Pour vous souhaiter une année réussie, voici mes voeux très personnels pour vous.
Prière pour assurer le calme
en revenant constamment à notre lieu d'équilibre et de bonheur:
le psaume 16

Commentaire et traduction
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basés sur les livres de nos Sages
PHOTOS DE L'AUTEUR
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Bien lire l'hébreu, à partir de la transcription, en
doublant bien les lettres doublées, en respectant les lettres
douces ou dures.
Beaucoup de psaumes rejoignent nos
difficultés et tentent de nous aider à les surmonter et
à retrouver la louange envers le Créateur.
En fait, nous constatons que notre abattement face aux difficultés,
aux attaques, aux soucis, aux ennemis forcenés et méchants
ne vient pas seulement de la force de nos ennemis. Car les psaumes nous
rappellent alors sans cesse que la force de ces ennemis n'est rien à
côté de la force de Celui qui nous a promis sa protection
et nous a donné le bon mode d'emploi pour réussir son
projet et neutraliser ces ennemis.
Alors, pourquoi tombons-nous constamment au niveau de ces ennemis et
ne voyons plus que cet affrontement, comme deux gladiateurs.
C'est que nous lâchons la vision complète du monde, comme
des fourmis dans leur fourmillière diraient que le monde est
plongé dans les ténèbres alors qu'elles ne sortent
pas là où il y a la lumière.
Et nous restons dans la fourmillière obscure parce que nous avons
tendance nous-mêmes à participer du même niveau lamentable
de nos ennemis.
Et parce que nous ne sommes pas conscients de ce qui se passe en nous. Nous exprimerons cette beauté interne par des photos de fleurs, merveille de la Création qui se rapproche le plus de notre beauté intérieure.

Nous avons donc 3 rectifications à réaliser:
- parvenir à ne pas être constamment désarçonnés
et ne pas être immédiatement emportés dans le tourbillon,
- ne pas quitter l'ensemble du panorama divin qui est la véritable
réalité, et
- développer la conscience de notre comportement interne, c'est
une dimension de lucidité psychologique qui ne s'atteint qu'en
la développant.
Le psaume 16 travaille toutes ces dimensions, et sa brièveté
permet de bien en saisir le rythme et les dynamiques.
Il nous donnera, si nous l'étudions bien, une dévéqoute (fixation, adhérence) plus stable avec Haqqadoche Baroukh
Hou. La dévéqoute veut dire "adhésion
à", comme deux personnes présentes et collées
l'une à l'autre. La colle se dit dévéq.
Ce mot revient souvent dans les psaumes, allez en découvrir ce
qu'il exprime:
22,16 - 44,26 - 102,6 - 101,3 - 119,25 - 119,31 - 137,6. Tout le travail
personnel effectué pendant le mois de Eloul a pour but de nous
ramener à cette position juste. Pessa'h est aussi la preuve
de cet amour de Hachém pour nous qui mérite bien
notre attachement. Le don de la Torah à Chavouote aussi, ou toute
autre fête, ou tout autre instant de vie. Ce psaume est lu aussi,
chez les Sépharades, spécialement du Maroc, entre Min'ha
et Ârvite de Chabbat, au summum de la relation de bien-être
avec Hachém. Et ses mélodies sont merveilleuses.
La notion de dévéqoute
est étudiée sur le site Modia dans les pages suivantes
(lien indiquez en cliquant): Paracha Vayichla'h,
Béhar,
Vaét'hanane;
dans l'attitude
nécessaire pour étudier la Torah, dans la caractéristique
du mois de Sivane,
et du mois de Eloul,
dans la 'hassidoute.
Etudions le psaume.
Premier verset
"Mikhtam léDavid. Chaméréni El ki-'hassiti vékha.
Mikhtam de David. Garde-moi, D.ieu, car je m'abrite en Toi."

