote
(voir aussi Massékète Sofrim 19).
Ce jour hachémini est aussi le Roche 'Hoddéche
Nissane, le premier jour du mois de Nissane où fut consacré
le michkane, le sanctuaire (Rabbénou Bé'hayé,
Vayiqra 9, 1). C'est donc, dans la détresse, l'assurance de la
présence parfaite. Et cela ne concerne pas seulement notre petite
personne mais tout le peuple d'Israël (Rabbénou Bé'hayé,
Bémidbar 19, 35). C'est un état si bon, qu'il est celui
qui se relie à la Création et qui précède
la qualité du Chabbate (Rabbénou Bé'hayé,
Dévarim 31, 10).
Nous comprenons maintenant aussi pourquoi, alors, il
est parlé de "la ménatséa'h", le chef
des chantres,
car c'est un travail collectif comme dans un orchestre où
chacun est indispensable et apporte sa part (voyez Métsoudote
David sur I Chroniques 15, 21). C'est ce qu'exprime merveilleusement
le Traité Bérakhote du Talmud de Jérusalem (68a)
quand, à propos de cette expression, Ribbi Eleâzar dit
que ceux qui étudient la Torah apportent la paix dans le
monde.
Amen ! Voilà bien un psaume à dire en ce moment pour
Israël.
Et le Rambane
(lien ici), dans ses 'Hiddouchim sur le Traité Soucca
49, a dit que cette expression montre bien que la qualité exceptionnelle
de ce 8e jour. Et le Roche
(lien ici), dans ses Tossafotes,
son commentaire supplémentaire
sur le Traité Roche haChana 4b parle de la plénitude
qui est atteinte alors.
Le Livre Chaâré Ora, 8e portail, développe
cela aussi.
Le Zohar sur Bémidbar 223b parle de la merveille de ce point
où il n'y a plus de séparation entre la victoire et
la splendeur. Les Tiqqouné ha Zohar précisent
cela en disant : c'est cela qui est exprimé par ces mots du
psaume
"âl hachéminite", cela veut dire que "nétsa'h
Israël, Le victorieux d'Israël ne sera pas défaillant
et gagnera". C'est le lien de Netsa'h et Hod, les étudiants
avancés comprendront. En 51b, les Tiqqouné ha Zohar
ajoutent que, par ces mots, nous faisons louange à Hachém
: ainsi, de la souffrance, nous pouvons nous élever jusqu'au
plus haut et au plus fort de la victoire, et cela par la prière
qui est nourrie de l'étude, et qui devient modestement capable
de se placer sur la science de la prière du Roi David lui-même
qui avait épousé toutes les difficultés de nostre
condition et les a menées à leur plus haut point ; c'est
pour cela qu'il est nommé le Machia'h, le Messie. Et
qu'il est une des étapes du déploiement du projet
de l'homme, ce qui est indiqué par les lettre du
nom de Adam (prises comme initiales de mots ou notaricone) qui dessinent
trois étapes
: Adam-David-Machia'h.
3 et 4. Voyons maintenant l'expression Mizmor
lé David, Cantique de David.
Mizmor lé David
La tradition (Pessa'him 117a. Rachi sur psaume 23,1. Zohar I
67a) nous fait remarquer que l'ordre de ces mots a un sens:
-
lorsque
nous commençons
le psaume par les mots Mizmor lé David, il s'agit d'un
psaume où
David a d'abord chanté puis la Chékhina
(présence de D.ieu) s'est unie à lui. Par exemple dans
les psaumes 3, 4, 5, 6, 8, 9, 12, 13, 15, 22, 23, 29, 38, 39, 63,
65,
108, 141, 143. Il importe donc de comprendre ce sens.
- par contre, lorsque nous commençons le psaume par l'ordre
des mots lé David Mizmor, il s'agit d'un psaume
où
la Chékhina s'est d'abord unie à David et, ensuite,
il a commencé à chanter. Par exemple, dans les psaumes
24, 68, 101, 109, 139.
L'expression "chante fortement" traduit le mot mizmor qui
comporte l'idée
de faucher comme une serpe les oppositions négatives.
C'est ce que le Ari zal a pris comme début de son poème
de Chabbate : Azammér
bichéva'hine (lien ici) que j'ai traduit et commenté;
il faut lire ce poème
pour comprendre l'intention de celui qui prie avec un psaume nommé mizmor.
Ce
psaume 12 est divisé en 4 parties. Voyons la seconde:
IIe partie.
Les versets 2 à 6
Ils sont l'appel au secours
et l'énumération des abominations:
- plus d'homme bon, plus de croyant qui mise sur la bonté ('héssed),
plus de loyauté (émounim), la langue est mensongère
et l'arrogance domine.