Comme dans le psaume 59, quand on emploie le mot
Mikhtam, cela veut dire que David s'y considère makh
(pauvre, démuni) et tam (simple) face au Créateur
malgré qu'il fréquente les grands. Voyez ces commentaires
dans le Traité Sota 10b, dans le Middrache Tan'houma Dévarim
3 et dans le Middrache Téhilim sur le psaume 9.
Le psaume dit bien, dès le début,
ce que nous avons indiqué concernant la dévéqoute:
on est pauvre, on se met en Lui et on a besoin d'un renforcement dans
notre assurance que nous sommes protégés et gardé
et préservés du mal environnant. Le psaume va donc travailler
avec une grande précision sur le développement de cette
qualité interne.
Rachi rapproche Mikhtam
de Mikhtav, pour dire que David avait l'habitude
d'écrire ainsi, de parler ainsi envers Hachém. Ibn Ezra
donne la tradition de Kétem paz, excellence suprême.
Effectivement, ce psaume reste au summum de
l'équilibre. Le Targum en araméen le traduit par guélifa,
gravure ('haqiqa ou 'harita, en hébreu), ce qui
veut dire "message essentiel dont on ne doit pas bouger et qu'il
ne faut pas oublier". Effectivement, ce psaume est capital. Il
est unique dans tout le recueil des psaumes. Certes, ce mot Mikhtam se trouve aussi dans les psaumes 56 à 60, mais pas placé en-tête du psaume comme ici.
Comprenons bien l'hébreu de ce premier verset.
Le mot chaméréni se lit ainsi parce qu'il y a un
petit trait ou méteg qui casse la règle normale
de prononciation qui aurait du être choméréni
quand la syllabe commence par un a qamats sou la lettre chine,
et se termine par la voyelle chéva sous le mem.
A cause du méteg, le qamats garde sa prononciation
initale séparée et le e sous la lettre mém
doit être prononcé é. Voyez
ces règles sur ce lien.
Le dernier mot devrait se lire bakh mais il se lit vakh
parce qu'il vient après la dernière lettre d'un mot qui
se termine par l'une des lettres du tétragramme. Cela adoucit
la prononciation de b en v. Voyez
ces règles sur ce lien.
Maintenant, comprenons bien la notion de 'hassiti, je m'abrite
en toi. Quel est ce verbe.
C'est le verbe 'hassa qui veut dire "il s'abrita,
il se réfugia" (en hévreu on désigne les verbes
non pas par l'infinitif mais pas cette 2e personne masculin singulier
du passé. Il est accompagné du mot "en toi, par toi,
békha".
On trouve cette qualité, par exemple dans le psaume 37
(lien ici) avec d'autres qualificatifs qui
montrent bien qui a besoin de ce refuge: il y a 20 fois lacteur
positif (tsaddiq ou juste, ânav ou humble, âni
ou pauvre, éviyon ou malheureux, yachar ou droit,
guéver et iche ou homme, tam ou pur et simple,
hossé ou sabritant).
Dans l'étude du psaume 11; nous avons vu que eux qui essaient
de vivre selon les qualités de droiture qui caractérisent
Hachém, dit le Ari (Chaâr ha péssouqim),
se trouvent avec Lui comme en relation de face à face. Comme
un couple. Et tout l'univers, par eux, devient couplé à
la bonté de celui qui est bonté. C'est en cela que le
judaïsme parle de zivoug, d'union de couple. C'est ce que
vivait David, alav ha chalom. Ce qu'il appelle, "il est
mon abri".

Cette expression de s'abriter en Hachém revient 25
fois dans les psaumes, je les ai comptées, vérifiez.
Il faut connaître ce vocabulaire, pas seulement pour faire de
la grammaire mais pour que l'on parvienne à prier les psaumes
avec facilité, et surtout parce que le contexte de chaque psaume
développe une nuance que nous n'aurions pas saisie sans lui.
Il faut donc aller étudier ces différentes références:
- infinitif: la'hassote, il est bon de s'abriter en Hachém,
tov la'hassote baAdonoute 118,8 et 9.
- présent: 'hossim, ils s'abritent: psaumes 17,7 - 18,31
- 31,20 - 34,23.
- passé: 'hassiti, je me suis abrité: psaumes 7,2
- 11,1 - 16,1 - 25,20 - 31,2 - 71,1 - 141,8 - 142,2.
- passé: 'hassa, il s'est abrité: psaume 64,11. 'hassaya, elle s'est abritée 57,2. 'hassou, ils
se sont abrités 37,40.
- futur: é'héssé, je m'abriterai: psaumes
18,3 - 57,2 - 61,5.
- futur: té'hssé, tu t'abriteras: 91,4.
- futur: yé'héssé, il s'abritera: 34,9.
- futur poétique: yé'héssayoune, ils s'abriteront:
36,8.
Si vous voulez ainsi étudier d'autres vocabulaires de la Torah
et avancer beaucoup en hébreu, allez
sur cette page de Modia, ici.
La représentation de soi, yétsoug atsmi
De toute cette importance, nous comprenons que le lieu dans lequel
nous nous représentons que nous existons doit être cette
proximité avec Hachém, on appelle cela en psychologique
la représentation de soi, du moi, notre self. Mais ce lieu
est d'une telle proximité qu'elle est "en lui", et
surtout qu'elle est un abri. Une image simpliste et stupide permettra
mieux de comprendre: en cas de danger, celui à qui on dirait
"venez habiter pendant cette crise chez le Président de
l'Etat" sentirait bien qu'il y bénéficie de toute
la sécurité. A fortiori, pour un homme qui serait invité
à habiter chez Celui qui soutient tous les univers dans l'existence
à chaque seconde.
Mais ce mot contient encore une autre nuance, il inclut une attitude
de notre part d'aller rejoindre cet abri. Cette action dépend
de nous seul. Je dédie donc cette étude à des personnes
qui souffrent d'être continuellement agressées par des
ennuis et des personnes compliquées et malfaisantes pour qu'elles
comprennent qu'elles ont la possibilité de prendre l'initiative
psychologique de rejoindre cette zone protégée
dès qu'elles ressentent l'une de ces agressions ou destabilisations. Tous nous avons l'expérience de ces difficultés ou préoccupations soudaines qui nous destabilisent et nous font chuter de niveau.
Si nous chutons, nous nous plaçons alors au niveau des lions qui attaquent et nous l'emporterons peut-être, mais peut-être seront-ils plus méchants que nous et plus cruels et l'emporteront-ils; en tous cas, nous aurons chuté nous aussi au niveau du mal, et nous en sommes capables chacun. Alors, c'est le mals qui l'emportera, ce qui veut dire l'échec.
La seule réussite peut venir de la réaction positive qui nous préserve en qualité, et nous place "dans" l'abri qu'est Le bon par excellence, Le fort par excellence, La bonté par excellence. Et le mal ne peut rien. Il nous faut donc apprendre à adopter cette réaction.
C'est ce que nous apprend ce psaume. Et le premier verset fixe tout le programme. La suite ne fait que préciser.

SECONDE PARTIE
Second verset
"Amarte laChém Adonoute atta. Tovati ba-âlékha
Tu as dis à Hachém: Mon maître, c'est Toi,
mon bonheur n'est pas ailleurs qu'en m'appuyant sur Toi."

C'est un dialogue avec soi-même qui décrit justement
ce mouvement dont nous venons de parler. Nous constatons que, dans
la difficulté, immédiatement nous sommes venus vers (lé)
Hachém, nous l'avons considéré comme Le
maître sur toutes choses de ce monde. Tout le bien nous ne l'avons
entendu que de lui. Que "sur" lui. Il faut lire en hébreu
car les commentaires nous disent que la guématria de âl est 100 qui réfère aux 100 bénédictions
qui nous accompagnent chaque jour.
regardez bien "Toi-moi-Toi": Toi, mon bonheur n'est pas ailleurs qu'en m'appuyant sur Toi.
Les difficultés auraient pu nous rompre et rompre notre relation d'amour, il y avait un risque très grand qu'elles provoquent cette chute. Mais notre réaction immédiate a évité cet écueil et nous avons réagi immédiatement dans le bon sens: "Toi-moi-Toi".
Le psaume 73 décrit avec précision ce risque, lisez-le
maintenant.
Combien de relations, d'amitiés, de couples seraient préservés
s'ils avaient compris ce mouvement.
Bien plus, il ne s'agit pas seulement de revenir mais "il n'y a
rien d'autre comme appui que Toi". Hélas, Israël
ne comprend pas cela actuellement mais court uniquement vers l'appui
des partis, du leader miraculeux dont on découvre à chaque
fois ensuite les tromperies et l'ignorance de la mission de son peuple,
hélas on court après le salut que pourrait donner un puissant
qui ne pense qu'à la domination économique du monde pour
son bénéfice, et on s'étonne ensuite qu'il dicte
des conditions qui nous étranglent financièrement, qui
se livre aux hommes ne doit pas s'étonner ensuite d'être
déchiré par eux.
Hélas, il n'y a pas de voix qui rappellent à tout le peuple
de faire ce mouvement de se fonder sur la puissance du Très-haut
dans les choix, et dans la morale comme expressoin de cette voie.
Ce "que" est rendu en hébreu par la particule "bal".
Comprenons-la car elle revient souvent, 69 fois dans le Tanakh et celui
qui ne l'a pas bien compris mélange et inverse le sens du passage,
et en ressort tout embrouillé, ce qui est contraire à
la simplicité et à la pureté de la prière.
Le plus souvent, le sens de "non, ne" est rendu par le mot
"lo" ou bien le sens de "ne pas, il n'y a pas"
est rendu par "éïn, aïn", parfois
par éfess (zéro) mais pas dans les psaumes, ou
par béli (psaumes 19,4 et 59,5 et 63,2 et 72,2) ou térém
(pas encore, psaumes 90,2 et 119,67) ou bilti (Job 14,12).
(Une parenthèse avec un sourire et une petite tristesse: je reçois
assez souvent des conseils de personnes qui me disent: "je ne comprends
pas que vous mettiez comme cela les mots d'hébreu en transcription
latine, vous devriez mettre les caractères hébraïques
et pas en photos, mais aussi avec le son indiquant comment on entend
ce mot". Il est clair que cela serait possible en plus de la transcription
pour les débutants mais coûterait beaucoup d'argent et
de personnel, car je n'ai pas de secrétariat ni d'équipe
pour réaliser ce travail technique. Depuis l'étude jusqu'à
la mise en place sur le site, cela est fait par votre serviteur seul,
et jusqu'à ce que cela soit terminé pendant la nuit. Les
aides reçues à ce jour ont servi à couvrir partiellement
des frais techniques mais surtout en tsédaqa pour les nombreux
demandes graves qui s'adressent fatalement à un rav. Alors, ceux
qui souhaitent une amélioration du site, à juste titre
qu'ils envoient la tsédaqa nécessaire, et cela se fera,
au lieu de continuer simplement à bénéficier sans
rien donner en retour, contrairement à ce qui est la base du
judaïsme: "vé ahavta léréakha kamokha,
tu aimeras comme toi-même" et non pas "tu recevras ou
prendras d'autrui sans donner en retour". On me dit: "alors
pourquoi vous ne mettez pas de publicité, pourquoi vous ne faites
pas payer" et je réponds "parce que la Torah est donnée
gratuitement et cela touche des milliers dans leur coeur justement pour
cela, mais il n'est pas interdit de donner en retour de ce que l'on
reçoit").Revenons à nos moutons.