- face à cela, seulement la plainte des pauvres.
Cela a été écrit il y a 3000 ans et c'est la
description de notre société, de nous entre nous, et
de ceux qui la gouvernent: parole flatteuse où la vérité n'est
qu'apparente et changeant du jour au lendemain sans vergogne, où la
règle
est la manipulation dont l'efficacité est jugée par
les sondages continués en élections trafiquées.
Les dossiers judiciaires les plus lourds sont fermés et
les petits jugés sans pitié. La vulgarité triomphe
et s'affiche. Je viens de vivre cela en cette semaine du 17 Tamouz:
je reçois de la diaspora une lettre de promotteurs d'un nouveau
site qui veut récolter des fonds pour la tsédaqa et aurait de grandes
ambitions
de distribution d'argent en
France et en Israël, et ils me demandent d'insérer dans leur site
les pages de Modia. Comme cela est indiqué sur Modia, je leur indique
que je ne pratique pas cette formule mais seulement le copyright
et le lien. J'ai reçu alors une lettre d'injures, de malédictions
pour le présent et le monde à venir dont ils disent qu'ils seront
les témoins contre moi, puisque je refuserais de diffuser la Torah.
Stupide, certes, et grâce au Ciel, sans le savoir, j'ai pu éviter
de
collaborer
à
une telle
équipe mais j'ai été stupéfait de la haine terrible et imprévue
qu'il peut y avoir parmi nous, et qui peut tomber ainsi sur chacun
sans aucune raison, car je ne connais en rien ces personnages. C'est
la réalité possible de notre monde, même entre nous.
Egalement, chez de nombreux carriéristes et militants de la politique
dans notre peuple, souvent, l'essentiel est d'amener en Israël
ce qui n'est pas la valeur juive, de la détruire, d'autoriser
juridiquement la perversion, et de supprimer les ressources au
système éducatif.
L'horreur. Il faut oser regarder les choses
et les dire, le Roi David nous aide là dans nos difficultés, et
il s'agissait de son
propre royaume, il ne parlait pas en cela de son état mental déprimé
mais il voulait résoudre le problème de ce mal qui veut tout détruire
là où le bonheur serait si facile.
"2. Au secours! Hachém, car c'en est fini du
'hassid, l'homme bon qui aimait D.ieu;
et c'en est fini de la loyauté parmi les fils d'Adam.
3. Avec fausseté chacun parle avec son prochain, d'une langue
mielleuse, avec arrogance.
4. Qu'il expulse, Hachém, toutes les lèvres mielleuses,
toutes les langues arrogantes,
5. ceux qui ont dit: par notre langue nous dominerons, nos lèvres
font gagner notre intérêt,
qui pourra être notre maître!
Nous
arrivons à la troisième
partie de ce psaume 12. Les versets 6 à 8.
Le Roi David ne fait plus
une description théorique de la puissance de D.ieu comme dans
les psaumes précédents.
Cette fois, de même qu'il a crié à la première
personne "au secours!", de même D.ieu répond
à la permière personne et passe des mots à l'action:
6. "Devant le vol envers les pauvres et devant les plaintes des affligés,
maintenant Je me lève, dit Hachém, j'accorde
le salut à celui qu'on piège.
7. Et les paroles de Hachém sont des paroles pures,
de l'argent (désir) raffiné au creuset dans la terre et
épuré sept fois".
8. Toi, Hachém, Tu es leur garde pour les protéger,
Tu les défends contre cette génération pour toujours.
On le voit, c'est dans
le même verset 6 que l'horreur des actions, le malheur des
humains et la réaction active et immédiate de Hachém sont
nommées. David les rend indissociables. C'est la clef
et la foi que l'on doit toujours garder, et qui seront efficaces
pour
Israël si nous y parvenons.
IVe partie du psaume 12.
Le verset 9.
Autour, les méchants
se promènent quand le mal domine parmi les humains.
David termine le psaume en décrivant que le paysage n'a pas
changé
mais c'est "autour", ce qui veut dire que cela est maintenu
à distance.
Peut-être fait-il référence par le mot yitalakhoune
(se promener) à l'optimal inverse quand il est dit que D.ieu
et Adam se promenaient ensemble dans le Jardin d'Eden.
De même, au verset précédent, le mot zou
pour parler de cette génération perverse est mise en
antithèse du même mot que l'on utilise pour nommer
le mieux, la bague de la déclaration de mariage. J'ai analysé
cette expression sur la page d'étude sur le mariage juif (lien
ici). On le voit, il faudra bien gagner en retournant ce mal
en bien. Les psaumes vont continuer ce tippoul, ce traitement.
(Suite ici: le psaume 13).