Donc, le mot bal indique un "non" ferme, comme "si
ce n'est..." "en aucun cas". Ici, il est employé
devant devant une préposition "si ce n'est sur Toi",
mais la plupart du temps on le trouve avec un verbe au futur:
- "le méchant ne s'inquiète pas, bal-yidroche (psaume 10,4). L'homme a la méchante langue n'a pas d'avenir
sur la terre, bal-yikone (psaume 140,12).
- "j'ai dit dans mon coeur: je ne chancellerai pas, bal-émmote
(psaume 10,6 et 104,5).
Parfois, plus rarement, il est utilisé avec un autre temps ou
avec des noms ou adjectifs (Michlé 24,23): "pour qu'ils
ne soient pas proches de toi, bal qérov élékha (psaume20,9). Il n'est pas rare qu'un passage donne une rafale de ce
mot (17,3 et 5 ou 21,8 et 12 comme Isaïe 32,20 et 34,9) pour bien
marquer l'opposition à quelque chose, ou le choix entre deux
styles différents d'attitudes dans la vie.
Tout ceci n'est pas de la grammaire, mais c'est une aide pour vraiment
atteindre au mieux l'attitude intérieure dite par les mots. Afin
de mieux apprendre cela du Roi David, voici les autres phrases qu'il
donne en ce sens:
Psaumes: 10,4 et versets 11 et 15 et 18 - 16, 2 et 4 et 8 - 17,3
et 5- 21,3 et 8 et 12 - 30,7- 32,9 - 46,6 - 49,13 - 58,9 - 78,44 - 104,5
et 9 - 119,121- 140,11 - 141,4 - 147,20.
Troisième verset
Liqédochim achér-baarets
hémma, véaddiré kol-'heftsi-vam
Aux saints qui sont sur la terre, et aux nobles en eux est tout mon
désir.

Nous comprenons ce verset car il s'agit d'être
dans le camp de ceux qui savent vivre dans l'excellence qui est celle
de la qédoucha: les "qédochim".
Cela fait allusion non seulement à tout éloignement de
l'idôlatrie, des choix étrangers de valeurs chez autrui,
extérieurement mais, surtout, en nous, il s'agit de connaître
et reconnaître ce en quoi nous participons encore à ce
fonctionnement étranger (âvoda zara).
Pourquoi est-il dit liqédochim et non pas la qédochim (aux saints)? Parce que, lorsque les préfixes lé (vers), bé (dedans), etc. sont devant un mot qui commence par un chévâ nâ (deux points verticaux qui se prononcent é en début de mot), celui-ci se transforme en "i". Par exemple le mot "livres" se dit séfarim; et ont dit "dans des livres", ce ne sera pas bésséfarim mais bisséfarim. De même on ne dira pas béYérouchlayim (dans Jérusalem) mais birouchalayim.
Pourquoi parle-t'on du désir? Nous avons vu que le mouvement de nous placer dans l'abri de Hachém ne peut venir que de nous, donc de notre désir.
Quatrième
verset
Yirbou âtsévotam
a'hér maharou
Ceux qui multiplient leurs peines, après d'autres (valeurs que
Toi) ils courent
Bal- assikh niskéhém middam, vékhol-éssa éte chémotam âl-séfataï.
En rien je ne m'associerai à leurs rites mélés de sang, et leurs noms ne viendront pas sur mes lèvres.
C'est la suite du verset précédent qui est décrit dans des situations concrètes. Aussi bien dans leurs rites religieux ou idéologiques, que dans leurs violences ou même dans la discussion avec eux ou en en faisant mention.
Ne pensons pas que cela concerne uniquement les peuplades aux rites idôlatres. Mais aussi tout ce qui est de cette référence dans le monde qui nous entoure puisqu'on en parle. Il ne faut pas aller loin dans nos références pour comprendre, par exemple, qu'on vise ici aussi les sources d'information étrangères et hostiles qui parlent des valeurs d'Israël en terre toujours horribles. Et combien sont nombreux les Juifs qui puisent quotidiennement à ces sources qui introduisent en nous d'autres dieux, ceux qui sont bien valorisent par ces autres peuples.
Nous avons retrouvé l'absolu du mot "bal".
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TROISIEME PARTIE
Cinquième verset
"Hachém ménate-'hélqi vékhossi, Atta tomikh gorali
Hachém, Tu es la part de mon destin et ma coupe, c'est Toi qui soutient mon sort."

Ici, on entre encore plus dans l'intimité de cette dévéqoute, de cette adhésion qui n'est plus vue comme un instant de soutien psychologique en période de difficultés.
Mais cette proximité qui vient de mon désir s'étend à tout mon être, et à mon avenir et mon destin; le mot de coupe comprend à la fois une dimension divine de plénitude et aussi une dimension de réception féminine qui fait allusion au sort en tant que couple. Cela réfère bien au verset: 'Héléq Hachém âmmo, Une part de Hachém est Son peuple.
Pour comprendre les allusions de ce kos, verre ou coupe, lisez le verset du psaume 11,6-7 et 23,5 et 75,9 et 116,13. Vous verrez que la coupe est ce que nous allons ingurgiter comme bonnes ou mauvaises choses et que, suivant notre attitude, tout peut virer en satisfaction ou cauchemar. Lisons dans ce contexte, spécialement le psaume 23 que les Sépharades disent avant le kiddouche du Chabbate et dont on comprend ici la plénitude chez celui qui est venu retrouver la Maître de la vie et qui veut l'accorder à Israël comme on le voit dans le Cantique des Cantiques. Les Sages qui nous transmettent le niveau du réméz nous indiquent aussi que le mot kos a la guématria de Elokim, D.ieu; nous comprenons mieux alors la phrase: "Tu es mon kos, ma coupe".
Sixième verset
"Havalim nagélou-li bannéîmim, af-na'halate chaféra âlaï.
Un héritage abondant m'est échu dans des lieux de délices, et mon héritage est magnifique pour moi."
On découvre ici que la téchouva, le mouvement de retour vers Hachém, est un retour au Gan Eden, au Jardin d'Edén.
Et il nous est accordé en pleine possession come un héritage touché.

Septième verset
"Avarékh éte-Hachém acher yéâtsani, af-léilote yissérouni khiliotav.
Je m'empresserai de bénir sans cesse Hachém qui m'a conseillé, même pendant les nuits mes reins m'en avertissent".
Cette fois nous voyons que notre mouvement intérieur qui va rejoindre Hachém n'est plus seulement un acte que l'on s'efforce d'accomplir par raison ou par sagesse, mais un mouvement qui vient des profondeurs de notre chair comme un amour profond qui monte.

Huitième verset
"Chivviti Hachém lé néghdi tamid, ki mimini bal-émmote.
J'ai agi pour me représenter Hachém sans cesse face à moi. Et, s'il est à ma droite, je ne chancellerai pas".

Le terme "chivviti" indique bien qu'il faut agir pour se représenter. Même qui on aime, il faut s'organiser pour y penser sinon les occupations et préoccupations nous en éloignent vite. Et l'auteur, cette fois, est parvenu à réaliser cet entrainement, non seulement avant d'affronter une difficulté, ce qui est déjà une grande réussite. Mais, à tout moment, il reconstruit devant son regard cette présence, même quand il n'y a pas de difficultés.
La phrase Chivviti Hachém lé néghdi tamid est placée en tout endroit, dans les synagogues, chez soi, dans les livres
de prières. Ce n'est pas une amulette, mais il est exact que cette présence
qui vient de notre initiative est une sauvegarde contre la "chute"
qui est notre mouvement spontané.
Neuvième verset
"Lakhén sama'h libbi vayaghél kévodi, af-béssari yichkone lavéta'h.
C'est pourquoi se réjouit mon coeur, et jubile mon honneur; et même ma chair repose dans la tranquilité".

Le Roi David et celui qui dit ce psaume, découvrent que cette dévéqoute donne l'union à la joie, et que l'honneur personnel est satisfait, heureux; et le corps lui même le corps, la chair est apaisée. Ce dernier point est rare car on voit tellement de personnes, dans le stress de l'existence, se mettre à se replier sur les petites souffrances corporelles qui sont des signes du malaise plus grand et qui ne sera jamais soigné par les multiples pilules et traitements médicamentaux.
Ici, au contraire, les trois niveaux (corps, coeur et honneur) sont sains et
jubilent.
QUATRIEME PARTIE
Dixième verset
"Ki, lo-taâzove nafchi lichol, lo-tittén 'hassidékha lirote cha'hate.
Car, Tu n'abandonneras pas mon être au désastre, Tu ne livreras pas celui qui t'aime à l'abîme."

L'auteur se souvient soudainement de la réalité difficile qui reste là, bien entendu, et celui qui vit comme on vient de le décrire n'est pas délivré de l'anxiété d'être abandonné à ces méchancetés ambiantes. Et il compte bien qu'il n'y tombera pas également par l'abandon de Hachém. L'être humain est abandonnique, quand il est lucide, car il ressent tellement sa faiblesse et, s'il sait que le Créateur existe et rien qu'en bonté, il comprend que le malheur ne pourrait -'has vé 'halila (D.ieu nous en préserve)- surgir et l'emporter que par abandon.
De son côté, il aime Hachém et va vers Lui. Il demande ici que la réciproque se manifeste également.
Onzième verset
"Todiêni ora'h 'hayim,
Tu me feras connaître le chemin de la vie,

Sovâ séma'hotes éte-panékha, néîmote biminékha nétsa'h.
le flux des joies avec Ton visage, délices à Ta droite, éternellement."
Le psaume se termine par un regard positif, optimiste et stable vers l'avenir. La prière a bien été réussie dans la présence et son fruit atteint même le ressenti du visage et de tout l'être.

Conclusion qui s'impose
Il s'agira maintenant de revenir (téchouva) à
ces mouvements très souvent,
- chaque fois qu'un dommage s'éveille de l'extérieur,
- chaque fois que l'on se déstabilise soi-même et que l'on descend
au niveau des attaques négatives.
Cette attitude définit ce que l'on appelle hé'hassid,
le 'hassid, quelqu'un qui aime Hachém. C'est le sens
de toute la littérature juive, ne pas limiter cela au groupe
d'Europe centrale (lien ici) qui a constitué un mouvement nommé
la 'hassidoute et dont ses membres sont nommés aussi des 'hassidim.
Précision: on ne dit pas ha 'hassid mais hé 'hassid,
comme devant beaucoup de mots commençant par un 'hét: hé
'halav, le lait; hé 'hadachim, les nouveaux; hé
'haver, l'ami; hé 'halache, le faible; hé 'hag,
la fête; hé 'hakham, le sage; hé 'hodachim,
les mois. etc.
Sans cette téchouva de confiance et affective, la correction de
nos déficiences morales qui nous est demandée risque d'être
simple un regret, un aveu, une décision de changer (3 conditions nécessaires
pour la téchouva) mais on en reste encore à une thérapeutique
morale qui n'est pas située dans la réalité. Pourquoi?
Parce que la réalité est celle de LA Présence d'amour irradiant,
et en prendre conscience, s'en rapprocher nous éloigne des forces hostiles,
leur enlève leur force. Comment l'exprimer avec intensité et sensation.
Il faut donc placer l'action du psaume dans la réalité continue
et non pas seulement comme une heure d'étude.

Je vous donne cette étude pour cette année et que les 100 bérakhotes envoyées par le Ciel se déploient cette année
et que nous disions avec lui tous ensemble à Israël: "tu es la plus belle des femmes, ha yafa ba nachim" (Cantique des Cantiques 1,8 et 5,9 et 6,1).

Finale
Réalisons que pour maintenir cette adhésion, cette adhérence, cette dévéqoute à Hachém, nous avons beaucoup d'autres supports dans la journée.
1. D'abord, les hommes ont sur eux le signe de l'alliance, inscrit sur la zone la plus intime, ils ne peuvent donc pas l'oublier ni l'égarer. A fortiori, cela leur rappelle constamment que l'instinct subit et puissant doit rester adhérant à Hachém et ne pas s'égarer, jamais. Et que toute activité sexuelle doit se vivre dans la pudeur, la dignité, la qédoucha. A réfléchir.
2. Les téfilines sont aussi cette adhérence par la courroie qui colle à la peau

et, après avoir mis ceux du bras, nous comptons les tours qui s'y enroulent en disant les 7 mots de ce verset pour vérifier s'il n'y a pas d'erreur:
véatém haddévéqim baHachem Elohékhem 'hayim coulékem (et vous qui collez à Hachém votre D.ieu vivants tous vous êtes)
hayom (aujourd'hui).
Tout y est bien indiqué: le mot dévéqim (ceux qui collent à), l'union à Hachém, la vie que cela donne, l'union d'adhésion à tout le peuple, et que ce mouvement se vit ici et maintenant à chaque instant: hayom, aujourd'hui, sur lequel on insiste. Cette phrase vient de Dévarim 4,4.
3. Les mézouzotes
Nous "fixons" fermement une mézouza sur chaque montant de porte pour que notre maison soit bien bâtie sur la qédoucha, y adhére. Ici, le Rav Chalom Messas fixant solidement une mézouza.
(Le Rev Chalom Messas, zatsal, fixant une mézouza).
Et nous posons la main sur la mézouza depuis toujours et l'embrassons ensuite pour adhérer par le corps aux mots de qédoucha qui y sont inscrits.
Voici quelques exemples de ces mézouzotes:
(Exemples de boitiers de mézouza. Image
SweetChild Software)
4. Voyez toute cette page (lien ici) où nous touchons les pierres du Kotel, lien à la Présence de la Chékhina.
5. Les bénédictions sont la forme verbale de ce lien qui reconnaît l'existence de cette adhérence en tout.
6. Continuez à trouver les autres expressions concrètes et continues de cette adhérence.
Se reporter au catalogue
de toutes nos photos; elles sont un enseignement sur la beauté de
la Création comme monde donné, présence de l'amour du Créateur,
éducation du regard pour adhérer à Lui constamment.
Pour approfondir la notion de dévéqoute,
( adhésion constante d'amour)
envers Hachém
(Comment habiter sans cesse avec Ha qadoche baroukh Hou. Et comment développer cette adhésion dans notre relation à soi-même, aux autres aux activités, aux choses),
reportez-vous à ces études:

La dévéqoute dans l'enseignement de la Torah:
http://www.modia.org/tora/berechite/vayichlah.html
http://www.modia.org/tora/chemote/vaera.html
http://www.modia.org/tora/vayiqra/behar.html
http://www.modia.org/tora/devarim/vaethanane.html
http://www.modia.org/tora/devarim/choftim.html
http://www.modia.org/tora/devarim/nitsavimabou.html
et toutes les études de Modia sur l'amour dans la Torah: http://www.modia.org/etapes-vie/couple/amour.html
La dévéqoute dans le Livre des psaumes, ci-dessus: http://www.modia.org/priere/psaume16.html
La dévéqoute dans le Livre de Routh: http://www.modia.org/tora/nakh/ruth.html
La lune et sa bénédiction, exemple et enseignement sur la dévéqoute: http://www.modia.org/infos/etudes/birkaatalevana.html
Un enseignement essentiel chez un maître de la cabale et du moussar (morale), dans Réchite 'Hokhma (Le commencement de la sagesse, 1575), de Rabbi Eliahou ben Moché Vidas (élève de Rabbi Moché Cordovéro, 1522-1570):
- découvrir sa méthode sur la dévéqoute, l'adhésion d'amour: http://www.modia.org/tora/devarim/eqev-ahava.html
- et comment la vivre concrètement et non théoriquement: http://www.modia.org/tora/chemote/kitissa.html
La dévéqoute dans l'enseignement des 'haridim de Lithuanie, chez le Rabbi 'Hayim de Volozhyne, dans Néféche Ha'hayim, http://www.modia.org/lev-gompers/methode/originalite-etude.html
La dévéqoute dans le 'hassidisme polonais et spécialement chez le Baâl Chem Tov:
http://www.modia.org/lexhassid/lexhassid.html
http://www.modia.org/infos/calendrier/eloul.html
La dévéqoute dans la pureté des mains: http://www.modia.org/priere/expliq4.html
La dévéqoute dans le regard: http://www.modia.org/poeme/presence/beautes.html
Ecoutons l'enseignement de l'auteur de Réchite 'Hokhma, Ribbi de Vidas: le bien que l'on souhaite et qui se fait dans le monde est en fonction directe de la qualité de l'adhésion amoureuse de l'homme à D.ieu (la dévéqoute):
"kéfi na ché ha adam mitdabéq bé boreo va yéra mimméno, kén ha boré nimtsa îmo" comme il est dit I Chroniques 28,9 :"si tu le recherches, il te sera accessible, im tidréchénnou yimatsé lakh". La preuve en est donnée dans le Zohar racontant l'épisode de Ribbi Chiméone et Ribbi Yitshaq (paracha Vayé'hi 218a) ou les merveilleuses histoires de toute la famille de 'Honni ha méâguél, le traceur de cercles, qui étaient tellement sûrs de la proximité divine qu'ils se mettaient dans un cercle pour prier pour le bien du peuple jusqu'à l'obtention qui ne tardait pas (Traité Taânite du Talmud 23a et suivants). Ecoutons l'un de ces épisodes: Abba 'Helkia le petit fils de 'Honni comprit que les rabbins étaient venus lui demander de prier pour la pluie car le peuple souffrait de la sécheresse. Il dit à sa femme: "montons sur la terrasse avant qu'ils nous le demandent, et prions pour que la pluie vienne et, comme cela, on ne nous en n'attribuera pas le mérite". Ils montèrent, ils prièrent lui d'un côté et sa femme de l'autre, et un nuage de pluie se plaça juste au-dessus de sa femme". (et la pluie commença). Ils redescendirent et il dit aux rabbins: "pourquoi venez-vous me voir?" - "pour que tu demandes la pluie" - "mais elle est déjà arrivée, graêce à D.ieu et vous n'avez pas eu besoin que j'intervienne" - "Nous savons que c'est grâce à toi qu'elle est tombée".
J'ai eu la possibilité de connaître un couple de ce type et une année de terrible sécheresse ils se mirent à prier ainsi et, malgré toutes les prévisions météorologiques qui n'annonçaient aucun chancement à l'horizon, la prière de la femme fut exaucée et la pluie commença à tomber quelques minutes plus tard après sa demande au grand étonnement des météorologistes. Et elle dura de nombreux jours. La pluie est la bénédiction et tout ceci ne nous parle que de la bénédiction: D.ieu s'est engagée à l'accorder quand son peuple est pur et demande avec confiance: ainsi le Roi David l'enseigne à son fils Salomon (Chlomo) en présence de tout le rassemblement des enfants d'Israël:
"chimrou védirchou kol mitsvote Hachém Elohéikhem
appliquez scrupuleusement et avec compréhension les mitsvotes de Hachém votre D.ieu,
lé maâne tiréchou éte ha arets ha tova
afin que vous ayiez en héritage cette bonne terre
vé hin'haltem livnékhem a'harékhem
et que vous la transmettiez à vos enfants en héritage après vous,
âd ôlam
éternellement."

Donc l'assurance est donnée, mais si nous avons cette adhésion qui mène à la pratique, dont le signe le plus évident est que l'on vive sur la terre de Hachém car, comme l'enseigne le Rambam et tous les Sages, la mitsva de la terre d'Israël comprend en elle toutes les mitsvotes.
C'est donc une aberration d'en faire une simple et autre mitsva parmi toutes les autres et dont on pourrait se dispenser. Quand le Rambam (Maïmonide) ne la met pas dans la liste de ses mitsvotes, c'est simplement parce qu'elle comprend toutes les autres et qu'il en faisait l'enumération séparée. Il n'y a donc aucune dissension avec le Rambane (Nahmanide) là-dessus.
La terre d'Israël est donc le signe le plus tangible de cette assurance de la dévéquoute réciproque de bonté entre D.ieu et nous.
Revenir à D.ieu dans la téchouva et particulièrement dans le mois de Eloul, est donc prendre tout cela en considération.
C'est pour cela qu'il est affiché dans les synagogues (lien ici), ce verset de la dévéqoute:
"Chivitti Hachém lé negdi tamid
je me représente Hachém devant moi continuellement".

David dit à son fils Salomon (Chlomo), et à nous: "hazaq vé âssé" (soit fort et accomplis!)".

(image de dévéqoute, dessin de l'auteur).
Pour terminer ces voeux, voici une mise en garde. Elle ne vient pas de moi mais du prophète Isaïe au chapitre 28. Il précise bien qu'il faut revenir mais par le coeur et non pas enfermer, ceux à qui on veut enseigner la Torah, dans des carcans. Ecoutez ses termes: "Ils n'ont pas voulu écouter, ils n'ont vu dans la parole de Hachém que loi sur loi, précepte sur précepte, règle sur règle, ordre sur ordre, une vétille par ci, une vétille par là, de sorte qu'en marchant ils trébuchent en arrière et se brisent, s'engagent dans le piège et s'y embarrassent... ". La Torah n'est pas une prison où on entre dans un uniforme mental et vestimentaire d'une secte. Lisez ce chapitre d'Isaïe et la suite et vous verrez comment renouveler un monde bloqué et qui se bloque toujours davantage. En ce sens voici d'autres preuves de la bonté et beauté de notre lien au Créateur que nous pouvons continuer dans le coeur (toutes photos de l'auteur qui vous souhaite la plénitude en chaque instant).









Maintenant, vivons mieux ensemble.
Lire ici le parcours d'un jeune israélien dans sa recherche de dévéqoute, adhésion amoureuse à D.ieu, qui l'a amené dans divers pays et expériences spirituelles dans d'autres cultures, avant qu'il ne parvienne à ce que la Torah lui proposait dans le même sens et, en plus, et selon sa propre identité. Je l'ai accompagné lentement dans ce long et très laborieux parcours à sa demande et ce texte est la dernière lettre de nos échanges à quelques semaines de son retour final à la dévéqoute de la Torah, en Israël.
(lien ici).
Chercher, comprendre et trouver la dévéqoute avec stabilité est une longue et laborieuse entreprise, comme celle d'Avraham. Comme pour lui, elle se fait à tous âges. C'est le Lekh lékha (va vers toi-même) fondamental.
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